Vouillé (Vienne)

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Vouillé
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Blason de Vouillé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vouneuil-sous-Biard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Vouglaisien
Maire
Mandat
Éric Martin
2014-2020
Code postal 86190
Code commune 86294
Démographie
Gentilé Vouglaisiens ou Vogladiens[1].
Population
municipale
3 669 hab. (2013)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 38′ 29″ N 0° 10′ 11″ E / 46.6413888889, 0.16972222222246° 38′ 29″ Nord 0° 10′ 11″ Est / 46.6413888889, 0.169722222222
Altitude 80 m (min. : 97 m) (max. : 155 m)
Superficie 33,95 km2
Localisation

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Vouillé est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton situé à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Poitiers, au sud de la route de Poitiers à Parthenay, autrefois caché dans son vallon, sur la rivière Auxances, le village de Vouillé-la-Bataille s'étend désormais de toutes parts dans une urbanisation aérée.

Le cœur de la bourgade se trouve le long de la rivière et il est joliment aménagé.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Vouillé présente un paysage complexe composé de bocages, de plaines de champs ouverts et de vallées.

Le paysage de bocage dans le département de la Vienne se caractérise par des champs cultivés ou des prés enclos par des haies avec des alignements plus ou moins continus d'arbres et arbustes . Ces haies si caractéristiques contribuent à une meilleure qualité des eaux, permettent son infiltration et protègent ainsi contre l'érosion des sols. Elles constituent des zones de refuge pour la biodiversité. Elles ont, aussi, un rôle de régulation climatique et de nombreux intérêts agronomiques (brise vent, protection du bétail...). Toutefois, avec la modification des pratiques agricoles (intensification et simplification des cultures, utilisation massive d'herbicides, mécanisation) et les remembrements fonciers à partir des années 1950, elles ont laissé la place à un espace plus ouvert et sont menacées de nos jours. Ainsi, au niveau de la région Poitou-Charentes, ce sont plusieurs milliers de kilomètres de haies et d'arbres isolés qui ont disparu. On estime que 35 000 km de haies ont été supprimées depuis les années 1960, soit 36 % de perte en moyenne[2].

Le terroir se compose[3]:

  • de groies pour 25 % sur les plaines. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vites.
  • d'argile à silex peu profonde et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour respectivement 28 % et 37 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou.
  • de 6 % de calcaire qui se trouve dans les vallées alluviales.
  • de 4 % pour l'agglomération.

En 2006, 71 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 22 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 8 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[4]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides … constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

La forêt privée représente, en 2007, 119 hectares soit 4 % du territoire communal[5]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15  %, et 29,2  % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau,...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Auxances sur une longueur de 8 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[7], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9°C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (6°C en hiver - 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg proviendrait de deux sources : soit du gaulois vo-cladum qui signifie les deux fossés, soit du gentilice gallo-romain Vitellius, de l'empereur romain du même nom[8].

Souvent appelé Vouillé-la-Bataille en souvenir de la victoire, en 507, de Clovis sur Alaric II, roi des Wisigoths.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du Ve siècle, les Wisigoths dominent l'Aquitaine de Toulouse à Bordeaux et de Bordeaux à Poitiers. En 470, le royaume est indépendant. La capitale provisoire d'Alaric II, roi des Wisigoths, est Poitiers. À la suite d'une querelle religieuse, Clovis, roi des Francs, entreprend une véritable croisade contre l'hérésie arienne défendue par Alaric. Les deux rois vont se rencontrer 3 fois : en 494, en 498 et en 507. C'est lors d'une bataille dite bataille de Vouillé en 507 que Clovis remporta la victoire décisive sur le royaume wisigoth.

Le lieu de cette bataille a été contesté. Selon Henri Martin[9], il pourrait s'agir de Voulon - et non de Vouillé (les lieux cités par Henri Martin dans son Histoire de France sont : Gué de la Biche, Plateau de Sichar, Plaine de Voulon, Mougon)[10]. Mgr l’évêque d'Orléans, Monsieur de Beauregard estimait également que, selon la Société des antiquaires de l'Ouest : « Cette bataille célèbre ne s'est point livrée à Vouillé, dont jusqu'ici elle a mal à propos porté le nom (...) l'action avait dû s'engager au sud de Poitiers, aux anciens gués du Clain à Mougon, et surtout à Voulon, en face desquels il (M de Beauregard) a retrouvé les restes du petit et du grand camp de Clovis, et qu'elle s'est terminée dans les plaines en avant de Champagné-Saint-Hilaire ; de sorte que, si désormais on veut désigner par un nom moderne de combat si fameux dans nos annales, c'est celui de Voulon et non celui de Vouillé qu'il faudra lui donner[11]. »

En 1848, avec la révolution de février 1848 et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté : ce peuplier d'Italie survit jusqu’à ce qu’une tempête l'arrache en 1962[12]. Deux autres arbres de la liberté sont plantés sous la Troisième République : un peuplier pour le centenaire de la Révolution (sur la place), et un ormeau en 1892 pour le centenaire de la première République française[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre du Syndicat Mixte du Pays des Six Vallées. Le syndicat mixte permet à plusieurs Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) d’exercer certaines missions sur un territoire dépassant leur zone géographique de compétence respective. Un syndicat mixte est dit "ouvert" lorsque sa composition n’est pas limitée à des communes et leurs groupements, mais ouvert à d’autres collectivités. C’est le cas du Syndicat Mixte du Pays des Six Vallées qui est composé : de la Communauté de Communes Vallées du Clain, de la Communauté de communes du Pays Mélusin, de la Communauté de communes du Pays Vouglaisien et du Conseil Général de la Vienne. Le Syndicat Mixte a pour vocation de fédérer les collectivités territoriales et les acteurs du territoire autour d’un projet commun de développement durable. Il mène des actions dans les domaines du tourisme, du sport, de la culture et du développement économique au travers de tâches de coordination, d’animation et de mobilisation des acteurs du territoire.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1945 Gabriel Guitton    
1945 1947 Julien Surault    
1947 1953 Eugène Chasseboeuf    
1953 1960 André Marmain    
1961 1978 Gilbert Motheau    
1979 janv 1987 Aimé Fossier    
Janv 1987 mars 2008 Roland Allerit    
mars 2008 mars 2014 Alain Jordan    
mars 2014 en cours Eric Martin    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

La commune dispose aussi d'un centre des finances publiques.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré au projet "Valorisation de la biodiversité des bords de routes et des chemins" que propose depuis 2009, l'association « Vienne Nature ». L’objectif du projet est de faire prendre conscience de l’intérêt paysager et fonctionnel des bords de routes et des chemins en évaluant leur richesse biologique. En effet, la gestion écologique des bords de routes est souvent mal perçue et doit être accompagnée d'une phase de sensibilisation et d'information (articles de presse, site internet, panneaux d'information, sortie de terrain...).Une notice de gestion des bords de routes plus respectueuse de l'environnement a été réalisée par l’association et adapté au cas de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 669 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
745 788 797 1 228 1 435 1 464 1 545 1 604 1 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 660 1 670 1 756 1 651 1 746 1 833 1 787 1 684 1 603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 570 1 602 1 558 1 409 1 401 1 392 1 371 1 416 1 433
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 414 1 456 1 788 2 380 2 574 2 774 3 152 3 415 3 581
2013 - - - - - - - -
3 669 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 103 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

L'accroissement de la population de la commune illustre le constat démographique suivant : des zones rurales qui perdent de plus en plus d’habitants au profit d’une zone périurbaine autour de Poitiers (C'est la cas pour Vouillé) et de Châtellerault. Cette vaste zone concentre 70 % de la population du département (soit environ 300 000 personnes) et 25 % des moins de 20 ans. En outre, en supposant le maintien des tendances démographiques depuis 1990, entre 2006 et 2020, la population de l’aire urbaine de Poitiers devrait s’accroître de + 16,5 %[17]. La population de la commune devrait donc continuer à croitre.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[18], il n'y a plus que 16 exploitations agricoles en 2010 contre 26 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[19].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 348 hectares en 2000 à 2 104 hectares en 2010 dont 472 sont irrigables.

53% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs)et 34% pour les oléagineux (essentiellement du colza et un peu de tournesol). En 2000,5 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[18].

Les élevages de volailles ont disparu au cours de cette décennie (588 têtes réparties sur 9 fermes en 2000).

Industries[modifier | modifier le code]

Ville très riche ; économie industrielle et florissante.[non neutre] Sa situation géographique en fait l'une des villes les plus riches de son canton.[réf. nécessaire] Une Zone d'Activité Économique a vu le jour et de nombreuses entreprises s'y sont installés grossissant ainsi la richesse de la ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts a été édifié en 1899 et - c'est son originalité - pour les soldats du canton de Vouillé morts pour la France en 1870-1871. La liste a été complétée, par la suite, par ceux morts pendant la Première Guerre mondiale. Le monument est composé de la statue grandeur nature d'un jeune fantassin de pierre, à l'air intrépide, voire arrogant, debout, appuyé sur son fusil. Il a été sculpté par Desoullières. Autour de ce monument, une grille, des tubes de quatre canons, une chaîne qui repose sur de petits piliers de pierre surmontés d'une grenade sont des éléments caractéristiques d'un parti pris classique dans l'aménagement des monuments aux morts des années 1920-1930.
  • Les remparts : il ne reste des remparts bâtis au XVe siècle pour protéger la ville des Anglais, qu'une porte qui abrite aujourd'hui la mairie.
  • Le Pigeonnier du XVIIe siècle situé dans les "Basses rues" - Il faisait partie de l'ancienne ferme fortifiée de la Tour du Poële. Superbe pigeonnier de 1650 boulins restauré par la mairie dans les années 1990-2000.
  • Un dolmen, appelé "la Pierre de Massigny" se situe près de Vouillé, en sortant par la D7, en direction de Villiers. Ce dolmen, situé sur la commune de Villiers, est en calcaire. Le dolmen était utilisé comme sépulture collective. À l'origine, il était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées. Les tumulus de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ces sites à la préhistoire.
  • Le menhir de Cillais est situé au nord-est du hameau de Cillais. Il est haut de 1,60m pour une largeur au sol de 1,60m et une épaisseur de 30 cm. Il est en calcaire silicieux. Il date du néolithique. Lors des fouilles, deux grattoirs en silex, des poteries fragmentaires protohistoriques et des débris de poteries romaines ont été découverts. Il est aussi dénommé "Grosse Pierre de Cillais" ou "Menhir de Gadiot".
  • Le château de Grandmaison est inscrit comme Monument historique depuis 1928.
  • Le lavoir de "La Pisseloup" se situe à Traversonne et est le dernier lavoir présent sur la commune de Vouillé, ce site a été restauré et mis en valeur à l'initiative de l'association "Vouillé et son histoire" et en collaboration avec la Municipalité de Vouillé et ses services techniques, des écoles et des artisans.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune possède sur son territoire deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[20] qui couvrent 31 % de la surface communale:

  • La Forêt de Vouillé - Saint-Hilaire.
  • Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois.
La forêt de Vouillé[modifier | modifier le code]

Elle est située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Poitiers. C'est un important massif domanial de 1 500 hectares. Elle couvre un plateau à topographie très plane et d'altitude modeste : entre 130 et 140 mètres en moyenne.

Le peuplement forestier est homogène. Il s'agit essentiellement de chênes et de hêtres. Quelques zones ouvertes sont occupées par des landes à bruyères.

La forêt présente un intérêt biologique considérable illustré par la présence de 18 espèces de végétaux rares et/ou menacés. On peut découvrir :

  • la Vesce de Poméranie dans les lisières internes de la foret;
  • le Framboisier sauvage;
  • L’œillet superbe qui est une espèce protégée en France et dont la forêt de Vouillé constitue l'une des deux zones où on peut le découvrir en Région Poitou-Charentes;
  • les cicendies (la cicendie filiforme ou la cicendie fluette), plantes naines sur les chemins sablonneux temporairement humides qui traversent les landes;
  • la centenille naine;
  • le Remoncule tripartite ou la Hottonie des marais, dans certaines mares;
  • la Bartsie visqueuse;
  • l'Illécèbre verticillé;
  • la Laîche des montagnes ou la laiche dégitée;
  • le laser à feuilles larges;
  • la pivoine coralline;
  • la scille du printemps.

La forêt semi-ouverte et la lande offrent un abri aux rapaces et aux passereaux dont 8 font l'objet d'une protection sur tout le territoire national. Il est ainsi possible de voir :

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[21], il y a deux arbres remarquables sur la commune: un chêne pédonculé et un thuya géant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'azur à trois fleurs de lys d'or, celle de la pointe accostée des lettres S et R capitales du même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Étude 'Évolution du linéaire de haies en Poitou-Charentes', IAAT 2006 – 2008
  3. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  4. a et b Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charentes
  5. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente
  6. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  7. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  8. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  9. Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusque 1789 par Henri Martin / 4e édition / 1865 / Chez Fune, Jouvet et Compagnie, à Paris.
  10. Abbé Lebeuf 1739. Ménard 1837 : Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest.
  11. Google Livre, Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, volume 1 ; Société des antiquaires de l'Ouest (Poitiers, France)
  12. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 217
  13. Robert Petit, op. cit., p. 218
  14. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  17. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  18. a et b Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  19. Agreste – Enquête Structure 2007
  20. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  21. Poitou-Charentes Nature, 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]