Lavausseau

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Lavausseau
Lavausseau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vouneuil-sous-Biard
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Poitou
Statut Commune déléguée
Maire délégué Claudine Auliard
2019-2020
Code postal 86470
Code commune 86123
Démographie
Population 798 hab. (2016 en diminution de 0,37 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 37″ nord, 0° 04′ 27″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 159 m
Superficie 24,71 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration  Boivre-la-Vallée
Localisation

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Lavausseau est une ancienne commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés Lavausséens.

Le , elle devient une commune déléguée de Boivre-la-Vallée[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches de Lavausseau sont La Chapelle-Montreuil, Montreuil-Bonnin et Latillé dans le département de la Vienne et Vasles qui se trouve dans le département des Deux-Sèvres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Lavausseau présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de vallées et de bocage. Le terroir se compose[2] :

  • de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 65 % et d'argile à silex peu profonde pour 31 % sur les plateaux du seuil du Poitou,
  • de calcaire pour 4 % dans les vallées et les terrasses alluviales;

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 8 km de cours d'eau dont le principal est la Boivre sur une longueur de 7 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Selon Météo-France, la commune a connu 1 843 heures d'ensoleillement en 2013, contre une moyenne nationale des villes de 1 819 heures de soleil. Lavausseau a bénéficié de l'équivalent de 77 jours de soleil en 2013.

La commune a connu 864 millimètres de pluie en 2013, contre une moyenne nationale des villes de 895 millimètres de précipitations. Au cours de cette année, les précipitations maximales pour un jour ont été de 106 mm et minimales de 25 mm.

En 2013, la température la plus haute s'élève à 35,3 °C et la plus froide -5,4 °C .

En 2013, la vitesse maximale atteinte par le vent a été de 130 km/h.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg proviendrait de la forme latine Vaucellam, mentionnée à partir du XIIe siècle et qui désigne une petite chapelle dans la vallée[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1848, avec la Révolution française et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté, un acacia qui survit jusqu’en 1933[4]. Le , pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté (un autre acacia)[5].

Un arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Boivre-la-Vallée est publié le et a pris acte le [1]. Cette commune est le résultat de la fusion entre Lavausseau et Benassay, La Chapelle-Montreuil et Montreuil-Bonnin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Raymond Guichard    
mars 2008   Claudine Auliard[6]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 798 habitants[Note 1], en diminution de 0,37 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
853866935870874847792810779
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
707710753744703689599620600
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016 -
665715702764774783809798-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 32 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 812 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires soit 12 personnes, pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 800 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une crèche. Créée en 1990, la structure multi-accueil La Bibera est gérée par l'association « La Bibera- Petite Vallée », à gestion associative à identité parentale, c'est-à-dire que les parents en assurent la gestion. Cet établissement accueille des enfants de 10 semaines à 6 ans.

La commune aussi une école. La commune de Lavausseau est située dans l'académie de Poitiers.

Les collèges les plus proches :

  • Collège Arthur-Rimbaud à Latillé à 6,4 km ;
  • Collège privé Notre-Dame-de-la-Chaume à Vouillé à 11,8 km ;
  • Collège Maurice-Fombeure à Ménigoute à 12,5 km ;
  • Collège Jean-Monnet à Lusignan à 13,3 km ;
  • Collège Jean-Rostand à Neuville-de-Poitou à 18,5 km ;
  • Collège François-Rabelais à Poitiers à 18,8 km.

Les lycées les plus proches :

  • Lycée agricole Xavier-Bernard - Venours à Rouillé à 17,3 km ;
  • Lycée du Bois-d'Amour situé à Poitiers à 18,1 km ;
  • Lycée professionnel - ensemble scolaire Isaac-de-l’Étoile situé à Poitiers à 19,8 km ;
  • Lycée Louis-Armand situé à Poitiers à 20 km ;
  • Lycée professionnel Auguste-Perret, métiers du bâtiment et des arts associés situé à Poitiers à 20 km ;
  • Lycée professionnel Louis-Armand situé à Poitiers à 20 km.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[11], il n'y a plus que 30 exploitations agricoles en 2010 contre 34 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 17 % et sont passées de 1 859 hectares en 2000 à 2 188 hectares en 2010[11]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[12].

45 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 33 % pour les oléagineux (92 % pour la culture du colza et le reste pour le tournesol) , 16 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes. En 2000, 2 hectares (0 en 2010) sont consacrés à la vigne[11].

7 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins (852 têtes en 2010 contre 872 têtes en 2000). 5 exploitations en 2010 (contre 11 en 2000) abritent un élevage d'ovins (573 têtes en 2010 contre 1 056 têtes en 2000)[11]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[13] L'élevage de chèvres est important: en 2010 1 894 têtes sur 3 fermes à comparer au 1 861 têtes sur 4 fermes en 2000[11]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[13]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Lavausseau abrite encore tannerie-pelleterie : « La Tannerie de la Boivre », la seule du département de la Vienne. Le projet de la « Cité du Cuir » a ouvert ses portes au public en 2010. la Cité permet de mettre en valeur les savoir-faire du tanneur qui perpétue une activité présente dès le Moyen-Âge. Dans le prolongement, une exposition retrace l’histoire des tanneries à Lavausseau, évoque les différents usages du cuir, conte des histoires de peaux, de cuir...

L'activité du travail du cuir est très ancienne à Lavausseau. Le développement des tanneries est probablement lié à l'implantation de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dès le XIIe siècle. Cependant, le document le plus ancien faisant référence à l'activité artisanale du tannage à Lavausseau, date de 1577, un procès verbal concernant un tanneur lavaucéen nommé Mathurin Ruffin.

En 1811, il restait onze tanneries réparties en petites unités le long de la rivière la Boivre. À la fin du XIXe siècle, elles sont fédérées en une seule entité sous la houlette d'un maître tanneur, Charles Guionnet, qui fonde un établissement sur le site du moulin à Barreau où se trouve l'actuelle tannerie de la Boivre.

En 1929, Théodore Carbonnier rachète la tannerie, il adopte le processus de tannage minéral et se spécialise dans la production de semelles de chaussures. Cette production disparaît dans les années 1950 avec l'apparition de produits synthétiques.

Ses enfants, Émile et Yves, qui ont formé l'actuel tanneur Ludovic Guignard, vont perpétuer la tradition familiale en orientant la production dans le traitement des peaux de décoration.

Activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2010 est de 6,9 %.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Établissement des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Anciennement fortifiée, les pierres ont été réutilisées, il ne reste plus rien des fortifications. La commanderie de Lavausseau est inscrite comme Monument Historique depuis 1928 pour sa cheminée et depuis 1969 pour sa façade et ses toitures.
  • Vestiges de maisons à fenêtres à meneaux.
  • Ancienne cité de tanneurs, écu spécifique visible sur certaines clefs d'arches.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Boivre-la-Vallée », sur Préfecture de la Vienne, (consulté le 2 décembre 2018).
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007.
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7).
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 216.
  5. Robert Petit, op. cit., p. 222.
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a b c d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne.
  12. Agreste – Enquête Structure 2007.
  13. a et b Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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