Longroy

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Longroy
Longroy
La gare de Longroy-Gamaches.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Jean-Pierre Troley
2020-2026
Code postal 76260
Code commune 76394
Démographie
Gentilé Longroisiens, Longroisiennes
Population
municipale
632 hab. (2018 en diminution de 3,07 % par rapport à 2013)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 23″ nord, 1° 32′ 15″ est
Altitude Min. 20 m
Max. 150 m
Superficie 5,32 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Gamaches
(banlieue)
Aire d'attraction Eu
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Eu
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Longroy
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Longroy

Longroy est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Longroy
Incheville Gamaches
(Somme)
Millebosc Longroy
Guerville Monchaux-Soreng

Localisation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de la gare de Longroy - Gamaches.

Longroy est desservie par la gare de Longroy - Gamaches, située au PK 166,3 sur la ligne à voie unique Abancourt - Le Tréport Mers. La gare dispose d'un ancien sémaphore Lartigue, en direction de Le Tréport - Mers, qui n'est plus fonctionnel. Le bâtiment voyageurs n'est désormais plus utilisé et ses issues sont murées.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Longroy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Gamaches, une agglomération inter-régionale regroupant 2 communes[4] et 3 182 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Eu dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (49,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,6 %), prairies (32,7 %), terres arables (6,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,4 %), zones urbanisées (3,9 %), eaux continentales[Note 3] (0,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Lonreio en 1059[11].

Toponyme évoquant soit un « long gué » (du gaulois ritu > roi, rai), soit un « long sillon », une « longue raie » (sans doute un « long champ »). Selon François de Beaurepaire, la finale -roy représenterait l'aboutissement picard de l'appellatif gaulois ritum, gué, chaussée, dont la survie fut tardive dans cette partie de la France. La graphie actuelle dériverait d'une fausse étymologie populaire[12]. Xavier Delamarre voit dans la première syllabe le gaulois longo (navire) ; Longroy serait donc « le gué des navires », tout comme Le Gué-de-Longroi (Eure-et-Loir)[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneuries[modifier | modifier le code]

  • Robert de Longroy, participa à la bataille de Poitiers le
  • Jacques de Longroy, chevalier, fils de Robert, seigneur de Saint-Victor en Caux, Basinval, Espinoy, Goussonville, Bos-Ricard, Hallencourt, Questre et Wastine, épousa vers 1373 Marie, Dame de Querrieu, fille unique d'Isaac de Querrieu, devenant ainsi seigneur de Prouzel Ronquerolles et Querrieu. Il fut conseiller et chambellan des ducs de Bourgogne et lieutenant du capitaine-général de Picardie. Philippe II dit Le Hardi, lui donna par lettre du , une rente de trois cents livres comme récompense de ses services. Jean dit sans Peur, lui donna un cheval de bataille en 1405 et mille écus d'or le . Homme d'armes de Jean de Luxembourg, il participa en 1412 à la bataille de Saint-Rémy-du-Plain. À la tête de quinze cents hommes d'armes, il tenta une entreprise qui échoua sur Guînes en 1412, mais, à la tête de trois cents lances et six cents archers, il en prit le château aux Anglais en 1413. Il fut nommé capitaine d'Ardres et des pays environnants en 1414. Le , il amena à Azincourt les milices communales du Boulonnais. Il fut tué alors qu'il commandait l'arrière-garde française regroupant 600 hommes qui furent massacrés jusqu'au dernier[14],[15].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Gué-de-Voyse et de Val-Pelletier[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 En cours
(au 20 juillet 2020)
Jean-Pierre Troley   Retraité
Vice-président de la CC des Villes Sœurs (2014 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[17],[18],[19]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensé d'une seconde fleur en 2019 par le jury régional des villes et villages fleuris[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2018, la commune comptait 632 habitants[Note 4], en diminution de 3,07 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
290280245288368345370382404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
387424410446509472478517476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
472485547555579571563592639
1962 1968 2009 2014 2018 - - - -
630649669642632----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour l'enseignement primaire, les communes de Melleville, Millebosc, Longroy et Guerville sont associées au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui compte cinq classes pour l'année scolaire 2017-2018[23]. L'ensemble est géré par le Sivos (syndicat à vocation scolaire) de la Forêt.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Clément.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Gamaches », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 4 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Eu », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 4 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 4 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Adigard des Gautries Jean. Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite). Annales de Normandie, 8e année, no 3, 1958. Page 302.
  12. François de Beaurepaire - 1979 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime - pages 101 et 159.
  13. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, , 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 206.
  14. Nobiliaire du Ponthieu, tome II, pages 189,190,309 (Gallica),
  15. Alfred Gosselin, Monographie du village de Querrieu, éditions Yvert et Tellier, 1911, pages 273 à 277
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 avril 2014, p. 14..
  18. a et b Xavier Togni, « Le maire de Longroy, Jean-Pierre Troley, repart pour les municipales. Pas son adjointe : Jean-Pierre Troley a confirmé qu’il se représentait. En revanche, sa première adjointe, Annie Boissay, renonce. Non sans émotion », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2020).
  19. « Longroy. Jean-Pierre Troley rempile pour un cinquième mandat : La réunion du conseil municipal de Longroy a eu lieu le 27 mai dernier. Jean-Pierre Troley a été réélu maire de la commune », L'Informateur d'Eu,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2020) « Seul candidat au poste de maire, Jean-Pierre Troley a été réélu à la majorité absolue, pour un cinquième mandat ».
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Une école en danger en forêt d'Eu », Courrier picard,‎ , p. 13.