George Santayana

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
George Santayana
George Santayana.jpg

George Santayana

Informations générales
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
A travaillé pour

George Santayana est un écrivain et philosophe américain[1], né à Madrid le 16 décembre 1863 et décédé le 26 septembre 1952 à Rome.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jorge Agustín Nicolás Ruiz de Santayana y Borrás, ce philosophe s'installe à Boston en 1872, et se baptise lui-même du prénom de George pour « américaniser sa signature ». Il étudie aux côtés de William James à l'université de Harvard, y devient professeur de philosophie jusqu'à ce qu'il reçoive un héritage assez confortable pour lui permettre de prendre sa retraite en 1912. Il voyage pendant quelques années entre Paris et Oxford, avant de s'installer à Rome en 1925. Il a écrit 18 volumes philosophiques, ainsi que nombre de recueils de poèmes, un roman intitulé Le dernier puritain, devenu meilleure vente en 1935 - et une autobiographie (Persons and Places), que le critique Edmund Wilson n'hésitait pas à placer au niveau des Mémoires du poète Yeats et d'À la recherche du temps perdu. George Santayana est une des figures emblématiques de la philosophie classique américaine.

Sa philosophie[modifier | modifier le code]

Son réalisme critique, pragmatiste et naturaliste le distingue du néoréalisme qui dominait la philosophie américaine de son temps. Santayana est dualiste et son réalisme critique est un scepticisme radical. Son dualisme oppose les choses matérielles aux « règnes de l'être » qui « ne font pas partie du cosmos » mais « ne sont que des genres de catégories de choses ». Ces catégories sont muettes sur les choses. Elles ne sont que des idées que le philosophe se fait d'elles. La métaphysique, la religion, la science « sont de grandes allégories que l'action interprète ». Même la croyance en l'existence de quoi que ce soit n'est pas prouvée. Il ne s'agit que d'une croyance, un besoin vital irrationnel.

Postérité[modifier | modifier le code]

Santayana a influencé ceux qui l'entourait y compris Bertrand Russell qui dans un essai critique reconnait que c'est lui qui a contribué à l'éloigner de l'éthique de G. E. Moore[2]. Santayana a aussi influencé nombre de personnes éminentes ayant suivi une scolarité à Harvard. Parmi les plus connues, il est possible de citer T. S. Eliot, Robert Frost, Gertrude Stein, Horace Kallen, Walter Lippmann, W. E. B. Du Bois, Conrad Aiken, Van Wyck Brooks, le juge à la Cour Suprême des États-Unis Felix Frankfurter, Max Eastman ou encore le poète Wallace Stevens. Ce dernier, très influencé par l'esthétique de Santayana, est devenu par la suite son ami, bien qu'il n'ait jamais été un de ses étudiants à Harvard[3],[4],[5].

Santayana est cité par le sociologue Erving Goffman comme ayant eu une influence centrale sur la thèse de son fameux livre The Presentation of Self in Everyday Life (1959). L'historien des religions Jerome A. Stone crédite Santayana d'avoir contribué au développement du naturalisme religieux [6]. Le mathématicien et philosophe Alfred North Whitehead cite amplement Santayana dans son magnum opus Process and Reality[7].

Chuck Jones utilise la description de Santayana du fanatisme comme « redoublement de ses efforts après avoir oublié son but » pour décrire ses cartoons mettant en scène Bip Bip et Coyote[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

De Santayana[modifier | modifier le code]

Sur Santayana[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopaedia Universalis
  2. Michael K. Potter. Bertrand Russell’s Ethics. London and New York: Continuum, 2006. Pp. xiii, 185. (ISBN 0826488102), p. 4
  3. Lensing, George S. (1986). Wallace Stevens: A Poet's Growth. LSU Press. 313 pp. (ISBN 0807112976). p. 12-23.
  4. http://pabook.libraries.psu.edu/palitmap/bios/Stevens__Wallace.html
  5. Saatkamp, Herman, "George Santayana", The Stanford Encyclopedia of Philosophy (Fall 2010 Edition), Edward N. Zalta (ed.), URL = <http://plato.stanford.edu/archives/fall2010/entries/santayana/>
  6. Religious Naturalism Today, page 44–52
  7. Whitehead, A.N. (1929). Process and Reality. An Essay in Cosmology. Gifford Lectures Delivered in the University of Edinburgh During the Session 1927–1928, Macmillan, New York, Cambridge University Press, Cambridge UK.
  8. See the sixth paragraph, That's Not All, Folks! Of course you know this means war. Who said it?, by Terry Teachout, The Wall Street Journal, November 25, 2003, (Archived at WebCite).

Liens externes[modifier | modifier le code]