Phoenix (sonde spatiale)

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Phoenix
Description de cette image, également commentée ci-après

La sonde Phoenix sur Mars (concept)

Caractéristiques
Organisation NASA
Domaine Observation de Mars
Masse 670 kg
Lancement à 09:26:34 UTC
Lanceur Delta II 7925
Fin de mission
Durée 157 jours martiens
Durée de vie 90 jours martiens
Atterrissage 25 mai 2008
Programme Programme Mars Scout
Index NSSDC 2007-034A
Site http://phoenix.lpl.arizona.edu/
Principaux instruments
Robotic Arm bras robotisé
Robotic Arm Camera Caméra du bras robotisé
Surface Stereo Imager imageur stéréo
Thermal and Evolved Gas Analyzer analyseur de gaz
Mars Descent Imager caméra de descente
Microscopy, Electrochemistry, and Conductivity Analyzer analyseur microscopique et électrochimique
Meteorological Station station météorologique
La sonde spatiale Phoenix subit des tests avant son lancement.
Lancement de la sonde spatiale Phoenix le 4 août 2007.

Phoenix est une sonde spatiale américaine de la NASA qui s'est posée le sur le sol de la planète Mars dans la région de Vastitas Borealis près de la calotte polaire Nord. Phoenix est un atterrisseur fixe. Son objectif était d'analyser la composition du sol et d'étudier l'atmosphère pour répondre aux questions soulevées par la confirmation de la présence d'eau dans la calotte par l'orbiteur Mars Odyssey. Ses deux principaux objectifs seront d'étudier la présence dans le sol de molécules volatiles (eau et méthane en particulier) et organiques et de détecter des régions compatibles avec l'existence d'éventuelles formes de vie. Phoenix réutilise en grande partie des composants développés pour les missions abandonnées après les échecs de Mars Climate Orbiter et Mars Polar Lander. Phoenix est la première sonde spatiale du programme Mars Scout, rassemblant des missions martiennes à faible cout (420 millions de dollars soit 304 millions d'euros pour Phoenix) pour répondre rapidement à un objectif scientifique unique et organisée comme les missions du programme Discovery. Alors que la durée de sa mission avait été fixée à trois mois, l'engin spatial a survécu jusqu'au 2 novembre soit plus de cinq mois.

Contexte[modifier | modifier le code]

À la suite de l'échec des missions Mars Climate Orbiter et Mars Polar Lander, la NASA décide de mettre fin à son programme Mars Surveyor et de subdiviser ses missions martiennes en deux sous-ensembles. D'une part des missions au cout non plafonné et d'autre part des missions regroupées dans le programme Mars Scout qui reprennent le concept du programme Discovery : pour un cout modéré (325 millions US$ initialement) elles doivent être développées rapidement dans le but de répondre à un objectif unique avec une organisation simplifiée placée sous la responsabilité d'un scientifique (PI)[1]. L'appel à propositions pour la première mission, qui doit être lancée en aout 2007, est un succès : 24 missions comprenant des atterrisseurs, rovers, planeurs, pénétrateurs,... sont présentées par des universités et des centres de recherches. En juin 2001, 10 projets sont sélectionnés puis en décembre 2002, quatre missions sont retenues comme finalistes; SCIM, ARES, Marvel et Phoenix. La NASA retient cette dernière dont l'objectif est d'atterrir près du pôle nord de la planète et d'y mener des études sur la composition du sol et de l'atmosphère.

Phoenix reprend plusieurs composantes de la sonde Mars Surveyor dont le programme avait été annulé en 2001 à la suite de l'échec de la mission Mars Polar Lander (d'où son nom qui fait référence au Phénix, l'oiseau fabuleux qui renaît de ses cendres).

Objectifs scientifiques[modifier | modifier le code]

Dirigé par l'Université d'Arizona, le programme s'inscrit dans la ligne des priorités de l'agence spatiale américaine pour l'exploration de Mars : rechercher de l'eau ou plus exactement - selon un communiqué officiel - « enquêter sur l'histoire de l'eau liquide qui a pu exister dans l'arctique martien aussi récemment qu'il y a seulement 100 000 ans ». À terme, ce sont les traces d'une vie microbienne qui sont recherchées, objectif mis de côté lors du programme Viking, dans les années 1970, qui était d'autant moins adapté à déceler les organismes extrémophiles que ceux-ci étaient alors méconnus. De même, à la différence de Pathfinder, en 1997, mais aussi de Spirit et Opportunity, qui sont toujours en activité en 2008, Phoenix se voit confier une mission d'exobiologie: un bras robotique doit fouiller le pergélisol jusqu'à 50 cm de profondeur, y prélever des échantillons puis les faire analyser par un mini-laboratoire embarqué à bord. Le but : déterminer si de l'eau liquide a été présente sur Mars il y a 100 000 ans et si des microbes ont pu s'y développer. Les scientifiques envisagent que des colonies microbiennes particulièrement résistantes puissent toujours exister, « dormantes » dans le sous-sol et attendant de meilleures conditions, comme c'est le cas sur Terre où l'on a retrouvé des bactéries extrêmophiles capables de rester en sommeil durant des millions d'années. La découverte de tels organismes ne constitue cependant pas le seul objectif de la mission. L'atterrisseur est également chargé d'étudier la météorologie de la planète en observant l'atmosphère martienne jusqu'à 20 km d'altitude.

La NASA a énoncé 8 objectifs à atteindre pour qualifier la mission de succès complet [2] :

  1. Réussir un atterrissage en douceur dans des conditions garantissant une production d'énergie électrique suffisante,
  2. Réaliser un panorama à 360° en vraies couleurs du site d’atterrissage,
  3. Obtenir des spectres étalonnés de trois emplacements distincts de la surface de Mars comprenant à la fois des roches et du sol,
  4. Effectuer des relevés de température et de pression pendant toute la durée de la mission de manière à déterminer les principales caractéristiques de l'atmosphère,
  5. Fournir des échantillons du sol aux instruments TEGA et MECA prélevés à deux niveaux de profondeur distincts,
  6. Analyser avec TEGA au moins trois échantillons de sol de manière à déterminer la proportion de H2O stockée y compris sous forme de minéraux hydratés et de glace. Effectuer une analyse d'un échantillon de l'atmosphère avec le spectromètre de masse,
  7. Analyser avec l'instrument MECA trois échantillons de sol pour en déterminer la chimie hydratée. Analyser également trois échantillons à l'aide du microscope,
  8. Fournir le contexte des 8 échantillons analysés avant et après prélèvement en réalisant des photos.

Sélection du site[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques de la sonde spatiale Phoenix lui permettent d'atterrir dans une région comprise entre les latitudes 35° et 72° Nord. Comme pour les rovers MER, la sélection du site d'atterrissage est réalisée après plusieurs ateliers réunissant scientifiques et ingénieurs destinés à identifier les sites les plus intéressants tout en prenant en compte les contraintes techniques. Quatre régions s'étendant sur 20° en longitude et 7° en latitude ont été présélectionnées mais dès le premier atelier (décembre 2004), la région centrée sur la longitude 130° E est la favorite. La région est plate, comporte peu d'obstacles (rochers) et surtout comporte une bonne couche de sol au-dessus de la glace. À la suite de sa sélection, la région fait l'objet d'une campagne de reconnaissance photographique à l'aide de la caméra à haute définition HiRISE de l'orbiteur MRO qui s'achève en octobre 2006. Les images prises avec une résolution de 30 cm révèlent qu'en fait la région est couverte de rochers qui constituent un risque. En utilisant des images fournies par l'instrument THEMIS de Mars Odyssey pour une première sélection grossière puis HiRISE pour affiner les caractéristiques du terrain, trois zones d'atterrissage sont identifiées en janvier 2007 dont une se détache particulièrement et est retenue [3].

Caractéristiques techniques de la sonde spatiale[modifier | modifier le code]

La sonde reprend plusieurs caractéristiques de Mars Surveyor, mission arrêtée en cours de développement en 2000 après l'échec de Mars Polar Lander, qui s'est écrasée sur Mars en 1999. Il embarque une série d'instruments, hérités de ces deux engins mais modifiés pour la mission.

Les composants de la sonde spatiale : 1 = bouclier thermique, 2 = Radar atterrissage, 3 = Atterrisseur, 4 = Bouclier arrière, 5 = Étage de croisière

La sonde spatiale d'une masse de 670 kg comprend trois sous-ensembles : l'étage de croisière, l'étage de descente et l'atterrisseur pesant environ 350 kg. La sonde spatiale emporte 55 kg d'instruments scientifiques.

L'étage de croisière[modifier | modifier le code]

L'étage de croisière prend en charge le transit entre la Terre et Mars. Il fournit l'énergie nécessaire aux systèmes de vol (ordinateur de bord, moteurs pour les changements de trajectoire etc.) pendant toute la durée du voyage Terre-Mars. Pourvu de deux panneaux solaires, l'étage de croisière mesure 2,64 mètres de diamètre et 1,74 mètre de hauteur. Il est largué sept minutes avant le début de l'entrée dans l'atmosphère.

L'étage de descente[modifier | modifier le code]

L'étage de descente prend en charge la dernière phase du voyage : il assure la protection thermique durant la rentrée atmosphérique puis assure le freinage de la sonde jusqu'au sol à l'aide d'abord d'un parachute puis d'un ensemble de rétrofusées.

L'atterrisseur[modifier | modifier le code]

L'atterrisseur constitue la charge utile de la sonde spatiale. Il se présente sous la forme d'une plateforme de 1,5 mètres de diamètre pesant 350 kg sans sa charge utile (les 55 kg d'instruments scientifiques). En forme de décagones réguliers, ses deux panneaux solaires alimentent des batteries lithium-ion. Ils sont déployés juste après l'atterrissage. L'ensemble mesure alors environ 5,5 mètres de long sur 1,5 mètre de large.

Atterrisseur : 1 = Panneau solaire, 2 = Bras télécommandé, 3 = caméra du bras, 4 = Caméra SSI, 5 = Station météorologique MET, 6 = Caméra de descente MARDI, 7 = Laboratoire MECA, 8 = Analyseur de gaz TEGA

Les instruments scientifiques[modifier | modifier le code]

D'une masse totale de 55 kilogrammes, les instruments de Phoenix sont les plus avancés jamais posés sur Mars, notamment un petit four où les échantillons sont chauffés de façon à déterminer l'évolution de leurs caractéristiques en fonction de la température.

Le bras robotisé (R.A.)[modifier | modifier le code]

Bras robotisé de la sonde Phoenix

Le bras robotisé (en anglais Robotic Arm)[4]. Instrument réalisé par le Jet Propulsion Laboratory.

Construit en alliage de titane et d'aluminium et long de 2,35 mètres, le bras robotique permet à Phoenix de creuser dans le sol jusqu'à 50 centimètres de profondeur au moyen d'une petite pelle fixée à son extrémité, d'y récolter des échantillons et de les transférer vers d'autres instruments en vue d'être analysés. Il dispose de quatre degrés de liberté, et peut exercer une force de 80 newtons.

La caméra du bras robotisé (R.A.C.)[modifier | modifier le code]

La caméra du bras robotique de Phoenix

La caméra du bras robotisé (en anglais Robotic Arm Camera)[5]. Instrument réalisé par l'Université d'Arizona et l'Institut Max Planck.

La caméra du bras robotique était montée à son extrémité. Une multitude de petites LED de couleurs permettaient de prendre des images avec un éclairage rouge, bleu ou vert. La lentille était protégée de la poussière par un cache transparent amovible. Cette caméra a réalisé des images des échantillons collectées par la pelle à partir du sol. Elle n'a finalement pas réalisé d'image des parois des tranchées creusées par le bras, ni pu être déplacée à proximité de roches voisines pour examiner leur texture.

L'imageur stéréo (S.S.I.)[modifier | modifier le code]

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L'imageur stéréo (en anglais Surface Stereo Imager)[6]. Instrument réalisé par l'Université de l'Arizona.

L'instrument SSI a constitué les yeux de l'atterrisseur. Héritée des sondes Mars Pathfinder et Mars Polar Lander, mais améliorée grâce à des capteurs haute résolution similaires à ceux des astromobiles américains Spirit et Opportunity, la caméra SSI a pu prendre des images stéréoscopiques en couleurs du site d'atterrissage, pratiquement à hauteur d'homme (2 mètres au-dessus de la surface martienne).

Des roues à filtres ont permis à la caméra d'observer dans 12 longueurs d'ondes différentes (du violet au proche infrarouge) le sol, le ciel et le soleil. Les panoramas réalisés ont permis de caractériser la géologie du site d'atterrissage, d'identifier les minéraux des roches et du sol, et de réaliser des cartes permettant de définir les déplacements du bras robotique. En se tournant vers le ciel, la caméra a pu étudier les nuages constitués de cristaux de glace d'eau ainsi que la poussière en suspension dans l'atmosphère martienne (en jaugeant l'atténuation de la lumière du soleil par les particules de poussière).

L'analyseur de gaz (T.E.G.A.)[modifier | modifier le code]

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L'analyseur de gaz (en anglais Thermal and Evolved Gas Analyzer)[7]. Instrument réalisé par l'université d'Arizona et par l’université du Texas.

Cet instrument original, qui combine des petits fours et un spectromètre de masse, a eu pour tâche d'analyser les échantillons de sol et de glace collectés par le bras robotique. Le TEGA de Phoenix est similaire à l'appareil du même nom embarqué sur la sonde Mars Polar Lander, et s'est livré aux premières recherches de composés organiques depuis les sondes Viking en 1976.

Le bras robotique a commencé par creuser une petite tranchée de quelques centimètres dans le sol. Un échantillon fut prélevé, photographié par la caméra du bras robotique puis déposé dans l'un des 8 fours du TEGA (leur taille est approximativement celle d'une petite cartouche d'encre). Une diode LED a servi à confirmer qu'un échantillon de sol a bien été délivré. L'échantillon fut alors porté à très haute température (environ 1 000 °C), et ce de manière progressive. Bien qu'alimenté uniquement par des panneaux solaires, le TEGA a pu atteindre une telle température, car la masse de l'échantillon à chauffer était très faible (100 milligrammes environ).

Lors du chauffage progressif, le sol a libéré de l'eau et du CO2, ainsi que diverses substances volatiles emprisonnées dans différents minéraux. L'identification des substances volatiles s'est effectué grâce à un spectromètre de masse très sensible, qui a pu mesurer précisément la masse (et donc la nature), ainsi que la concentration des substances libérées au cours du chauffage. Une fois utilisé, un four ne pouvait plus servir. Le TEGA devait aussi jouer le rôle d'un calorimètre, étant donné que l'énergie à fournir pour porter les fours à une certaine température était contrôlée. En tout et pour tout, le TEGA devait analyser 8 échantillons de sol.

La caméra de descente (Mar.D.I.)[modifier | modifier le code]

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La caméra de descente (en anglais Mars Descent Imager)[8]. Instrument réalisé par Malin Space Science Systems.

L'instrument MARDI est une caméra dont l'objectif était d'acquérir des images grand angle et en couleurs du site d'atterrissage lors de la descente vers la surface martienne, un peu comme la caméra DIMES des astromobiles Spirit et Opportunity. MARDI devait entrer en fonctionnement juste après l'éjection du bouclier thermique, et prendre 20 images de la région située en dessous d'elle. Grâce à ces données, les scientifiques devaient être à même de caractériser géologiquement le site d'atterrissage et de construire un modèle numérique en 3D de l'endroit où Phoenix allait travailler. Malheureusement, une erreur de programmation devait forcer les ingénieurs de la NASA à déprogrammer la caméra. Aucun cliché ne fut donc pris lors de la descente.

L'analyseur microscopique et électrochimique (M.E.C.A.)[modifier | modifier le code]

A prototype wet chemistry beaker.jpg

L'analyseur microscopique et électrochimique (en anglais Microscopy, Electrochemistry, and Conductivity Analyzer) est un Instrument réalisé par le Jet Propulsion Laboratory, l'Université de Neuchâtel et l'Université de l'Arizona[9].

L'expérience MECA est un véritable petit laboratoire destiné à analyser de nombreuses propriétés du sol martien. Elle s'organise autour de trois instruments :

Le laboratoire comprenait quatre petits béchers où avaient lieu les mesures. Après qu'un échantillon de sol était collecté par le bras robotique et déversé dans le bécher, ce dernier était mélangé à une solution, puis agité, et ce durant une journée environ. Des électrodes mesuraient la présence et la concentration de différents solutés. L'expérience se terminait avec l'ajout de deux pastilles réactives. La première pastille libérait de l'acide pour détecter d'éventuels carbonates et mesurer des espèces uniquement solubles en milieu acide. La seconde pastille devait permettre de détecter des sulfates et des molécules oxydantes.

  • Le second instrument était un ensemble de deux microscopes, qui devaient étudier les particules de sol à différents grossissements.
    • Le premier microscope, un microscope optique comme il en existe dans toutes les salles de TP, possédait une résolution de 4 microns par pixel. Des diodes électroluminescentes colorées (rouge, verte, bleue et ultraviolet) éclairaient les échantillons, ce qui permettait de faire ressortir les différents constituants du sol (particules minérales, glace d'eau, etc.).
    • Le second microscope était plus impressionnant que le premier : c'était un microscope à force atomique. Contrairement aux microscopes optiques ou électroniques, un microscope à force atomique n'étudie pas la matière en la voyant, mais plutôt en la touchant. Le principe d'un microscope à force atomique est assez simple : l'appareil utilise un capteur extrêmement petit (que les spécialistes appellent des pointes) pour sentir la surface d'un échantillon et en construire une représentation en 3D très précise. Baptisé FAMARS, ce microscope à force atomique devait permettre d'étudier le sol à l'échelle nanométrique, et devait observer des particules aussi petites que 10 nm. L'instrument comportait huit petites pointes attachées à des leviers très flexibles. Si un capteur était contaminé ou endommagé durant la mesure, un autre pouvait prendre sa place. Lorsque les huit capteurs étaient utilisés, le microscope à force atomique ne pouvait plus fonctionner. FAMARS fut le premier microscope à force atomique jamais envoyé sur Mars.

Avant d'être examinés par les microscopes optiques et à force atomique, les échantillons collectés par le bras robotique étaient déposés sur un porte-échantillon d'un genre particulier : une roue mobile portant 69 substrats différents, depuis des aimants jusqu'à des plaques collantes, des plaquettes pour déterminer la dureté, des fragments de textiles et de métaux, etc. Ce système permettait de générer différentes interactions entre les particules de sol et les substrats.

  • Le dernier instrument du package MECA était une sonde permettant d'étudier la conductivité thermique et électrique du sol. Celle-ci était fixée sur la pelle du bras robotique et était enfoncée dans la tranchée creusée par le bras robotique.

L'expérimentation MECA était auparavant montée sur la sonde Mars Surveyor 2001. L'un des objectifs de cette mission était de préparer la venue de l'homme sur Mars, en déterminant les dangers potentiels de la surface martienne. Le package MECA devait notamment servir à caractériser la poussière, identifier les interactions indésirables avec les hommes et les systèmes électroniques (adhésion, abrasion, corrosion, toxicité, obstruction, radiations, courts-circuits) et permettre le design des systèmes d'habitations et des combinaisons spatiales pour les sorties extravéhiculaires (EVA). Il n'est pas certain que ces objectifs, décrits en détail ici, soient encore d'actualité, et ce malgré le projet d'exploration spatiale du président George Bush visant un retour sur la Lune et une exploration humaine de la planète rouge. Le seul objectif lié aux missions habitées semble être l'étude de la teneur en eau du sol par spectrométrie à neutrons, qui pourrait alors être extraite et utilisée par l'équipage.

La station météorologique (M.E.T.)[modifier | modifier le code]

Phoenix MET telltale Sol 2 cropped part gamma 4.01.png

La station météorologique (en anglais Meteorological Station)[10]. Instrument réalisé par l'Agence spatiale canadienne.

L'ensemble météorologique, fourni par le Canada, comprenait des capteurs de pression et de température, ainsi qu'un Lidar, un instrument similaire à un radar mais utilisant des brèves émissions de lumière laser en lieu et place de impulsions d'ondes radio. Ce fut la première fois qu'une station météorologique renvoya des données depuis la région polaire nord de Mars.

La majorité des capteurs de température étaient montés sur un mât de 1,2 mètre de hauteur. Les capteurs de pression étaient quant à eux logés à l'intérieur de l'atterrisseur. Le système météorologique recueillit également les données provenant des thermocouples rivetés sur le bras robotique.

Le Lidar se trouvait au-dessus du corps de l'atterrisseur et servi à étudier les aérosols atmosphériques ainsi que les nuages de glace. Son fonctionnement est un peu similaire à celui du radar. Il émet des impulsions d'énergie et détecte leur écho lorsqu'elles sont réfléchies par différents obstacles. Contrairement au radar, le Lidar n'émet pas d'ondes radio, mais des impulsions de lumière laser (2 500 impulsions de lumière par seconde dans le proche infrarouge). Une diode laser envoya des flashs lumineux dont le retour fut chronométré de manière à localiser et à caractériser les nuages de glace et la poussière dans l'atmosphère martienne sur une courte distance (2 à 3 kilomètres). L'objectif principal de cet instrument était de déterminer la quantité de poussière en suspension dans l'atmosphère au-dessus du site d'atterrissage.

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Atterrissage de la sonde Phoenix (vue d'artiste)
Phoenix, vu par Mars Reconnaissance Orbiter, suspendu à son parachute pendant sa traversée de l'atmosphère martienne

Le lancement et le transit vers Mars[modifier | modifier le code]

La fenêtre de lancement s'étend sur 22 jours entre les 3 et 24 août 2004. Le 4 août à 9 h 26 min 34 s UTC, Phoenix est lancée de Cap Canaveral par une fusée Delta II 7925[11]. La sonde spatiale est placée sur une trajectoire très précise et la manœuvre de correction exécutée le 10 août ne nécessite un delta-V que de 18 m/s. Le 10 avril 2008, les propulseurs de la sonde spatiale sont utilisés durant 35 secondes afin de corriger sa trajectoire de manière à ce que l'atterrissage ait lieu dans une zone baptisée Green Valley. Celle-ci a été choisie parce qu'elle comporte la plus forte concentration d'eau en dehors des calottes polaires[12].

L'atterrissage[modifier | modifier le code]

Les orbites de Mars Odyssey, Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Express ont été modifiées pour que ces sondes spatiales puissent observer Phoenix durant sa rentrée dans l'atmosphère de Mars et son atterrissage. En cas d'échec de la mission, la présence de ces trois orbiteurs doit permettre à la NASA de récupérer suffisamment de données pour comprendre ce qui s'est passé et si l’atterrissage se déroule bien les mesures effectuées doivent permettre d'optimiser cette phase pour les futures sondes spatiales[13]. MRO parvient à photographier Phoenix suspendu sous son parachute. C'est la première fois qu'un engin spatial parvient à en photographier un autre durant sa descente vers le sol.

Après un voyage de 10 mois et de 679 millions de kilomètres, l'engin spatial arrive aux abords de Mars le . La phase d'atterrissage débute lorsque la sonde spatiale pénètre dans les couches supérieures de l'atmosphère, à environ 125 kilomètres d'altitude à une vitesse supérieure à une vitesse de 5,8 km par seconde (21 000 km/h). La descente dure environ 7 minutes. La sonde spatiale décélère fortement protégée par son bouclier thermique de la chaleur générée par le frottement. Le parachute est ouvert avec un retard inexpliqué de 7 secondes tandis que le bouclier thermique, devenu inutile, est largué. Peu après, Phoenix active son radar altimétrique pour assurer la phase finale de sa descente. Tout comme Viking 1 et Viking 2 (en 1976) mais contrairement à Mars Pathfinder (en 1997) et aux rovers Spirit et Opportunity (en 2004), Phoenix n'utilise pas d'airbags pour atterrir mais des rétrofusées. À 900 mètres de la surface, il largue son parachute puis entame une chute libre qu'il freine en utilisant ses douze rétrofusées, réduisant ainsi sa vitesse finale à 2,4 m/s.

L'atterrissage a lieu à 23h 38 UTC. Phoenix est le sixième engin spatial à se poser en douceur sur le sol martien[14]. La sonde spatiale s'est posée comme prévu dans la région de Vastitas Borealis près de la calotte polaire Nord (68° de latitude nord et 233° de longitude est) où de vastes stocks de glace ont été détectés sous la surface par les sondes orbitales. Il s'agit d'une plaine totalement dépourvue de blocs rocheux et dont la température avoisine les –100 °C. L'inclinaison de la sonde spatiale par rapport à l'horizontale n'est que de 7 secondes. Phoenix s'est posé à environ 25 km du centre de la zone d'atterrissage prévue. Le signal radio confirmant l'atterrissage est reçu sur Terre à 23h 53 UTC, après un délai de transmission de 15 minutes[15].

Les opérations au sol[modifier | modifier le code]

Déploiement et mise en marche des instruments[modifier | modifier le code]

Panneau solaire de la sonde Phoenix et bras robotique de l'atterrisseur avec un échantillon dans le godet.

Dans l'hémisphère nord de Mars c'est la fin du printemps. Le solstice d'été est prévu le 25 juin. Dans cette région située à une latitude élevée (> 68°) le Soleil ne se couche jamais : le premier coucher de Soleil est prévu début septembre. Les panneaux solaires sont déployés 15 minutes après l'atterrissage pour donner le temps à la poussière de se déposer. Les panneaux solaires doivent permettre d'une part, de fournir de l'énergie aux instruments scientifiques et aux équipements du bord, mais également de réchauffer la sonde lui permettant de résister au froid ambiant. Les premières images sont envoyées deux heures le temps que les panneaux solaires commencent à recharger les batteries de l'atterrisseur.

Le lendemain (sol 2)[16], divers instruments sont déployés, dont le bras robotisé. Le 30 (sol 3), la caméra située à l'extrémité du mât télescopique articulé observe le sol entre les pieds de la sonde[17] : le souffle des rétrofusées ayant permis l'atterrissage a soulevé le sable, mettant à nu un matériau dur et clair, présentant localement des mini-cavités arrondies. Il s'agit vraisemblablement d'une plaque de glace.

Peu après se mettent en place le mât météorologique et la caméra stéréo, qui transmettent les premières images du site. Le paysage est le moins spectaculaire découvert sur Mars : uniformément plat, recouvert de petits cailloux et de sillons formant des structures polygonales qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Déjà repérés par les sondes orbitant autour de Mars, ces polygones sont provoqués par l'alternance du gel et du dégel en cette région polaire[18].

Exécution des expériences[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs ayant vérifié que tous les systèmes répondent normalement, le 2 juin (sol 5), le bras robotisé creuse une tranchée pour amener des échantillons dans les mini-laboratoires. On peut constater qu'une partie du sable reste accrochée à la pelle, ce qui laisse supposer qu'il est légèrement humide[19]. Le 6 (sol 9), Phoenix approfondit cette première tranchée (baptisée d'abord Knave of Hearts puis Dodo) et observe, au fond, une substance très claire[20]. Une deuxième tranchée (Baby bear) est ensuite creusée à droite de la première[21]. Du 8 au 11 (sols 11 à 14), l'un des huit mini-fours, couplé à l'analyseur TEGA (Thermal and Evolved-Gas Analyzer) est rempli. Le 11, le bras robotisé livre au microscope des particules. Elles ont été extraites du sol grâce à un adhésif au silicone sur lequel elles restent collées. Les premiers résultats sont publiés le 12. Le 13 (sol 16), Phoenix creuse une nouvelle tranchée près des deux précédentes, de 35 cm de long, 22 cm de large et 8 cm de profondeur. L'ensemble sera appelé Dodo-Goldilocks. La substance blanche qui affleure sous le sol pulvérulent orange est toujours présente. Le 17 (sol 20), Phoenix creuse une nouvelle tranchée, Snow White, au centre de l'un de ces polygones qui caractérisent le sol.

Les 18 et 19, des problèmes de saturation de la mémoire informatique font perdre des données d'imagerie : celles concernant les résultats de la première analyse, grâce au mini-four TEGA, sont perdues. Le 20, la NASA publie deux images de Dodo-Goldilocks prises exactement avec le même angle de prise de vue et le même éclairement. Elles ont été prises respectivement les 15 et 19 juin. La substance blanche visible au fond de cette triple tranchée semble avoir légèrement diminuée. Le fait qu'elle se soit sublimée au fil de ces quatre jours exclut une nature saline. Les scientifiques en concluent qu'il s'agit de glace carbonique. Le 31 juillet (sol 34), cette hypothèse est confirmée grâce à l'analyse d'un échantillon prélevé et qui émet de la vapeur au contact de la chaleur.

Durant toute sa période de vie, Phoenix creuse d'autres tranchées (La Mancha, Neverland, Cupboard, Pet Donkey...) (cf. la photo de Cupboard au sol 79 [22]), ce qui l'oblige à déplacer plusieurs quantités de terre (cf. la photo prise au sol 134 montrant un tas de cailloux résultant de la tranchée Pet Donkey[23]).

Ses activités se poursuivent durant plusieurs semaines, révélant la venue d'un hiver qui va mettre fin à ses activités (cf. par exemple une photo prise au sol 144 montrant le givre recouvrir la tranchée Snow White [24]). La sonde transmet sa dernière image durant le sol 151 : on y voit une fine couche de givre recouvrir l'ensemble du paysage[25].

Fin de la mission[modifier | modifier le code]

L'hiver martien est très rigoureux, principalement à cause d'une importante baisse du niveau d'éclairage reçu à la surface de la planète. Les panneaux solaires ne pouvant plus fournir assez d'énergie à la sonde pour lui permettre de fonctionner et d'alimenter ses systèmes de préservation (chauffage pour protéger les instruments du froid), ses jours sont comptés. Le 2 novembre, elle envoie un dernier signal à la Terre.

Elle est depuis considérée officiellement comme perdue, bien qu'un « mode Lazare », permettant de redémarrer l'électronique de la sonde au terme de l’hiver martien, ait été prévu[26],[27].

Courant 2010, la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter prend depuis l'orbite une photo du site d'atterrissage de Phoenix qui montre que celle-ci a perdu un panneau solaire. Celui-ci s'est probablement détaché sous le poids de la glace. La sonde spatiale est totalement sombre et est donc probablement recouverte de poussière[28].

Résultats scientifiques[modifier | modifier le code]

Différentes photographies réalisées par Phoenix ont montré la disparition d'une matière blanche contenue dans une tranchée creusée par le bras robotisé de la sonde. La NASA a affirmé que cette matière est de la glace d'eau qui s'est sublimée à la suite de son exposition au soleil[29].

Le , la présence d'eau gelée dans le sol martien du pôle nord est confirmée, grâce à l'analyse d'un échantillon prélevé par le bras robotique de Phoenix, relevant des vapeurs dégagées par la chaleur. L'existence de cette glace d'eau était déjà connue grâce aux observations de Mars Odyssey et de Phoenix réalisées en juin 2008[30].

Sur le plan météorologique, Phoenix a permis d'observer qu'à chaque printemps, une masse importante de glace polaire se sublime et forme des nuages de glace. L'atterrisseur a fourni des données sur la formation, la durée et le mouvement des nuages, du brouillard et autres tempêtes de poussières. Il a également fourni des informations précieuses sur la vitesse du vent en surface[31].

En revanche, les analyses des échantillons de sol n’ont pas retourné de résultat positif concernant la présence de matière organique[32].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)[PDF](en) « Vision and Voyages for Planetary Science in the Decade 2013-2022 », Conseil National de la Recherche américain,‎
  2. Mission Design Overview for the Phoenix Mars Scout Mission 2007, p. 6
  3. Mission Design Overview for the Phoenix Mars Scout Mission 2007, p. 8-9
  4. The University of Arizona: Robotic Arm (RA)
  5. The University of Arizona: Robotic Arm Camera (RAC)
  6. The University of Arizona: Stereo Imager (SSI)
  7. The University of Arizona: Thermal Evolved Gas Analyzer (TEGA)
  8. The University of Arizona: Mars Descent Imager (MARDI)
  9. The University of Arizona: Mars Environmental Compatibility Assessment (MECA)
  10. The University of Arizona: Meteorology Suite (MET)
  11. The University of Arizona: NASA Selects UA 'Phoenix' Mission to Mars, 4. August 2003
  12. « Une semaine dans l'air & le cosmos », Air et Cosmos, no 2121,‎ , p. 7 (ISSN 1240-3113)
  13. La sonde Phoenix surveillée par ses consœurs pour son atterrissage
  14. Après Viking 1 et Viking 2 en 1976, Pathfinder en 1996, Spirit et Opportunity en 2004
  15. AFP Agence France-Presse : La sonde américaine Phoenix a atterri sans encombre sur Mars, le 26 mai 2008.
  16. Un sol correspond à un jour martien, soit 24 heures et 39 minutes
  17. http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/695/category/65
  18. vue d'ensemble : http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/739/category/65; vue de détail : http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/734/category/65
  19. http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/764/category/65
  20. http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/820/category/65
  21. http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/793/category/65
  22. http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/815/category/65
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  24. http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_images/picture.php?/785/category/65
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  26. (fr) http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/sur-mars-phoenix-est-a-lagonie-au-seuil-de-lhiver-arctique_16985/ Sur Mars, Phoenix est à l’agonie au seuil de l'hiver arctique, Futura Sciences, 11 octobre 2008
  27. (en) « Fin des communications avec Phoenix », sur http://www.nasa.gov,‎ (consulté en )
  28. http://www.jpl.nasa.gov/news/news.cfm?release=2010-175
  29. Disappearing Ice In Color, le 20 juin 2008
  30. (fr) « La Nasa confirme la présence d'eau sur Mars », sur http://phoenix.lpl.arizona.edu,‎ (consulté en )
  31. Sur Phoenix était installé un "capteur de vent", en l'occurrence une petite balle accrochée au bout d'un fil. L'inclinaison du fil donnait la vitesse du vent, tandis qu'un miroir situé sous la balle donnait la direction du vent. Une vidéo permet de voir ce système en fonctionnement : http://orbitmars.futura-sciences.com/galerie_missions/img/wind1.gif
  32. http://orbitmars.futura-sciences.com/mars-actu-suite.php?id_news=328

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paolo Ulivi et David M. Harland, Robotic exploration of the solar system : Part 4 : the Modern Era 2004-2013, Springer Praxis,‎ , 567 p. (ISBN 978-1-4614-4811-2)
  • (en) Barry Goldstein et Robert Shotwell, « Phoenix – The First Mars Scout Mission », IEEEAC,, ,, no #1579,,‎ , p. 17 (ISSN 1-4244-1488-1,, lire en ligne)
    Déroulement du projet
  • (en) Mark D. Garcia et Kenneth K. Fujii, « Mission Design Overview for the Phoenix Mars Scout Mission », AAS,, ,, vol. 07, no 247,,‎ , p. 15 (ISSN ,, lire en ligne)
    Déroulement du projet
  • (en) P.H Smith et all, « Introduction to special section on the Phoenix Mission: Landing Site Characterization Experiments, Mission Overviews, and Expected Science », JOURNAL OF GEOPHYSICAL RESEARCH,, ,, vol. 113, no E00A18,‎ , p. 16 (ISSN ,, DOI 10.1029/2008JE003083, lire en ligne)
    Présentation du projet, des expériences embarquées et des résultats attendus
  • (en) Jim Taylor et Stan Butman et all, « Phoenix Telecommunications », DESCANSO Design and Performance Summary Series,, NASA/JPL,, no ,,‎ , p. 138 (ISSN ,, lire en ligne)
    Description détaillée des équipements de télécommunications
  • (en) « Phoenix Launch Mission to the Martian Polar North », ,, NASA/JPL,, no ,,‎ , p. 48 (ISSN ,, lire en ligne)
    Présentation pour la presse de la mission dans le cadre du lancement de Phoenix
  • (en) « Phoenix Landing Mission to the Martian Polar North », ,, NASA/JPL,, no ,,‎ , p. 47 (ISSN ,, lire en ligne)
    Présentation pour la presse de la mission dans le cadre de l'atterrissage sur Mars de Phoenix

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]