Space-Based Infrared System

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Vue d'artiste d'un SBIRS-GEO.
Vue d'artiste de SBIRS-Low.
Configuration du système SBIRS. Les satellites sont stationnés sur des orbites géosynchrones, de Molnia et terrestres basses.
Observation d'un lancement d'une Delta II par un satellite SBIS en 2008.

Le Space-Based Infrared System (SBIRS, littéralement « Système infrarouge basé dans l'espace » ) est un système intégré destiné à atteindre les objectifs fixé par les États-Unis en matière de détection spatiale dans le domaine des fréquences infrarouges, cela pendant les décennies 2010, 2020 et 2030. Le système est principalement conçu pour servir à la défense antimissile.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le SBIRS est un « système de systèmes » qui comprend des satellites sur orbite géosynchrone, des capteurs embarqués dans des satellites sur orbite de Molnia, des installations de traitement de données et un centre de contrôle. Les SBIRS-GEO (Space Based Infra Red Sensor - Geostationary) sont basés sur une version militarisée de la plate forme A2100, ils ont une masse d'environ 4,5 t au lancement, ont une durée de vie estimé à 12 ans et sont équipés d'une charge utile réalisée par Northrop Grumman et comportant deux capteurs infrarouges - un fixe et un à balayage - pour détecter et caractériser tous les départs de missiles balistiques et de lanceurs spatiaux[1].

Le système logiciel au sol reçoit également des informations des capteurs infrarouges de nouvelle génération de l’United States Air Force (USAF).

Historique[modifier | modifier le code]

SBIRS est en dépassement de coût[2]. En septembre 2007, le coût estimé du projet a atteint 10,4 milliards USD[3],[4]. Le contrat initial prévoyait deux satellites capteurs sur orbite de Molnia et de 2 à 3 satellites sur orbite géosynchrone, pour un total de 5 satellites. En 2005, à la suite de la violation pour une troisième fois de l'amendement Nunn-McCurdy, le gouvernement fédéral américain a revu le cahier de charges.

Le SBIRS-GEO 1 (USA 230) a été lancé le et le SBIRS-GEO 2 (USA 241) le .

Le , Lockheed Martin annonce qu'il a obtenu un contrat pour un troisième satellite sur orbite de Molnia, un troisième satellite sur orbite géosynchrone et le matériel associé au sol[5]. Le 10 juin 2009, Lockheed Martin a reçu un montant de 262,5 millions USD de l'USAF pour construire un quatrième satellite[6]. Le SBIRS-GEO 3 (USA 273) a été lancé le et le SBIRS-GEO 4 (USA-282) est lancé le 20 janvier 2018[7].

Le , Lockheed signe un contrat d’un 1,86 milliard de dollars pour finaliser le programme et construire les 5e et 6e satellites devant être lancé en initialement en 2018 et 2022[8].

En janvier 2018, il est prévu de les lancer en 2021 et 2022 afin d’améliorer la couverture et, éventuellement, de remplacer les deux premiers satellites géosynchrones SBIRS.

Un système avec des capacités accrues pouvant détecter des engins hypersoniques, le Next-Generation Overhead Persistent Infrared (Next-Gen OPIR) doit commencé à être déployé en 2021 selon les prévisions de mi-2018[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]