Movida
La Movida (Movida madrileña) est le nom donné au mouvement culturel créatif qui a touché l'ensemble de l'Espagne pendant la fin de la période de la transition démocratique espagnole, au début des années 1980, après la mort du général Franco.
Portée par le désir de renouveau de la jeunesse espagnole et l'émergence de nouveaux acteurs sur le plan artistique et culturel, elle a contribué à la modernisation et à l'intégration de la société espagnole dans l'Europe démocratique.
Sommaire |
Origines et influences [modifier]
La Movida s'inscrit dans le contexte du processus de démocratisation et libération de la fin de la dictature franquiste recevant l'influence des mouvements culturels européens contemporains comme la new wave britannique ou le mouvement punk.
Le mouvement initial a démarré à Madrid, autour du quartier de Malasaña (es), favorisé sur le plan politique par le maire Enrique Tierno Galván (figure emblématique de la transition démocratique) d'où la dénomination de La movida Madrileña. Il gagne cependant rapidement d'autres villes du pays, notamment Barcelone, Bilbao et Vigo.
Caractéristiques [modifier]
La movida est personnifiée par les figures de la musique, du cinéma, du design, du graphisme ou de la bande dessinée, mais elle se fait aussi sentir dans d'autres aspects de la culture, ainsi que dans les mœurs sociales.
Musique [modifier]
On peut voir nombreuses influences musicales des autres pays dans la Movida, comme le punk, le heavy metal, le rock et d'autres.
- Aviador Dro
- Leño (es) (Rosendo)
- Barón Rojo
- Obus
- Héroes del Silencio
- Nacha Pop
- Los Elegantes
- La Unión
- Radio Futura
- Hombres G (es)
- Mecano
- Mike Tery
- Tino Casal
- Alaska y Dinarama
- Loquillo
Cinéma [modifier]
Le réalisateur Pedro Almodóvar ou la comédienne Victoria Abril incarnent l'esprit de la Movida à travers des comédies où s'illustrent la libération des mœurs, la vitalité, la joie et l'exubérance de ces années qui marquent la fin de la dictature franquiste en Espagne.
Bande dessinée [modifier]
La bande dessinée underground se développe, et la revue El Víbora publie des bandes dessinées audacieuses réalisées par des dessinateurs d'avant-garde : Ceesepe (es), Javier Mariscal ou Nazario.
Photographie [modifier]
La photographe madrilène Ouka Leele dont les images aux couleurs saturées ont influencé la photographie européenne.
Renouveau culturel [modifier]
Un effet visible sur la jeunesse fut le renouveau de la vie nocturne avec le développement des lieux de rencontre culturels et festifs (bars, pubs, galeries d'art ou clubs de danse) qui permettent l'expression de jeunes créateurs.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (es) Silvia Gibralba, Dios Salve a la Movida, Ed. Espejo de Tinta, Madrid, 2006 (ISBN 84-96280-76-4)
- (es) Rafael Cervera, Alaska y otras historias de la movida, Ed. Plaza & Janés, Barcelona, 2002 (ISBN 84-01-37808-7)
Article connexe [modifier]
- Culture de l'Espagne
- Cheli, argot de la jeunesse madrilène liée à la movida.