SECOR

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SECOR type II
Un ingénieur de Ling-Temco-Vought faisant les ajustement finaux sur un SECOR type 1 sur la base de lancement de Wallops Flight Facility.

SECOR (en anglais : Sequential Collation of Range[1]) ou EGRS (en anglais : Electronic & Geodetic Ranging Satellite) est une série de satellites artificiels des Forces armées des États-Unis construits par Cubic Corporation (en)[2] utilisés pour effectuer des mesures géodésiques et déterminer avec précision l'emplacement de points à la surface de la Terre.

Historique[modifier | modifier le code]

Le concept de ce programme a été imaginé en 1954 par Cubic Corporation et validé ensuite par les services de l’United States Army. En 1961, avec le début de l'exploration spatiale, le programme est lancé et le premier tir a lieu en janvier 1962. Le projet est utilisé plus tard par les services de l’US Navy et de la United States Air Force.

Les expériences ont abouti aux systèmes Timation (en) et GPS Navstar[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Deux types de satellites d'une vingtaine de kilogrammes et ayant une durée de vie de un à trois ans sont construits, le prototype et le SECOR 5 sont de type I, sphériques et mesurant 50 cm de diamètre, similaires aux satellites GRAB, tous les autres sont de type II de forme cubique, ils mesurent 25,2 × 29,8 × 24,9 cm pour 18 kg[4].

Chaque satellite SECOR en orbite polaire basse entre 900 et 3 900 km d'altitude selon les missions[5] était relié à quatre stations au sol - trois à des points géographiques où les coordonnées avaient été relevées avec précision et une quatrième à l'emplacement dont les coordonnées devaient être localisées. Les ondes radio ont été envoyées des stations au sol par satellite et renvoyées par un transpondeur. La position du satellite à tout moment a été fixée par les plages mesurées des trois stations connues. En utilisant ces positions précisément établies comme base, des distances allant du satellite à la station inconnue ont été utilisées pour calculer la position de la station inconnue. Lors du survol des émetteurs par le satellite, qui devait durer environ 12 minutes, il était possible d'effectuer environ 48 000 mesures de distance.

SECOR a permis aux continents et aux îles d'être intégrés dans le même réseau mondial géodésique.

Historique des lancements[modifier | modifier le code]

Nom Date de lancement Identifiant COSPAR Masse (kg) Notes
SECOR 1 24 janvier 1962 1962-F02 SECOR type I, Échec
SECOR 1 11 janvier 1964 1964-001C 18 kg
SECOR 2 11 mars 1965 1965-017B 18 kg Échec partiel
SECOR 3 9 mars 1965 1965-016E 18 kg
SECOR 4 3 avril 1965 1965-027B 18 kg
SECOR 5 10 août 1965 1965-063A 24 kg SECOR type I
SECOR 6 9 juin 1966 1966-051B 17 kg
SECOR 7 19 août 1966 1966-077B 17 kg
SECOR 8 5 octobre 1966 1966-089B 17 kg
SECOR 9 29 juin 1967 1967-065A 20 kg
SECOR 10 18 mai 1968 1968-F04 Échec
SECOR 11 16 août 1968 1968-F07 37 kg Échec du tir d'une Atlas SLV-3[6]
SECOR 12 16 août 1968 1968-F07 37 kg Échec idem.
SECOR 13 14 avril 1969 1969-037B 20 kg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « SECOR (Sequential Collation of Range) », Internet Encyclopedia of Science
  2. (en) « History », https://www.cubic.com/ (consulté le 25 janvier 2019).
  3. « SECOR 1 - NSSDC ID: 1964-001C », NASA NSSDC
  4. (en) Robert H. Nichols, Geodetic SECOR satellites, U.S. Army Engineer Topographic Laboratories, , 32 p., PDF (lire en ligne), p. 8.
  5. (en) Robert H. Nichols, Geodetic SECOR satellites, U.S. Army Engineer Topographic Laboratories, , 32 p., PDF (lire en ligne), p. 25.
  6. (en) « Atlas Burner 2 » (consulté le 25 janvier 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]