Anderitum (Gaule)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pevensey et Anderitum (Grande-Bretagne).

Anderitum
Javols
Image illustrative de l’article Anderitum (Gaule)
Ruine des thermes
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Protection  Inscrit MH (1954, 1991)[1]
Coordonnées 44° 41′ 42″ nord, 3° 20′ 36″ est

Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon

(Voir situation sur carte : Languedoc-Roussillon)
Anderitum
Anderitum

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Anderitum
Anderitum
Histoire
Époques Gaule
Gaule romaine
Moyen Âge
Anderitum au contournement est de l'Aubrac.

Anderitum appelée ensuite la ville Ad Gabalos, deviendra Javols à l'époque moderne. Elle a été la capitale gallo-romaine des Gabales du Ier au Ve siècle.

Leur territoire correspond aux régions du Gévaudan (en excluant la zone de Meyrueis et de Vilelfort) aujourd'hui la Lozère[2]. Ce site fait partie des « capitales éphémères » de la Gaule romaine, chef-lieu qui fut transféré au Moyen Âge pour laisser la place aujourd'hui au bourg de Javols. Des explorations puis des fouilles archéologiques s'y sont déroulées dès le XIXe siècle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine toponymique la plus largement acceptée se base sur deux racines ande + rito- avec désinence latine -um.

Cela signifierait « au devant du gué » ou plutôt « grand gué », ande (and-, ando) étant aussi une particule intensive[3]. Il faut noter que l'élément ande se retrouve également dans le nom propre « auvent », en vieux provençal amban, « ouvrage de fortification avancée », au languedocien embans « auvent de boutique » du gaulois *ande-banno-[4].

L'élément rito- « gué » (cf. gallois rhyd: gué) est rencontré fréquemment dans la toponymie gauloise. Il explique certaines terminaisons en -or- (Jort, Gisors) et également certains -roy ou -ray (cf. Gerberoy, Longroy, Mauray, Mauroi) qui sont liés, sans doute, à sa survivance tardive en proto-roman du Moyen Âge dans le nord de la France[5].

C'est à la fin de l'antiquité que le nom de la ville ad gabalos apparaît (et qui deviendra Gabouls en langue d'oc plus tard[Quand ?]) ce qui signifiait simplement la « ville des gabales » : ce phénomène est assez fréquent en Gaule romaine (Tours, antique Caesarodunum, fut rebaptisée Turones, qui signifiait « chez les Turons », idem pour Beauvais, Le Mans, Limoges, Périgueux, etc.).

Réseau[modifier | modifier le code]

Anderitum était une étape importante de la route qui depuis Lyon mène chez les Rutènes — chef-lieu à Segodunum — via Adsilanum basé sur l'Aubrac ou à l'entrée de la vallée du Lot. En prenant la distance entre deux sites Romains de la région gabale : Lanuéjols et Javols reliés par une même route, on obtient 46 km soit 20,7 lieues gauloises. On peut donc projeter quelques trajets éventuels possibles pour le tronçon Anderitum — Ad-Silanum, puis Segodunum, estimé à XVIII lieues gauloises, soit 40 km.

Historique de la ville[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Apogée[modifier | modifier le code]

Cette petite métropole pouvait s'étendre sur une trentaine d'hectares à la fin du IIe siècle.

Abandon[modifier | modifier le code]

La ville se réduit à partir du IIIe siècle. L'emprise se réduit au profit des occupations périphériques, la partie basse connaissant des épisodes d'abandon urbain tandis que les couches archéologiques montrent une reconversion de cette zone au profit d'une activité agricole. Les indices urbains (entretien des rues principales et quartiers d'habitation) existent encore, datant du Ve siècle.

Les fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Anderitum a été chantier-école de 1996 à 2010. Aujourd'hui les fouilles archéologiques ne sont plus dans le cadre d'un programme de recherches.

  • La première partie des opérations avait pour but de délimiter l'aire d'extension de la cité : on sait aujourd'hui qu'elle avoisinait une trentaine d'hectares.
  • Parmi les bâtiments remarquables, plusieurs établissements thermaux, le théâtre, la basilique, une cuisine incendiée.
  • Une unité d'habitation se situant au centre de la cité antique a été l'objet de fouilles programmée de 2005 à 2008.
  • Les fouilles dans le cadre du programme de recherches se sont achevées sur le cadrage du forum de la ville.

Carte d'Anderitum Gabalorum (Mimate-Mende) à Uxellodunum[modifier | modifier le code]

Les routes Gabales, Rutènes et Cadurques sous César (sur la carte Cahors = Cadurci = Uxellodunum).

Bouclage de la région par César : livre VIII de la guerre des gaules d'Hirtius[6].

Quelques cartes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00103827, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Anderitum / ciuitas Gaballorum (Javols) », sur www.arbre-celtique.com (consulté le 24 novembre 2010)
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2003). p. 45 -46.
  4. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions errance 1994.
  5. François de Beaurepaire, Les noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979.
  6. livre VIII de la guerre des gaules d'Hirtius.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]