Rocket Lab

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Rocket Lab
logo de Rocket Lab
Logo de Rocket Lab.
illustration de Rocket Lab
Rocket Lab Launch Complex 1 en Nouvelle Zélande (Septembre 2016)

Création 2006[1]
Fondateurs Peter Beck[1]
Forme juridique Société à capitaux privésVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Huntington Beach
Drapeau des États-Unis États-Unis
Directeurs Peter Beck (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Astronautique
Produits Electron
Effectif 200 personnes (fin 2017)
Site web www.rocketlabusa.com

Rocket Lab est une société aérospatiale américaine d'origine néo-zélandaise spécialisée dans les fusées de petite charge.

Historique[modifier | modifier le code]

Pour capter une clientèle majoritairement américaine (DARPA, Aerojet Rocketdyne et Lockheed Martin) la société a installé officiellement son siège à Los Angeles en 2013, le site de conception et de fabrication restant en Nouvelle-Zélande[2] jusqu’en début 2017 et l’ouverture d'un site de 14 000 m2 réunissant le site d'assemblage et son siège social au 14520, Delta Lane au Huntington Beach en Californie à cette date[3].

Le plan d'affaires de Rocket Lab n'est pas d'être meilleur marché mais de proposer des lancements fréquents pour résoudre l'embouteillage actuel. Dans les années 2010, les sociétés voulant mettre un petit satellite dans l'espace doivent trouver une place secondaire sur un grand lanceur qui sont réservées avant tout aux satellites chers et volumineux. Les petits lanceurs veulent donc réduire le délai d'attente à six mois au lieu de 18 ou 24 mois, voire davantage, chez les grands. Les clients sont prêts à payer cher ce service express : environ 40 000 dollars/kg chez Rocket Lab, contre moins de 3 000 chez SpaceX[4].

Après un échec partiel de mise en orbite avec sa fusée Electron au printemps 2017, Rocket Lab commence 2018 par un succès lors de son second test d'Electron le 21 janvier. Cette dernière a mis en orbite trois petits satellites de format CubeSat[5]. Rocket Lab suscite la colère des astronomes en mettant en orbite parmi ces CubeSat "Humanity star" : une fausse étoile qui deviendra l’un des objets les plus lumineux du ciel grâce à ses panneaux réfléchissants[6]. Cette boule de miroirs est retombée sur Terre le 22 mars 2018[7].

Le premier tir commercial eu lieu le 11 novembre 2018, mettant en orbite 6 cubeSat[8].

Installations de lancement[modifier | modifier le code]

Rocket Lab a construit en 2016 une base de lancement en Nouvelle-Zélande dans la péninsule de Mahia sur l'île du Nord sur la cote de l'Océan Pacifique qui a été inauguré le 26 septembre 2016. Le Rocket Lab Launch Complex 1 (en) permet d'effectuer des tirs permettant d'atteindre toutes les orbites pertinentes pour la clientèle visée en particulier l'orbite héliosynchrone utilisée par les satellites d'observation de la Terre.

Le site de lancement comprend une station de poursuite, un hangar permettant l'assemblage du lanceur et un pas de tir. Le lanceur est transporté depuis le bâtiment d'assemblage à l'horizontale suspendu à un véhicule combinant le mât érecteur et la plateforme de tir puis redressé à la verticale une fois le pas de tir atteint. Le centre de contrôle de mission se trouve dans la capitale néo-zélandaise Auckland, à environ 500 km de la base de lancement.

Rocket Lab prévoit de créer une ligne de fabrication et des installations de lancement également aux États-Unis. En juillet 2018, 4 sites de lancements ont été pré-sélectionnés : Cap Canaveral, Wallops Flight Facility, Vandenberg Air Force Base et Kodiak Launch Complex en Alaska[9].

En novembre 2018, elle a six fusées en production et table sur seize lancements en 2019[10].

Elle prévoit d'augmenter sa capacité de production pour permettre si nécessaire d'effectuer 2 vols par semaine[11].

Liste de vols[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en-US) « Rocket Lab | About Us | Rocket Lab », sur Rocket Lab (consulté le 27 août 2017)
  2. (en) « Rocket Lab: the Electron, the Rutherford, and why Peter Beck started it in the first place », spaceflightinsider.com, .
  3. (en) Hannah Madans, « Rocket Lab moves HQ to Huntington Beach, near Boeing complex, and is hiring », sur =https://www.ocregister.com/, (consulté le 23 janvier 2018).
  4. « Les petites fusées arrivent », sur La Presse canadienne, (consulté en 3 novembr’e 2018).
  5. (en-US) « Rocket Lab successfully reaches orbit and deploys payloads | Rocket Lab », sur Rocket Lab (consulté le 28 février 2018)
  6. « Une boule à facettes en orbite autour de la Terre ? Les astronomes ne trouvent pas cette idée lumineuse », sur francetvinfo.fr
  7. (en-US) Mike Wehner, « The big fake ‘star’ that Rocket Lab sent into orbit is falling back down to Earth », BGR,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mars 2018)
  8. (en-US) « Rocket Lab reaches orbit again, deploys more satellites | Rocket Lab », sur Rocket Lab (consulté le 14 novembre 2018)
  9. (en) « Rocket Lab looking for US launch site », sur NBR,
  10. https://www.bfmtv.com/economie/ces-start-up-qui-revolutionnent-l-industrie-spatiale-1558180.html
  11. (en) Patric Blau, « Electron’s “It’s a Test” successfully reaches Space, falls short of Orbit », sur spaceflight101, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]