Gilles Boileau

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Gilles Boileau
Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Membre de l'Académie française
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Gilles Boileau, né le à Paris, où il est mort le , est un homme de lettres français. Avocat de formation, traducteur du grec ancien, polémiste redouté et poète occasionnel, membre de l'Académie française à vingt-huit ans, sa mort prématurée et la brillante carrière de son cadet Nicolas ont sans doute conduit les historiens de la littérature à sous-estimer sa place dans la vie intellectuelle du Grand Siècle.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Avocat au parlement de Paris, il n'a, semble-t-il, jamais plaidé. Payeur des rentes de l'Hôtel de ville (ce qui lui vaut parfois le surnom de "Boileau le rentier"), il est nommé, quelques mois avant sa mort, contrôleur de l'argenterie du roi.

Protégé par le premier président du parlement de Paris, Pomponne de Bellièvre, proche par ses préoccupations littéraires et érudites de Michel de Marolles, de François Cassandre, d'Antoine Furetière, de Charles Perrault, de Molière et de Charles Cotin, il est élu membre de l'Académie française en 1659.

Connu pour « l'âcreté de sa bile[1] », il fait paraître en 1655 un Avis à M. Ménage qui déclenche une cruelle bataille d'épigrammes entre littérateurs. De retentissantes polémiques l'opposeront à d'autres poètes ou érudits, comme Jean de Bouillon (1608-1661), Pierre Costar et Paul Scarron.

C'est lui qui, vers 1662-1663, introduit son frère Nicolas dans les milieux littéraires, où il se fait connaître sous le nom de Despréaux. Ils auront des relations orageuses. Au plus fort de leur querelle, Nicolas ira jusqu'à traiter Gilles de « rebut de notre âge[2] », qualificatif qu'il regrettera par la suite.

L'abbé d'Olivet compare ainsi les talents des deux frères : « Les essais du cadet annoncèrent ce qu'on a vû de lui dans la suite, des chefs-d'œuvre de versification & de bon sens. Il n'y eut point en lui, si j'ose ainsi dire, d'enfance poëtique. L'âiné, au contraire, né avec beaucoup d'esprit, mais avec un jugment moins sain, ne se forma jamais l'idée du parfait. Il ne se défioit pas de sa trop grande facilité à écrire : facilité que M. Despréaux n'avoit point, & qui doit être toujours suspecte, quand ce n'est pas le fruit d'un long exercice[3]. »

Quant aux traductions de Gilles Boileau, écrit l'abbé d'Olivet, « nous en avons deux considérables : celle d'Épictète, qui a été fort approuvée ; & celle de Diogène Laërce, qui est demeurée presque inconnue[4]. » Au sujet de la première, Pierre Bayle écrit : « Elle est bonne, et précédée d'une vie d'Épictète, la plus ample et la plus exacte que j'aie vue jusqu'ici. L'érudition et la critique y ont été répandues habilement[5]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

[…]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Mornet, Histoire de la littérature française classique, p. 67 (1910)
  2. Nicolas Boileau, Satires, IX, 1668.
  3. Abbé d'Olivet, Histoire de l'Académie françoise, volume II, 1729, p. 118.
  4. Op. cit., p. 120
  5. Cité par Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, volume III, p. 174 (1855)

Liens externes[modifier | modifier le code]