Ionospheric Connection Explorer

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Ionospheric Connection Explorer
Description de l'image ICON and Airglow - Nighttime View.jpg.
Données générales
Organisation NASA, Université de Berkeley
Programme Explorer
Domaine Étude de la thermosphère
Statut développement
Autres noms ICON
Lancement 2017
Lanceur Pegasus
Durée 2 ans
Caractéristiques techniques
Masse au lancement ~300 kg
Orbite orbite basse
Altitude 555 km
Inclinaison 27°
Site [1]
Stratégie d'observation du satellite ICON.

Ionospheric Connection Explorer ou ICON est un satellite scientifique de la NASA dont le lancement est planifié en 2017 qui étudie les relations physiques entre la Terre et l'espace environnant. Son objectif est d'étudier simultanément l'incidence des phénomènes venant de l'espace (tempête solaire) et de la météorologie terrestre sur la région située aux limites de notre atmosphère et de l'ionosphère. Le satellite est développé par l'Université de Berkeley en Californie.

Contexte[modifier | modifier le code]

La région située à la limite de l'ionosphère et de l'atmosphère de la Terre est soumise à des variations de grande ampleur qui perturbent les systèmes spatiaux comme les GPS. On considérait jusqu'à récemment que l'ionosphère réagissait à la météorologie spatiale c'est-à-dire aux changements du régime du vent solaire (tempêtes solaires) déclenchés par le Soleil. Les missions spatiales TIMED et IMAGE ont démontré que l'ionosphère était également influencée par la météorologie terrestre. La mission d'ICON doit mesurer l'influence de ces deux phénomènes sur la région de l'espace qui nous environne[1].

Historique du projet[modifier | modifier le code]

ICON est une mission du programme Explorer de la NASA qui regroupe des missions scientifiques de l'agence spatiale américaine de faible cout. ICON est une mission de type EX caractérisée par un coût plafonné à 210 M US$ hors lancement. ICON est présélectionné en septembre 2011 parmi 22 propositions soumises en février de la même année[2]. Le la NASA annonce que le projet de satellite est sélectionné pour un lancement en 2016 en même temps que l'instrument GOLD[3]. Le satellite est développé par l'Université de Californie à Berkeley pour le compte de la division hélio-physique de la NASA[4]. Le satellite doit être lancé en novembre 2016.

Objectifs[modifier | modifier le code]

La mission doit déterminer[5] :

  • l'origine des variations très fortes affectant l'ionosphère et préciser les processus à l’œuvre
  • Le couplage de l'énergie et des déplacements de l'atmosphère de la Terre avec l'espace. Par exemple pourquoi l'environnement spatial est influencé par la saison des moussons?
  • Comment le vent solaire et les effets magnétosphériques modifient l'interface entre l'atmosphère et l'espace environnant. Pourquoi le plasma qui entoure la Terre devient aussi dense durant les tempêtes magnétiques ?

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

ICON est un satellite d'environ 300 kg reposant sur une plateforme LEOStar-2 développée par Orbital Sciences et déjà utilisée par plusieurs missions scientifiques dont NuSTAR. Il dispose de panneaux solaires déployables qui fournissent entre 400 et 500 Watts.

Instrumentation scientifique[modifier | modifier le code]

Le satellite embarque quatre instruments scientifiques :

  • l'interféromètre de Michelson MIGHTI (Michelson Interferometer for Global High-resolution Thermospheric Imaging) mesure la température et les vents de la thermosphère. La vitesse du vent est mesurée entre 90 et 300 km d'altitude de jour et entre 90 et 105 km d'une part et entre 200 et 300 km d'autre part de nuit. Ces mesures se font avec une résolution horizontale de 500 km. La température est mesurée entre 90 et 105 km[6].
  • Le système de mesure de vitesse des ions IVM (ion velocity meter) mesure la vitesse, la température et la densité des ions au voisinage du satellite. Il dérive de l'instrument CINDI installé sur le satellite C/NOFS[7].
  • Le télescope ultraviolet EUV (Extreme Ultra-Violet) doit mesurer la hauteur et la densité de l'ionosphère. Il dérive de l'instrument SPEAR emporté par le satellite STAT-1[8].
  • Le télescope ultraviolet FUV (Far Ultra-Violet) mesure la composition de l'atmosphère terrestre de jour et l'ionosphère la nuit. Il dérive de l'instrument FUV embarqué sur le satellite IMAGE[9].

Références et notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]