Noix de Grenoble

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Noix de Grenoble
Image illustrative de l'article Noix de Grenoble
noix AOC
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Lieu d’origine Grenoble
Utilisation Alimentation humaine
Type de produit Fruits de desserts, confiserie, patisserie
Variétés franquette, mayette, parisienne
Classification AOC
Confrérie La Confrérie de Noix de Grenoble
Saison septembre, octobre
Site web www.aoc-noixdegrenoble.com/

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La noix de Grenoble est le nom d'une AOC fruitière.

Au Québec, le terme « noix de Grenoble » réfère au fruit du Noyer, sans tenir compte de son origine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'appellation noix de Grenoble est née par le décret loi du 17 juin 1938, c'est l'une des premières AOC fruitière reconnues[1]. Les noix furent toujours présentes dans le département de l'Isère mais de nombreuses épidémies de phylloxera se déroulant au cours du XVIIIe siècle permirent à ce fruit à coque de remplacer peu à peu les vergers de la région voisine de Grenoble. Ce fruit acquit vite sa renommée et à la fin de XIXe siècle, 80 % des 8 500 t produites chaque année était exporté vers les États-Unis qui représentaient le principal débouché pour la noix dauphinoise. Durant les années suivantes, au début du XXe siècle, un scandale éclata dans le milieu de la nuciculture dauphinoise. Certains négociants peu scrupuleux se permirent de mélanger des noix mal triées et originaires de l'étranger avec des noix locales afin de les exporter outre-atlantique.

La réaction des agriculteurs isérois sera rapide du fait qu'ils étaient déjà organisés en groupements professionnels afin d'écarter les tentatives de dumping et pour leur permettre de tenir les cours du produit. Dès 1908, et s'appuyant sur la loi du 1er août 1905 qui sanctionnait les fraudes et falsifications en matière de produits[2], est créé à Saint-Quentin-sur-Isère un premier syndicat professionnel qui permettre de dissuader les personnes tentées de frauder.

Le nom de noix de Grenoble n'était pas forcement gagné d'avance pour désigner ce fruit à coque. Dans les années 1920, bien que tous les nuciculteurs de la région fussent d'accord sur le fait d'obtenir une reconnaissance, de vifs débats eurent lieu pour savoir si on devait l'appeler « Noix de Grenoble » ou « Noix de Tullins ». Tullins est le centre historique de la noyeraie mais le nom de noix de Grenoble fut jugé plus vendeur pour l'étranger. De plus, à cette même époque, les élus des villes de Morette, La Rivière, Tullins et Vinay exigèrent une délimitation géographique claire de l’aire de production de la noix dauphinoise. Celle-ci fut farouchement discutée[3]

La noix de Grenoble bénéficie d'une AOC depuis 1938[4].

Aire de production et culture[modifier | modifier le code]

L’aire géographique de l’AOC noix de Grenoble couvre 259 communes sur trois départements dont 183 en Isère, 47 dans la Drôme et 29 en Savoie principalement le long de la vallée de l’Isère. Les zones de plantations les plus denses se trouvent dans la basse vallée du Grésivaudan en aval de Grenoble (entre le Voironnais et le Royans), au pied du Vercors.

Trois variétés sont autorisées : franquette, mayette, parisienne. Pour répondre aux normes de l’AOC Noix de Grenoble, la culture de ces noix se fait sur des sols légèrement acides à forte rétention en eau mais suffisamment filtrants, situés sur des terrains en zones collinaires, à des altitudes généralement inférieures à 600 m.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Josse-Alaterre, « Noix de Grenoble : un marché porteur, l'AOC comme moteur », Alim'agri, magazine du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire, no 1551, janvier-février-mars 2012, p. 30
  2. Loi du 1er août 1905 sur les fraudes et falsifications en matière de produits ou de services
  3. Bibliographie : Isère magazine, n°94, octobre 2008, p47, Richard Juillet
  4. alimentation.gouv.fr, consulté le 22 avril 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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