Col de la Croix-de-Fer

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Col de la Croix-de-Fer
Image illustrative de l'article Col de la Croix-de-Fer
Vue d'ensemble du col, avec les aiguilles d'Arves au loin.
Altitude 2 068[1] m
Massif Grandes Rousses / Arves
Coordonnées 45° 13′ 40″ N 6° 12′ 13″ E / 45.227785, 6.203735 ()45° 13′ 40″ Nord 6° 12′ 13″ Est / 45.227785, 6.203735 ()[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée Vallée de l'Oisans
(ouest)
Vallée de la Maurienne
(est)
Ascension depuis Le Bourg-d'Oisans
(Rochetaillée)
Saint-Jean-
de-Maurienne
Déclivité moy. 4,3 % 5 %
Déclivité max. 11,4 % 10,2 %
Kilométrage 31,5 km 29,5 km
Accès D 526 - D 926 D 926
Fermeture hivernale novembre-mai

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Col de la Croix-de-Fer

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de la Croix-de-Fer
Chalet du col de la Croix-de-Fer

Le col de la Croix-de-Fer est un col de montagne situé en France sur la commune de Saint-Sorlin-d'Arves dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Culminant à 2 068 mètres d'altitude, le col se situe à la limite entre les massifs alpins des Grandes Rousses et des Arves. Il relie les communes de Saint-Jean-de-Maurienne au nord-est et le Bourg-d'Oisans au sud, en passant à proximité du col du Glandon, soit les vallées de la Maurienne et de la Romanche.

Traversé par la route départementale 926, il est ouvert à la circulation de juin à octobre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Appelé autrefois col d'Olle car situé dans la combe d'Olle, lieu de la source de l'Eau d'Olle[2], le chemin muletier qui emprunta le col durant plusieurs siècles a finalement été transformé en route, d'abord en 1900 de Saint-Sorlin-d'Arves jusqu'au col, puis en 1912 pour son prolongement jusqu'au col du Glandon (inauguration le 14 juillet 1912)[3]'[4]. Elle remplace en outre le chemin muletier passant par le col des Arves et Fontcouverte.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Profil de l'ascension[modifier | modifier le code]

Le versant sud-ouest démarre à Rochetaillée en Isère. Ce versant est long (31,5 km) et irrégulier, mêlant des pourcentages difficiles et des courtes descentes. Il est marqué par quelques cascades sur le bord de la route. On parvient sans trop de peine jusqu’à Allemond où commence véritablement la montée. Deux lacets à 6 % entrecoupés d’un long pont permettent de se hisser jusqu’au barrage du Verney, au-dessus d’Allemond. Mais, par la suite, les trois kilomètres qui précèdent le village du Rivier d’Allemond grimpent jusqu’à 10 % sur certains hectomètres sur des routes ombragées et rectilignes. Après une petite descente d’environ deux kilomètres, apparaît la portion la plus raide de ce versant : une ligne droite avec 11 % de pente (pourcentage maximum à 12 %) qui oblige à immédiatement changer de braquet. Après, la route grimpe sur une petite série d’épingles jusqu’au barrage de Grand'Maison et son lac. Après une nouvelle courte descente, la route grimpe dans des pourcentages avoisinant les 6 à 7 % au milieu des alpages où des marmottes sont présentes.

Depuis Saint-Étienne-de-Cuines, le col de la Croix-de Fer-emprunte le versant nord du col du Glandon avant de terminer par une petite descente de 200 mètres et 2,5 kilomètres à 6 % environ. Avec 22,7 km, il s’agit du versant le plus court mais aussi celui qui possède la pente moyenne la plus élevée car plus régulière.

Le versant nord-est, dont l’ascension commence à Saint-Jean-de-Maurienne est long de 29,5 km. Sur ce versant, on franchit quatre tunnels. Après quatre kilomètres marquées par des rampes à près de 10 % au début, on trouve une petite descente de 2,5 kilomètres de ce côté là aussi suivis de cinq kilomètres à près de 9 %. La suite jusqu’à Saint-Sorlin-d'Arves est globalement moins dure. Mais à partir de ce dernier village, la route est plus étroite et les pourcentages plus sévères, proches de 8 % pour les sept ultimes kilomètres.

Tour de France[modifier | modifier le code]

Le Tour de France a emprunté 16 fois ce col depuis 1947. Jusqu'en 1986, il a été classé en 1re catégorie, puis hors catégorie à partir de 1989[5]. Voici les coureurs qui ont franchi le col en tête[6] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO,‎ 2012, 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 120-123

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 153.
  3. Écomusée du pays de la Roudoule, La Route des Grandes Alpes, Édition de l’écomusée du pays de la Roudoule, Puget-Rostang (ISSN 1246-1938), p 54
  4. [PDF] Office de tourisme de Saint-Sorlin-d'Arves, « Saint-Sorlin-d'Arves : dossier de presse été 2012 », sur saintsorlindarves.com (consulté le 16 août 2013), p. 3
  5. (fr) Le dico du Tour - Le col de la Croix-de-Fer dans le Tour de France depuis 1947
  6. (en) Col de la Croix-de-Fer - Tour de France - France - Mountains of the race