Exploration Mission 1

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Exploration Mission 1
Insigne de la mission
Données de la mission
Vaisseau Orion
Équipage Aucun
Date de lancement Novembre 2018
Site de lancement Kennedy Space Center
Site d'atterrissage Océan Pacifique
Durée ~ 7 jours
Orbites Trajectoire circumlunaire
Navigation
Précédent Exploration Flight Test-1 insignia.png
EFT-1
Orion logo.png
EM-2
Suivant

Exploration Mission 1 ou EM-1 (précédemment connue sous le nom de Space Launch System 1 ou SLS-1) est le premier vol prévu du lanceur américain Space Launch System et le deuxième sans équipage du vaisseau spatial Orion. Le lancement est prévu pour novembre 2018. Au cours de cette mission, le vaisseau Orion accomplira une trajectoire circumlunaire (autour de la Lune), la mission durera environ 7 jours[1].

Plan de la mission[modifier | modifier le code]

Le véhicule Orion sera lancé par la version Block 1 du Space Launch System. Cette version est propulsée par 2 boosters 5 segments (une version dérivée des boosters utilisés pour la navette spatiale) et par 4 moteurs-fusées RS-25D (eux aussi étant dérivés des moteurs employés sur la navette spatiale)[1]. Le lancement est prévu pour la fin de l'année 2018 et aura lieu au complexe de lancement 39 du centre spatial Kennedy[2]. Le vaisseau Orion effectuera un aller-retour Terre-Lune en suivant une trajectoire similaire à celle de la mission Apollo 13. Le vaisseau partira directement vers la Lune puis survolera sa face cachée à environ 200 km d'altitude. Il utilisera ensuite l'attraction gravitationnelle de la Lune pour revenir vers la Terre puis effectuera une rentrée atmosphérique à haute vitesse (environ 11 km/s) pour ensuite amerrir dans l'Océan Pacifique[2].

Objectifs de la mission[modifier | modifier le code]

Charge utile secondaire[modifier | modifier le code]

Étage adapté à Orion avec un distributeur à ressort pour 13 CubeSat

Treize missions CubeSat à faible coût seront choisies comme charges utiles secondaires sur le vol d'essai EM-1. Ils seront installés sur le deuxième étage du véhicule de lancement à partir duquel ils seront déployés. Les engins spatiaux déjà sélectionnés sont :

  • Lunar Flashlight (en), un engin spatial propulsé par une voile solaire qui permettra de déterminer la présence ou l'absence de glace d'eau exposée, et de cartographier sa concentration à l'échelle 1-2 kilomètres dans les régions en permanence à l'ombre au pôle sud lunaire.
  • Near-Earth Asteroid Scout (en), une preuve de concept d'un CubeSat contrôlable à voile solaire capable d’aller à la rencontre des astéroïdes géocroiseurs. Des observations seront faites à travers un étroit (≈10 km) survol et en utilisant un appareil photo monochrome à haute résolution de qualité scientifique afin de mesurer les propriétés physiques d'un astéroïde proche de la Terre, fournissant des informations pour la future mission de capture d’un astéroïde. Une liste de cibles potentielles devra être identifiée, basée sur la date de lancement, le temps de vol, et la vitesse de rendez-vous.
  • BioSentinel (en), une mission d'astrobiologie qui va utiliser de la levure pour détecter, mesurer et comparer l'impact du rayonnement spatial sur les organismes sur de longues durées au-delà de l'orbite terrestre basse.
  • SkyFire (en), un engin spatial conçu par Lockheed Martin pour voler jusqu’à la Lune.
  • Lunar IceCube (en), conçu par la Morehead State University, il cherchera des preuves de glace d'eau en orbite basse lunaire.
  • Cusp (en) (CubeSat for Solar Particles), il sera l'un des premiers CubeSats à entrer dans l'espace interplanétaire. Il est conçu pour étudier les particules dynamiques et les champs magnétiques émis par le Soleil et comme une preuve de concept pour la faisabilité d'un réseau de stations pour suivre la météo spatiale.
  • Lunah-Map (Lunar Polar Hydrogen Mapper), il devra cartographier l’hydrogène dans des cratères près du pôle sud de la Lune, suivre la profondeur et la distribution des composés riches en hydrogène comme l'eau. Il utilisera un détecteur à neutrons pour mesurer les énergies des neutrons qui interagissent avec la matière à la surface lunaire. La mission est prévue pour durer 60 jours et pour effectuer 141 orbites autour de la lune.

La NASA a attribué deux contrats de CubeSat en mars 2015 à Lockheed Martin (1,4 millions de $) et à la Morehead State University (7,9 millions de $) pour développer SkyFire et Lunar IceCube (en).

Trois places sur les treize disponibles pour le lancement seront attribuées suite à un concours qui oppose des équipes CubeSat basées aux États-Unis dans une série de tournois terrestres appelé « NASA's Cube Quest Challenge ». Cette compétition contribue à l'ouverture de l'exploration de l'espace lointain aux engins spatiaux non gouvernementaux.

Participation de l'ESA[modifier | modifier le code]

Le , la NASA a annoncé la signature d'un accord avec l'Agence spatiale européenne (ESA). Cet accord stipule que l'ESA fournira le module de service du véhicule Orion de cette mission afin de tester les technologies américaines et européennes. Ce module de service sera basé sur l'Automated Transfer Vehicle européen, le véhicule de ravitaillement autonome de la Station Spatiale Internationale[3]. La différence la plus visible entre les modules de service américain et européen concerne les panneaux solaires. Le modèle européen délaissant les panneaux circulaires au profit des panneaux rectangulaires déjà à l'œuvre sur l'ATV[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Jody Singer, « Status of NASA’s Space Launch System » [PDF], sur http://spirit.as.utexas.edu (consulté le 24 janvier 2013)
  2. a et b (en) Bill Hill, « NASA Advisory Council Exploration Systems Development Status » [PDF], sur http://www.nasa.gov,‎ (consulté le 24 janvier 2013)
  3. (en) « NASA Signs Agreement for a European-Provided Orion Service Module », sur http://www.nasa.gov,‎ (consulté le 24 janvier 2013)
  4. (en) « ATV 2.0 », sur http://blogs.esa.int/atv/,‎ (consulté le 24 janvier 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]