Quinçay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Quinçay
Quinçay
L'église de Quinçay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vouneuil-sous-Biard
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Poitou
Maire
Mandat
Philippe Brault
2014-2020
Code postal 86190
Code commune 86204
Démographie
Population
municipale
2 218 hab. (2016 en augmentation de 2,07 % par rapport à 2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 26″ nord, 0° 14′ 14″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 146 m
Superficie 29,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Poitou-Charentes

Voir sur la carte administrative de Poitou-Charentes
City locator 14.svg
Quinçay

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Quinçay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Quinçay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Quinçay

Quinçay est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Située au nord-ouest de Poitiers, cette commune fait partie de la communauté de communes du Haut-Poitou. La commune est traversée par l’Auxances, surplombée par endroits de coteaux escarpés, et jouxte la forêt domaniale de Vouillé Saint-Hilaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Traversée par l'Auxances, la commune est dotée d'un riche patrimoine naturel. Le circuit de la vallée de l'Auxances à Quinçay[1] permet de découvrir la vallée encaissée, longue de 12 km. Les méandres isolent des presqu'îles étroites (Chambon, Sencret) parfois bordées de falaises abruptes. Cette vallée fait la frontière entre plaine céréalière sur la rive gauche et polyculture sur la rive droite[2].

Cet itinéraire permet de longer l'Auxances et de profiter de la fraîcheur de la forêt. Il fait découvrir le patrimoine architectural local, tels que le château de Masseuil ou le lavoir de Ringère. Également à voir autour de cet itinéraire : Site antique de Sénere't, Château de Masseuil, Château-Gaillard, Logis du Pré-Bernard, les lavoirs, moulins à eau, église Saint-Eleusippe et l'ensemble des rives de l'Auxances.

La commune s'étend sur près de 30 km2.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les différents types de sols de la commune[3] de Quinçay sont :

  • Plaines calcaires
    • Groies moyennement profondes (15 %)
    • Groies profondes (moins de 1 %) (Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite)
  • Plateaux du seuil du Poitou
    • Argile à silex peu profonde (49 %)
    • Bornais (23 %) ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse
  • Vallées et terrasses alluviales
    • Vallées calcaires (12 %)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Traversée par l'Auxances sur une longueur de 8 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[4], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Transports[modifier | modifier le code]

Le bourg ainsi que certains hameaux de la commune sont desservis par la Ligne 109 du réseau interurbain de la Vienne d'autocars Lignes en Vienne PoitiersLatilléChalandray. Cette ligne dessert la gare SNCF de Poitiers[5].

La gare la plus proche de Quinçay se trouve à Poitiers (7,71 km ), à Ligugé (12,1 km), à Iteuil (14,86 km ),à Chasseneuil-du-Poitou (11,41 km), à Jaunay-Clan (13,8 km).

L'aéroport de Poitiers est situé sur la commune de Biard, à 01 km de Quinçay.

Urbanisme et habitat[modifier | modifier le code]

La commune de Quinçay est composée d'un bourg principal et de 11 villages et hameaux (les Roches, Pré Bernard, Rochecourbe, le Moulin de Vaux, la Gère, Bois Frémin, Guissabeau, Masseuil, le Vivier, Ringère, le Grillas).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Quintus avec le suffixe latin de propriété -acum devenu -ec puis -ay et signifiant domaine de[6].

Le gentilé des habitants de Quinçay est Quincéen/Quincéenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La grotte de la Grande roche[7] près du lieu-dit de la Plématrie, découverte en 1952 au bord de la forêt domaniale de Vouillé-Saint-Hilaire, a été fouillée de 1968 à 1990 par F. Lévêque. Son grand porche orienté sud-ouest s'ouvre sur la vallée sèche d'un affluent de l'Auxances. Une grande salle d'une vingtaine de mètres de profondeur est prolongée par des galeries dans la falaise de calcaire Bajocien-Bathonien. La partie antérieure était couverte de dalles calcaires à la suite de l'effondrement de la voûte. Elle a dévoilé quatre ensembles stratigraphiques correspondant à huit niveaux du Châtelperronien, formant la série la plus complète connue à la fin du XXe siècle pour le Paléolithique supérieur, couvrant l'interstade des Cottés (interstade Würm I-Würm II) et le début du Würm III (ou tiers le plus récent du stade isotopique 3)[8],[9]. La couche supérieure du Châtelperronien a livré entre autres une série de dents percées, canines de renard et de loup soigneusement travaillées ; cette série a renforcé l'hypothèse de la fabrication de parures par les néandertaliens[10].
Après l'effondrement de la voûte, les séries stratigraphiques n'étant plus protégées il n'est pas possible de déterminer de façon précise l'évolution de l'occupation de la grotte ; mais elle a continué à être utilisée au Paléolithique supérieur final (industrie lithique[11]), au Mésolithique, au Néolithique[8] (tessons[11]), à l'Âge du Bronze, aux temps gallo-romains et au Moyen-Age[8].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, ce lieu a probablement été emprunté par les armées de Clovis (vers 465- 511), roi des Francs, lors de la bataille de Vouillé en 507[12].

Certaines recherches mentionnent saint Achard (en latin Acardus, Aicardus, ou Aicadrus d’où aussi Aycadre), comme ayant été abbé à Quinçay au VIe siècle[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Jean-Marie Blanchard    
mars 2001 mars 2014 Joseph Puaut (1948- ) DVG Retraité
Réélu en 2008[14]
mars 2014 En cours Philippe Brault (1962- ) DVG Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2016, la commune comptait 2 218 habitants[Note 1], en augmentation de 2,07 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7777557107798128969571 0141 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0631 0691 0991 1141 1791 1401 1491 055994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
860809792755715674703722805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7367098621 2161 5641 6632 0512 1382 217
2016 - - - - - - - -
2 218--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 72 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France[20].

En 2009, la part des couples mariés représente 60,2 % de la population. Les célibataires, 27,8 % et les veufs/veuves, 6,7 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[21], il n'y a plus que 12 exploitations agricoles en 2010 contre 19 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 873 hectares en 2000 à 591 hectares en 2010. 59 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi de l'orge), 33 % pour les oléagineux (colza et navette) et 2 % restent en herbes. En 2000, deux hectares (zéro en 2010) étaient consacrés à la vigne[21].

Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[21]. La disparition de l'élevage d'ovins est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[22]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, le taux de chômage de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3,7 % Le taux d'activité était à 77,4 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Plusieurs entreprises sont implantées à Quinçay.

Parmi les commerces, il existe une boulangerie, une épicerie, un salon de coiffure ainsi qu'un bureau de poste.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Masseuil. Ce château date du XVe siècle. Il a été construit en 1443 pour permettre au chapitre de Saint-Hilaire le Grand de Poitiers d'offrir un refuge à ses gens et à ses biens les plus vulnérables. Lors de sa construction, le château était une véritable forteresse qui comprenait une vaste enceinte entourée de douves profondes, une porte fortifiée avec un pont-levis et des bâtiments à l'intérieur pouvant accueillir les villageois en cas de danger. Le château fut démoli vers 1580 puis reconstruit peu de temps après. De l'époque médiévale, il reste les deux tours d'enceinte qui ont été inscrites comme monument historique en 1963.
  • Le logis de Pré-Bernard[23] dont les façades et les toitures sont classées comme monument historique depuis 1990 et ainsi que les pièces.
  • La fontaine de Ringère

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église de Quinçay (église Saint-Eleusippe): la porte de cette église a été inscrite comme monument historique en 1926. Les parties romanes datent des XIe et XIIe siècles.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Vouillé[modifier | modifier le code]

La forêt de Vouillé est située tout près de la commune de Quinçay. C'est un important massif domanial de 1 500 hectares. Elle couvre un plateau à topographie très plane et d'altitude modeste : entre 130 m et 140 m en moyenne.

Le peuplement forestier est homogène. Il s'agit essentiellement de chênes et de hêtres. Quelques zones ouvertes sont occupées par des landes à bruyères.

La forêt présente un intérêt biologique considérable illustré par la présence de 18 espèces de végétaux rares et/ou menacés. On peut découvrir :

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes, il existe un arbre remarquable en forêt de Vouillé. Il s'agit du Pin laricio de Corse. Il est situé près du parking de la zone de silence, de la route forestière des trois chênes et de l'allée du Pianisseau[24].

La forêt semi-ouverte et la lande offrent un abri aux rapaces et aux passereaux dont huit font l'objet d'une protection sur tout le territoire national. Il est ainsi possible de voir :

Les coteaux de Bois Frémin[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.tourisme-vienne.com/randonnee/117/pays-vouglaisien-circuit-de-la-vallee-de-l-auxance-a-quincay
  2. http://www.vouglaisien.com/communes-suite/quincay-suite
  3. Chambre régionale d'agriculture de Poitou-Charentes 2007
  4. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  5. http://www.cg86.fr/193-lignes-en-vienne.htm
  6. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  7. Coordonnées de la grotte de la Grande roche : 46° 36′ 55″ N, 0° 12′ 33″ E (estimation d'après Roussel & Soressi 2010, p. 204).
  8. a b et c François Lévêque, Gérard Gouraud et Frédéric Bouin, « Contribution à l'étude des occupations préhistoriques de la grotte de la Grande roche de la Plématrie à Quincay (Vienne) », Groupe vendéen d'études préhistoriques, no 33,‎ , p. 5-7 (lire en ligne [PDF], consulté le 4 mai 2018), p. 5.
  9. Morgan Roussel et Marie Soressi, « La Grande Roche de la Plématrie à Quinçay (Vienne). L'évolution du Châtelperronien revisitée », dans Jacques Buisson-Catil et Jérôme Primault, Préhistoire entre Vienne et Charente - Hommes et sociétés du Paléolithique, Association des Publications Chauvinoises, (lire en ligne), p. 203-219.
  10. Laetitia Becq-Giraudon, « Les parures de la Préhistoire », L’Actualité Poitou-Charentes, no 42,‎ , p. 48 (lire en ligne [PDF], consulté le 4 mai 2018).
  11. a et b Lévêque et al. 1997, p. 6.
  12. « Histoire de Quinçay »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur quincaymemoire.free.fr (consulté le 4 mai 2018).
  13. André Bigotte, « Saints patrons », sur genealegrand.pagesperso-orange.fr (consulté le 4 mai 2018).
  14. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 9 mai 2008
  15. « Jumelage avec Warnant » (consulté le 7 août 2013)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. INSEE- 2008
  21. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  22. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  23. http://www.quincay.fr/DetailElement.aspx?numStructure=82082&numElement=97349
  24. http://sigore.observatoire-environnement.org/arbres/arbres.php?idarbre=14776