Firefly Alpha

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Firefly Alpha
Données générales
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Constructeur Firefly Space Systems
Période développement 2014-2018
Statut En développement
Hauteur 23 mètres
Diamètre 1,8 mètres
Étage(s) 2
Charge utile
Orbite basse 400 kg
Dimension coiffe 1,75 m. x 1,45 m.
Motorisation
Ergols kérosène/oxygène liquide
1er étage FRE-2
2e étage FRE-1

Firefly Alpha était un lanceur léger développé par la société texane Firefly Space Systems qui présentait la particularité d'utiliser une tuyère de type Aerospike au niveau de son premier étage. Firefly Alpha devait permettre de placer une charge utile de plus de 400 kg sur une orbite basse pour un coût de 8 millions US$. La NASA avait décidé en 2015 de financer un vol d'essais avec l'objectif d'évaluer son utilisation pour la mise en orbite de nano-satellites. Mais Firefly Space Systems fondée en 2014 dans la banlieue d'Austin au Texas n'a pas réussi à lever en juin 2016 un montant suffisant de fonds et fin septembre de la même année, la société a décidé un arrêt de son activité qu'elle espère temporaire.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Firefly Alpha est un lanceur bi-étages de 23 mètres de haut dont la structure est réalisée majoritairement en matériau composite à base de fibre de carbone pour alléger sa masse. Les deux étages sont propulsés par des moteurs-fusées à ergols liquides brulant un mélange de kérosène et d'oxygène liquide. Les moteurs sont alimentés par pressurisation des réservoirs solution non conventionnelle pour le premier étage d'un lanceur[1].

  • La propulsion du premier étage, dont le diamètre est de 1,8 mètres pour une hauteur de 16,7 mètres[2], est réalisée à l'aide de 12 moteurs-fusées utilisant une tuyère à corps central tronqué, de type Aerospike. Le refroidissement de la partie fixe de cette tuyère, la rampe, nécessite d'évacuer une très grande quantité d'énergie thermique, raison pour laquelle ce type de tuyère mis au point et testé dès le début de l'ère spatiale n'a jamais été utilisé de manière opérationnelle. Dans le cas présent la rampe est refroidie par le kérosène qui y circule avant d'être réinjecté dans le réservoir. La pressurisation du réservoir est ainsi assurée sans avoir recours à de l'hélium ce qui allège la masse globale de l'étage. Les 12 moteurs-fusées FRE-2 fournissent une poussée totale de 45 tonnes avec une impulsion spécifique de 299 secondes[1],[3].
  • Le deuxième étage, d'un diamètre de 1,5 m. et d'une hauteur de 4,6 m[2], est propulsé par un moteur-fusée FRE-1. Cette variante du FRE-2 utilise une tuyère traditionnelle et fournit une poussée de 2,8 tonnes avec une impulsion spécifique de 325 secondes[1].
  • La coiffe a un diamètre interne de 1,47 mètres et une hauteur interne de 1,75 mètres[4].

Développement[modifier | modifier le code]

Firefly Alpha est développée par la société aérospatiale Firefly Space Systems créée en 2014 par un ingénieur ayant travaillé notamment chez SpaceX. Le siège de la société se trouve dans la banlieue d'Austin au Texas. Un premier test sur banc d'essais d'un prototype FRE-R1 (Firefly Rocket Engine Research 1) des moteurs qui seront utilisés sur le lanceur, a été conduit avec succès en septembre 2015[5]. Le premier vol du lanceur est planifié pour 2017. En octobre 2015 la NASA a annoncé qu'elle avait décidé de financer le développement du lanceur ainsi que celui de deux autres mini-lanceurs pour disposer d'une fusée adaptée à la mise en orbite des CubeSats. Firefly Space Systems doit recevoir 5,5 millions US$ pour réaliser un vol orbital de démonstration d'ici avril 2018[6].

En juin 2016 la société ne réussit à lever que 18 millions US$ sur les 38 millions espérés. A la suite du retrait en aout d'un des investisseurs européens, la société décide fin septembre 2016 d'arrêter son activité en mettant à pied ses 150 employés dans le cadre d'une mesure annoncée comme temporaire. En parallèle l'un des deux fondateurs de la société, Thomas Markusic, est accusé par son ancien employeur Virgin Galactic, qui développe un lanceur concurrent LauncherOne d'avoir utilisé des concepts propriétés de cette société en violant les règles de la propriété intellectuelle[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Firefly α », sur Firefly Space Systems, Firefly Space Systems (en) (consulté le 8 novembre 2015)
  2. a et b (en) « FIREFLY ALPHA PAYLOAD USER GUIDE », Rocket Labs USA, , p. 9
  3. (en) Lee Hutchinson, « Firefly Space Systems charges full-speed toward low Earth orbit », sur Ars technica, Ars Technica,
  4. (en) « FIREFLY ALPHA PAYLOAD USER GUIDE », Rocket Labs USA, , p. 14
  5. (en) Mike Wall, « New Firefly Rocket Engine Passes Big Test, Will Launch Small Satellites », sur space.com, , p. 14
  6. (en) Jason Davis, « NASA-sponsored SmallSats Get Dedicated Rides to Space », The Planetary Society,
  7. Stefan Barensky, « Extinction prématurée pour Firefly », Aerospatium,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]