Diogène de Sinope

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Diogène de Sinope
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Diogène de Sinope, en grec ancien Διογένης ὁ Σινωπεύς / Diogénês ho Sinopeús, également appelé Diogène le cynique, est un philosophe grec de l'Antiquité et le plus célèbre représentant de l'école cynique (Sinope v. 413Corinthe, v. 327 av. J.-C.). Il est contemporain de Philippe II de Macédoine et de son fils Alexandre le Grand qu'il a rencontré.

Disciple de Xéniade et d'Antisthène, il devient le maître, entre autres, de Monime. Parmi tous les auteurs cyniques, c'est au sujet de Diogène que la légende a accumulé le plus d'anecdotes et de mots d’esprit, issus notamment de l'ouvrage de Diogène Laërce Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres qui relève du genre littéraire de la chrie[1], ce foisonnement rendant leur authenticité douteuse. Les portraits de Diogène qui nous ont été transmis divergent parfois, le présentant tantôt comme un philosophe débauché, hédoniste et irréligieux, tantôt comme un ascète sévère, volontaire, voire héroïque[2].

La masse d'anecdotes légendaires sur Diogène montre que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vit dehors, dans le dénuement, vêtu d'un simple manteau, muni d'un bâton, d'une besace et d'une écuelle. Dénonçant l'artifice des conventions sociales, il préconise en effet une vie simple, plus proche de la nature, et se contente d'une grande jarre couchée sur le flanc — en grec pithos — pour dormir. Diogène a l'art de l'invective et de la parole mordante. Il semble qu'il ne se prive pas de critiquer ouvertement les grands hommes et les autres philosophes de son temps (parmi lesquels Platon).

Les apostrophes les plus connues qui lui sont attribuées sont :

  • « Je cherche un homme » (voulant dire un homme « vrai », bon et sage), phrase qu'il a lancée à ses concitoyens en parcourant les rues, brandissant sa lanterne allumée en plein jour et qu'il approche du visage des passants ;
  • « Ôte-toi de mon soleil », réplique faite à Alexandre le Grand, qui est aimablement venu le voir et qui lui a demandé s'il pouvait l'aider en quoi que ce soit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diogène (Diogenes) par John William Waterhouse, 1882, Galerie d'art de Nouvelle-Galles du Sud (Sydney). L'artiste a représenté la lanterne, le pithos et les oignons dont le philosophe se nourrit.

Origine sociale et éducation à Sinope[modifier | modifier le code]

Diogène est le fils d'Hikésios, banquier de Sinope, qui a exercé la fonction de trapézite, un magistrat de la ville chargé de superviser les changes entre monnaies locales et étrangères. Les magistratures des cités grecques ne sont pas rémunérées et prennent généralement beaucoup de temps à exercer, ce qui indique que son père est d'une extraction sociale aisée voire supérieure[3]. De sa mère, on ne sait rien. Diogène, de par son milieu social semble avoir reçu une éducation soignée, incluant les disciplines athlétiques, la littérature. Il cite régulièrement des vers des grands Tragiques) et l'art équestre, discipline réservée aux classes aisées.

Expérience de l'exil et arrivée à Athènes[modifier | modifier le code]

Selon une version qui remonte à Dioclès de Magnésie, à la suite d'une accusation de fabrication de fausse monnaie[4], son père aurait été jeté en prison et Diogène contraint de fuir à Athènes. Selon d'autres récits, ils auraient fui tous les deux. Cet épisode de l'exil précipité du père et du fils a été considéré rétrospectivement comme le début de la vocation de philosophe cynique, ayant confronté le jeune Diogène à l'expérience du déracinement et du dénuement qui va façonner sa vision de la vie et de la possession matérielle[5].

Dion de Pruse explique dans son VIIIe Discours que Diogène en arrivant à Athènes s'est attaché à Antisthène, non par sympathie mais pour son message philosophique et sa franchise. Diogène est donc le disciple le plus célèbre d'Antisthène, fondateur de l'école cynique. Toutefois, la question reste encore disputée de savoir si Diogène a réellement été le disciple d'Antisthène, même s'il ne fait aucun doute que c'est à Athènes qu'il prend l'accoutrement et qu'il pratique le mode de vie caractéristiques des Cyniques[6]. Il survit à Antisthène et ne voit pas d'utilité à se trouver un autre maître.

Parcours de vie[modifier | modifier le code]

Selon Sénèque, confirmé par Juvénal, admiratif, et par Lucien de Samosate, moqueur, il vit vêtu d'un manteau grossier, le tribôn, va pieds nus, dort non pas dans un tonneau mais dans un pithos, c'est-à-dire une jarre de grande taille. Ce mot est très souvent traduit en français par « tonneau », ce qui constitue une erreur, fruit probablement de traductions approximatives comme Diogène Laèrce de la vie des philosophes de Boileau. Pour le stockage et le transport des céréales, du vin ou de l'huile, les Grecs utilisent non pas le tonneau, récipient dont les Romains ont emprunté l'usage aux Gaulois, mais des jarres en terre cuite. Les représentations antiques de Diogène quelques années après sa mort attestent qu'il s'agit d'un récipient de cette sorte puisqu'elles montrent le philosophe assis sur une jarre. Ce point de détail a échappé à divers peintres et sculpteurs modernes. Il ne possède rien d'autre qu'un bâton et une lanterne et ne subsistant que grâce aux contributions de ses auditeurs ou mécènes. Conformément à l'enseignement de son maître, il désire vivre et se présente comme un chien — kunos, génitif de kuôn, terme qui signifie « chien » en grec ancien (en latin canis) —, d'où son autre surnom : Diogène le Chien[7].

Plusieurs anecdotes témoignent de son mépris des richesses et des conventions sociales. Selon Diogène Laërce, il n'hésite pas à mendier auprès des statues afin de « s'habituer au refus »[8]. Il abandonne son écuelle après avoir vu un enfant buvant à la fontaine dans ses mains. Lorsqu'on l'interroge sur la manière d'éviter la tentation de la chair, Diogène aurait répondu « en se masturbant », et aurait ajouté : « Plût au ciel qu'il suffît aussi de se frotter le ventre pour ne plus avoir faim ! ».

On l'aurait également vu parcourir les rues d'Athènes en plein jour, une lanterne à la main, déclarant à ceux qui lui demandent ce qu'il fait : « Je cherche un homme[9]. » (parfois traduit « Je cherche l'homme » ou « Je cherche un vrai homme »). Cet « homme » désignerait celui théorisé par Platon, l'idéal de l'humain, et Diogène aurait voulu par là réfuter son existence, ne voyant exister que des hommes concrets. Une seconde hypothèse affirme que le philosophe pourrait chercher un homme véritablement vertueux. Une autre anecdote rapporte que, Platon ayant défini l'homme comme un « bipède sans cornes et sans plumes », le jour suivant, Diogène se promène dans la ville en tenant à la main un coq déplumé aux ergots coupés, et déclarant : « Voici l'homme de Platon ! »

Capture par les pirates et expérience de la servitude[modifier | modifier le code]

Diogène a d'abord vécu en homme libre mais, alors qu'il se dirige vers Égine en bateau, ce dernier est pris par des pirates. Bien que la chronologie exacte de la vie de Diogène soit difficile à établir avec certitude, il semble que cet épisode se soit déroulé à la fin des années 340 av. J.-C. La piraterie est alors fort répandue dans les eaux de l'Attique et le nom du capitaine pirate ayant dirigé le raid est assez célèbre pour que son nom ait été conservé sous divers graphies en fonction des auteurs : Cicéron le nomme Harpalos, tandis que d'autres auteurs, comme Diogène de Laërte, le nomme Scirpalos[10]., probablement d'origine crétoise.

Mis en vente comme esclave en Crète, où il devient la propriété d'un riche marchand corinthien, un certain Xéniade, aux mœurs apparemment dissolues. Il déclare au marchand qui lui demande ce qu'il sait faire qu'il sait « gouverner les hommes », et qu'il faut donc le vendre à quelqu'un qui cherche un maître. Xéniade admire son indépendance d'esprit et lui confie à partir de là d'importantes tâches dans sa maison, notamment une partie de l'éducation de ses enfants[11]. Diogène de Laërte affirme pour sa part sur le gestion domestique de Diogène : « Diogène réglait tout dans cette maison de telle sorte que Xéniade allait partout en disant : "Un bon démon est rentré dans ma maison" »[11].

Diogène applique dans son entreprise d'éducation les principes de l'éducation spartiate, rejoignant par là, ses opinions laconophiles : les enfants de Xéniade reçoivent une nourriture frugale, ont les cheveux coupés courts et sont habillés de manière sobre, uniquement vêtus d'un manteau. Ils marchent pieds nus et pratiquent la chasse[12]. Après plusieurs années de service, Xéniade finit par lui rendre la liberté.

Rencontre avec Alexandre le Grand[modifier | modifier le code]

La rencontre entre Diogène et Alexandre le Grand. Bas-relief de Puget, v. 1689, musée du Louvre.

C'est à Corinthe, où il réside quand il n'est pas à Athènes, qu'est située la fameuse rencontre du vieux clochard-philosophe avec le jeune roi de Macédoine, Alexandre le Grand. Cet épisode est raconté notamment par Plutarque[13], par Cicéron[14] et par Diogène Laërce[15].

La version la plus complète de leur conversation est la suivante[réf. nécessaire] :

« — Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai.
— Ôte-toi de mon soleil. (« Μικρὸν ἀπὸ τοῦ ἡλίου μετάστηθι. »« Mikròn apò toû hêliou metástêthi. » – littéralement : « Tiens-toi un peu à l'écart de mon soleil. »)
— N'as-tu pas peur de moi ?
— Qu'es-tu donc ?... Un bien ou un mal ?
— Un bien.
— Qui donc pourrait craindre le bien ? »

Selon une citation tirée de Plutarque[13], Alexandre aurait avoué un jour à ses officiers : « Si je n'étais Alexandre, je voudrais être Diogène », signifiant par-là que la simplicité est selon lui une vertu morale[16].

Mort[modifier | modifier le code]

Diogène meurt à Corinthe, à l'âge très avancé de 86 ans. La légende a eu raison de la vérité concernant sa mort, et il subsiste de nos jours plusieurs versions différentes de la cause de son trépas : Selon l'une d'elles, il serait mort à cause d'une infection due à la morsure d'un chien[17] auquel il a essayé de dérober son os pour se nourrir. D'autres sources affirment qu'il serait mort des suites de l'ingestion d'un poulpe cru, à la suite d'un pari[18], ou même qu'il aurait volontairement arrêté de respirer[19]. Toutes ces versions contribuent à renforcer la légende selon laquelle Diogène serait mort comme il a vécu, d'une manière peu banale, et même subversive. À de multiples reprises, Diogène fait savoir le peu de cas qu'il fait de la sépulture qu'il recevra après sa mort. Cicéron rapporte un dialogue entre Diogène et un ami sur ce sujet[20] :

« En bon cynique, Diogène exigeait que l'on jette son cadavre sans l'inhumer. Ses amis lui demandaient alors :
— Veux tu qu'on le jette en pâture aux fauves et aux oiseaux ?
— Pas du tout, mais posez seulement un bâton à mes côtés pour les chasser.
— Et comment pourrais-tu donc le faire ? Tu seras inconscient.
— Mais alors, si je suis inconscient, quel mal pourrait me faire les morsures des bêtes ? »

Diogène a demandé qu'après sa mort, son corps soit jeté à la voirie, mais ses amis lui font des funérailles magnifiques. Son tombeau est placé sur une colonne surmontée d'un chien en marbre de Paros et sur laquelle on peut lire les vers suivants :

« Même le bronze subit le vieillissement du temps,
Mais ta renommée, Diogène, l'éternité ne la détruira point.
Car toi seul as montré aux mortels la gloire d'une vie indépendante
Et le sentier de l'existence heureuse le plus facile à parcourir »

Œuvre et pensée[modifier | modifier le code]

« Je cherche un homme », statue moderne de Diogène à Sinope.

Le rejet des conventions sociales de son temps[modifier | modifier le code]

C'est en partie à cause de leurs traits scandaleux que les écrits de Diogène sont tombés dans l'oubli quasi total. En effet, Politeia (La République), ouvrage aujourd'hui perdu et écrit par Diogène, repris et appuyé plus tard par la Politeia de Zénon de Cition, s’attaque à de nombreuses valeurs du monde grec, en admettant, entre autres, la liberté sexuelle, l'indifférence à la sépulture, l'égalité entre hommes et femmes, la négation du sacré, la remise en cause de la cité et de ses lois, la suppression des armes et de la monnaie, l'autosuffisance. Il satirise tout à la fois la pratique de la pédérastie et le modèle athlétique, très valorisé dans le monde grec[21]. Quand un ami lui demande pourquoi les athlètes sont stupides, il réplique que « c'est parce qu'on les bâtit avec de la viande de porc et de bœuf »[21]. Il se moque ouvertement du pancratiaste Dioxippos qui cède aux courbes de la première courtisane venue, en dépit de son entrainement rigoureux[21].

Par ailleurs, Diogène considère l'amour comme étant absurde : on ne doit selon lui s'attacher à personne[22]. On lui prête aussi le raisonnement suivant : « Tout appartient aux dieux ; or les sages sont les amis des dieux et entre amis tout est commun ; donc tout appartient aux sages. »

Certains stoïciens, pourtant proches du courant cynique, semblent avoir préféré dissimuler et oublier cet héritage jugé « embarrassant »[23].

Diogène est considéré avec Antisthène et Cratès de Thèbes comme l'une des figures fondatrices du cynisme. Aucun de ses écrits ne nous est parvenu même s'il est rapporté qu'il a écrit plus de 10 livres dont 7 de tragédies[24] et un autre de lettres. Ainsi, tout ce que nous connaissons de lui sont des anecdotes de sa vie et de ses paroles.

Pour Diogène, toute expansion artificielle de la société est incompatible avec le bonheur et la morale implique un retour à la simplicité de la nature. Son austérité et sa simplicité sont si grandes que les stoïciens le définiront plus tard comme un homme sage ou sophos. Selon lui, « les humains ont compliqué tous les dons simples des dieux »[24].

Cosmopolitisme[modifier | modifier le code]

Bien que Socrate se soit identifié comme appartenant au monde entier, Diogène est le premier à utiliser le mot « cosmopolite ». Lorsqu'on lui a demandé d'où il vient, il aurait répondu : « Je suis un citoyen du monde (cosmopolitès) »[24]. Ce qui constitue une revendication prodigieuse pour une époque où l'identité d'une personne est largement définie par la citoyenneté d'une cité-État particulière. Exilé et paria, homme sans identité sociale, Diogène a marqué ses contemporains.

Mépris de la philosophie platonicienne[modifier | modifier le code]

Diogène considère Antisthène comme le véritable héritier de Socrate et partage son amour de la vertu et son indifférence à la richesse, avec un mépris pour l'opinion générale[25]. Il dédaigne Platon et sa philosophie abstraite[26], ce que Platon lui rend bien puisqu'il considère Diogène comme « un Socrate devenu fou ». Une pique célèbre de Diogène reflète le peu de cas que Diogène faisait de la philosophie de Platon, notamment en critiquant la dissonance entre son enseignement philosophique et ses actes : « Quand on prêche la morale sans la mettre en pratique, on ne diffère en rien d'une cithare »[27]. En effet, au même titre qu'une cithare n'entend pas les bruits qu'elle produit, Platon, selon Diogène, ne donne pas suite à ses propos et ne reste qu'un philosophe en parole plutôt qu'en acte, donc une forme d'imposteur[28].

En revanche, Diogène partage la croyance de Socrate sur le fait qu'il peut être un médecin de l'âme afin d'améliorer moralement les hommes, tout en les méprisant pour leur lenteur d'esprit.

Laconophilie[modifier | modifier le code]

Diogène adopte le schéma, très répandu dans le monde grec de son temps, de l'opposition culturelle entre Athènes et Sparte[12]. Sans surprise, les valeurs d'austérité, de dénouement et de renforcement de l'esprit et du corps portées par Sparte correspondent davantage au modèle cynique que les plaisirs, jugés parfois frivoles, et le raffinement du mode de vie athénien. À un interlocuteur lui demandant où en Grèce il voit de « vrais hommes », il aurait répliqué : « Des hommes nulle part, mais je vois des enfants à Lacédémone »[12].

Production littéraire et philosophique[modifier | modifier le code]

La tradition antique attribue une œuvre littéraire abondante, même si certaines classifications varient, notamment à cause de la profusion de textes pseudo-diogéniens. La grande partie de son œuvre littéraire semble perdue. Le biographe Diogène de Laërte propose deux listes bibliographiques[27], la première d'un auteur inconnu, qui liste 13 traités philosophiques et 7 tragédies, tandis que le grammairien Sotion propose une liste d'une douzaine d’œuvres rassemblées sous la forme de Chrie. Des deux listes seuls 4 titres d'ouvrages sont communs : 3 tragédies (Pordalos, Céphalion, Aristarque) et une œuvre de philosophie, le Traité sur l'Amour[27].

Postérité[modifier | modifier le code]

Tradition philosophique[modifier | modifier le code]

Le stoïcien Épictète voit en Diogène le modèle du sage qui cherche à s'affranchir des conventions des hommes pour revenir à la nature[29].

Cercidas s'exprime ainsi en parlant de lui après sa mort dans ses Méliambes :

« Non il n'est plus le Sinopéen de Jadis,
le fameux porteur de bâton,
au manteau plié en deux, qui mangeait en plein air
il est monté au ciel,
après avoir serré ses lèvres contre ses dents
et mordu en même temps qu'elles sa respiration.
Oui, fils de Zeus tu l'étais vraiment,
Tout autant que chien céleste. »

Les Lettres attribuées à Diogène s'avèrent apocryphes. Elles ont été imprimées dans Epistoles cyntex et traduites en français en 1545 par L. Dupuis.

Tradition picturale[modifier | modifier le code]

Diogène, détail de L'École d'Athènes de Raphaël.
Alexandre le Grand et Diogène, Giambattista Tiepolo, v. 1780, musée de l'Ermitage.

Parmi les plus célèbres peintures représentant Diogène, on peut citer la représentation de Diogène par Raphaël, dans sa grande fresque L'école d'Athènes (1509-1512), ainsi que les tableaux de Jean-Léon Gérôme (1860), de John William Waterhouse (1882) et de D. E. Pugons (1902).

Diogène est traditionnellement représenté associé à des objets symboliques : l'écuelle, le bâton, la lanterne et la jarre.

Sciences[modifier | modifier le code]

En référence au tonneau (ou plutôt à la jarre) où se cantonne Diogène, une famille et un genre de bernard-l'ermite ont été nommés Diogenidae et Diogenes[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur le genre de la chrie, voir J. F. Kindstrand, « Diogenes Laertius and the "chreia" tradition », Elenchos 7, 1986. p.  217-243.
  2. Émile Bréhier, Histoire de la philosophie, tome I, livre second, chapitre 1.
  3. Roubineau 2020, p. 28.
  4. Lucien de Samosate 2015, p. 395.
  5. Roubineau 2020, p. 39.
  6. Barnes, Jonathan. et Canto-Sperber, Monique., Philosophie grecque, Paris, Presses universitaires de France, , 885 p. (ISBN 2-13-049508-7, OCLC 465843533, lire en ligne).
  7. Diogène Laërce Diogène (cynique) (traduction de Robert Genaille), 1933.
  8. Roubineau 2020, p. 91.
  9. Diogène Laërce, Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres (traduction et notes de Robert Grenaille), GF-Flammarion, 1965, tome 2, « Diogène de Sinope ».
  10. Roubineau 2020, p. 93.
  11. a et b Roubineau 2020, p. 66.
  12. a b et c Roubineau 2020, p. 140.
  13. a et b Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], Alexandre, 14.
  14. Cicéron, Tusculanes, XXXII, 5.
  15. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VI.
  16. Hervé Duchêne, Alexandre le Grand : 15 ans qui ont bouleversé le monde, La République, , p. 51.
  17. « Dis-moi, Diogène, quelle mort t’a conduit aux Enfers ? Ce fut la sauvage morsure d'un chien »(Inscription sur la statue de bronze qui lui a été érigée).
  18. Plutarque rapporte ainsi les faits : « Diogène osa manger un poulpe cru afin de rejeter la préparation des viandes par la cuisson au feu. Alors que beaucoup d'hommes l'entouraient, il s'enveloppa de son manteau et, portant la viande à sa bouche, il dit : "c'est pour vous que je risque ma vie, que je cours ce danger". »([1]).
  19. Selon Cercidas de Mégalopolis ([2]).
  20. Roubineau 2020, p. 191.
  21. a b et c Roubineau 2020, p. 144.
  22. Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, VI, 2, 29.
  23. Marie-Odile Goulet-Cazé dans France Culture - Une vie, une œuvre : Diogène (avec Léonce Paquet et Michel Onfray).
  24. a b et c Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, Euclide, II, 10.
  25. Xénophon, Apologie de Socrate[réf. incomplète].
  26. Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, [réf. incomplète].
  27. a b et c Roubineau 2020, p. 165.
  28. Roubineau 2020, p. 156.
  29. Épictète, Manuel, XV.
  30. Freshwater and Marine Aquarium, volume 20, n° 9 à 12, p. 161.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Fragments[modifier | modifier le code]

  • Diogène le cynique, fragments inédits (textes présentés et traduits par Adeline Baldacchino, préface de Michel Onfray), Paris, Éditions Autrement, 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Cyniques grecs : lettres de Diogène et Cratès (traduit du grec ancien par Didier Deleule et Georges Rombi (lecture de Didier Deleule), Paris, Coll. Babel, 1998.
  • Aulu-Gelle, Nuits attiques, I, chapitre 18.
  • Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. du grec ancien par Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1248 p. (ISBN 978-2-221-10902-1), « La Double Accusation ». Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres (traduction française sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé), Paris, Librairie générale française, coll. « La Pochothèque », 1999, livre VI, 20-81.
  • M.-O. Goulet-Cazé, L'Ascèse cynique: un commentaire de Diogène Laërce VI, 70-71, Paris, Vrin, 1986.
  • M.-O. Goulet-Cazé, Le Cynisme ancien et ses prolongements (dir. R. Goulet), Paris, PUF, 1993.
  • Isabelle Gugliermina, Diogène Laërce et le cynisme, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2006.
  • Étienne Helmer, Diogène le cynique, Paris, Les Belles Lettres, 2017.
  • Suzanne Husson, La République de Diogène, Paris, Vrin, 2011.
  • Jean-Pierre Larre, Diogène ou la science du bonheur, Harriet, 1997
  • Hugues Lethierry (dir), Diogene nom d'un chien, Brissac, Petit pavé, 2013 (« Délits d'encre » no 3, 2e éd. 2016)
  • Michel Onfray, Cynismes : portrait du philosophe en chien, Paris, Grasset, 1990 (réimpr. poche, Coll. « Biblio essais », Paris, Le Livre de Poche, 1997).
  • Michel Onfray, « Les Sagesses antiques », dans Contre-histoire de la philosophie, 1, Paris, Grasset, 2006, p. 133-143.
  • Léonce Paquet, Les Cyniques grecs : fragments et témoignages, Paris, Le Livre de poche, 1992.
  • Jean-Manuel Roubineau, Diogène : L'antisocial, PUF, , 240 p. (ISBN 978-2-13-080074-3).
  • Robert Sabatier, Diogène, Paris, Albin Michel, 2001.
  • Christophe Verselle, Ni Dieu ni maître ! : de Diderot à Nietzsche : anthologie, Paris, Librio, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]