Wilaya de Tizi Ouzou

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36° 43′ 00″ N 4° 03′ 00″ E / 36.716667, 4.05 ()

Wilaya de Tizi Ouzou (15)
Monts du Djurdjura
Monts du Djurdjura
Localisation de la Wilaya de Tizi Ouzou
Localisation de la Wilaya de Tizi Ouzou
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Chef-lieu Tizi Ouzou
Daïras 21
Communes 67
Président d'APW Hocine Haroun[1] (FFS)
2012-2017
Wali Abdelkader Bouzghi[2]
Code wilaya 15
Wilaya depuis 1962
Démographie
Population 1 127 607 hab. (2008[3])
Densité 316 hab./km2
Rang 4e
Géographie
Superficie 356 800 ha = 3 568 km2
Rang 35e
Liens
Site web Site officiel

La wilaya de Tizi Ouzou (en berbère : Tizi Wezzu / Tizi Ouzou in Tifinagh.svg , en arabe : ولاية تيزي وزو) est une wilaya algérienne située dans la région de la Kabylie en plein cœur du massif du Djurdjura. Elle est divisée administrativement en 67 communes et 21 daïras[4]. La wilaya de Tizi-Ouzou contient le plus grand nombre de communes en Algérie[5].

La wilaya de Tizi Ouzou s'étend sur une superficie de 3 568 km2. La population résidente telle qu'évaluée lors du recensement de 2008 est de 1 127 607 habitants[6]. La densité atteint 381,21 habitants au km2.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La wilaya de Tizi Ouzou est située dans la région de Kabylie au Nord de l'Algérie, elle est délimitée :

Wilayas limitrophes de la wilaya de Tizi Ouzou
Mer Méditerranée
Wilaya de Boumerdès wilaya de Tizi Ouzou Wilaya de Béjaïa
Wilaya de Bouira

Chaîne côtière[modifier | modifier le code]

Elle comprend approximativement le territoire situé de la rive droite du Sebaou jusqu’à la mer, soit la totalité des communes relevant des dairates de Tigzirt, Makouda, Ouaguenoun, Azeffoun et Azazga, ainsi que la commune de Sidi Namane rattachée à la Daïra de Draâ Ben Khedda (21 communes au total)

Massif central[modifier | modifier le code]

Délimité à l’ouest et situé entre l’oued Sebaou et la dépression de Draâ El Mizan, Ouadhias. Il a des limites moins nettes à l’est où il bute contre le Djurdjura. Le massif central comprend presque la totalité des dairates de Drâa-Ben-Khedda, Larbâa-Nath-Irathen, et une partie des dairates de Drâa-El-Mizan, Boghni et Aïn-El-Hammam. Le massif central est ancien (Ère primaire) et se distingue par des formes tantôt larges et arrondies du fait de l’érosion et tantôt étroites et aiguës. Ses altitudes se situent en général entre 800 et 1 000 mètres. De nombreux oueds provenant du Djurdjura (Oued-Aissi, Ksari, Rabta) ont entaillé le massif, et les pentes sont presque toujours élevées (supérieures à 12 %).

Djurdjura[modifier | modifier le code]

Souvent considéré comme synonyme de Kabylie et n’occupant en fait qu’une partie restreinte de la wilaya, dans sa partie méridionale. Une quinzaine de communes se trouvent en partie ou en totalité sur les contreforts de la chaîne, toutes comprises dans les dairates d’Aïn-El-Hammam, Béni-Yenni, Ouacifs, Boghni et Ouadhias. La chaîne se déploie d’ouest en est dans la partie sud de la wilaya en une véritable barrière d’altitude souvent supérieure à 2 001 mètres. Quelques cols (Tizi-N’Kouilal, Tirourda, Chelatta) à l’importance stratégique et historique connue permettent de rejoindre aisément les régions de Béjaïa et de Bouira.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique renferme deux (02) grands bassins versants à savoir le bassin de l’Oued-Sebaou et le bassin côtier.

Depuis Tamazirt à Irdjen, vue sur le barrage de Taqsebt et Tizi-Ouzou ville

Climat[modifier | modifier le code]

Lors de la dernière décennie, la pluviométrie annuelle moyenne de la Wilaya a variée entre 500 et 800 mm.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période phénico-romaine[modifier | modifier le code]

De la période phénicienne à l’avènement de l’islam, soit environ de 800 avant J.C à 647 J.C ., des traces et des vestiges précis attestent de l'existence de contacts entre les populations berbères locales et d'autres populations du bassin méditerranéen. Les Phéniciens se sont peu à peu implantés sur la côte kabyle : Dellys, Azeffoun, Tigzirt (Iomnium).

Les échanges commerciaux avec les populations locales semblent avoir été importants, et les techniques de décoration puniques auraient inspiré le travail des objets et ustensiles domestiques. Ainsi les caractères de certaines poteries kabyles partagent de nombreuses similitudes avec les motifs de décoration des céramiques puniques. Diverses pratiques puniques (comme les rites funéraires) auraient influencé les traditions locales.

Les Romains, au-delà des comptoirs puniques cités plus haut, se sont aventurés vers l’intérieur de la région. Des vestiges ont été localisés à Taourga, Djemâa-Saharidj (Bida Municipium) et chez les Aït Fraoussen.

Le terme Iflissen serait le seul nom de tribu de cette époque que l’histoire ait pu nous faire parvenir.

Cette période de l'histoire laisse perplexe bon nombre d'historiens quant aux traces exploitables. Beaucoup d'informations sont à prendre au conditionnel.

Les périodes vandales (439-533) et byzantines (533-647) ont peu marqué la région. Ces « passants » ne laisseront « rien ou presque », sauf leurs traces génétiques, en Afrique du Nord.

Période de la conquête arabe de l'Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

La conquête Arabe de l’Afrique du Nord et la nouvelle donnée religieuse qu’elle véhicule ouvrent une ère dont les impacts sont non seulement tangibles mais autrement plus profonds.

Les premières incursions militaires arabes au Maghreb oriental datent de 647. La ville de Kairouan, en Tunisie, fut fondée en 670. Malgré des résistances parfois très vives, l'’islamisation des populations berbères progresse rapidement. Globalement deux modes caractérisent la pénétration puis l’enracinement de l’islam au Maghreb.

Un mode non violent où il convient de parler d’adhésion des populations médiatisées par des religieux que la littérature ethno-historique désigne sous le vocable de « Marabout ».

Une pénétration beaucoup plus violente à l'instar de ce qui s'est passé dans la région des Aurès (célèbre résistance menée par Kahena, la reine guerrière berbère).

Le cas de la Grande Kabylie illustre la première modalité de diffusion de l'islam. Le mouvement maraboutique a toujours été très influent dans la région.

L'historiographie de la région peut se prévaloir des travaux très précieux du penseur berbère Ibn Khaldoun. Son ouvrage, Kitab al-Ibar, est un outil très important pour comprendre cette période de l'histoire. Il établit une première nomenclature des tribus de la région. Celles-ci seraient au nombre de quatorze. Toutefois, il semblerait que l'auteur ait ignoré les tribus de la Kabylie maritime (Iflissen, Ouaguenoun, Zekfaoua). Selon Ibn Kheldoun les tribus recensées résistent à l’autorité des hafsides et refusent de payer l’impôt. Néanmoins elles reconnaissent l’autorité du sultan hafside. Cette résistance est facilitée par la configuration géographique du territoire de ces tribus. Elles habitent des régions très montagneuses, et tellement boisées qu’un voyageur ne saurait y trouver son chemin. Il est difficile d’apprécier la densité de la population pour cette époque.

Les contacts avec les Hafsides de Bejaia, souvent sont d’ordre conflictuel (notamment pour la période du Xe siècle), ont cependant débouché sur une alliance avec les Ketama qui a contribué de façon décisive à l’avènement de la dynastie chiite des fatimides. Toutefois, sur le plan religieux, ne s'est jamais implanté dans la région.

Au XVIe siècle dans la réalité religieuse kabyle, on y remarque une adhésion massive au rite malekite qui fait partie du courant majoritaire de l’islam, le Sunnisme. Le mouvement Maraboutique pour sa part a connu une expansion certaine dès le début du XVIe siècle. Les grands réseaux d’enseignement coranique se mettent en place durant cette période. À la fin du XVIIIe siècle, une puissante confrérie maraboutique (La Rahmania) va s'implanter dans le sud-ouest de la Grande Kabylie.

Période ottomane[modifier | modifier le code]

C’est dans une conjoncture caractérisée par une certaine anarchie politique que se situe l’intervention Ottomane en Algérie. Le Maghreb est l'objet de nombreuses convoitises de la part des puissances européennes. Face aux menaces espagnoles et aux dangers de la Reconquista, aucune autorité maghrébine n'est en mesure de faire face militairement. L’intervention Ottomane supplée donc à cette carence.

Le mode d’organisation des turcs laisse une certaine marge de manœuvre aux autorités locales. Le contrôle territorial direct est limité aux grands centres urbains.

En Grande Kabylie, le contrôle des tribus est partiel et fluctuant. L’organisation administrative et politique de la région consiste en une présence militaire ottomane tout à fait réduite. Les forces turques étaient stationnées en permanence à Bouira, Boghni et Tizi Ouzou.Lorsque les turcs désiraient exercer une pression, ils recouraient à l’argument stratégique du blocus par l’interdiction de circuler et de pénétrer sur les marchés des plaines.

Le contour administratif est globalement le suivant :

La Caïdat de Boghni : tutelle de 03 tribus

La Caïdat du Sebaou : Bordj-Sébaou et Bordj de Tizi-Ouzou, tutelle de 14 tribus.

Il s’avère qu’un gouvernement organisé a pu exister dans la région de la Haute-Kabylie (At Yiraten). Il s'agit du Royaume de Koukou. Ce dernier est contemporain de l'implantation ottomane.

Ce royaume est issu de la dynastie des Ait-El-Kadi. Le premier des Aït-El-Kadi se pronommait Ahmed. C'était un ancien clerc dans la province de Annaba (durant la période hafside). Son ancêtre serait originaire de la tribu des Ait-Rorbi. Le royaume de Koukou dont l’emprise s’étendait sur la Grande Kabylie montagneuse amorce un déclin vers 1550, après un sanglant affrontement contre la qalaâ des Béni-Abbés.

Période de l'occupation française[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'au bout de 27 ans de lutte armée que l'armée française, à la suite de la Bataille d’Icheriden, réussit à occuper totalement la région de la Grande Kabylie. Le bloc montagneux, jusque-là insoumis, a été pris dans l’étau d’un blocus du fait de l’occupation de points de communication stratégiques. En effet, l’occupation de Dellys, Drâa-El-Mizan et de Tizi-Ouzou s’était faite quelques années auparavant, c'est-à-dire entre 1844 et 1850.

Entre 1851, date de la nomination du général Randon en ses qualités de chef suprême de toutes les armées en Algérie de gouverneur général de cette colonie française et 1856, plusieurs tentatives de conquête de la Haute Kabylie, souvent menées par le Maréchal Randon en personne, se sont heurtées à une vigoureuse résistance menée par les Kabyles. Les résistants avaient comme meneurs Mohamed Al Amdjed Ben Abdemalek et son inspiratrice Lalla Fatma N'Soumer. Mohamed Al Amdjed Ben Abdelmalek dit « Boubeghla » (l'homme à la mule) mourut lors d'un guet-apens qui lui fut tendu par un caïd de la localité Béni-Mlikech (At Mlikec)et ses goums qui était à la solde de l'ennemi.

Une opération de grande envergure minutieusement préparée allait avoir lieu au printemps de 1857. Randon et son état-major avait tout prévu. Soutenu par l'empereur Napoléon III et son ministre de la défense, ayant les effectifs demandés avec la fin de la guerre de Crimée, ayant cerné la région à investir, l'exécution des opérations militaires à partir du 24|mai|1857. Les troupes françaises entreprirent l’assaut final sur la région. L'entame se fait sur les At-Iraten. Ce n’est qu'après 45 jours entre combats et trêve, que cette forteresse kabyle de l'indépendance millénaire fut prise. Durant cette période qui s'est étallée jusqu'au 11 juillet, date de la prise de Lalla Fadhma n Soumeur qui défendait l'ultime territoire insoumis accroché au Djurdjura, furent réalisés la route carrossable dite la route impériale, le fort colonial à qui on a destiné le nom de Fort-Napoléon en l'honneur de l'empereur des Français parallèlement à la destruction des vergers et des villages pour amener la population à accepter les conditions unilatérales de soumission. S’ouvre alors une période qui ira jusqu’en 1871, durant laquelle l’occupant est régulièrement harcelé par des levées d’armes. L'instabilité atteindra son paroxysme avec la Grande insurrection de 1871, la « révolte des Mokrani » : en mars 1871, le cheikh El Mokrani, grand propriétaire foncier, se soulève et parvient à entraîner avec lui la Rahmaniya ; en dépit de sa mort le 5 mai, puis de la soumission de la confrérie le 30 juin, la rébellion n'est entièrement vaincue qu'en janvier 1872 ; la répression se solde par une énorme amende de guerre et la confiscation de 446 000 hectares, de nombreuses arrestations et des déportations en Nouvelle-Calédonie (c'est l'origine des « Kabyles du Pacifique »). La colonisation se traduit aussi par une accélération de l'émigration vers d'autres régions du pays et vers l'étranger.

Deux types de politiques seront mises en place par l’occupant français. La première dite de commandements indigènes sera vite remise en cause parce que sans emprise réelle. L’administration française opte alors pour une politique de semi-contrôle puis d'assimilation totale après 1871.

L’organisation municipale est la « Voie royale » du point de vue colonial pour assimiler les populations mais surtout par le jeu des communes de plein exercice, donner la pleine mesure à la présence de populations coloniales par la création de centres de colonisation. L’impact de cette organisation sur l’organisation des tribus paraissait tout à fait formel. Le démantèlement de l’organisation tribale fractionnée en Douars a déstructuré l’ancienne organisation. La Djemâa, détentrice du pouvoir politique au niveau villageois, voit ses attributions complètement changées.

En 1871, quand éclate la Grande insurrection, les populations de la région, sensibles aux soulèvements militaires en cours, notamment ceux des Ouled Sidi Cheikh dans le Sud Ouest Algérien, prennent le parti d’entrer en guerre.

La raison majeure de cet embrasement réside dans la menace directe non seulement d’une assimilation politique et administrative, mais surtout d’une atteinte directe au statut des personnes (les naturalisations d’office). Cette insurrection met en évidence un profond refus de l’occupation française et des capacités de mobilisation militaire insoupçonnées dans la situation de l’époque.

Militairement, la région de Tizi Ouzou ne connaîtra aucun soulèvement de cette ampleur avant le début de la Révolution algérienne (1954 - 1962). Toutefois la résistance culturelle a pris des formes diverses. Par exemple, une forte opposition à la scolarisation des garçons et des filles jusqu’au début des années 1930. On peut également citer l'apprentissage clandestin de la langue arabe, concomitament à l'apprentissage du Coran.

Par la suite, il y eut l'apparition et la diffusion d'un nationalisme algérien moderne. Les premières manifestations de ce nationalisme se sont faites parmi les émigrés algériens en France (constitution de l'Étoile Nord Africaine, syndicat de travailleurs maghrébins). Après les syndicats, ce fut au tour des partis politiques (Parti du Peuple Algérien, M.T.L.D....) de devenir les principaux porte-voix d'une population opprimée. Ils connurent un succès considérable notamment après les événements tragiques du 8 mai 1945. Des embryons de maquis se sont constitués dès 1946 dans les régions des Ouadhias et de Draâ El Mizan.

Au déclenchement de la révolution de , la région de Tizi Ouzou, de par sa sensibilité nationaliste aiguisée et aussi de par sa configuration géographique, se retrouve militairement au centre des événements qui mettront fin à 132 ans de colonisation.

La région militaire III ou Wilaya 3 (Kabylie) du FLN (Front de Libération National) dont faisait partie l’actuelle Wilaya de Tizi-Ouzou s’opposera efficacement à l’armée française. Les maquisards (Krim Belkacem)étaient présents dès 1945. La Wilaya de Tizi-ouzou a offert le plus grand nombre de Cadres et de Moudjahid à la lutte d'indépendance et détenait le plus grand nombre d'armes nécessaires à la guerre. Les opérations militaires françaises étaient d’autant plus dures qu’il fallait couper les villages des maquis. Les zones interdites se sont étendues à une grande partie de la zone montagneuse.

De 1954 à 1962, la région va aussi connaître une accentuation des difficultés économiques. Le parti tiré des maigres ressources locales sera gravement compromis. Les flux humains sous forme de migrations forcées vers Alger ou de travail sous forme d’émigration vers la France s’intensifient. La guerre a joué un rôle de facteur aggravant puisque l’essentiel de l’économie traditionnelle a été largement déstructuré.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En , les étudiants de l'université de Tizi-Ouzou, organisés en collectif revendiquant la reconnaissance de la langue tamazight et de la langue arabe parlée, avaient invité l'écrivain Mouloud Mammeri à leur présenter, lors d'une conférence, son ouvrage qui venait de paraître, Poèmes kabyles anciens.

L'écrivain fut intercepté par un barrage de gendarmerie à Boukhalfa (7 km avant d'arriver à Tizi-Ouzou) et prié de faire demi-tour pour repartir à Alger.

Cette décision suffit pour entraîner un soulèvement des étudiants, suivis par les travailleurs de l'usine d'électroménager (ENIEM) et de l'hôpital de Tizi-Ouzou, pour ensuite faire boule de neige, à l'échelle de toute la Kabylie.

Après une intervention brutale des forces de l'ordre et l'arrestation d'une vingtaine de personnes, présentées comme les meneurs, il y eut un simulacre de procès, suivi de l'emprisonnement à la prison de Berrouaghia, de sinistre renommée. Le mouvement social continua à se durcir, jusqu'à obtenir la libération de tous les détenus.

C'est de ces évènements que naquit la Coordination nationale du Mouvement de culture berbère (lui-même apparu à l'occasion des discussions de la Charte nationale, en 1976 : lors d'un débat qui se tenait dans une salle de cinéma de la rue Larbi-Ben-Mhidi, à Alger, un animateur berbériste connu avait été interpellé, à la suite de son intervention, par l'animateur du débat lui demandant au nom de qui il s'exprimait ; du tac au tac, il lui répondit : « Au nom du Mouvement culturel berbère. »).

La suite est connue : ouverture au pluripartisme en Algérie en 1989 ; création du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ; scission du MCB, en fonction de l'appartenance au RCD ou au FFS (Front des forces socialistes)…

À partir de 2001, la wilaya de Tizi-Ouzou (et l'ensemble de la Kabylie) fut secouée par les évènements du Printemps noir. Le 18 avril 2001, dans le village de Ath Douala, un jeune lycéen de 19 ans, Massinissa Guermah, fut abattu par un membre de la gendarmerie. Ce fut alors l'embrasement général de toute la Kabylie, et plus de 130 jeunes furent tués par les autorités algériennes.

À la suite de ces évènements, plusieurs mouvements politiques ont fait leur apparition, certains réclamant une autonomie de la Kabylie, comme le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), d'autres encore une reconnaissance de la pluralité culturelle dont bénéficie l'Algérie, donc une reconnaissance de l'identité berbère de l'Algérie, comme le Mouvement citoyen des arouch.

Organisation de la wilaya[modifier | modifier le code]

Organisation territoriale

À l’issue du dernier découpage administratif de 1984, la wilaya de Tizi-Ouzou compte 67 communes. C'est la wilaya d'Algérie qui compte le plus grand nombre de communes.

Daïras[modifier | modifier le code]

La wilaya de Tizi-Ouzou compte 21 daïras.

Article détaillé : Daïras de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Communes[modifier | modifier le code]

La wilaya de Tizi-Ouzou compte 67 communes.

Codes postaux de la wilaya[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Industries[modifier | modifier le code]

  • ENIEM Oued Aissi - le plus grand complexe d'électroménager.
  • ENEL Freha - Complexe des équipements électriques.
  • IRDJEN - Complexe de produits rouges.
  • Complexe de produits laitiers de Draâ Ben Khedda.

Pêche[modifier | modifier le code]

La wilaya de Tizi-Ouzou dispose d’une façade maritime de 85 km de long soit 7 % de la côte algérienne. La frange maritime couvre cinq (05) communes (Tigzirt, Mizrana, Iflissen, Azeffoun et Ait Chaffâa). La zone de pêche réservée est de 8 185 km2 et la surface réservée à la pêche côtière est de 944,52 km2. Le potentiel halieutique est estimé à 26 000 tonnes dont 8 000 à 8 500 t de stock pêchable.

Tourisme[modifier | modifier le code]

De par la variété de ses Richesses naturelles, la wilaya de Tizi-Ouzou est considérée comme une des régions les plus touristiques du pays. Elle renferme un potentiel naturel alternant entre un tourisme Culturel, balnéaire (région côtière) et climatique (région de montagne) auquel il faut ajouter une richesse artisanale. La wilaya dispose d’un riche patrimoine archéologique dont une grande partie se trouve dans la zone côtière de Tigzirt et Azeffoun. Tigzirt a servi de site pour la construction d’une ville romaine. Parmi les restes du passage des romains on peut citer le Temple du Génie qui date du IIIe siècle et la Basilique Chrétienne. L’agglomération d’Azeffoun (l’antique RUSAZUS) également recèle des vestiges de l’époque romaine tels que les restes de muraille, conduite d’eau et d’importants thermes. Le massif du Djurdjura synonyme du massif Kabyle constitue un immense gisement de pôles touristiques intégrant une infinie variété de produits.Tala-Guilef, Lalla-Khedidja, le lac d’Agoulmine, le Gouffre de Boussouil (1 259 m) les grottes du Macchabée, le Pic d’Azrou N’Thour, les cols de Tirourda (1 700 m) et de Tizi-N’kouilal (1 600 m) sont parmi les sites les plus connus du Parc National du Djurdjura, favorables à la pratique du tourisme de montagne (sports d’hiver, randonnées pédestres, l’alpinisme et la spéléologie). Les forêts de Yakouren et de Mizrana propices également pour les randonnées sportives, les séjours écologiques et culturels. La faune endémique de la région est assez riche, celle de giboyeuse en particulier (Sangliers, lièvres, Perdrix, étourneaux, grives et divers oiseaux de proie). L’attraction principal reste sans doute le singe magot (Macacus Sylvana) très prolifique dans les forêts de Yakouren et dans le massif du Djurdjura.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Durant la Guerre de Libération Nationale::

Politiciens:

Artistes et écrivains:

Sportifs:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]