Westland Lysander

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un aéronef image illustrant la Résistance française
Cet article est une ébauche concernant un aéronef et la Résistance française.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Westland.
Westland Lysander MkIII
{{#if:
Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Constructeur Westland Aircraft - Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Rôle Avion de reconnaissance et de liaison
Premier vol
Mise en service Juin 1938
Nombre construits 1 786
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Bristol Mercury XX
Nombre 1
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 890 ch
Dimensions
Envergure 15,24 m
Longueur 9,30 m
Hauteur 3,50 m
Surface alaire 24,15 m2
Masses
À vide 1 834 kg
Avec armement 2 645 kg
Maximale 2 865 kg
Performances
Vitesse maximale 336 km/h
Plafond 6 550 m
Vitesse ascensionnelle 432 m/min
Rayon d'action 1 000 km
Charge alaire 109 kg/m2
Rapport poids/puissance 250 W/kg kg/ch
Armement
Interne 4 mitrailleuses de 7,7 mm
Externe 227 kg de bombes

Le Westland Lysander, construit par Westland Aircraft, avion de liaison aux performances modestes, acquit une grande renommée grâce à son utilisation pour le transport et la récupération d'espions et d'agents secrets, en particulier des membres du Special Operations Executive ou de la Résistance française et d'autres mouvements de résistance en Europe de l'ouest. Un pilote de Lysander ayant effectué 280 missions de ce type en témoigne dans un ouvrage traduit en français : Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit, éditions Vario.

Le Lysander était l'un des premiers ADAC, issu d'un programme du ministère de l'air en 1934 demandant un avion pouvant opérer à partir de pistes très courtes. Ses ailes étaient droites, mais leur emplanture rétrécie donnait l'impression d'une configuration en aile en mouette.

Ses missions consistaient à rejoindre nuitamment des terrains de fortune recensés et évalués avec soin par la Résistance selon une méthode précise (coordonnées, altitude, cap de l'axe de roulement, longueur, nature du sol, pente éventuelle, obstacles environnants, etc.), tous les renseignements utiles ayant été transmis à Londres. La navigation se faisait essentiellement par observation du sol, ce qui rendait les vols tributaires des phases de la Lune et des conditions atmosphériques.

Une fois arrivé à proximité de son but, le pilote situait le terrain grâce à des feux allumés au sol par des résistants que le bruit du moteur avertissait de son approche. L'activité des Lysander était si bien organisée, et soumise à des règles de sécurité si rigoureuses, que très peu d'accidents se produisirent. Par ailleurs, la taille relativement petite de l'appareil et son camouflage généralement noir mat en faisaient une cible difficile à repérer et à atteindre.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Lysander ont déposé sur le continent cent une personnes et en ont récupéré cent vingt huit, pour l'essentiel des espions, résistants ou pilotes d'avions alliés abattus.

Un Westland Lysander en septembre 1940 lors d'un entrainement