Valdivienne

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Valdivienne
Donjon XIIe siècle du château de Morthemer.
Donjon XIIe siècle du château de Morthemer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Chauvigny
Intercommunalité CC Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Michel Bigeau
2014-2020
Code postal 86300
Code commune 86233
Démographie
Population
municipale
2 750 hab. (2015 en augmentation de 7,34 % par rapport à 2010)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 29″ nord, 0° 38′ 16″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 149 m
Superficie 61,24 km2
Localisation

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Valdivienne est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Valdivienne sont des Valdiviennois.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le bourg de Valdivienne est entouré par les communes de Pouillé, de Chapelle-Viviers, de Lhommaizé et de Chauvigny. Il est situé à 25 km au sud-est de Poitiers.

Quatre bourgs sont rattachés à la commune de Valdivienne : le plus important, Saint-Martin-la-Rivière, puis Salles-en-Toulon, Morthemer et la Chapelle-Morthemer.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Valdivienne présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées.

Le terroir se compose[1] :

  • sur les plaines calcaires :
    • pour 28 %, de groies profondes et de groies artificielles. Les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s'assèchent vite ;
  • sur les plateaux du seuil du Poitou :
    • pour 38 %, de terres fortes. Ce sont des sols composés d'argilo-calcaires moyennement profonds alternant avec des sols limoneux, riches en cailloux et blocs de meulières. Ces terres à tendance acide et hydromorphe. Ces sols sont communs dans toute cette région du sud du département de la Vienne,
    • pour 6 %, de bornais - ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse,
    • pour 3 % de terres de brandes ;
  • dans les vallées et terrasses alluviales :
    • pour 10 % de calcaire,
    • pour 15 % d'alluvions.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 24,6 km de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 12 km, la Dive sur une longueur de 7,4 km et l'Aubineau sur une longueur de 5,3 km. Ces deux derniers cours d'eau sont des affluents de la Vienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[2], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires les plus proches de Valdivienne sont :

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard, situé à 26,8 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg est la contraction de "vallée de la Dive et de la Vienne "[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les avancées de la Révolution française sont accueillies favorablement dans les communes qui ont formé Valdivienne. Elles plantent ainsi chacune un arbre de la liberté, symbole de la Révolution[4]. Dans chaque commune, il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux à Saint-Martin-la-Rivière le 1er novembre 1793[5]. Au moment de la réaction royaliste, celui de La Chapelle-Morthemer est scié[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait les anciennes communes de Salles-en-Toulon et de La Chapelle-Morthemer[7], du 22 juin 1940 au 1er mars 1943, laissant les chefs-lieu des deux communes en zone libre, avec la plus grande partie de leurs territoires.

Le maire de Salles, Henri Couillaud, est relevé en 1941 pour « hostilité à la Révolution nationale »[8].

La commune de Valdivienne est créée en 1969 par la fusion de Morthemer, Salles-en-Toulon et Saint-Martin-la-Rivière. La commune prend alors le nom de Valdivienne, en lieu et place de Saint-Martin-la-Rivière. La Chapelle-Morthemer rejoint la nouvelle commune l’année suivante.

L'homonymie avec les Mortemer (en Seine-Maritime, dans l'Eure et dans l'Oise) est sans doute fortuite. En tout cas, Ranulph ou Raoul de Mortemer qui accompagna Guillaume le Conquérant à Hastings et qui est à l'origine de la lignée de la famille Mortimer était un seigneur normand, sans lien de parenté avec les seigneurs de Morthemer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Valdivienne est dans le canton de Chauvigny (No 5) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Valdivienne était dans le canton No 4 de Chauvigny dans la 3e circonscription.

Trois anciennes communes ont été rattachées à Saint-Martin-la-Rivière le 1er janvier 1970 : Chapelle-Morthemer (92 habitants), Morthemer et Salles-en-Toulon. Saint-Martin-la-Rivière devient alors Valdivienne à la suite de ses fusions. À la même date, des échanges territoriaux ont lieu avec les communes voisines : Valdivienne cède des parcelles à Chapelle-Viviers (45 hectares et 4 habitants), ainsi qu'à Chauvigny (9 hectares). En revanche, Valdivienne reçoit des parcelles de Chauvigny :71 hectares et 7 habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014[9] Roland Laurendeau    
2014   Michel Bigeau PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir trois bureau sur l'ensemble du territoire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 2 750 habitants[Note 1], en augmentation de 7,34 % par rapport à 2010 (Vienne : +1,8 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 726 862 748 854 881 923 1 004 1 016
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 082 1 117 1 083 1 144 1 163 1 194 1 196 1 078 1 069
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 057 1 074 1 060 1 037 1 031 1 042 1 060 1 077 1 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 098 1 001 2 001 1 952 1 915 2 308 2 434 2 455 2 685
2015 - - - - - - - -
2 750 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Valdivienne a connu une nette hausse (+ 18,1 %) de sa population de 1999 à 2007.

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 42 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Valdivienne ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 2 538 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (37 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 2 501 habitants.

Selon l'Insee, la répartition par sexe de la Population est la suivante :

  • en 1999 : 50,2 % d'hommes et 49,8 % de femmes.
  • en 2007 : 49,9 % d'hommes et 50,1 % de femmes.
  • en 2010 : 48,9 % d'hommes et 51,1 % de femmes.

En 200 7:

  • Le nombre de célibataires était de 31,4 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 53,5 % de la population,
  • Les divorcés représentaient 6,7 %,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,5 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Valdivienne dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son groupe scolaire dépend de l'inspection académique de la Vienne. Il accueille environ 245 enfants de la petite section au CM2.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Le club de foot, l'AS Valdivienne, a remporté quelques succès :
    • Challenge des réserves : 1972 et 2006
    • Coupe Jolliet Rousseau : 1997
    • Coupe du District : 1982
    • Champion départemental de 4e division de district : 1997
    • Champion départemental de 3e division de district : 2005
  • L'association la Maison d’Accueil et de Retraite des Animaux de la Ferme (MARAF)[14], créée en janvier 2007, est une association loi 1901 qui est installée à la ferme du Beau Peu pour y recueillir tous les animaux de ferme vieux ou handicapés abandonnés du fait de leur état physique. La structure des bâtiments permet la création d'une ferme auberge, végétarienne et bio, et d'un gîte, rénové dans l'esprit du début du siècle dernier, qui seront gérés sous forme associative.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[15], il n'y a plus que 35 exploitations agricoles en 2010 contre 49 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 3 483 hectares en 2000 à 3 261 hectares en 2010. 48 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 24 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux, 17 % pour le fourrage et 1% reste en herbe. En 2000, 5 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[15].

6 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (674 têtes en 2010 contre 613 en 2000). 7 exploitations en 2010 (contre 15 en 2000) abritent un élevage d'ovins (216 têtesen 2010 contre 1 101 têtes en 2000). La baisse du nombre de têtes d’ovins constatée au cours de cette décennie est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[16]. L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie.

Depuis 1993, la commune accueille un élevage de bisons. L'exploitation organise chaque année un festival de country, de western et des spectacles de danses indiennes. Ce festival a lieu fin avril, début mai. 35 000 personnes fréquentent la ferme pendant ces deux jours, selon les organisateurs.

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Arféo-Buroform était une SCOP (société coopérative et participative) française, spécialisée dans la fabrication de mobilier de bureau et d’aménagement des espaces de travail ou d’accueil. Elle employait 220 salariés répartis sur les sites de Château-Gontier et Valdivienne[17]. Elle a fermé le 8 janvier 2015 à la suite d'une liquidation judiciaire[18].

Poitou emballage SARL fabrique du carton ondulé.

Trois entreprises sont spécialisées dans l'exploitation de carrières et l'extraction de pierres : Carrières de Validienne SA, Iribarren Carrières SA et Ragonneau SEE.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune possède un camping de 24 emplacements.

Commerce[modifier | modifier le code]

Valdivienne possédait, en 2012, encore cinq (7 en 2009) commerces selon l'INSEE :

Activité et Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 77,3 % en 2007 et 70,3 % en 1999.

Le taux de chômage en 2007 était de 6,1 % et en 1999 il était de 10,7 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 22,4 % de la population en 2007 et 21,9 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Morthemer[modifier | modifier le code]

La collégiale Notre-Dame de Morthemer est une église romane des XIe et XIIe siècles, crypte du XIVe siècle. C'est un édifice complexe. L'église était, autrefois, intégrée au château. Elle possède une nef unique de cinq travées. Le transept est dissymétrique. Le chœur est en hémicycle et il surmonte une crypte.

La crypte et le sanctuaire appartiennent à une première campagne de travaux datant du XIe siècle. Une deuxième campagne a lieu au XIIIe siècle qui voit la construction du transept, du clocher, et des voûtes de la nef. Le style gothique français apparait à ce moment dans l'église qui est alors devenue une collégiale. L'édifice a été fortifié au XIVe siècle. Elle a été restaurée au XIXe siècle.

Le clocher-porche est surmonté d'une flèche en pierre.

Le chevet a conservé des modillons sculptés dont certains sont ornés de visages ou de personnages en pied, montrant l'inépuisable créativité des sculpteurs romans:

  • des masques d'animaux difficilement reconnaissables. À l'époque romane, l'église, havre de paix et du salut, était largement considérée comme environnée par des forces menaçantes. L'effroi symbolique procuré par ces figures apotropaïques maintiendrait les êtres et les forces démoniaques loin de la cité divine (l'église) et ses habitants (les croyants).
  • une vache reconnaissable à ses belles cornes bien dessinées
  • un masque d'homme hurlant, toutes dents dehors. Le masque est une contrefaçon du visage humain. Il symbolise la fausseté et la tromperie.
  • Un acrobate, les jambes encadrant sa tête.
  • Une tête d'homme qu'entoure les bras de ce dernier.
  • Un chat mettant son sexe dans sa bouche : le chat est un animal satanique et maléfique.
  • Des félins ou des ours montrant leurs dents. Les félins incarnent les forces maléfiques. Le loup, en tant qu'animal féroce et vorace, symbolise le mal. Il représente les dangers du monde hostile dans lequel vivaient les paysans du Moyen Âge. L'ours, avec sa faculté de se dresser sur ses pattes postérieures, fait penser à l'homme, sans pour autant, être l’ami de l'homme. L'ours signifie la violence et la cruauté, celles qui existent en chaque homme. L'ours vivant dans des grottes, il semble issu des entrailles infernales de la terre.
  • Des rouleaux
  • Le portrait d'un homme ayant une barbe très travaillée.

La crypte est à trois vaisseaux et elle a la particularité d'abriter des peintures murales de style gothique datant du XIVe siècle. La peinture représente un christ en Majesté sur la voûte et une Vierge à l'Enfant sur le mur est. C'est une bonne illustration du développement du culte de la Vierge à partir des années 1200. Le fond quadrillé est symptomatique de l'influence d'autres arts sur la peinture du Moyen Âge tels que les enluminures ou le vitrail. Les peintures ont été découvertes en 1978.

La collégiale abrite deux enfeus des XIVe et XVe siècles ainsi qu'un gisant de Renée Sanglier, épouse de Mathurin Taveau, seigneur de Morthemer avant 1512. Belle Vierge à l'Enfant en bois polychrome du XVIIe siècle.

L'église est classée monument historique depuis 1908.

L'église Notre-Dame de la Chapelle-Morthemer[modifier | modifier le code]

L'église a été construite vers la fin du XIe siècle. Elle a été ensuite remaniée et restaurée aux XIIe, XVe et XIXe siècles.

L'église a son abside classée monument historique depuis 1910.

La nef est prolongée par un sanctuaire roman avec une abside en hémicycle. Des contreforts colonnes romans raidissent le chevet. Sur le chapiteau qui coiffe l'une de ces colonnes, un petit guerrier armé d'une lance tient un rameau de feuillage. Le chevet a conservé ses modillons romans. Le décor est varié :

  • des formes géométriques simples ;
  • des têtes d'animaux stylisés de la faune sauvage : des félins, un loup, un renard, un sanglier ou domestique : une vache avec ses cornes sur la tête et ses petites oreilles, ou une chèvre avec sa tête plus fine que celle de la vache et surtout avec deux cornes plus délicates et plus longues. Un cochon est aussi représenté. Il symbolise la goinfrerie, la saleté, l'ignorance, la luxure et l'égoïsme ;
  • de savants entrelacs se terminant par des feuilles ;
  • des visages, notamment une belle tête de femme ;
  • des personnages en pied tel le moine présenté de face, la tête surdimensionnée, tenant dans sa main un arbre et dans l'autre un bâton.

La finesse des traits, la qualité d'exécution de l'ensemble de cette œuvre montre l'inépuisable créativité des sculpteurs romans.

Le clocher-porche est de style gothique. Il est surmonté d'une flèche octogonale en pierre. Sur ses parements extérieurs, il est possible de voir de nombreuses marques lapidaires. Le clocher renferme trois cloches. L'une d'elles date de 1696. Les deux autres sont de 1888.

L'église Saint-Hilaire de Salles-en-Toulon[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire de Salles-en-Toulon est inscrite comme monument historique depuis 1988 sauf pour le mur pignon ouest qui est classé monument historique depuis 1924.

L'église Saint-Martin de Salles-en-Toulon[modifier | modifier le code]

C'est une église du XIIe siècle. Elle est de style roman. Elle était l'église d'un prieuré qui dépendait de l'abbaye d'Airvault. L'église Saint-Martin a été progressivement supplantée par l'église Saint-Hilaire.

Amputée par la démolition de sa nef, elle se réduit désormais, à son petit sanctuaire fermé par un mur moderne. Elle conserve quelques éléments de son décor sculpté et des traces de peintures anciennes.

La chapelle Cubord[modifier | modifier le code]

La chapelle est classée Monument Historique depuis 1924

La chapelle était le sanctuaire de l'ancien prieuré du XIIIe siècle de Cubord. Le prieuré est à l'abandon depuis le XVIIe siècle. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Saint-Benoit de Quinçay.

C'est une construction rectangulaire qui est couronnée par une corniche génoise à trois rangs de tuiles. Un large escalier en pierre sous auvent donne accès à un premier étage, tandis que le rez-de-chaussée abrite les caves et le cellier.A quelque mètres, un petit bâtiment abrite le four à pain et la buanderie dont le cuvier ou ponne est conservé.

De la chapelle du XIIe siècle, ne subsiste de nos jours, que le chœur rectangulaire à chevet plat. Sur la façade occidentale, est percé le portail. Il est couvert d'un arc brisé porté par des colonnes surmontées de chapiteaux romans. Le clocher plat à jours s'achève par un pignon triangulaire accosté de deux pinacles en forme de pomme de pin, symbole d'éternité.

À l'intérieur, la chapelle conserve un autel en pierre et quelques rares traces d'enduits peints sur les murs.

La chapelle du Pas-de-Saint-Martin[modifier | modifier le code]

C'est une construction simple qui pourrait dater du XVIIe siècle.

À l'intérieur, affleure une roche présentant une cupule que la tradition populaire identifie à une empreinte laissée en ce lieu par saint Martin.

La croix hosannière du cimetière de Morthemer[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Croix hosannière de Valdivienne.

La croix hosannière est située dans le cimetière de Morthemer. Le socle de la croix est composé de trois assises de pierre de taille aux arêtes verticales adoucies par des colonnettes. Il est surmonté d'une table chanfreinée. Le fut de la croix est à base carrée. Il présente quatre colonnes groupées. Ces dernières sont surmontées de chapiteaux allongés qui présentent trois rangées de feuilles pointues en faible relief. La croix hosannière est de style roman tardif.

La croix hosannière tire son nom de l’hébreu hosanna qui est le premier mot d'une hymne chantée le jour des Rameaux. Il était de tradition, pour les villageois de Morthemer de se rendre en procession jusqu'au cimetière ce jour-là. Les villageois se réunissaient au pied de ce calvaire pour chanter l'Hosanna.

Elle est inscrite comme monument historique depuis 1986[19].

Le patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Morthemer[modifier | modifier le code]

Le château est inscrit comme Monument Historique depuis 1927 d'abord pour le donjon, puis pour l'ensemble des bâtiments depuis 2008.

Le château date du XIIe siècle. Mais il a fait l'objet d'une restauration abusive par l'architecte Boeswillwald, disciple de Viollet-le-Duc au XIXe siècle.

Les anciennes maisons de Morthemer[modifier | modifier le code]

Des maisons anciennes des XVe et XVIe siècles sont visibles dans le village tant rive droite que rive gauche, notamment autour de l'église, rue Chandos.

Les maisons situées aux 15-17 rue de l'Aumônerie sont inscrites comme Monument Historique depuis 2008 pour leur décoration intérieure.

La Demeure de Rochefort, propriété privée, est une des plus anciennes maisons de Morthemer. Elle abrite des peintures murales religieuses du XVe siècle : le franchissement des eaux par saint Christophe portant l'Enfant Jésus ; la Déposition du Christ entouré de la Vierge et Marie-Madeleine; une troisième peinture, de style différent, montre un garde armé d'une lance.

Château de la Donalière[modifier | modifier le code]

C'est un château qui date du XVIIe siècle et qui a été remanié au XXe siècle.

Autour d'une cour presque carré, des bâtiments disparates de toutes les époques ont été construits et présentent peu d’intérêt. Toutefois, en face de l'entée située à l'ouest, des constructions anciennes forment le côté est. À l'angle nord-est, une grosse tour cylindrique contenait un pigeonnier. La tour est en petit appareil de maçonnerie soignée. Elle servait également à la défense du site car elle conserve deux embrasures rondes utiles pour le tir de flanquement à l'est et au nord pour de petites armes à feu.

Le manoir de la Touche-Barrault[modifier | modifier le code]

C'est un édifice qui date de 1663. Il a été rehaussé d'un étage au XIXe siècle.

L'accès à la cour se fait par un porche à portes charretière et piétonne couverte en plein cintre selon un principe courant en Poitou. Le corps principal de la construction forme un rectangle à cinq travées. Il est flanqué aux extrémités de petits pavillons. L'ensemble est couvert d'ardoises. La façade sur le jardin est desservi par un bel escalier de pierre à volée simple. Cet escalier est décoré d'une belle rampe en fer forgé.

Des vestiges d'anciennes activités industrielles[modifier | modifier le code]

Ces vestiges d'activités industrielles devenues obsolètes abritaient naguère une intense activité humaine et marquèrent le paysages :

  • Le moulin neuf de Salles, le long de la Dive, avec sa roue à aubes plates
  • Le moulin de Forges-Moulisme qui actionna peut- être les soufflets d'une forge à fer et qui n'est plus qu'un îlot perdu.
  • Le moulin Bourgeois
  • Dans des carrières délaissées, il est encore possible de voir un four à chaux du XIXe siècle

Le patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Valdivienne comprend trois zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [20] représentant 4 % de la surface de la commune :

  • le bois de Mazère ;
  • la vallée de l'Aubineau :
  • le coteau de Peu.

Les deux territoires suivants sont protégés au titre des espaces naturels sensibles (ENS) et couvrent 4 % de la surface communale :

  • le bois de Mazère ;
  • la vallée de l'Aubineau.

Les territoires suivants sont gérés par le Conservatoire d'espaces naturels de Poitou-Charentes :

Le bois de Mazère[modifier | modifier le code]

À quelques kilomètres au sud de Chauvigny, le bois de Mazère est une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle englobe un coteau boisé situé sur le rebord du plateau qui domine la rive droite de la vallée de la Vienne d’une quarantaine de mètres.

Le substratum sédimentaire est recouvert ici de "terre de groie", un sol argilo-calcaire peu profond formé sur les argiles issues de la décalcification des calcaires jurassiques durs sous-jacents.Ces sols et le climat régionale caractérisé par un climat océanique tempéré, ont généré un boisement caractérisé par une chênaie mixte dominée par le chêne pubescent, mêlé d’alisiers et d’érables et de quelques pins sylvestres introduits par l’homme. Les arbustes sont représentés par le Troène, la Viorne lantane et la Garance qui occupent une place prépondérante.

Comme fréquemment dans les chênaies pubescentes, le peuplement arboré est troué de petites clairières qui contribuent à multiplier le linéaire de lisières internes et où se développent des pelouses sèches à l’aspect ras et peu productif mais d’un grand intérêt botanique. Ainsi, la flore rassemble un riche cortège de plantes thermophiles, parmi lesquelles un remarquable peuplement d’orchidées. Si certaines d’entre elles, comme les ophrys au curieux labelle imitant divers insectes, sont assez répandues dans la région, d’autres ont une répartition beaucoup plus limitée : c’est le cas de deux espèces du genre Epipactis : l’Epipactis à petites feuilles et l’Epipactis de Müller. Ces deux plantes sont très rares et disséminées dans l’ensemble de la région Poitou-Charentes, où elles bénéficient d’une protection officielle. Les ourlets chauds et secs du bois s’ornent également, au mois de juin, de la présence de plusieurs centaines de pieds de Céphalanthère rouge, une magnifique orchidée aux corolles d’une rose profond qui voisine localement avec l’étonnant Limodore, une autre espèce d’orchidée, quasiment dépourvue de chlorophylle et vivant en saprophyte sur les racines de divers végétaux. Toutes ces espèces rares ou spectaculaires poussent ici en compagnie de nombreuses autres plantes thermophiles affectionnant les sols secs et les climats ensoleillés qui, bien que moins rares, contribuent néanmoins à constituer des lisières fleuries d’une grande diversité floristique et d’une grande qualité esthétique : lins, hélianthèmes, épiaires, germandrées, coronilles…

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Chandos (en anglais "John Chandos" († 1370), sénéchal du Poitou et connétable d'Aquitaine, mortellement blessé au cours d'une échaufourée par le chevalier Guillaume Boitel, chef du parti français, le 31 décembre 1369 au pont de Lussac-les-Châteaux. Il est considéré comme l'un des principaux capitaines anglais de la première phase de la guerre de Cent Ans. Il a été enterré à Morthemer;
  • Luc Levesque (1902-1976), homme politique
  • René Poitevin (1911-1972), résistant et compagnon de la Libération

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Illustration filmée : Morthemer dans l'émission La Carte au trésor diffusée sur France 3 le 6 juillet 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Robert-Jacques Thibaud - Dictionnaire de l'Art Roman - Éditions Dervy - 1994 - (ISBN 2-85076-645-3)
  • Michel Feuillet - Lexique des symboles chrétiens - Éditions PUF - Coll : Que sais-je ? - 2004 - (ISBN 2-13-054106-2)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 186, 149, 107
  5. Robert Petit, op. cit., p. 107
  6. Robert Petit, op. cit., p. 149
  7. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), carte p. 5
  8. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance… p. 25
  9. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Blog de la MARAF
  15. a et b Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  17. [1] sur Usine Nouvelle, 11 juillet 2013
  18. « Valdivienne : Buroform mis en liquidation judiciaire au 8 janvier - France 3 Poitou-Charentes », sur France 3 Poitou-Charentes (consulté le 23 novembre 2015)
  19. « Croix hosannière », notice no PA00105751, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011