Rémérangles

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Rémérangles
Image illustrative de l'article Rémérangles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Mouy
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Hubert Proot
2014-2020
Code postal 60510
Code commune 60530
Démographie
Gentilé Réméranglois, Rémérangloises
Population
municipale
213 hab. (2015 en diminution de 5,33 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 50″ nord, 2° 17′ 11″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 121 m
Superficie 8,2 km2
Localisation

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Rémérangles est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Réméranglois et les Rémérangloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Le village de Rémérangles est situé à 65 km au nord de Paris, 15 km à l'est de Beauvais, 40 km à l'ouest de Compiègne et 50 km au sud d'Amiens[2].

Communes limitrophes de Rémérangles
Essuiles Bulles
Le Fay-Saint-Quentin Rémérangles
Bresles La Rue-Saint-Pierre Litz

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune se situe entre 77 m et 121 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur une plaine assez étendue. Le village se trouve à 102 m. Le point le plus bas de la commune se trouve dans le fond de Bresles, au sud-ouest et le site le plus élevé se localise aux limites avec les communes de Bulles et d'Essuiles, au nord-est.

Plusieurs vallons se trouvent sur le territoire : le fond de Bresles au sud-ouest, la vallée Sainte-Marie et le fond de Rémérangles à l'ouest ainsi que la vallée Haleine au nord-ouest[3]. Cette commune forme une plaine découverte, fertile, légèrement inclinée vers le sud. Le périmètre est à peu près carré[4].

La craie s'étend sur le territoire. Les silex sont rares, d'un petit volume, et mêlés de quelques galets. Telles sont les parties basses de la plaine de Rémérangles vers La Rue-Saint-Pierre et Litz. On voit une immense quantité de cailloux entre le village et la vallée de la Brêche. Les cailloux sont accumulés au fond du diluvium argileux dans le voisinage de la roche crayeuse, autour du chef-lieu[5]. Le sol se compose en partie d'argile à silex[6]. La commune se trouve en zone de sismicité 1, très faiblement exposée aux séismes[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse le territoire communal. La présence de plusieurs vallons à la limite est de la commune peut expliquer une ancienne présence de ruisseaux sur le territoire[3]. Les zones les moins élevées du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurentes[8].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Rémérangles est desservie par deux routes départementales, la D 9 et la D 94.

La route départementale 9, reliant La Rue-Saint-Pierre à Auchy-la-Montagne en est le principal axe routier. En venant du sud, il croise la D 94 puis passe dans le village par la seule Grande Rue.

La route départementale 94, allant de Bresles à Mory-Montcrux traverse le territoire dans une transversale sud-ouest au nord-est. Depuis Bresles, elle rejoint puis se sépare de la D 9 au sud du chef-lieu avant de rejoindre Bulles. De plus, une route communale relie le village à la commune voisine du Fay-Saint-Quentin. Une seconde relie la D 94 au hameau de Wariville (commune de Litz). Deux voies se dirigent au nord-est du territoire pour relier le village au parc éolien du Chemin des Haguenets[3].

La gare SNCF la plus proche se situe à Rochy-Condé à 9 km au sud-ouest sur la ligne de Creil à Beauvais[2].

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Atriom du Beauvaisis, dessert la commune par la lignes 32 reliant Beauvais à Saint-Just-en-Chaussée ainsi que par une ligne de transport scolaire vers le collège Bresles par un unique arrêt[9]. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal relie la commune à l'école communale de Le Fay-Saint-Quentin et Essuiles[10].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se situe à 12,6 km à l'ouest et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 52 km au sud-est[2]. Il n'existe aucune liaison par des transports en commun entre la commune et ces aéroports.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis le tissu urbain, qui couvre près de 13 hectares (2,7% de la superficie), le territoire communal se compose à 95,7% de cultures sur 831 hectares et de 13 hectares d'espaces boisés (1,5% du territoire), constitués par quelques petites parcelles sur la limite ouest de la commune, ainsi qu'au lieu-dit « les Quatre-Muids », à l'est. Les vergers et prairies ne rassemblent que 2,3 hectares sur l'ensemble de la commune[11],[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hormis le chef-lieu, Rémérangles, la commune ne possède pas de hameaux ni de lieux-dits habités[3]. Autrefois se trouvait entre Rémérangles et Wariville la ferme de la Vallée[a 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En 1890, les 80 maisons du village s'étendent en une seule rue d'un kilomètre de long, au milieu d'une vaste plaine découverte[a 2]. Aujourd'hui, le village, est toujours construit en « village-rue » mais s'est agrandi de quatre rues de plus qui débutent de la Grande Rue (route départementale 9) ou de la place centrale. La rue Bouteille part la place communale et se dirige vers l'ouest tandis que rue Dubois-Philibert débute de la place centrale et se dirige vers l'est. La rue Camille Dangoisse passe derrière la mairie et l'église Notre-Dame avant de rejoindre la rue Dubois-Philibert et enfin la rue de Bulles (route départementale 94) débute dans la partie sud de la Grande Rue pour rejoindre la commune de Bulles, à l'ouest[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a porté les noms suivants au cours de son histoire[a 2]:

  • 1157 : « Remerangle »
  • 1190 : « Eremeranglia »
  • 1245: « Ramerangle »
  • 1303 : « Rémérangle » ou « La Rémérangle »
  • 1890 : « Rémérangle »
  • De nos jours : « Rémérangles »

La localité paraît tirer son nom de « Ricmiri Angula », c'est-à-dire le coin, la portion de terre de Ricmir ou de Rimer. Il y avait encore en 1210 à Rémérangles un lieu-dit qui s'appelait le Champ-de-l'Angle. Au XIXe siècle, selon A. Debauve et E. Roussel, les habitants avaient cru bien faire en ajoutant un « s » au nom de leur village, qui devait s'écrire correctement « Rémérangle » à cette époque, ou peut-être même « Remérangle »[a 2]. De nos jours, le village porte le nom de Rémérangles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Le village de Rémérangles est sillonné de muches (souterrains-refuges) pratiqués à 3 mètres au-dessous du sol et dont quelques-uns ont, jusqu'à 500 mètres de longueur. Beaucoup sont comblés. En outre, chaque maison à une cave secrète qui devait servir à cacher les provisions. L'église est bâtie sur une butte formée de déblais de ces souterrains, et comme celle-ci possède des parties romanes, on peut en conclure que ces forts remontent à l'invasion des Normands, et ont été creusés par les habitants pour se soustraire aux cruautés de ces barbares[a 1].

Au XVe siècle, la seigneurie de Rémérangles appartenait à Charles de Rouveroy, écuyer. Elle fut saisie sur lui-même et adjugée, le 11 mars 1479, à Jean de Regnault, chanoine de Beauvais.

À côté de la seigneurie, il y avait beaucoup d'autres petits fiefs, entre autres, le fief de Sains : Jean Ier de Bourbon, comte de Clermont, fait prisonnier lors de la bataille d'Azincourt en 1415 et conduit en Angleterre où il demeura jusqu'à sa mort en 1433, donna en 1425 à Philippot Cotterouge, son cuisinier, la moitié du fief de Sains, dont il était devenu maître à la suite de la mort sans hériter de Jean, bâtard de Sains. Charles Ier de Bourbon, fils de Jean, acquit l'autre moitié de ce fief et en fit don à Philippot, qui était passé à son service et qui demeura, jusqu'à sa mort, au service d'Agnès de Bourgogne, sa femme. Les fils de Philippot vendirent ce fief en 1483 à Jean Regnault. De 1479 à 1484, le chanoine agrandit son domaine par l'acquisition de terres et rentes. Le 29 juillet 1484, il fit donation au chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais de tous ces biens à Rémérangles, à charge d'un obit solennel pour ses parents, pour feu l'évêque Guillaume de Hellande et pour lui. Le chapitre continua ses acquisitions : en 1484, il acheta un petit fief à Rémérangles aux religieux de l'Hôtel-Dieu de Paris. En 1559, il se vit adjuger un moulin à vent tenant au chemin de Bulles. En 1789, on évaluait à 4 500 livres le revenu de la ferme, des champarts, censives et moulin du chapitre.

Parmi les petits fiefs qui étaient si nombreux à Rémérangles, le fief de Gannes, ainsi nommé du nom de ses anciens possesseurs, les seigneurs de Gannes : ce fief était considéré comme faisant partie de la banlieue de Bulles, et, à ce titre, les cultivateurs qui l'habitaient ou détenaient des terres en relevant, avaient droit de mener paître leurs bestiaux dans les marais de Bulles et de rouir leurs lin et chanvres dans la rivière, à charge de se trouver à Bulles le jour de la Trinité, où l'on procédait à l'élection du maire, de présenter au maire l'un d'entre eux pour être pair de la commune et de payer 4 sous parisis de rente annuelle pour toute charge[a 3].

La cure était à la collation du prieur de Bulles, qui percevait les grosses dîmes avec l'abbaye de Saint-Paul[a 3]. Entre Rémérangles et Wariville se trouvait une ferme appelée la Vallée, qui fut sans doute brûlée au XVe siècle. Ce lieu a gardé le nom de la vallée brûlée[a 1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Rémérangles, carte de Cassini.

Au XVIIIe siècle, on comptait un certain nombre de musquiniers[Quoi ?] et tisserands. En 1749, le cheptel des habitants comprenait 53 chevaux, 66 vaches, 580 moutons et 8 ânes. Le produit des dîmes, champarts, censives et du moulin à vent était de 2322 livres.

En 1789, la paroisse renfermait 21 indigents. Les doléances des habitants de Rémérangles portent sur les points suivants : la multitude des impositions est rendue plus onéreuse dans la dureté des temps, elles sont inégalement réparties. Ils demandent également l'abolition des privilèges et exemptions, la suppression des aides et des gabelles, le règlement des dîmes insolites[Quoi ?], l'interdiction des quêtes des religieux qui sont en charge pour le peuple, la gratuité des baptêmes, mariages et enterrements forment l'objet d'autres demandes. Les députés de la paroisse, à l'assemblée du bailliage de Clermont, furent Nicolas Queste, laboureur, et Louis Tassart, ancien laboureur.

En 1890, l'agriculture forme l'occupation principale des habitants, 31 personnes étaient cependant employées à la fabrication des brosses. La population du chef-lieu était de 266 habitants[a 1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Clermont[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Mouy.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes Rurales du Beauvaisis (CCRB), créée le .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[13], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[14]. Malgré les réticences du président de la CCRB[15], le schéma est entériné[16],[17].

La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 30 mars 2016)
Hubert Proot DVD Vice-président de la CC rurales du Beauvaisis (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2014-2020[18]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Village fleuri : quatre fleurs renouvelées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[19].

Quatorze éoliennes ont été installées dans la commune par la Compagnie du vent dès 2009[20].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2015, la commune comptait 213 habitants[Note 1], en diminution de 5,33 % par rapport à 2010 (Oise : +2,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
327 324 358 337 317 321 335 332 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
306 273 284 285 267 274 266 249 232
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 231 220 191 203 165 184 176 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
160 154 161 190 223 224 225 225 215
2015 - - - - - - - -
213 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 27,4 %, plus de 60 ans = 13,2 %).
Pyramide des âges à Rémérangles en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
1,8 
75 à 89 ans
3,5 
15,2 
60 à 74 ans
9,7 
25,0 
45 à 59 ans
27,4 
22,3 
30 à 44 ans
23,9 
17,0 
15 à 29 ans
13,3 
18,8 
0 à 14 ans
22,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

La commune possède un unique monument historique sur son territoire, l'église, dédiée à Notre-Dame, elle reconnaît comme deuxième patron saint Gengou appelé dans le pays saint Gengon.

Cet édifice se compose de parties de différentes époques : la façade est romane, les voûtes sous le clocher datent de la période du style gothique lancéolé, le chœur et la chapelle Saint-Gengon sont du XVIe siècle. Le portail se compose d'une arcade romane à deux gros boudins appuyés sur des colonnettes. La nef est lambrissée. Les voûtes du chœur, du XIIIe siècle, reposent sur des colonnes dont les chapiteaux sont ornés de feuillages. Les voûtes du chœur, avec leurs clés pendantes, datent du XVIe siècle. Une chapelle latérale, formant saillie au nord, est placée sous l'invocation de saint Gengon : le culte de ce saint à Rémérangles ne paraît pas remonter au-delà du XVIe siècle.

Plusieurs objets situés dans l'église sont classés[26], dont une horloge datant de 1697, 25 bancs de 1846, des statues en bois du XIVe siècle ou encore un tableau du Xe siècle consacré à l'Assomption de la Vierge[27]. L'église, restaurée en 2016 après plusieurs années de travaux[27], fait l'objet d'une inscription aux monuments historiques depuis le 2 avril 1927[28].

La tradition veut que, quatre cheveux d'un seigneur ou d'un riche fermier de Rémérangles étaient tombés dans un trou à marne, leur maître fit vœu, s'ils sortaient sains et saufs, d'aller chercher des reliques de saint Gengon. Les quatre cheveux ayant pu être retirés sans aucun mal, le seigneur rapporta dans l'église de la paroisse des reliques du saint[a 3],[29].

Le calvaire.

On note également :

  • Une maison du XVe siècle se trouve dans la rue principale.
  • Calvaire, à l'angle des D 9 et D 94, au sud du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis, , 160 p.
  1. a, b, c et d p. 152
  2. a, b et c p. 150
  3. a, b et c p. 151
  • Éric Blondeau, Villes et villages fleuris de France, Hatier,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rémérangles », sur le site de la Communauté de Communes Rurales du Beauvaisis (consulté le 6 juillet 2008)
  2. a, b et c « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 6 avril 2013)
  3. a, b, c, d, e et f Carte 1/15 000e sur Géoportail (consulté le 26 avril 2013).
  4. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 124
  5. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, pages 12 et 13
  6. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, 1995, page 14, Office d'édition du livre d'histoire
  7. « Géorisques : Mieux connâitre les risques sur le territoire - Rémérangles », sur www.georisques.gouv.fr (consulté le 17 août 2017)
  8. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 22 septembre 2013)
  9. « Transports en communs à Rémérangles (cartes, lignes et arrêts) », sur Oise mobilité (consulté le 22 septembre 2013).
  10. « Navette de regroupement pédagogique intercommunal », sur Oise mobilité (consulté le 10 octobre 2013).
  11. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Rémérangles », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 28 septembre 2014)
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  14. « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale de l'Oise » [PDF], Préfecture de l'Oise, (consulté le 23 octobre 2016), p. 13-25.
  15. « Communauté de communes rurales du Beauvaisis : vers un mariage forcé ? : Le préfet et la commission départementale ont choisi de rattacher la CCRB à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis », L'Observateur de Beauvais, no 926,‎ , p. 14 « A priori, le préfet et la commission départementale ont choisi de la rattacher à la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis. Ce qui n’est pas forcément du goût de Jean-François Dufour, son président (PS), furieux de perdre son indépendance pour si peu. Peu pressé, semble-til, d’effectuer ce mariage forcé, il a cependant pris quelques contacts, notamment avec la communauté voisine du Clermontois, à la surprise de quelques élus de la CCRB qui pensent que le bassin de vie breslois se tourne plus naturellement vers le Beauvaisis. «J’ai eu la surprise d’apprendre que le Clermontois réfléchissait à un rapprochement avec… la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis» a-t-il déclaré ».
  16. D. L., « Oise : six collectivités fusionnent », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  17. Patrick Caffin, « Beauvaisis : une fusion qui manque de dynamisme mais qui se prépare », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « C’est dommage que le préfet n’ait pas été plus dynamique pour mettre la pression afin que davantage de communes fusionnent. Il y en a 8 autour de Crèvecœur-le-Grand qui sont candidates pour nous rejoindre. Nous estimons que pour exister et résister en termes de projets dans la nouvelle grande région, il faut atteindre au minimum 100 000 habitants. Avec ces communes, nous les aurions. Avec la CCRB, nous y sommes presque (NDLR : 93 000 habitants). » Mais ce ne sera que partie remise puisqu’après 2017, les communes pourront faire acte de candidature pour rallier l’entité qu’elles souhaiteront ».
  18. « Rémérangles », Cartes de France (consulté le 26 septembre 2014)
  19. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  20. « Les éoliennes perturbent la télé à Rémérangles », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. « Évolution et structure de la population à Rémérangles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  26. Les objets classés de l'église Notre-Dame de Rémérangles sur la base Palissy
  27. a et b Simon Gourru, « Rémérangles : l’église retrouve des couleurs », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  28. « Église Notre-Dame », notice no PA00114832, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Charles Fèvre, « REMERANGLES : l'Église de l'Assomption de Notre-Dame », sur son site personnel (consulté le 6 juillet 2008)