Lac souterrain

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« Île souterraine », dans l'un des 22 lacs des grottes dites Cross Cave en Slovénie
Monts de Saint-Guilhem-le-Désert, Hérault, France

Un lac souterrain est une grotte contenant une eau douce ou faiblement saline, stagnante, présente en assez grande quantité pour être qualifiée de lac.

Ces lacs sont souvent associés à un aquifère, des réseaux de grottes ou un contexte karstique. Ils peuvent contenir une ou plusieurs îles et une ou plusieurs sources (alimentées par la nappe phréatique ou une eau provenant de la surface.

Comme les lacs de surface, mais de manière différente (avec une dynamique saisonnière absente ou moins marquée), ils peuvent contenir des sédiments d'origine détritique, dont l'étude renseigne sur l'histoire géoclimatique du site[1].

Écologie et hydrobiologie[modifier | modifier le code]

On peut parfois y trouver des poissons et d'autres organismes cavernicoles (crustacés notamment[2])

Records[modifier | modifier le code]

Dans le monde, le plus grand lac souterrain non-subglacial connu au monde est le Dragon's Breath Cave, en Namibie. Il couvre une étendue d'environ 2 hectares (5 acres)[3]. Le second en taille est situé dans les cavernes « Craighead Caverns » dans le Tennessee, aux États-Unis.

En Europe, le lac souterrain de Saint-Léonard est actuellement le plus grand lac souterrain connu.

Le cas particulier des lacs souterrains artificiels[modifier | modifier le code]

De tels lacs peuvent se former par remontée de la nappe dans certaines carrières souterraines abandonnées. Le retour de l'eau peut endommager les piles de soutènement, et inversement la nature géologique du substrat et/ou des polluants laissés par l'exploitant peuvent modifier ou polluer l'eau de ce lac et éventuellement de la nappe qui l'alimente[4]

Certains de ces lacs, ont été utilisés pour étudier et mieux comprendre les comportements des nappes phréatiques dont par exemple en France dans une vingtaines de petits lacs souterrains artificiels situés dans l'Oise au sud de BeauvaisSaint-Martin-le-Nœud), dans les cavités souterraines laissées par une carrière de craie qui s'étendait sur 1,2km de long et 150 m de large, à 30 m de profondeur environ[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Perroux, A. S., Delannoy, J. J., Perrette, Y., & Desmet, M. (2006). Les sédiments détritiques de grotte: un processus d'archivage original. L'Erosion. Entre société, climat et paléoenvironnement, 145-150 (voir p. 145 à 148)
  2. Dresco-Derouet, L. (1959). Contribution a l’étude de la biologie de deux crustacés aquatiques cavernicoles: Caecosphaeroma burgundum D. et Niphargus orcinus virei Ch. ; Vie et milieu, 10, 321-346.
  3. « Dragon's Breath, Namibia », National Geographic (consulté le 28 août 2012)
  4. Gombert P & Cherkaoui A (2013) Rôle de l'eau dans la stabilité des carrières souterraines abandonnées et partiellement ou temporairement ennoyées et impact attendu du changement climatique. Tunnels et espace souterrain, (240), 468-483.
  5. Barhoum, S., Valdés-Lao, D., Guérin, R., Gombert, P., & Benmamar, J. (2013) Comment les variations spatiales de la géochimie des eaux souterraines de la craie sont-elles liées aux processus d’infiltration et aux formations superficielles dans la ZNS ? ; 19e journées techniques du Comité Français d’Hydrogéologie de l’Association Internationale des Hydrogéologues. « Les eaux souterraines : hydrologie dynamique et chimique, recherche, exploitation et évaluation des ressources. Quoi de neuf ?» Bordeaux (30 mai–2 juin 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Choppy J (1959) A propos des lacs souterrains et de leurs sédiments.