Site archéologique de Grand

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Site archéologique de Grand
Andesina
Statue équestre de Jupiter retrouvée à Grand(Musée lorrain)
Statue équestre de Jupiter retrouvée à Grand
(Musée lorrain)
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Lieu Grand
Coordonnées 48° 23′ 07″ nord, 5° 29′ 27″ est

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Site archéologique de Grand
Site archéologique de Grand
Histoire
Époque Ier – Ve siècles

Le site archéologique de Grand se situe dans le village de Grand et alentour, dans le département français des Vosges. Il correspond probablement à la ville gallo-romaine d'Andesina, relevant de la civitas des Leuques[1], qui devait compter près de 20 000 habitants répartis sur une étendue dépassant largement celle du village actuel.

Le site archéologique, géré par le conseil départemental des Vosges, comprend un amphithéâtre de 17 000 places et une mosaïque de 232 m2 pavant un édifice traditionnellement dénommé « basilique », tous deux classés au titre des monuments historiques respectivement en 1846[2] et en 1884[3]. Depuis le XIXe siècle, les archéologues cherchent également un sanctuaire dédié à Apollon Grannus sans en trouver de preuves tangibles.

Description géographique[modifier | modifier le code]

D'un point de vue géologique, la région de Grand se trouve au contact de deux formations du Mésozoïque, le Séquanien et le Rauracien. Le Séquanien présente une alternance de calcaires compacts et de calcaires coralliens avec, à la base de l'étage, des marnes argileuses bleuâtres et parfois de vraies argiles ; cette disposition aurait pu favoriser le jaillissement de sources au niveau des marnes imperméables, ce qui n'est pas le cas aux environs immédiats de Grand. Le Rauracien, en strates de calcaire dur, généralement oolithique, fournit une pierre de taille très gélive[4].

Représentation de la voie romaine entre Reims et Metz sur une ancienne carte du 13e siècle.
Vue partielle de la table de Peutinger : voie romaine Reims-Metz (Andesina est au centre).

D'un point de vue topographique, la région de Grand se trouve sur un vaste plateau aux ondulations accentuées, qui s'étend à une altitude supérieure à 350 m, entre la haute vallée de la Marne à l'ouest et celle de la Meuse à l'est, toutes deux orientées approximativement du sud au nord et distantes d'une quarantaine de kilomètres. Ce « haut pays », aujourd'hui recouvert en majeure partie de forêts, est compartimenté par les affluents des deux rivières. Le site de Grand occupe une clairière dans la forêt entre l'Ognon à l'ouest et la Maldite à l'est.

Malgré l'absence de voie d'eau navigable, les Romains implantent une ville en bordure du grand axe routier de Lyon (Lugdunum, capitale des Trois Gaules) à Reims (Durocortorum, capitale de la Gaule belgique) ; s'il s'agit bien de l'Andesina figurant sur la table de Peutinger[5], cette cité présente une vignette caractéristique des villes thermales.

Historique des recherches[modifier | modifier le code]

Découverte de l'amphithéâtre et de la mosaïque[modifier | modifier le code]

Le site de Grand fait l'objet de mentions dès le XVIIIe siècle avec notamment des mentions de Dom Calmet dans sa Notice sur la Lorraine ; mais c'est en 1820 seulement que Jean-Baptiste Prosper Jollois initie l'étude de l'amphithéâtre et la réalisation d'une première carte archéologique (Jollois 1823, p. 131-177), complétée plus tard par une seconde publication (Jollois 1843). Au cours des décennies suivantes, la recherche sur ce site repose sur les conservateurs du musée départemental des Vosges, dont Félix Voulot, qui découvre en 1883 la « basilique » et la riche mosaïque qu'elle abrite.

Au début du XXe siècle, des historiens de renom comme Camille Jullian, Albert Grenier ou encore Paul-Marie Duval étudient cette importante agglomération antique. Dans les années 1960, Édouard Salin, animé comme ses prédécesseurs par la recherche du temple d'Apollon dont l'existence avait été suggérée par Jollois, relance les recherches ; à la même époque, la fouille méthodique de l'amphithéâtre souligne le caractère original du plan adopté (Dechezleprêtre 2013, p. 7-35).

Recherche du sanctuaire d'Apollon Grannus[modifier | modifier le code]

La théorie de la présence d'un temple d'Apollon à Grand trouve ses racines du côté des théories romantiques sur la nature et les eaux, puis se développe progressivement sans pourtant jamais avoir été confirmée. Tout commence quand Camille Jullian reprend le mythe développé par le pionnier de l'archéologie gauloise et gallo-romaine, Alexandre Bertrand, qui puise dans la Deutsche Mythologie de Jakob Grimm pour écrire, entre autres : « À côté du culte des pierres, à côté du culte du soleil et du feu existait en Gaule le culte des eaux, des sources, des fontaines, des lacs et des rivières. [...] Nous oserions le qualifier de culte national par excellence » (Bertrand 1887, p. 191-192).

Photographie d'un fragment de marbre commençant par les lettres A, P et O.
Inscription dédiée au dieu Apollon.

Suivant la même inspiration, Jullian écrit « La moitié de la vie dévote, pour le moins, se passe auprès des fontaines ; et les lieux de rendez-vous les plus populaires, ceux où l'on rassemble le plus d'idoles, de chapelles et de croyants, sont ceux où la multiplicité des eaux peut faire croire aux hommes que les dieux y tiennent assemblée » et fait naître l'hypothèse d'un temple des eaux appartenant à Apollon Grannus situé à Grand (Jullian 1920-1926, tome VI, p. 56). Il met en relation Grannus et le site de Grand, « ville mystérieuse où mille dévots se donnaient rendez-vous »[Note 1] (Jullian 1920-1926, t. VI, p. 47), que Caracalla aurait visitée (Jullian 1920-1926, t. VI, p. 44), où Constantin aurait eu la vision d'Apollon accompagné de la Victoire (Jullian 1920-1926, t. VII, p. 107), ou citée par la Passion tardive de saint Élophe[6] martyrisé en compagnie de sa sœur Libaire par l'empereur Julien. D'après Jullian, Apollon aurait été l'héritier de l'antique dieu gaulois Bélénus (Jullian 1920-1926, t. VII, p. 106-107).

Cette hypothèse, confortée par la présence probable d'une importante source, se transforme progressivement en certitude : tout en citant la position réservée d'Auguste Allmer, pour qui Grannus n'était pas un dieu de la Gaule (Allmer 1890, p. 298-302), Albert Grenier note que « c'est à Grannus, surnom d'Apollon, que l'on rapporte l'origine du nom de Grand (Vosges) dont on ignore d'ailleurs le nom antique. »[7] Dans la troisième partie de son Manuel, Grenier consacre plusieurs pages à l'amphithéâtre de Grand : il qualifie la ville de « lieu de pèlerinage qui dut être célèbre »[8] et explique que les inscriptions découvertes à Grand corroborent la présence d'un sanctuaire d'Apollon Grannus[9],[10]. Dès lors, il ne fait plus aucun doute que Grand fut un site célèbre en raison de son temple oraculaire d'Apollon Grannus, « templum toto orbe pulcherrinum »[11] ; sa notoriété aurait attiré la visite de Caracalla en 213, durant la guerre de Germanie[12], puis celle de Constantin en 309[13],[14]. Et Édouard Salin présume que le vaste édifice est « le temple d'Apollon où le panégyriste situe la vision païenne de Constantin le Grand, sans qu'on puisse jusqu'ici en apporter la preuve formelle »[15].

Remise en question de la présence du sanctuaire[modifier | modifier le code]

L'existence du temple n'est cependant toujours pas prouvée, même si Jean-Claude Golvin l'a représenté dans l'une de ses aquarelles représentant le site. Le mythe d'un culte primitif des eaux, largement diffusé par la phénoménologie religieuse de Mircea Eliade[16], donne bien naissance à une reconstruction de la topographie et de l'histoire du site, où seraient même venus deux empereurs ; mais Caracalla n'a sans doute jamais mis les pieds à Grand[17], et la vision de Constantin a pu se produire ailleurs qu'à Grand (par exemple à Aix-la-Chapelle, où il y a d'importantes sources thermales, même si le toponyme Aquae Granni n'est pas attesté avant le VIIe siècle)[18].

En 2007, l'équipe du conseil général des Vosges dirigée par Thierry Dechezleprêtre, archéologue départemental, et groupée autour d'un Conseil scientifique présidé par John Scheid, professeur au Collège de France spécialiste du culte à l'époque romaine, relance la recherche, exhume les archives, et initie des travaux de terrain à Grand et dans le périmètre du territoire des Leuques. Les travaux récents remettent en question la théorie du sanctuaire dédié à Apollon Grannus pour diverses raisons[Lesquels ?][19],[20],[21].

Composantes de l'agglomération antique[modifier | modifier le code]

Un habitat romanisé[modifier | modifier le code]

Les composantes du site archéologique.

Grand présente différents types d'habitat avec notamment l'exemple de la domus de la Fontainotte découverte lors de fouilles préventives effectuées par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). D'une manière générale, il semble que dès le Ier siècle, l'habitat soit fortement caractérisé par le processus de romanisation[22]. Les recherches actuelles font état de quatre thermes romains à Andesina.

Des habitats privés ont été repérés devant l'amphithéâtre et au nord du village. Il s'agit de quartiers résidentiels organisés en îlots le long de voies de circulation : salles à hypocauste, enduits peints et dalles de calcaires sciées en guise de couverture caractérisent ces bâtiments romanisés. Au sud du village, les prospections aériennes ont permis d'identifier plusieurs villae (grandes exploitations agricoles installées à proximité de terres cultivables). L'une d'entre elles, la « villa de la Violette », a fait l'objet de fouilles archéologiques dans les années 1970[23].

Le parcellaire cadastral du village révèle un espace circulaire de 880 m de diamètre matérialisé par un chemin de ceinture appelé « Voie close »[Note 2]. Cette dernière rappelle une organisation de la trame viaire qui coexistait avec le réseau rayonnant des rues permettant d'entrer et de sortir de la ville. L'habitat s'étend surtout à l'extérieur d'une enceinte monumentale au sein de laquelle se concentre la parure monumentale, à l'exception de l'amphithéâtre situé à l'est.

Une enceinte urbaine[modifier | modifier le code]

Photographie des fondations restaurées d'un reste de rempart protégeant le cœur de la cité.
Restes du rempart entourant le cœur de la cité.

Une enceinte honorifique de 1 760 m de périmètre délimitait un espace de 18 hectares au cœur de la ville ; rarissime dans la moitié nord de la Gaule, un tel rempart n'a pas le rôle défensif qu'ont les enceintes urbaines en Gaule romaine contemporaines derrière lesquelles vont se protéger les villes du Bas-Empire romain. Citée dès le XIIe siècle par Rupert de Deutz[24], la muraille est progressivement démantelée jusqu'à disparaître au XIXe siècle.

Durant les années 1960-1970, Chantal Bertaux mène un travail fondamental qui permet de bien connaître l'enceinte[25]. Elle présentait un aspect de polygone irrégulier à six côtés, dont les murs majoritairement réalisés en petit appareil, étaient épais de 2,70 m à 2,80 m et devaient s'élever sur une hauteur d'environ 6 m jusqu'à un parapet crénelé. Tous les 80 m, des portes et dix-huit tours scandaient régulièrement l'ensemble.

Des aqueducs souterrains[modifier | modifier le code]

Une quinzaine de kilomètres de galeries souterraines, de 4 m à 12 m de profondeur, conduisent l'eau dans le plateau karstique et agissent sur la résurgence. Le mécénat technologique d'EDF, mis en place entre 1989 et 1991, révèle la présence au centre de ce réseau d'une résurgence située sous l'église Sainte-Libaire de Grand. Encore visitables au début des années 2000, ces aqueducs souterrains sont maintenant modélisés grâce à un logiciel 3D permettant une visite sans danger. 307 puits sont également répertoriés sur l'ensemble du site.

Un amphithéâtre[modifier | modifier le code]

Photographie d'ensemble de l'amphitéâtre restauré.
Amphithéâtre de Grand avec ses gradins en iroko.
Article détaillé : Amphithéâtre de Grand.

Objet d'explorations ponctuelles depuis le XVIIIe siècle et classé monument historique en 1846[2], l'édifice de spectacles de Grand ne présente guère de ruines visibles jusqu'à son dégagement systématique entrepris à partir de 1963 par Roger Billoret, sous l'impulsion d'Édouard Salin. Grâce à la collaboration d'Albéric Olivier du CNRS, l'étude architecturale aboutit à une excellente connaissance de l'état originel du bâtiment[26]. Jusqu'en 1981, 50 000 m3 de terre sont retirés du monument, soit 600 000 brouettes.

L'amphithéâtre, vraisemblablement construit à la fin du Ier siècle, a une capacité estimée d'environ 17 000 spectateurs. Bien qu'exceptionnellement situé hors d'une capitale, il fait partie des plus vastes amphithéâtres du monde romain. Sa caractéristique principale est une cavea incomplète : en effet, seule l'imma cavea (partie inférieure des gradins) a été conçue, ce qui lui vaut d'avoir été classée dans la catégorie des semi-amphithéâtres[27]. Son corridor mesure 148 m, tandis qu'il fait 25 m de large, avec une hauteur qui devait approcher les 25 m.

Entre 1993 et 1995, l'installation de gradins en iroko lamellé-collé (bois exotique imputrescible) permet de restituer la forme de l'amphithéâtre, de protéger la pierre calcaire et donc de donner des spectacles.

Une « basilique » et sa mosaïque[modifier | modifier le code]

Photographie d'ensemble de la mosaïque dans le bâtiment qui l'abrite.
Vue d'ensemble de la mosaïque de Grand.
Article détaillé : Mosaïque de Grand.

En 1883, Félix Voulot découvre un bâtiment au rôle inconnu, qui reçoit l'appellation technique de « basilique » alors même qu'il ne présente pas de plan basilical[28] (cette dénomination est désormais devenue usuelle, mais l'usage des guillemets reste recommandé). La « basilique » de Grand, classée monument historique en 1884[3], n'est pas une basilique civile comme on en trouve sur les forums romains, mais sans doute un lieu de réunion extrêmement luxueux. Sa décoration est de très grande qualité, avec notamment une mosaïque et un somptueux décor d'opus sectile (marqueterie de marbre servant à embellir les parois) qui orne l'abside principale[29],[30].

Toujours en 1883, Félix Voulot découvre une mosaïque de 232 m2, la plus grande de Lorraine, qui couvre le sol de la « basilique ». Longtemps datée du milieu du IIIe siècle, certains spécialistes pensent aujourd'hui qu'elle serait de la seconde moitié du IIe siècle[31]. Le motif central, ou emblema, dont un tiers seulement subsiste, pourrait représenter une scène du Phasme de Ménandre[32], un auteur comique grec du IVe siècle av. J.-C. Il est encadré par une panthère, un tigre, un sanglier et un ours.

Objets remarquables[modifier | modifier le code]

Tablettes zodiacales[modifier | modifier le code]

Tablettes en bois du 2e siècle après Jésus-Christ représentant le zodiaque.
Tablettes zodiacales de Grand (musée des antiquités nationales).

En 1967 et 1968, quatre tablettes d'ivoire formant deux diptyques sont trouvées dans le puits « Jean Duvaux » : un diptyque est conservé au musée départemental des Vosges à Épinal, l’autre au musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye.

Les tablettes semblent avoir été brisées de façon intentionnelle. Elles témoignent de la tradition égyptienne de la fin de la période ptolémaïque ou du début de la domination romaine[33] et des influences orientales qui se répandent en Gaule, surtout à compter de la fin du IIe siècle[34]. Les noms des décans sont retranscrits en copte ancien au moyen de caractères grecs.

Stèle de Meditrina[modifier | modifier le code]

Stèle de Meditrina.

Trouvée le long de la route qui mène à l'édifice de spectacle, cette stèle représente la fille d'Esculape, Meditrina. Elle a été découverte en 1841 et Felix Voulot l'a identifiée[35].

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2013, 20 524 visiteurs ont visité l'ensemble des sites de Grand, qui sont l’amphithéâtre et le mosaïque[36].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les affiches actuelles de communication du conseil départemental des Vosges mettent toujours en exergue l'expression « ville mystérieuse ».
  2. Dans les anciennes publications scientifiques, ce cercle était dénommé pomœrium, du nom du sillon de fondation des villes romaines.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanne-Marie Demarolle, « Grand, entre Leuques et Lingons : retour sur des questions de géographie historique », Sur les traces d'Apollon, p. 69.
  2. a et b Notice no PA00107180, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. a et b Notice no PA00107181, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. « Grand antique », Edmond Frézouls (dir.), Les villes antiques de la France. Belgique 1, AECR, Strasbourg, 1982, p. 199.
  5. Roger Billoret, « La ville sanctuaire de Grand et le problème d'Andesina », dans Hommages à Lucien Lerat, t. 1, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, (ISBN 9782251602943)
  6. Actes des Saints 16 octobre, p. 2.
  7. Albert Grenier (préf. Camille Jullian), Manuel d'archéologie gallo-romaine, Paris, A. Picard, , partie II, chap. 1 (« L'archéologie du sol. Les routes. »), p. 313
  8. Albert Grenier, Manuel d'archéologie gallo-romaine, Paris, Picard, , partie III, chap. 1 (« L'architecture : l'urbanisme, les monuments. »), p. 904 et n. 3
  9. Anne Daguet-Gagey, « Addendum et corrigendum à quelques inscriptions de Grand », p. 57-62
  10. Jeanne-Marie Demarolle, « Caracalla consulte Apollon Grannus en 213 : à Grand (Gaule Belgique) ou à Faimingen (Rhétie) », La mosaïque de Grand, Actes de la table ronde de Grand, 29-31 octobre 2004, Metz, 2006, p. 63-82. Il s'agirait plutôt du temple d'Apollon Grannus de Faimingen.
  11. Panégyrique de Constantin, VII, 21, 3-4.
  12. Camille Jullian, Histoire de la Gaule, 1907-1926, p. 44-45 d'après le résumé de Dion Cassius, Histoire romaine 77, 15, 3-7 (= Xiphilin, p. 333, 21-28 R. St.) « Mais aucun des dieux ne lui donna une réponse qui aboutît à la guérison de son corps ou de son esprit, bien qu'il honorât tous les plus illustres… En effet, ni Apollon Grannus, ni Asklépios, ni Sérapis ne lui vinrent en aide, malgré ses nombreuses supplications et sa grande persévérance. »
  13. Panégyrique de Constantin, VII, 21, 3-4. « Le lendemain du jour où, informé de cette agitation, tu avais fait doubler les étapes, tu appris que tous ces remous étaient calmés et que la tranquillité était revenue, telle que tu l'avais laissée [à ton départ]. La fortune elle-même réglait toute chose de telle façon que l'heureuse issue de tes affaires t'avertit de porter aux dieux immortels les offrandes que tu leur avais promises [et que la nouvelle t'en parvint] à l'endroit où tu venais de t'écarter de la route pour te rendre au plus beau temple du monde, et même auprès du dieu qui y habite, comme tu l'as vu. Car tu as vu, je crois, Constantin, ton protecteur Apollon, accompagné de la Victoire, t'offrir des couronnes de laurier dont chacune t'apporte le présage de trente années » (Texte : Galletier, Éd., Panégyriques latins, II, VII, 21, l-4 ; Paris, Les Belles Lettres, 1952, p. 72).
  14. Guy Gauthier, Constantin. Le triomphe de la croix, Paris, France Empire, (ISBN 2-7048-0888-0), p. 90.
  15. Édouard Salin, « Aperçu général de la ville antique de Grand », dans Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et des belles lettres, vol. 109, t. 1, Paris, (lire en ligne), p. 75-86
  16. Mircea Eliade, Traité d'histoire des religions, Paris, Payot, , p. 165-187.
  17. Jeanne-Marie Demarolle, « Caracalla consulte Apollon Grannus en 213 : à Grand (Gaule Belgique) ou à Faimingen (Rhétie) », La mosaïque de Grand, Actes de la table ronde de Grand, 29-31 octobre 2004, Metz, 2006, p. 63-82. Il est peu envisageable que l'empereur ait eu le temps de retourner sur ses pas après la victoire sur les Alamans, s'il devait franchir le Bosphore vers le 17 décembre.
  18. (de) Brigitte Müller-Rettig, Das Heiligtum des Apollo Grannus zu Grand : Zeitschrift für die Gesischte der Saargegend, , p. 41-66.
  19. Thierry Dechezleprêtre (dir.), Sur les traces d'Apollon, Grand la Gallo-romaine, Conseil général des Vosges, Somogy, 2010 (ISBN 978-2-7572-0352-1)
  20. Collection Archéologie et territoire, Grand, Archéologie et territoire, vol. 1, Conseil général des Vosges, Épinal, 2013 (ISBN 9-782860-880916)
  21. Thierry Dechezleprêtre, Katherine Gruel, Martine Joly (dir.), Agglomérations et sanctuaires. Réflexions à partir de l'exemple de Grand, Actes du colloque de Grand (20-23 octobre 2011), Grand, Archéologie et territoire, vol. 2, Conseil général des Vosges, Épinal, 2015 (ISBN 978-2-86088-095-4).
  22. Jean-Michel Tur, « Vivre à Grand : caractéristiques et diversité de l'habitat », Sur les traces d'Apollon, Somogy, 2010, p. 39.
  23. Catalogue de l'exposition du 15 mai au 14 novembre 2010, « Sur les traces d'Apollon. Grand (Vosges), 50 ans de découvertes », Somogy, Éditions d'Art, p. 14.
  24. Rupert de Deutz, Passion du bienheureux Élophe, martyr (in Edmond Frézouls (dir.) Les villes antiques de la France. Belgique 1, Strasbourg, AECR, 1982, p. 181-182.
  25. Chantal Bertaux, « L'état des recherches sur l'enceinte de Grand (Vosges) », dans Yves Burnand (dir.), Études d'Archéologie gallo-romaine, Nancy 1983, p. 65-90 et « Nouvelles données sur l'économie architecturale de l'enceinte gallo-romaine de Grand », Annales de la Société d'Émulation du département des Vosges, 1985, p. 5-18 dont on trouve des synthèses dans Chantal Bertaux, « Le rempart du Haut Empire », dans Collectif, Grand : Prestigieux sanctuaire de la Gaule, Dijon, Archéologia, coll. « Les dossiers d'archéologie » (no 162), juillet-août 1991 — Ouvrage de synthèse sur la ville gallo-romaine, p. 18-21 et Thierry Dechezleprêtre, « L'enceinte monumentale », Sur les traces d'Apollon, Somogy, 2010, p. 30-33.
  26. Albéric Olivier, « L'amphithéâtre de Grand. Organisation et construction », dans Spectacula II : le théâtre antique et ses spectacles, Lattes, 1992, p. 163-168.
  27. Jean-Claude Golvin, L'amphithéâtre romain. Essai de théorisation de sa forme et de ses fonctions, Paris, , p. 226-230, 235, 274, 317, 333, 338-339, 378.
  28. Le point le plus récent sur la question de la « basilique » se trouve dans Pascal Vipard, « La "basilique" de Grand (Vosges) : histoire d'un nom », dans Thierry Dechezleprêtre (dir.), Grand, Archéologie et territoire, vol. 1, 2013, p. 37-60 (contenant toute la bibliographie antérieure).
  29. « Les revêtements décoratifs de la basilique du sanctuaire gallo-romain de Grand Vosges », dans P. Chardron-Picault, J. Lorenz, P. Pat, G. Sauron, Les roches décoratives dans l'architecture antique et du haut Moyen Âge. Table ronde du centre d'archéologie et du patrimoine, Autun, 18-19 novembre 1999, Paris, 2004, p. 333-353.
  30. Nadine Nikiforoff, « Éclat et diversité du décor de l'édifice à plan basilical de Grand », dans Julien Boislève, Karine Jardel, Graziella Tendron (dir.), Décor des édifices publics civils et religieux en Gaule durant l'Antiquité, Ier-IVe siècle : peinture, mosaïque, stuc et décor architectonique, Actes du colloque de Caen, 7-8 avril 2011, Chauvigny, 2012, p. 77-89.
  31. La mosaïque de Grand : actes de la table ronde de Grand, 29-31 octobre 2004 / études réunies par Jeanne-Marie Demarolle, Metz : Centre régional universitaire lorrain d'histoire, 2006.
  32. Jean-Pierre Darmon, La mosaïque de Grand mise en perspective, in : La mosaïque de Grand : actes de la table ronde de Grand, 29-31 octobre 2004, p. 91-118.
  33. Jean-Claude Goyon (Table ronde du 18 mars 1992), « L'origine égyptienne des tablettes décanales de Grand (Vosges) », dans Les tablettes astrologiques de Grand (Vosges) et l'astrologie en Gaule romaine, De Boccard, , p. 63-76.
  34. Jean-Pierre Martin (Table ronde du 18 mars 1992), « L'astrologie dans l'occident romain : les conditions de pénétration », dans Les tablettes astrologiques de Grand (Vosges) et l'astrologie en Gaule romaine, De Boccard, , p. 13-29.
  35. Thierry Dechezleprêtre (dir.), Sur les traces d'Apollon, Grand la Gallo-romaine, Conseil général des Vosges, Somogy, 2010, p. 78 (ISBN 978-2-7572-0352-1)
  36. http://www.observatoire-lorraine.fr/publications/les-chiffres-cles-du-tourisme-associatif-et-social-en-lorraine-edition-2013