Persac

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Persac
Persac
Le village en avril 2010.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Régis Sirot
2014-2020
Code postal 86320
Code commune 86190
Démographie
Population
municipale
770 hab. (2016 en diminution de 10,26 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 42″ nord, 0° 42′ 23″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 196 m
Superficie 59,41 km2
Localisation

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Persac est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

gentilé : Les habitants du bourg sont appelés les Persacois et les Persacoises.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le bourg est entouré par les communes de Gouex, Queaux et Nérignac. Persac est situé à 7 km au sud-ouest de Lussac-les-Châteaux la plus grande ville des environs.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le terroir se compose [1] :

  • sur les collines et les plateaux des massifs anciens, pour 12 % par des sols sur leucogranite,
  • sur les plateaux du Seuil du Poitou:
    • pour 28 %, de terres de brandes,
    • pour 5 %, d'argile à silex peu profonde,
    • pour 18 % de sols limoneux sur altérite,
  • dans les plaines, pour 20 % , de groies dolomitiques,
  • dans les vallées encaissées et les terrasses alluviales, pour 16 % de calcaire.

Il y a une carrière sur le territoire de la commune[2] exploitée par la société IRIBARREN CARRIERES SA.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 34,2 km de cours d'eau dont les principaux sont

  • La Petite Blourde sur une longueur de 10,4 km qui se jette dans la Vienne à Persac,
  • La Blourde sur une longueur de 7,4 km,
  • Les Âges sur une longueur de 6,7 km,
  • La Vienne sur une longueur de 4,6 km,
  • Le Ris d'Oranville sur une longueur de 3,9 km,
  • La Font Bouinot sur une longueur de 1,2 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les halte ferroviaires les plus proches du village sont:

Les aéroports les plus proches de la commune sont:

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nom de Persac d'après Huguette Chevaux s'est faite ainsi :

  • ecclesias Pairaciaco (entre 1097 et 1100 à St Cyprien de Poitiers)
  • Willemus de Pairacac (1203, Fonteneau t.xx p. 525)
  • Paeressac (1246, maison-Dieu, 127)
  • Perrecac (pouillé de Gauthier f 176)
  • Patriaciacum (1314, chapitre de Chauvigny)
  • Perecat, Peiressac (1383, taux de décime)
  • Payressac (1403, gr. Gauthier f 107)
  • Peyressac (ibid f 193)
  • Peressac (1454, hommage de Montmorillon)
  • Perissac (1479, prieuré de Teil)
  • Persac (1649,bissexte)

Une des origines du "ac" de Persac est "acum" suffixe de propriété d'après Huguette Chevaux, la latinisation d'un suffixe celte "aco" d'après Eric-Vial Généralement du gaulois -acum, qui marque l'emplacement ancien d'une villa gallo-romaine. Ces toponymes sont très souvent construits à partir d’un anthroponyme, et doivent être interprétés comme un domaine associé à la personne désignée. On les trouve particulièrement nombreux dans l’ouest du domaine occitan (influence de la langue d'Oc).

Histoire : les origines de Persac : on retrouve de traces d'installation humaine à Persac datant du début de l'ère chrétienne:

De violents combats ont lieu entre les FFI et la Wehrmacht à l’été 1944[4].

Le 4 juillet 1944, un B17 américain s'est écrasé à Persac.

Monument aux victimes de l'écrasement au sol d'un B17 le 4 juillet 1944 à Persac

En octobre 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté, un sapin qui existait toujours en 1988[5].

Les seigneurs de Persac[modifier | modifier le code]

Les archives de Persac parlent de trois familles nobles dès la fin du XIIIe siècle; ce nombre passe à cinq vers le milieu du XIVe siècle:

  • La Brûlonnière
  • La Mothe et Beauchamp
  • La Brousse
  • Beaulieu
  • La Roche de Mérigné

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Persac est dans le canton de Lussac-les-Châteaux (no 10) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Persac était dans le canton no 14 de Lussac- les-Châteaux dans la 3e circonscription.

liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2001 Francis Vaudez    
mars 2001 2008 Joël Moreau    
mars 2008 2014 Thierry Mesmin PS Conseiller général
mars 2014   Régis Sirot    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 770 habitants[Note 1], en diminution de 10,26 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3231 3001 3561 3681 5081 5961 6201 8261 827
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8441 7441 8481 8621 8271 8511 8911 9581 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8681 7711 7441 5201 5121 5281 4651 3231 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 2301 0861 064933826881853860772
2016 - - - - - - - -
770--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 14 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Persac ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 894 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (40 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 854 habitants.

La répartition par sexe de la population était la suivante:

  • en 1999 : 48,6 % d'hommes et 51,4 % de femmes.
  • en 2005 : 48,7% d'hommes et 51,3% de femmes.
  • en 2010 : 43,9 % d'hommes pour 56,1 % de femmes.

En 2005 :

  • Le nombre de célibataires était de : 28,1 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 55,8 % de la population et les divorcés 4,7 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 11,4 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'Académie de Poitiers (Rectorat de Poitiers) et son école primaire publique dépend de l'Inspection académique de la Vienne.

Le SIVOS (le syndicat intercommunal à vocation scolaire) regroupe les communes de Persac , Queaux, et Gouex. Persac s'occupe de la petite et de la moyenne sections maternelles, de la grande section maternelle et du Cours Préparatoire et du CE1.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 25 exploitations agricoles en 2010 contre 41 en 2000.

33 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 12 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux, 34 % pour le fourrage et 15 % reste en herbes. En 2000,5 hectares(0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[10].

8 exploitations en 2010 (contre 16 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 896 têtes en 2010 contre 1 795 têtes en 2000)[10]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[11].

12 exploitations en 2010 (contre 25 en 2000) abritent un important élevage d'ovins (4 591 têtes en 2010 contre 8 057 têtes en 2000)[10]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300 [12].

Sur le territoire de la commune, il y a un élevage de porcs importants d'environ 500 têtes.

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

Commerce[modifier | modifier le code]

En 2012, il restait trois commerces : une boucherie, une boulangerie et une épicerie.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un plan d'eau a été aménagé sur le territoire de la commune. Il est situé le long de la Petite Blourde en contrebas du bourg, route de Bagneux au lit-dit « Le Petit Moulin ». Ce site comprend :

  • Un plan d’eau avec pêche à la ligne et délivrance de carte à la journée,
  • une halle touristique qui est disponible à la location pour les particuliers et les associations,
  • des tables de pique-nique
  • une aire naturelle de camping,
  • des jeux pour enfants
  • une pataugeoire,
  • un parcours de santé,
  • des sentiers de randonnée.

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 63,9 % en 2005 et 62,3 % en 1999.

Le taux de chômage en 2005 était de 11 % et en 1999 il était de 14,2 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 35,2 % de la population en 2005 et 30,5 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de la Mothe à Persac en avril 2010

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de la Mothe[modifier | modifier le code]

Les bâtiments datent des XIIIe, XVe et XIXe siècles. Le portail est du XVe siècle. La conciergerie, le passage couvert, le portail, l'élévation, la toiture, ont permis au château d'être inscrit comme monument historique en 1984.

Château de la Brûlonnière[modifier | modifier le code]

Les premiers propriétaires, les Brulon, apparaissent à Persac en 1291:

  • Ithier Brulon : valet, mort en 1330.
  • Guillaume Brulon: valet, mort en 1356. À cette époque, la Brûlonnière ne possédait aucun droit de justice particulier.
  • Zone de troubles d'une trentaine d'années, correspondant en 1346 à l’entrée d’Henri de Lancastre (lieutenant d'Édouard III) dans Poitiers et, en 1372, à la soumission des barons poitevins à Jean de Berry.
  • Aimery Brulon : valet en 1374, écuyer en 1391, seigneur de la Brûlonnière en 1413.
  • Huguet Brulon : écuyer, mort en 1444. En 1417, il rachète le château de la Brousse, avec tous ses droits. Cet achat lui permet de posséder, en plus de la justice foncière le la Brûlonnière, la haute, moyenne et basse justice tenue par la Brousse.
  • Guichard Brulon : écuyer, mort avant 1503. Il modifie la place de la Brûlonnière dans la place féodale de la Basse-Marche. Le 21 mars 1462, il achète tous les droits que le châtelain de la Tour-aux-Cognons possédait dans les paroisses de Persac et de Moussac. Le 26 novembre 1465, le comte de la Marche lui permet de transposer tous ces droits sur le fief de la Brûlonnière (confirmation royale de Louis XI, n'arrivant que sept ans plus tard).
  • Au début du XIX ème le château et ses terres sont rachetées par la famille Laurens de la Besge. Le Vicomte Émile de la Besge fut l’un des plus grands chasseurs de loups et créa la fameuse race de chiens courants « les poitevins ». Le château est toujours la propriété de ses descendants.
Les arcades de Villars[modifier | modifier le code]

Les arcades de Villars est un pont. La construction vers 1880 de la voie de chemin de fer de Saint-Saviol au Blanc passant par Lussac-les-Châteaux et L'Isle-Jourdain a nécessité la construction d'un pont pour longer la Vienne. Cet ouvrage d'art est d'une longueur de 313 mètres. Il est soutenu par 44 arches de 5 mètres d'ouverture d’où son nom actuel.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église romane Saint Gervais-Saint Protais[modifier | modifier le code]

Construite au XIIe siècle en style roman, elle reçut en 1315 un clocher gothique de belle facture, et est inscrite comme Monument Historique depuis 1935. En 1860, des travaux ont abouti à inverser le sens du chœur, désormais tourné vers l'ouest, avec une façade moderne (XIXe siècle).

À l'intérieur, on trouve une statue de la Vierge à l'enfant montrant la Vierge allaitant Jésus, scène très rarement représentée.

La chapelle Saint-Honorat[modifier | modifier le code]

Cette chapelle correspond à l'abside d'une église très ancienne restaurée au XIIe siècle. Elle est incendiée en 1569 par les troupes protestantes. Elle est restaurée à la fin du XIXe siècle. La chapelle abrite un autel, un couvercle de sarcophage mérovingien.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Six espaces naturels de la commune ont un intérêt écologique reconnu, et sont ainsi classés en tant que zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [13]. Ils couvrent 2 % de la surface communale:

  • le Coteau des Rosieres,
  • le Bois de L'Hospice,
  • le Coteaux De Bagneux,
  • la Basse vallée de la Blourde,
  • le Coteau de Torfou,
  • l'étang de Beaufour et ses environs.

Le Bois de l'Hospice et l'étang de Beaufour sont classés comme zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO)[14].

Le Coteau des Rosieres est classé, aussi, comme espaces naturels sensibles (ENS).

Les sites suivants sont aussi classées par Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[15] :

  • Le Bois de l'Hospice,
  • l'étang de Beaufour et ses environs.
Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[16], il y a sept arbres remarquables sur la commune qui sont:

Le Coteau de Rosières[modifier | modifier le code]

Il est situé à quelques kilomètres en amont de Lussac-les-Châteaux. C’est un coteau boisé dominant la vallée de la Petite Blourde qui est un modeste affluent de la Vienne qu’elle rejoint à moins d’un kilomètre au nord, au niveau du village de Gouex. Dans ce secteur, la rivière s’écoule entre des versants pentus .

Le Chêne pédonculé et le Charme y occupent une place prépondérante, accompagnés d’un peu de Merisier et d’ Érable champêtre. La strate arbustive est dominée par le Buis. La strate herbacée est colonisée par la Jacinthe des bois, le Lamier et l’Ail des ours.

Cette végétation ne mériterait pas une protection particulière si ce n’est qu’elle abrite deux plantes à affinités submontagnardes: Le Lis martagon et la Scille à 2 feuilles. Ces deux lLiliacées sont assez répandues en moyenne montagne , jusqu’à 2 000 m pour le lis martagon (dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif central). En revanche, elles deviennent très rares en plaine en dessous de 300 m et, en Poitou-Charentes, le département de la Vienne est le seul – à quelques exceptions près – à accueillir ces plantes en une dizaine de localités dispersées, toutes situées dans le sud-est du département.

Le site du bois de l'Hospice, de l’étang de Beaufour et des environs[modifier | modifier le code]

Cette zone classée englobe un vaste secteur appartenant à la région naturelle des Brandes du Montmorillonais. Elle est centrée sur un massif forestier de 400 hectares : le bois de l’Hospice (voir article précédent). Mais, elle englobe également un étang ancien bordé d’une roselière. Ces deux sites sont entourés d’un bocage ouvert où les prairies maigres sont historiquement vouées au pâturage ovin. Cette zone est à cheval sur le territoire de quatre communes: Moulismes, Persac, Saulgé et Sillars.

Ce site est particulièrement remarquable pour son avifaune: 55 espèces font l’objet d’une protection sur tout le territoire français. En outre, sur ces 55 espèces, 31 sont menacées dans toute l’Europe de l’Ouest. Les rapaces et les oiseaux d’eau - canards, grands et petits échassiers - sont les mieux représentés. L’étang et ses alentours constituent un lieu privilégié de repos, de halte migratoire et d’hivernage pour de nombreux oiseaux d’eau, alors que les haies du bocage environnant abritent plusieurs espèces de pies-grièches.

En dehors de l’aspect ornithologique, le site est aussi un conservatoire pour d’autres animaux. Ainsi, la Martre, un hôte rare des forêts de la région a pu être recensé, alors que les batraciens sont représentés par la Grenouille rousse, une espèce peu fréquente.

Les sols sont dans leur grande majorité argilo-sableux et localement hydromorphes. Ils deviennent progressivement calcaires et plus secs au nord-ouest site. Le site abrite plusieurs micro-habitats qui ne couvrent plus que de faibles surfaces mais qui hébergent encore un important patrimoine végétal comme pour les sources tourbeuses. Ainsi, 36 espèces végétales rares ont été recensées de la zone :

  • Achillée sternutatoire,
  • Avoine de Thore est une grande Graminée originaire de la péninsule ibérique et qui se trouve ici aux marges septentrionales de son aire de répartition. Elle a été découverte en 1850 par le botaniste anglais James Lloyd, auteur d’une très importante « Flore de l’Ouest de la France ».
  • Bartsie visqueuse,
  • Blechnum en épi,
  • Calamagrostide faux-roseau est une espèce montagnarde rarissime dans les plaines atlantiques et qui se maintient là depuis sa découverte vers le milieu du XIXe siècle par les botanistes. On peut trouver cette plante en forêt de Lussac.
  • Centenille naine,
  • Cicendie filiforme,
  • Cicendie fluette,
  • Cresson rude,
  • Droséra à feuilles rondes,
  • Dryoptéris étalé,
  • Gaillet fragile,
  • Grassette du Portugal,
  • Jonc en têtes,
  • Laîche en étoile,
  • Laîche filiforme qui se trouve autour de l’étang de Beaufour. Cette cariçaie trouve ici sa deuxième localisation en Poitou-Charentes. C’est avant tout une espèce nord-européenne et montagnarde,
  • Laîche lisse,
  • Laîche puce,
  • Laser à feuilles larges,
  • Linaigrette à feuilles étroites: c’est une Cypéracée inféodée aux tourbières et bas-marais acides, devenues rarissimes dans la région poitevine avec la disparition des zones humides ;
  • Ophrys sillonné,
  • Orchis élevé,
  • Orchis grenouille,
  • Oseille maritime,
  • Phalangère bicolore,
  • Phalangère à fleurs de lis,
  • Pilulaire à globules : c’est une petite fougère semi-aquatique aux curieuses fructifications en forme de noisette.
  • Porcelle à feuilles tachetées,
  • Potamot hétérophylle,
  • Rhynchospore blanche : c’est une Cypéracée inféodée aux tourbières et bas-marais acides, devenues rarissimes dans la région poitevine avec la disparition des zones humides ;
  • Saule à oreillettes,
  • Scirpe ovale,
  • Séneçon à feuilles d’adonis,
  • Thélyptéris des marais,
  • Utriculaire citrine,
  • Violette laiteuse.
Le Coteau de Bagneux[modifier | modifier le code]

Il est situé à quelques kilomètres au sud de Lussac-les-Châteaux. C’est un coteau partiellement boisé qui domine, d’une vingtaine de mètres, la vallée de la Petite Blourde. D’un point de vue géologique et paysager, le site se trouve à la jonction entre deux grandes unités : au nord-ouest, les "terres de brandes" des plateaux du Haut-Poitou, et, vers le sud-est, les "terres froides" de la Basse Marche du Limousin. Ainsi, sur le coteau de Bagneux, les sols sont superficiels, pauvres et d’une grande aridité. La végétation y est caractérisée par des pelouses xérophiles qui se transforment progressivement en une lande à Buis et Genévrier, puis à une chênaie thermophile à Chêne pubescent.

Autrefois soumis à un pâturage ovin extensif, le coteau, très isolé et d’accès difficile, est aujourd’hui abandonné sans que la forêt ne semble devoir reconquérir le terrain tant le sol y est inhospitalier.

Ainsi, le coteau de Bagneux est devenu un îlot refuge, repéré dès le XIXe siècle par les biologistes, pour toute une flore thermophile située sous un climat océanique. Ce qui justifie son classement. On y a recensé quelques plantes rares telles que : l’Orpin de Nice (une plante essentiellement méditerranéenne qu’on trouve uniquement, en Poitou, sur ce coteau et sur le coteau de Torfou voisin), la Laitue vivace, la Cardoncelle molle.

La basse vallée de la Grande Blourde[modifier | modifier le code]

À 5 km à peine au sud de sa confluence avec la Vienne, la Grande Blourde s’écoule dans un vallon boisé encaissé dans les granites du Massif central. Dans ce défilé granitique, la rivière a un parcours en rapides sur plus d’un kilomètre. La basse vallée est restée très sauvage et évoque déjà les basses montagnes du Limousin proche.

Sur les pentes raides, le boisement dominant est une chênaie-charmaie qui est une formation typique de ces vallons au sol frais mais sain, profond et riche en nutriments. Dans le bas des vallons, parmi les blocs rocheux qui bordent la Blourde, l’aulnaie-frênaie forme une étroite galerie forestière.

La basse vallée de la Blourde présente un grand intérêt botanique, qui a justifié son classement, par la présence d’une flore à nettes affinités montagnardes, favorisée par le degré hygrométrique élevé, l’ambiance forestière et, la situation géographique du site aux confins des "terres froides" des basses montagnes limousines toutes proches. Les plantes suivantes y ont été recensées :

  • l’ Aconit tue-loup : il s’agit d’une robuste Renonculacée dont la tige, haute jusqu’à un mètre, porte de grandes feuilles profondément divisées et produit à partir du mois de juin une grappe plus ou moins rameuse de fleurs jaune pâle en forme de casque allongé très caractéristiques. Elle est répandue dans les Pyrénées, les Alpes et le Massif central mais rarissime dans les plaines atlantiques. En Poitou-Charentes, l’aconit se trouve dans des sites très dispersés, presque tous situés dans la partie granitique du département de la Vienne (quelques très rares cas sont connus sur calcaire toutefois comme à Ligugé), toujours en situation fraîche, en général en fond de vallons ombragés ou en bordure de ruisseaux ou de petites rivières. C’est le cas ici, où l’espèce forme de beaux peuplements le long de la Blourde.
  • la Balsamine des bois : elle est aussi appelée Impatiente en raison de ses fruits qui explosent au moindre contact lorsqu’ils sont mûrs. Elle est presque aussi rare que l’Aconit tue-loup. Elle possède aussi de fortes affinités montagnardes. Elle accompagne souvent l’Aconit tue-loup.
  • l’Orme de montagne.
  • l’Osmonde royale : c’est la plus grande des fougères de France. Elle peut dépasser les 2 m. Elle agrémente de ses énormes touffes la base des rochers immergée dans les eaux de la Blourde.
  • la Petite Ciguë.
  • la Primevère élevée, sans être aussi rare que l’Aconit tue-loup occupe des sites très disséminés dans la région dont les conditions climatiques ne lui convient pas.
  • la Sérapias langue.
  • la Véronique des montagnes, sans être aussi rare que l’Aconit tue-loup occupe des sites très disséminés dans la région dont les conditions climatiques ne lui convient pas.
Le Coteau de Torfou[modifier | modifier le code]

Il se situe au nord de Persac. C’est un coteau exposé au sud dont les pentes dominent d’une quarantaine de mètres le cours de la Petite Blourde. Le sol y est superficiel et très sec, parsemé de blocs rocheux. De ce fait, seule, une pelouse maigre s’est implantée, autrefois pâturée par des moutons mais aujourd’hui à l’abandon et de plus en plus envahie par des arbustes.

Cette pelouse calcicole abrite une flore très diversifiée qui s’est adaptée pour résister à ces conditions de sol et d’économie en eau : végétation réduite des plantes annuelles, feuilles filiformes, floraison printanière avant le déficit pluviométrique estival et cycle raccourci pour de nombreuses annuelles qui passent la mauvaise saison - l’été - sous forme de graines enfouies dans le sol, association étroite de certaines Orchidées comme les ophrys avec des pollinisateurs spécifiques pour assurer la fécondation, etc.

Ces pelouses constituent, donc, des îlots-refuges pour toute une flore et une faune thermophiles incapables de survivre dans le climat régional atlantique trop tempéré du Poitou. Ceci a justifié le classement du coteau.

Le coteau de Torfou accueille des plantes rares telles que l'Orpin de Nice, l’ Echinaire à têtes (c’est une plante méditerranéenne qui ne se rencontre que dans deux endroits dans le département de la Vienne), le Micrope dressé, le Buplèvre aristé, l’Hélianthème à feuilles de saule.

L’étang de Beaufour[modifier | modifier le code]

L’étang de Beaufour est un site classé zone nationale d’intérêt écologique, faunistique et floristique. L’étang est situé à proximité des premiers affleurements du socle granitique qui annone le Limousin et le Massif central. Il occupe une légère dépression en lisière nord d’un important massif boisé, le Bois de l’Hospice.

L’étang de Beaufour a été créé par l’homme. Toutefois, son ancienneté a permis le développement de divers habitats aquatiques caractéristiques de ces étangs du sud-est de la Vienne qui se sont constitués sur des sols argilo-sableux tertiaires connus sous le nom de «terres de brandes». Les eaux y sont acides et peu riches en substances nutritives. Elles sont, par ailleurs, soumises à des fluctuations de niveau importants qui découvrent et recouvrent, selon les saisons, de larges plages du fond. De ce fait des herbiers aquatiques flottants et immergés ainsi qu’une végétation amphibie, adaptées aux modifications du niveau d’eau du lac se sont installées : roselière à Phragmite commun, cariçaie à grandes laîches et, en périphérie, saulaie à saules roux. Malgré des dégradations récentes (mise en place d’un enclos de daims, introduction de carpes, prolifération des ragondins) et la poursuite d’activités peu compatibles avec le maintien d’une biodiversité maximale, le site présente encore un intérêt biologique élevé, notamment en ce qui concerne l’avifaune et la flore. Il est ainsi, possible de trouver :

  • Achillée sternutatoire.
  • Cresson rude.
  • Laîche filiforme : C’est l’élément botanique le plus remarquable du site C’est normalement une espèce du nord de l’Europe et des lacs de montagne qui a trouvé à l’étang de Beaufour, au sein de la roselière, une de ses deux seules localisations régionales.
  • Oseille maritime.
  • Potamot hétérophylle.
  • Saule à oreillettes.
  • Scirpe ovale.
  • Utriculaire citrine : c’est plante carnivore qui possède au niveau de ses feuilles immergées de petits pièges - les utricules - capables de capturer par aspiration des micro-invertébrés aquatiques, qui constituent un appoint alimentaire non négligeable dans ces eaux déficientes en sels dissous.

Sur le plan ornithologique, la situation de l’étang à la croisée d’une importante zone composée de bois et de landes d’une part et, d’autre part d’une plaine agricole qui est utilisée pour l’élevage et les cultures, rend ce site très attractif pour de nombreux oiseaux d’eau. Ils y trouvent, en effet, des conditions alimentaires satisfaisantes lors de leurs migrations ou de leurs hivernages. En outre, la roselière riveraine sert, quant à elle, de site de nidification pour plusieurs espèces palustres peu communes, telles que le Busard des roseaux ou la Locustelle luscinioïde. Le petit bois de pins voisin de l’étang héberge une colonie de hérons cendrés.

Ainsi l’amateur ornithologue pourra y observer 13 espèces d’oiseaux protégées :

Il pourra aussi observer des espèces plus communes telles que :

Le Coteau de la Barlottière[modifier | modifier le code]

Le coteau de la Barlottière borde la Grande Blourde dans une zone géographique située à cinq kilomètres à peine au sud de sa confluence avec la Vienne, sur le territoire des communes de Moussac, et de Persac. À cet endroit, la Grande Blourde s’écoule en rapides sur plus d’un kilomètre, dans un vallon boisé encaissé.

Sur ses pentes raides, le boisement dominant, bénéficiant d’un sol frais et sain, profond et riche en nutriments, est composé de chênes et de charmes. Au pied du coteau, parmi les blocs rocheux qui bordent la Grande Blourde, l’aulnaie-frênaie forme une étroite galerie ripicole.

Le bas du coteau de la Barlottière présente avant tout un intérêt botanique remarquable, qui a justifié son classement, par la présence d’une flore à nettes affinités montagnardes, favorisée par le degré hygrométrique élevé et l’ambiance forestière. Ainsi, sept plantes présentent un fort intérêt patrimonial :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe Prevost, seigneur de Beaulieu-Persac, capitaine de vaisseau, qui, au tout début du XVIIe siècle, détruisit la flotte tunisienne à la Goulette puis participa en 1627 à la défaite des Anglais devant Saint-Martin-de-Ré.
  • En 1603 naissait au château de la Brulonnière le futur amiral de Nucheze qui construisit le port de Rochefort avec Colbert.
  • Antoinette de Mauvise de Villars, vicomtesse de la Besge qui écrivit en 1835 et en 1840, 2 volumes de poésie.
  • Le Baron d'Huart, auteur d'une étude historique Persac et la chatellenie de Calais parue en 1887.
  • Jean Baptiste Chauvin, curé de Persac et barde poitevin.
  • Le Vicomte Emile de la Besge, grand chasseur de loups et fondateur de la race des chiens du Haut-Poitou, le Poitevin.
  • Un écrivain, auteur de nombreux ouvrages sur les animaux, M. Robert Wolff (Pseudonyme : Roby).
  • Alexandre de Mauvise de Villars. Baptisé à Orches le 4 septembre 1748, il était le fils de Louis Alexandre de Mauvise de Villars, sieur de Villars (Persac) de Chatillon (La bussière) et de la Journaudière, et de Marie Marguerite Orré. Lieutenant en second au régiment soissonnais engagé aux côtés des Américains lors de la guerre d'indépendance des États-Unis, il participe le 18 octobre 1781 à la bataille de Yorktown (États-Unis - État de Virginie) aux côtés de La Fayette, de Rochambeau et de l'amiral de Grasse. Il décèdera à Yorktown le 7 septembre 1782.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. .BRGM, Observatoire des Matériaux, mai 2013
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Jean-Henri Calmon et Jean-Clément Martin (dir.), Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, La Crèche, Geste éditions, coll. « 30 questions », (ISBN 2-910919-98-6), p. 63, p. 53
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 224
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  12. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  13. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  14. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  15. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013
  16. Poitou-Charentes Nature, 2000