Tadmaït
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| Tadmaït | ||
| Noms | ||
|---|---|---|
| Nom algérien | تادمايت | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Région | Kabylie | |
| Wilaya | Tizi Ouzou | |
| Daïra | Draâ Ben Khedda | |
| Code postal | 15018 | |
| Code ONS | 1564 | |
| Démographie | ||
| Population | 22 838 hab. (2008[1]) | |
| Densité | 359 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 63,66 km2 | |
| Localisation | ||
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou. |
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| Liens | ||
| Site de la commune | http://www.tadmait-apc.com/ | |
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Tadmaït (anciennement Camp-du-Maréchal) est une commune de la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie (Algérie), située à 18 km à l'ouest de Tizi Ouzou et à environ 100 km à l'est d'Alger.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Localisation[modifier]
La commune de Tadmaït est située à l'ouest de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle est délimitée :
Les localités de la commune[modifier]
La commune de Tadmaït est composée de vingt-une localités[2] :
- Afir
- Agouni Amrouche
- Ait khercha
+ Ait Yahia
- Aït Hamou
- Aït Mamar
- Aït Ouarzedine
- Aït Si Amar
- Aït Saada
- Aït Sidi Smaïl
- Aziv Igherbiène
- Bouzourène ou iazaven
- El Medaï
- Ihidoussen
- Ichakalen
- Igherviène
- Kaf El Aogab
- Tagueroucht
- Thala Malek
- Tizi Bouadou
- Tleta
- Ait annane
Toponymie[modifier]
Tadmaït en langue berbère signifie paume (de la main), mais qui peut signifier aussi le palmier-nain, en effet le chef-lieu de la commune est une plaine inondable (inondations durant les années 1970 à 80) où passe le Sebaou. Aussi Tadmaït est donc entourée de montagnes, ce qui lui donne cet aspect semblable à une paume de main.
Histoire[modifier]
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Le Camp du Maréchal était un village colonial de basse Kabylie. Devenu Tadmaït en 1963, juste après l’indépendance de l’Algérie.
L'occupation française[modifier]
le cinq juillet 1830, les troupes françaises débarquent à Sidi-Ferruch. Une dizaine d’années plus tard, le maréchal Bugeaud décide de conquérir la Kabylie. Il occupe Bordj Menaiel, à 66 km à l’est d’Alger. Puis il se dirige vers le nord et occupe Dellys, ville côtière fondée durant la présence turque. Au retour de Dellys, en remontant le Sebaou il débouche sur la plaine de Tadmaït qu’il occupe. La population indigène se réfugie au mont Sidi Ali Bounab et se répartit en Thouder (hameaux).
Le maréchal établit un grand camp en vue de préparer l’occupation du reste de la Kabylie. À l’ouest du camp (6 km environ) un centre est fondé par la Société de protection des Alsaciens-Lorrains demeurés français (fondée en 1871[3]) présidée par le comte Joseph d’Haussonville. Dès 1873, 33 familles sont installées[réf. nécessaire]. À l’emplacement du camp est fondé en 1879 un village qui portera le nom du maréchal.[réf. nécessaire]
Profitant de l’expérience, c’est, de tous les villages alsaciens, le mieux réussi[évasif]. Il est tout de suite doté de toutes les infrastructures de base : mairie, poste, école, église bâties par des ouvriers indigènes. Le village n’est conçu que pour les besoins des colons et de l’administration coloniale[évasif]. Les terres fertiles, arrosés par le Sebaou sont exploitées au même titre que les ouvriers qui y travaillent du lever au coucher du soleil[réf. nécessaire]. C’est pourquoi les colons demandent à ce qu’ils soient regroupés près du village pour qu’ils soient plus performants[évasif]. C’est ainsi que Tazmalt est né, un ensemble d’habitations de fortune à 100 m sur les hauteurs du village. D’autres infrastructures sont mises en place telles que le collège et le dispensaire que gèrent les Sœurs Blanches, des voies ferrées reliant le village à Alger et Dellys pour l’expédition de la production vers Alger et la France. Le camp du maréchal est connu surtout pour ses vignobles et les deux caves pour la production de vin, ses orangeraies et surtout pour son tabac.
La guerre d'indépendance[modifier]
Plusieurs attentats sont perpétrés dès 1955, des gens commencent à rejoindre le maquis pour prendre les armes. L’un des événements majeurs de cette guerre est l’attentat perpétré une nuit de 1956 contre deux dépôts, l’un de munitions l’autre de tabac.
Pour faire face à la nouvelle situation, des renforts militaires sont acheminés vers le village et une caserne est bâtie 500 m à l’ouest du village. Pour faciliter l’accès aux maquis et traquer les moudjahidines, des routes sont ouvertes vers le mont Sidi Ali Bouneb. À partir de 18 heures le village est interdit aux indigènes. Un bidonville, tout près de la gare est improvisé pour accueillir des familles fuyant la montagne. Une cité composée de maisons en dur, de deux à trois pièces est construite pour accueillir les harkis. Le mont Sidi Ali Bouneb ne connaîtra de répit qu’en 1962, Le Camp du Maréchal perd durant cette guerre près de 1000 habitants.
Après l'indépendance[modifier]
En 1963, Le Camp du Maréchal prend le nom de Tadmaït. Une année après, la caserne est transformée en centre de formation professionnelle. C’est à partir du début des années 1970 que le village connaît des changements notables. Tout un quartier de maisons coloniales est rasé pour laisser place à un ensemble d’immeubles. Le collège est gardé tel quel et le dispensaire transformé en maternité. À la même période, commence la destruction de l’église qui durera plusieurs années pour bâtir à la place une mosquée. La mairie et l’ex-école Lambert ne résistent pas au séisme de 2003.
L’immeuble qui abritait la gendarmerie datant de l’époque coloniale a été soufflé par un attentat à la voiture piégée au milieu des années 1990. La voie ferrée reliant Tadmaït à Dellys a été supprimée.
Économie[modifier]
La commune de Tadmait ne dispose d'aucune infrastructure économique ou industrielle notable, mis à part un moulin appelé SIMPAC employant une centaine d'ouvriers au début des années 1970 et qui actuellement tourne au ralenti, une Zone d'Activité Économique située au lieu-dit Ajdhayen à 2 km sud-ouest du chef-lieu de la commune initié dans les années 1980, quelques PME ont démarré leur activité de fabrication de boulons, transformation et conditionnement d'olives; cette dernière est seule à résister à l’avènement du terrorisme qui a ravagé le fragile tissu économique existant, l’insécurité a fait de Tadmait une commune agonisante sur tous les plans.
La commune dispose d'un marché du gros des fruits et légumes qui demeure loin des normes réglementaires de fonctionnement eu égard à sa proximité de la voie ferrée et le manque d’aménagement. Plus encore, le caractère informel de ce marché de gros des fruits et légumes suscite l’incompréhension chez les commerçants détaillants qui sont déclarés au registre du commerce et aux services fiscaux. Insistant sur la nécessité de l’inscription d’une opération de construction d’un marché de gros des fruits et légumes pour Tizi Ouzou, la direction du Commerce a souligné que «cette situation ne manque pas de provoquer et de susciter le mécontentement et l’inquiétude des mandataires grossistes qui continuent d’exercer leurs activités dans des conditions précaires et déplorables».
Sport[modifier]
La localité de Tadmaït dispose d'un stade de football, ou se déroule les matchs de l'équipe locale JST.
Notes et références[modifier]
- Évolution intercensitaire de la population sur le site de la wilaya de Tizi Ouzou. Consulté le 25/02/2011
- Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya de Tizi Ouzou, page 1507.
- De Beni Amran au Caroubier
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site d'information sur Tadmaït
- Découpage administratif de la wilaya de Tizi-Ouzou
- Le camp du Maréchal - Tadmaït. L'histoire du camp du Maréchal - Tadmaït
- APC de Tadmaït