Hugues Lethierry

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Hugues Lethierry
Hugues.JPG
Hugues Lethierry au Salon du livre de Paris en 2009
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Hugues Lethierry, né le à Paris, est un essayiste, pédagogue et philosophe social français, spécialiste de l'humour. Il a notamment travaillé sur Diogène de Sinope et le cynisme, Vladimir Jankélévitch, Henri Lefebvre[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a étudié à Paris au lycée Carnot, où il a effectué ses études secondaires. Il a participé au mouvement des Jeunesses étudiantes chrétiennes pendant quelque temps. Il est admis au lycée Condorcet puis au lycée Lakanal pour des classes préparatoires littéraires[2]. Ensuite, il commence des études universitaires de philosophie à la Sorbonne et à l’université de Nanterre où il s'est inscrit à un D.E.S avec Lefebvre, faisant connaissance ainsi avec sa secrétaire de l'époque Charlotte Delbo. Plus tard, il connaitra à Nancy l'économiste Bernard Friot et suivra des séminaires à l'Université de Toulouse-Jean Jaures [3]

Il a enseigné la philosophie et les lettres en France [4] Et aussi en Algérie[5] Dans ce pays il enseigne, en langue française, des textes d'auteurs algériens comme Mohamed Dib ,Kateb Yacine et Mouloud Ferraoun ainsi que des traductions notamment de Ibn Khaldun ou de Al Ghazali, de Al Farabi, de Ibn Sina ou de Ibn Rochd, Al-Kindi, Ibn Arabi dans la ville d' Oran d'abord, au lycée Ibn Badis[6].Il rencontre alors le futur historien de la guerre d'Algérie : Omar Carlier) Et aussi à El Hayat ainsi qu'à Mascara où il rencontrera André Gabastou (le traducteur) et surtout le poète Jean Sénac.

Plus tard, il sera en relation avec la revue de Bernard Vargaftig ,[7]. Il a côtoyé des mouvements pédagogiques comme le GFEN et anime parfois des ateliers d’écriture[8] et forums. Il a été candidat contre son ministre de l’Éducation de l’époque, René Haby, pour la mairie de Lunéville, aux Élections municipales françaises de 1975.

Il a soutenu sa thèse à Paris 8 (ou il a rencontré Michel Lobrot ) en 1986 (sous la présidence de George Vigarello, sa publication et réédition en Suisse chez Delval), il sera plusieurs fois qualifié Maitre de conférence par la section de "sciences de l'éducation du conseil national des universités. Il a enseigné à l'institut universitaire de formation des maîtres de Lyon I où il a côtoyé Michele Zancarini-Fournel et travaillé sous la direction de Philippe Meirieu. Il a participé aux universités populaires à Lyon (avec les cours de Philippe Corcuff, de Sophie Wahnich, de Lilian Mathieu en particulier. Il revient à la philosophie qui avait été un moment écartée dans ses travaux antérieurs. Il est invité à ce titre à Varsovie pour présenter à l'école des beaux arts son premier livre sur Henri Lefebvre en 2010, à Santiago en Espagne, à l'Université, en 2006, pour traiter de la question de l'humour dans le FLE, et à Sion, en Suisse, en 2015, pour parler de la Philosophie de l'humour à la haute école de pédagogie.

Il a lancé en 2015, aux éditions du petit pavé, une nouvelle collection intitulée "cercle des philoUsophes"Il écrit des articles en été sur le festival d'Avignon dans le quotidien "La Marseillaise"(le scenario d'A.Duprat, construit à partir du livre sur Hipparchia , a été joué, avec C.Stepanof et A.Lejour, au théâtre du vieux balancier a Avignon en 2018 et, en 2017,au théâtre du N.O parisien) et, le reste de l'année dans le bimestriel"Rebelles" Il participe aux séminaires d'Histoire sociale de l'université Paris 1 Panthéon sorbonne dirigé par Claude Pennetier coordinateur du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier

Recherches[modifier | modifier le code]

L'éducation nouvelle et la « normalité »[modifier | modifier le code]

En 1921[modifier | modifier le code]

Depuis les années qui suivent la Première Guerre mondiale à celles de la guerre d'Algérie, se construit le Groupe français d'éducation nouvelle qui s'implante sur le terrain après la mort de Henri Wallon[9], lequel présidait un groupe universitaire en conflit avec l'activisme de Célestin Freinet. Il parle d' « Antinomies sur fond d'anomie » dans le contexte éducatif de la guerre froide[10].

Écoles normales[modifier | modifier le code]

L’École normale d'instituteurs depuis l’An III jusqu’aux Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) fait l’objet de son travail ensuite : l’éducation a un passé. Un changement conséquent apparaîtra avec François Guizot puis Jules Ferry. L'étude des ESPE, aujourd'hui devenu Institut national supérieur du professorat et de l'éducation] apparaît, moins dans le chapitre sur la formation des deux derniers livres sur l'humour qu'au travers des textes de nombreux formateurs des ESPE et des INSPE qui ont participé aux ouvrages

La formation actuelle[modifier | modifier le code]

C'est en effet dans le cadre actuel que l’auteur tente de sortir de l’« esprit de sérieux » moqué par son maître Vladimir Jankélévitch[11], qui en a naguère montré les limites. C'est au XXIe siècle que se situent ses derniéres analyses "zygomatiques", soucieuses de populariser la philosophie, en recourant notamment a l'actualité dans son dernier pamphlet qui critique l'instrumentalisation de Saint Augustin par gerard Collomb

La « géloformation » ou l’humour « démo-critique »[modifier | modifier le code]

Un outil[modifier | modifier le code]

Hugues Lethierry pose l'humour « démocritique », s'inspirant du philosophe Démocrite[12] qui riait de l'absence de sagesse de ses contemporains permettrait, du fait du clinamen, afin de penser sa vie avec recul, distance et sourire. Dans différents continents, des stages ont eu lieu : notamment au Japon au sein des Rencontres internationales des éducateurs Freinet de 1998. On nous encourage ici à « écrire, jouer, dessiner, communiquer, dans l'humour »[13]. Il propose des stratégies pour utiliser consciemment l'humour, dans les démarches didactiques au lieu de le subir passivement[14].

Par exemple dans le domaine des lettres et des sciences[15] Mais il convient également de parler du dessin d'humour lié à l'actualité[16] des blagues et de leur traduction[17] Il insiste aussi sur la littérature enfantine, les ressources pour CP, CE[18]

Depuis Diogène de Sinope[modifier | modifier le code]

Ses ouvrages tendent à le montrer ; il faut partir des cyniques grecs[19]. On insiste sur la figure d'Hipparchia, une des seules femmes philosophes, qui refusait d'être assignée au rouet, faisait l'amour en public et, contre l'avis de ses parents, épousa Cratès (bossu de son état, et dont le disciple Zenon fut l'un des fondateurs du stoïcisme)[20] pour suivre ce « clochard céleste » qui n'est point soluble dans la norme dominante, crache ses mots à la face des puissants et refuse les faire-semblants sociaux ( Benjamin Laye , qui luttera contre l'esclavage au XVIIIe siécle était bossu comme Cratés .Il admirait et imitait le franc parler des cyniques ) Elle pose la question du genre. On passera par Rabelais[21] contre les agélastes (ceux qui ignorent le rire) jusqu’à Vladimir Jankélévitch[22] ou Gilles Deleuze eux-mêmes proches d’Henri Bergson et, pour le premier de Søren Kierkegaard[23] : les explications de nature théoriques sur l’essence du rire et du comique sont nombreuses[24]. On évoquera aussi Cioran.[pas clair]

Jusqu'en 2020[modifier | modifier le code]

En effet, Hugues Lethierry tente de faire place à l’humour dans la résolution des conflits et la pédagogie scolaire[25]. Dans les langues et lettres, comme aussi les sciences[26].

Ainsi le rire peut-il s’intégrer à l’étude des « rixes du métier »[27]. Il est omniprésent aussi, comme levier pour la réflexion, dans le spectacle vivant (au Festival d'Avignon par exemple)[28]. Enfin l'humour, depuis les attentats de 2015 s'impose comme thérapie dans différents colloques auxquels l'auteur participe [29]. Il faut noter que le rire et l'humour font depuis peu en France, l'objet de réels travaux scientifiques, avec la création du R.I.R.H (réseau interdisciplinaire de recherches sur l'humour) auquel l'auteur participe (d'autres centres de recherche existent aussi en Italie, en Israël, au Canada, , etc.)

Études lefebvriennes et « jankelevitchiennes »[modifier | modifier le code]

Militantisme[modifier | modifier le code]

C'est sans doute l’influence au lycée de Jean Bouvier, historien de l’économie, qui peut en partie expliquer l’évolution de l’auteur aujourd’hui ainsi que celle (également ancienne) du philosophe « fouriériste » René Schérer, le frère du cinéaste Éric Rohmer[30] et de l’« Université nouvelle »[31]. Il travaillera avec Jacques Derrida[32].

Hugues Lethierry s'amuse à parler de militant"isthme", sans doute pour montrer les « passages » qui peuvent naître d'une praxis[33] et des interactions qui lui sont liées[34]. Lethierry définit ainsi le militant : « Celui qui perpétue la mémoire comme celui qui transmet connaissances informelles, intuition, Métis (au sens grec de « savoir ruse ») dans les fêtes et les manifestations, les grèves, les négociations, les luttes, les « universités populaires » recrée il y a 10 ans par Michel Onfray »[35] et stages pratiques qui aident à réfléchir (sur) ce qu’on a fait afin de rectifier le tir, solitairement ou en restant solidaire et en se construisant dans l’expérience[36].

Études lefebvriennes[modifier | modifier le code]

Ce chemin menait tout droit à l'étude d'Henri Lefebvre[37]. Ami de Roger Vailland[38] et de Georges Perec[39]. Ce « penseur du vivre en mouvement »[40]. Auteur d'ouvrages sur Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling[41],Descartes[42], Pascal[43], Nietzsche[44].avec Georgy Lukacs, Lusardo, Monville, Quiniou et Jacques Derrida qui a consacré au penseur allemand Eperons : les styles de Nietzsche et Otobiographies[45]). Lethierry cite des livres parfois oubliés comme: Edouard Pignon[46],Alfred de Musset[47],Denis Diderot[48]. Il nous rappelle que Lefebvre fut ami un temps d'Edgar Morin, Alain Touraine. Il note aussi qu'il fut disciple de Friedrich Wilhelm Joseph Von Schelling[49] et de Karl Marx et que, parti du surréalisme, du militantisme et de la critique du quotidien[50] (en particulier de l'urbain : il critique Le Corbusier)[51], pour en dépasser l'habillage idéologique par la praxis, en utilisant la transduction qui raisonne sur le possible, l'utopique[52], la fête, développe la différence [53], permet l'appropriation par chacun de sa vie comme une œuvre [54]. Henri Lefebvre défend le communisme (comme aujourd'hui un Slavoj Žižek ou un Alain Badiou) contre le stalinisme en URSS et l'existentialisme[55].Objet d'un pamphlet a la libération,[56] : Jean-Paul Sartre. Parallèlement, Lefebvre s'élève contre le modèle structuraliste[57] dès les années 1960 et pendant Mai 68[58].Lethierry enfin montre que Lefebvre rencontre la pensée marxiste (et celle de Lénine[59], Georgy Lukacs [60], Antonio Gramsci, Rosa Luxemburg[61], Louis Althusser, Stéphane Lupasco) Resterait à contextualiser les références [62] afin de savoir si oui ou non elles peuvent alimenter notre intelligence du « monde immonde » dont parlait Augustin d'Hippone [63]. Et en particulier il faudrait exposer, depuis la mort de Lefebvre, les problèmes de l'urbanisation de la planète[64].

« Ego-socio-biographie » : Vladimir Jankélévitch[modifier | modifier le code]

Cette expression est explicitée dans un de ses derniers ouvrages publiés[65]. L'exemple de Vladimir Jankélévitch fait l'objet de deux de ses ouvrages : par l'humour et l'ironie, il apparait dans ceux-ci comme un philosophe résistant, à la fois proche et différent de Emmanuel Levinas et Jean Wahl, bref un résistant par le courage et l'aspiration à la justice des « combattants de l'ombre » et un acteur au sein de la Résistance française intérieure(au risque de sa propre vie dans la clandestinité à Toulouse), publiant un texte contre « le mensonge raciste » avec le MNCR, ancêtre du MRAP. Ces documents oubliés, permettent à l'auteur de se démarquer d'autres interprétations. Aussi cite-t-il l'amitie avec Henri Caillavet(Grand orient de France) et l'adhésion à l'UJRE(créé par le FTP-MOI) : il la coprésida avec André Blumel (ancien membre du cabinet de Léon Blum) et de Charles Lederman.(Celui-ci parvint pendant la guerre, par l'intermédiaire du père De Lubac à joindre Mgr Saliege qui parla dans une homélie à l'important retentissement des persécutions contre les « frères juifs »). Ses livres montrent également, grâce à la collaboration de Marie-Thérèse Duffau, que Bruno de Solages mènera une action de résistance à l'Institut catholique de Toulouse qui lui vaudra d'être déporté. Pour sa part Vladimir Jankélévitch dénoncera la Shoah dans L'Imprescriptible [66].

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

L’humour et la mort[modifier | modifier le code]

L’humour peut-il, comme le voudrait l’auteur, constituer une sorte de panacée, de « sésame ouvre toi »[67]? La question de la mort, sujet sensible s'il en est, peut-il être sereinement aborde en classe [68]? Le rire entraîne-t-il la perte d'autorité du maitre ? Certains le craignent et s'interrogent : ainsi C. Catsaros dans Le Monde de l’éducation[69] Les premiers travaux hesitent parfois entre une méthode historique et "ethnomethodologique" tant de l'histoire du GFEN que de la formation des maitres Par ailleurs la notion d’« apprentissages militants » pourrait sous-estimer les acquis scolaires plus méthodiques. La post-face de Pierre Sorlin [70] est sur ce point explicite (à la fin de son ouvrage). Concernant l'entreprise de "déconstruction" qui affecte les études récentes sur le "rire en philo", les avis seront parois partagés.Car n'y a-t-il pas un risque de fourbir des armes aux adversaires de la discipline, sous couvert de la débarrasser de scories parfois risibles?[71]

Henri Lefebvre[modifier | modifier le code]

A. Merrifield parle[72] de french theory lefebvre à propos de ses plus récents écrits qui portent sur le philosophe et sociologue français Henri Lefebvre (1901-1991), « autour » de lui[73]. Celui-ci fut nourri d'anarchisme situationniste et de marxisme. L'auteur fut son élève à l'université Paris-X. Selon Lefebvre, la lutte des classes se situerait dans l'espace [74]. Hugues Lethierry dit avoir été préparé par lui à l'étude des mouvements sociaux. Cependant, le fait que Henri Lefebvre s'affirmait à la fois philosophe et sociologue et se réclamait à la fois de Karl Marx ou Friedrich Engels (ce « gentleman révolutionnaire »)[75] comme de Joseph Proudhon posera problème à certains. Restait pour Hugues Lethierry à s'interroger sur la possibilité d'agir avec Henri Lefebvre, comme i le fait dans un recent livre, que Michael Löwy (spécialiste du « romantisme révolutionnaire ») lui suggérait d'écrire dans sa préface à Maintenant Henri Lefebvre, et aussi à étudier les rapports de Henri Lefebvre avec d'autres marxistes de l'époque, comme Michel Clouscard par exemple, ce qui n'a pas été fait pour l'instant[76]. Aux yeux de certains, tel Michel Maffesoli qui deviendra un adversaire (ceci bien avant, évidemment, l'« affaire Texier »)[77] cela ne va pas de soi car, pour lui, l'étude du quotidien doit être séparée de toute pensée « critique », censée la contaminer (Lethierry, quant à lui, intègre la dimension « utopique », au sens de Karl Mannheim, de même que dans ses premiers travaux historiques)[78].

Jankélévitch et les autres[modifier | modifier le code]

Concernant Jankelevitch, des questions restent posées au sujet de cette singulière construction philosophique qu'Alexis Philonenko dans son ouvrage [79] qualifie de « système d’éthique concrète » : gagne-t-on en cohérence en n'insistant pas comme les plus récents ouvrages sur ce « charme » qui serait sa « substantifique moelle » ? Enfin, avant la conférence de l' Université Lyon III , le rapport du philosophe avec la ville de Lyon n'avait pas été suffisamment mis en lumière ainsi que celui de Pierre Grappin ,son élève d'alors comme aussi louis Faucon et Francois guillot de rodes, à l'époque de André Lachieze Rey. Ses élèves feront publier "Du mensonge" et "Le Nocturne " (dans "Les cahiers du Rhône" de 1943, paraitra le texte sur "la simplicité" avec l'aide de la revue "confluences" et de Tavernier (le père du cinéaste), ainsi que l'article sur "la simplicité" (Cahiers du Rhône). Il croisera Jean Guitton[80], légataire universel de Henri Bergson son successeur, nommé en Sorbonne en 1955. À propos de la manifestation qui a eu lieu à ce sujet, il écrit le 2-1-1956 a son ami Louis Baudouin qu'il n'a "aucune part" dans l'affaire qui lui valut pourtant "quelques diffamations" : "Il y a toujours des voyous aux aguets. On m'a menacé de représailles(?) etc" (De Gandillac, dans "Le siècle traversé", dit que Guitton a confondu Pétain et Jeanne d'Arc)[81] Concernant enfin le dernier pamphlet ,y a t il homogénéité entre la polémique electorale et l'interprétation des textes d'Augustin d'Hippone?

Quant a la tentative "bio-anthologique" récente , reste la question du rapport entre le personnel et le professionnel Pour ce qui est de « Diogène le chien », s'agit-il, dans le cynisme, d'intervenir dans le monde (du moins ses marges) comme le veut Lethierry ou bien de se mettre en retrait, fût-ce dans une jarre pour ne pas s'exposer à lui ? N'a-t-on pas tendance, avec Alain Badiou à projeter nos propres préoccupations sur les textes anciens? Admirateurs des spartiates, les cyniques n'étaient pas de doux « décroissants ». Même si leur "cosmopolitisme" -à l'instar des stoïciens- est certainement avéré et les revendications sur les femmes et leur condition , c.a.d en un sens le « féminisme » d'Hipparchia certain mais non pas son "anarchisme" (car les cyniques semblent parfois admirer Sparte). Mais la presque absence de sources sur cette philosophe rend le travail complexe même si les récentes représentations théâtrales en 2017 et 2018 a Paris et Avignon ont permis d'avancer une interpretation « ramassée » de la philosophe grecque. Concernant enfin la récente tentative autobiographique de "vivre ou Philosopher?", la question se pose de savoir si le fait de centre le livre sur la censure ( Cf le sous-titre : "les ciseaux d'Anastasie") peut etre bien compris d'une période ou , souvent , régne le sentiment que , aujourd'hui , "tout est permis" et , en meme temps que "rien n'est possible"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Celui-ci renverrait à sa culture « militante » (acquise sur le terrain dès la licence, en enseignant dans le 9-3), celui-là à l’éducation judeo chrétienne, enfin « Diogène le chien » à la transmission de la sagesse antique, à l'Université. L'auteur aborde ainsi les divisions liées à la séparation ville/campagne et en classes sociales (Henri Lefebvre), aux « genres » (cynisme), aux « races » (Jankélévitch)
  2. Dans son ouvrage Savoirs en rire (tome 3) ainsi que dans Penser avec Henri Lefebvre, il décrit et nomme les professeurs qu'il a eus. Il y a notamment eu Jacques Derrida, Maurice de Gandillac, Jean-Claude Passeron, Jean-François Lyotard, Juliette Favez-Boutonier, Jean Wahl, Raymond Aron, René Rémond, Yvon Belaval, Gilbert Simondon, Paul Ricœur, Suzanne Bachelard,Roger Martin[Lequel ?] Alexis Philonenko, Henri Raymond, Pierre-Maximilien Schuhl, Jean Guitton, Jean Cazeneuve, Maurice de Gandillac, Étienne Souriau, Daniel Lagache,Louis Poirier et Pierre Trotignon. Il critique dans ses livres les pratiques pédagogiques de Juliette Lemperiere en psychopathologie .Il n'a connu ni Jean Piaget,ni Levi-Strauss, ni Michel Foucault,ni Gilles Deleuze, ni Gaston Bachelard ni Maurice Merleau-Ponty,ce qui peut être aurait complexifié certaines de ses positions et propositions.
  3. Où il a connu Rolande Trempé
  4. Pendant cette période, il fait la rencontre d'Étienne Borne au lycée Rosa Parks de Montgeron, alors inspecteur général, qui rédigea en 1943, sous l'égide du MNCR (ancêtre du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) Le Mensonge raciste avec Daniel Faucher et Vladimir Jankélévitch à partir d'une idée de Sylvain Barsony de l'Union des juifs pour la résistance et l'entraide. Ses travaux l’inspireront plus tard dans ses publications.L'amitié de son collègue de ChellesLudovic Janvier l'encouragera à se lancer dans l'écriture
  5. « Savoir(s) en rire (Hugues LETHIERRY) », sur cooperation-en-algerie.hautetfort.com, (consulté le 19 octobre 2013)
  6. Avec Louis Weber et d'autres qui sont evoqués dans le livre d'Aissa Kadri intitulé "Instituteurs et enseignants en Algérie (1945-1975)"publié en 1975
  7. [https://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENP9901700K Listes de qualification aux fonctions de maître de conférences arrêtées en 1999 et 2003 par les sections du Conseil national des universités]
  8. Écrire la correspondance
  9. Paul Langevin a été également président du GFEN
  10. [1]
  11. Ce philosophe est souvent cité par Hugues Lethierry (dès avant Penser avec Jankélévitchet "Agir avec Jankelevitch") dans Savoir en rire, Penser avec Henri Lefebvre, Sauve qui peut les morales et aussi par P. Verdeau dans La mort n'est pas au programme.
  12. Une fable de Jean de La Fontaine met en scène Démocrite et les Abderitains.
  13. Cf. l'article de C. Catsaros dans Le Monde de l'éducation de juin 2003
  14. http://www.pedagogie.ac-montpellier.fr
  15. Pagesperso-orange.fr/bernard.langellier/.../humour.htm
  16. institut.fsu.fr
  17. http://www.peterlang.com/index.cfm?...cfm
  18. http://www.mylinea.com
  19. On sent ici l’influence du dernier Foucault : on se référera au séminaire sur « Le courage de la vérité », publié en 2010 chez Gallimard et qui s’est déroulé en 1984, quelques mois avant sa mort. Sur ce sujet, on se reportera à son intervention de 2013 à : http://www.citephilo.org
  20. Son frère Metroclès, ayant pété lors d'un débat philosophique, se laissait mourir de honte lorsqu'il rencontra Cratès le cynique
  21. Henri Lefebvre Rabelais, Éditeurs français réunis, 1955
  22. De cet auteur, on lira L’Ironie et de Henri Bergson Le Rire
  23. On lira le dossier d’Europe (avril 2010) qui dresse une sorte d’état des savoirs sur cet auteur aujourd’hui
  24. univ-paris3.fr/123841734908/0/fiche__ com/§R
  25. Site de la Mission Laïque Française.
  26. Cf. les interventions sur artheque.ens-cachan.fr et le lien avec la ressource:hdl=10670/l-k7hvld
  27. http://www.math.u-bordeaux1.fr/mrocher/atelier.pdf
  28. ou encore, dans la formation, sous la forme du "théâtre de l'opprimé" puisque l'auteur a travaillé avec Augusto Boal. On s'en convaincra en lisant la rubrique qu'il tient en été dans le quotidien "La Marseillaise"
  29. Ainsi celui de "psypropos" en novembre 2015 et aussi son intervention à la "haute école supérieure de pédagogie" de Sion (Suisse) en juin 2015
  30. qui travaillait avec Georges Lapassade à Paris 8 dans des cours sur l’analyse institutionnelle
  31. Il connaitra à l’époque J. Bruhat, G. Mury, J. Ellenstein, etc.
  32. Avec lequel il a organisé en 1978, à l’université de Nancy un forum sur « Qui a peur de la philosophie ? ». En revanche, l’influence de L.M Morfaux et de Jean Beaufret(de la khâgne du lycée Condorcet n'a pas été déterminante.
  33. Pour employer le terme grec utilisé par Aristote et par certains « marxiens »
  34. http://www.istravail.com/articles469.html
  35. "Savoir/agir" No 13, septembre 2010 , « L’ère Onfray des Universités populaires ».
  36. archives
  37. Dont un des premiers ouvrages, d'actualité, s'intitulait Le Nationalisme contre les nations (Méridiens, 1938). Paul Nizan en avait rédigé la préface qui notait malicieusement un certain lien de Henri Lefebvre avec la pensée d'Henri Bergson.
  38. Il se rendait souvent chez lui à Meillonnas, dans l'Ain, notamment en 1956, année riche en évènements politiques
  39. Celui-ci aurait écrit Les Choses dans la maison du philosophe, à Navarrenx, dans les Pyrénées. L'"infra ordinaire" du poète de l'OULIPO rejoint en un sens le "quotidien" dont Henri Lefebvre veut faire la critique
  40. Selon la formule d'A. Spire dans L'Humanité du 20 novembre 2009
  41. c'est, selon Mikhael Lowy un adepte du "romantisme révolutionnaire"
  42. Descartes, Hier et aujourd'hui, 1947.
  43. Pascal, Nagel, 1949
  44. Nietzsche, Ed. sociales internationales, 1939.
  45. Galilée, 1984
  46. Pignon, Falaise, 1956.
  47. Musset, L'Arche, 1955.
  48. Éditeurs français réunis, 1949.
  49. Lefebvre commenta ca philosophe (traduit par son ami Georges Politzer dans son premier livre sur "la liberté" : Lethierry est annoncé comme intervenant (avec M. Politzer) pour une conférence sur "l'ironie marxiste", au seminaire "Marx au XXIe s." (dirigé par Jean Salem) le 14 mars 2015 à 14h, à la Sorbonne
  50. Et donc des journaux puisque, selon les Aphorismes de l'époque d'Iena (No 31) de Hegel, leur lecture est "une sorte de prière matinale réaliste"
  51. "Le droit à la ville", Anthropos, 1968
  52. Comme le chantait Jean Ferrat (interprétant Louis Aragon) : "Un jour viendra couleur d'orange/Un jour de palmes, de feuillages au front/Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront..."
  53. Manifeste différentialiste, Idées, 1971
  54. Les ouvrages de Lethierry le montrent: Lefebvre, critiqué par Lucien Seve et Roger Garaudy, suspendu en 1958 du Parti communiste français, proche un moment de Guy Debord(avant d'être à l'Université de Strasbourg)
  55. Le best seller de Lefebvre restant Le Marxisme Que sais-je ?, 1948 (22 rééditions)
  56. L'Existentialisme, sagittaire, 1946
  57. L'Idéologie structuraliste, Points, 1975
  58. L'irruption de Nanterre au sommet, Anthropos, 1968
  59. H. Henri Lefebvre, Pour connaître la pensée de Lénine, Bordas, 1957
  60. Lukacs 1955,Aubier, 1986
  61. De l'État, 10-18,1978
  62. . Par exemple, celle à Wilhelm Reich que Lefebvre évoque dans La Survie du capitalisme
  63. La somme et le reste no 16
  64. Thierry Paquot Rue Descartes No 63, 2009/1 p. 8
  65. Site officiel de Chronique Sociale.
  66. Jacques Derrida fait référence à ce livre dans son ouvrage sur Le Pardon, publié chez Galilée en 2012
  67. bernard- defrance.net/spip/phb?...
  68. http://www.netia59a.ac-Lille.fr
  69. juin 2003. L'auteur cite le proverbe anglais : Don’t smile before Christmas (« Ne pas rire avant Noël »), car il faut installer le respect de règles
  70. L’auteur dit l’avoir eu comme professeur en terminale.
  71. Gerard Mordillat affirme par exemple, dans la préface a "Rire en philo"(ouvrage collectif paru en 2017 au petit pavé):"il faut vénerer vénérablement les grands auteurs" et parle du maitre qui "postillone du concept philosophique comme s'il en pleuvait".Il lui oppose "les grandes risées, par vagues scétérates, pour noyer l'horizon du diplôme(...)le HaHa! qui tue".Il parle de la "philo" comme "anagramme approximatif de folie".
  72. Environment and planning (octobre 2009)
  73. actuelmarx.u-paris10.fr/cm6/alliste.htm
  74. Site officiel de Alter - Géo.
  75. Pour reprendre le titre du livre de T. Hunt, paru chez Flammarion en 2009 (Engels était un amoureux des femmes)
  76. Alain Soral se réclama un temps de lui, avant d'être désavoué par Clouscard
  77. Michel Maffesoli donna sa caution à une thèse qui laissait entendre que l'astrologie avait droit de cité à l'université, en sociologie
  78. owni.fr/author/sylvainlapoix/
  79. Publié chez sandre en 2011
  80. Le futur académicien fut, dans sa jeunesse, l'élève de Jacques Chevalier qui sera deux fois secrétaire d'État sous Vichy et se réclamait de Bergson. Guitton proteste dans "Un siècle, une vie" contre sa rétrogradation dans le secondaire à la Libération, assortie d'une interdiction de toute fonction administrative. Suite a une préface du Maréchal Pétain ainsi qu'à des articles dans une feuille accusée de collaboration et d'intelligence avec l'ennemi
  81. Page 336 de Une vie en toutes lettres chez Liana Levi, paru en 1995. Le 8-2-2016, la conférence sur « Jankelevitch et Lyon » a eu lieu à l'invitation des « amis de l'université » et de « l'académie rhodanienne des lettres » dans la salle des conseils de l'Université. Jankelevitch fut professeur de khagne au Lycée du parc de 1933 a 1935. Fin 1934, il eut une inspection défavorable dont il fait part à son ami le 4-1-1935, dans une lettre publiée dans l'ouvrage Une vie en toutes lettres. Dans ces mêmes lettres il critique les villes ou il a habité : Prague ou du moins ses habitants (il y rencontra sa première femme « agrégée de foxtrott »), Caen comme aussi Lyon... ou plus tard la Sorbonne ("la boutique de la rue des écoles") qui poursuit pendant la guerre son petit bonhomme de chemin, comme si de rien n'était (Henri Gouhier est par exemple nommé à l'université en 1943. Concernant François Cuzin, il lui rendra plus tard hommage pour son héroïsme et fera donner son nom à la bibliothèque du département de philosophie dont naguère s'occupait le fameux Romeu, dont la mémoire est liée à l'époque des "sixties". Contre le consensus mou, il n'hésitait pas, à une époque où ils étaient peu connus, à défendre les cyniques, malgré leurs défauts.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications personnelles[modifier | modifier le code]

Directions d'ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le "camarade Collomb", la loi asile et...Saint Augustin, Préface Yvon Quiniou, postface Pierre Cours Saliés, Thot, 2019
  • Du cynisme!(Populariser la philo:théâtre, image, polar...) Preface de E.Helmer, A.P S.Husson (204 p)Petit pavé, 2018
  • Rire en philo et ailleurs ( yes we ricane!) (Preface de gérard Mordillat) (194 p)Petit pavé , 2017
  • Penser l'humour(Preface d'Y.Cusset) Petit pavé (212 p), 2016
  • Hipparchia mon amour(AP d'I.Pereira, Preface de R.Pfefferkorn)Petit pavé (194 p), 2015
  • Humour et discipline(s) (Murir de rire tome 1) Preface de A.M Houdebine)E.P.U (175 p), 2015
  • L'humour outil éducatif (Murir de irire tome 2 ) Preface de G.Roux)(145 p) " " " "
  • Agir avec Henri Lefebvre" (preface de Thierry Paquot, postface de Jean-pierre Garnier) Chronique sociale, 2015, (180p)
  • Diogène nom d'un chien (préface de Jean-Paul Jouary avant-propos de Yann Marchand) Petit pavé , 2013,(144p)2013, 2e ed. 2016
  • Agir avec Jankélévitch (préface d'Alexis Philonenko, avant-propos de P.Trotignon) chronique sociale ,2013, (176 p)
  • Sauve qui peut la ville (préface de A. Merrifield, avant-propos A.Bihr) l'Harmattan,2011 (160 p)
  • La mort n'est pas au programme. L'éducateur et les questions sensibles (préface de Marcel Conche), L'Harmattan, 2005, (277 p.)
  • Parler de la mort et de la vie — Un tabou dans l'éducation (préface De François Dagognet, avant-propos B. Poucet) Nathan , 2004 (217 p.)
  • Potentialités de l’humour. Vers la « géloformation » (préface Gaston Mialaret), L’Harmattan, 2002, (135 p.)
  • Rire en toutes lettres (préface de Patrick Boumard), Septentrion, Lille, 2001, (185 p.)
  • Savoir(s) en rire (3 tomes), De Boëck, Louvain, 1996 :
  • Un gai savoir. Vérité et sévérité (t. 1) (préface de Philippe Meirieu) (225 p.),
  • L’humour maître. Didactique et zygomatique (t. 2) (préface de André Giordan, avant-propos Robert Escarpit), (260 p.).
  • Rire à l’école. Expériences tout terrain (t. 3) (préface de André de Peretti), (245 p.).
  • Feu les écoles normales (et les IUFM ?) (préface de Francine Best), L’Harmattan, Paris, 1994 (450 p.),

Ouvrage en collaboration[modifier | modifier le code]

  • Maintenant Henri Lefebvre : renaissance de la pensée critique (L. Bazinek, A. Ajzenberg), l'Harmattan, 2011 (214 p), préface de Michael Löwy,

Quelques Collaborations , articles et Avant-Propos(A.P)[modifier | modifier le code]

A.P a J.Y Martin pour "Mobilisations populaires au Brésil" Petit pavé, 2016

A.P a E.Moulron pour "Petit traité de savoir rire en attendant la mort" Petit pavé, 2017

  • Intervention aux "larmes du rire" lors du festival de sociologie d'Epinal Octobre 2019
  • Exposé sur "Augustin d'Hippone découvre la libido"au camping "entre mer et foret",janvier 2019
  • "La chronique du rieur jaune:Onfray" Rebelle, janvier-février 2018
  • "Meurtre au café du croissant" La Marseillaise 23-7-2015
  • "On a parfois envie de l'arreter!" ( NDLR: Philippe Caubère) La Marseillaise 15-7 2015
  • "L'ère onfray des universités populaires" in "Savoir/Agir", 2010
  • "Lefebvre, homme des transgressions" in l'écriture émergenteActes colloque CALS, 2010
  • "Le mensonge, une mauvaise parole"? in la mauvaise parole Actes colloque CALS 2011
  • "Sauver la vie et la ville" in Paul Aries Ralentir la ville, Golias, 2010
  • "L'humour en langues" in L'Humour en classe de langue, université de Santiago, 2005
  • "Passion, vice et vertu" in "la passion ", ESC Clermont, 2005
  • "Mettre à la question, une manière d'être pédagogique" (avec C.Haeri)LIREST, 2003
  • "Les mots de l'humour " in A. Laurain Traduire les mots d'esprit, Peter Lang, 2001
  • "Humour et éducation" in 2 000 ans d'humour (Corhum), université de Franche-Comté, 2000
  • "Dessein d'humour et ironie:une vertu pédagogique Année de la recherche en sciences de l'éducation , 2000
  • "Le théâtre de l'opprimé" in LIREST, Théâtre et sciences, 1998
  • "Le dessin d'humour a l'école elementaire" ( avec B.Langellier)Actes JIES 1997
  • "Les trois cultures" in LIREST, 1995
  • "La horde frénétique barbare" in "Traces de faire", 1986
  • "L'individuel et le collectif" in G. Pineau (dir), Les Histoires de vie, Harmattan, 1985
  • "Les métaphores animales dans Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche" in L'Homme et l'animal, IEP Toulouse, 1989

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


  1. Alors président de l'Institut de Recherche de la Fédération syndicale unitaire