PlayStation

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PlayStation
PlayStation

Fabricant Sony Computer Entertainment
Type Console de salon
Génération Cinquième

Date de sortie PlayStation
Drapeau du Japon 3 décembre 1994
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 9 septembre 1995
Drapeau européen 29 septembre 1995
Drapeau de l'Australie 15 novembre 1995
Icons-flag-kr.png 1996

PlayStation One
Drapeau du Japon juillet 2000
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 19 septembre 2000
Drapeau européen 29 septembre 2000
Fin de production 23 mars 2006[1]
Processeur MIPS R3051 (de la famille R3000A) à 33,8688 MHz
Média CD-ROM
Contrôleurs Manette de jeu
Unités vendues Sortie internationale 104,25 millions[2]
Drapeau du Japon 19,36 millions[3]
Drapeau des États-Unis 38,94 millions[3]
Drapeau européen 36,91 millions[3]
Jeu le plus vendu Gran Turismo[4]

Logo PlayStation

PlayStation
PlayStation 2 Suivant

La PlayStation (プレイステーション, Purei Sutēshon?) est une console de jeux vidéo de cinquième génération, produite par Sony Computer Entertainment à partir de 1994. La PlayStation originale fut la première machine de la gamme PlayStation, décliné ensuite en PSone (une version plus petite et plus légère que l'originale).

Le 18 mai 2004, soit près de dix ans après son lancement, Sony annonce avoir distribué 100 millions de consoles dans le monde[5],[6] et plus de 962 millions de jeux PlayStation[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

La DualShock, dont la forme deviendra un standard pour les manettes des consoles PlayStation, PlayStation 2 et PlayStation 3.

Les premières conceptions de la PlayStation remontent à 1985. Nintendo avait travaillé sur le support des disquettes avec la Famicom, mais des problèmes sont survenus. Sa nature magnétique réinscriptible pouvait facilement être effacée (provoquant ainsi une baisse conséquente de la durabilité), et les disques étaient exposés au danger de la contrefaçon. Par conséquent, quand les détails du CDROM/XA (une extension du format CD-ROM qui combine des formats audio compressés et des données visuelles, leur permettant d'y accéder simultanément) sont apparus, Nintendo fut intéressé. Le CDROM/XA fut développé simultanément par Sony et Philips. Nintendo a demandé à Sony de développer un module additionnel pour CD-ROM, sous le nom de SNES-CD. Un accord fut signé, et le travail commença. Le choix de Sony par Nintendo était dû à une personne : Ken Kutaragi, la personne qui allait bientôt être appelée Le Père de la PlayStation, qui a vendu à Nintendo le processeur Sony SPC-700 qui permettait une synthèse du son ADPCM 8 canaux dans la Super Famicom/Super Nintendo, et cette dernière démontra grâce à ce processeur des capacités audio impressionnantes pour l'époque.

Sony planifia aussi le développement d'une console sous son propre nom mais compatible avec Nintendo, consistant en un système de loisir permettant de jouer à la Super Nintendo à la fois avec les cartouches et aussi avec un nouveau format CD que Sony voulait créer. Ce serait le format utilisé dans les disques SNES-CD, permettant à Sony d'intégrer le marché du jeu vidéo, au détriment de la domination de Nintendo. En 1989, le SNES-CD était sur le point d'être annoncé aux CES du mois de juin. Cependant, quand le président de Nintendo Hiroshi Yamauchi a lu le contrat original de 1988 entre Sony et Nintendo, il a réalisé que l'accord passé accordait à Sony la possession de tous jeux sur le format SNES-CD. Yamauchi était furieux ; considérant le contrat totalement inacceptable, il a secrètement annulé tous les plans de l'association entre Sony et Nintendo pour le SNES-CD. En effet, au lieu d'annoncer leur association le jour du CES, le directeur de la filiale américaine de Nintendo Howard Lincoln est monté sur la scène et révéla qu'ils étaient maintenant en partenariat avec Philips, et qu'il était prévu que tout le travail commun entre Nintendo et Sony allait être abandonné. Lincoln et Minoru Arakawa se sont rendus au siège de Philips en Europe, sans en informer Sony, et ont formé une alliance d'une nature totalement différente : une alliance qui donnerait le pouvoir total à Nintendo sur ses licences sur les machines de Philips.

PSone avec un écran LCD

L'annonce du CES fut un véritable choc. Non seulement ce fut une énorme surprise (Sony avait juste décidé, la nuit précédente, du nom du projet commun sous la marque Play Station), mais cela a été perçu par beaucoup dans la communauté des affaires japonaises comme une trahison fatale : une compagnie japonaise snobant une autre compagnie japonaise en faveur d'une firme européenne était absolument impensable. Après l'effondrement du projet commun, Sony pensa stopper les recherches, mais finalement, la compagnie décida de réutiliser tout ce qui avait été développé en commun avec Nintendo pour en faire une console à part entière. Cette décision motiva Nintendo à poursuivre Sony pour rupture de contrat devant la cour fédérale des États-Unis, et tenta d'obtenir une interdiction de commercialisation de la Play Station, avec comme argumentation que Nintendo possédait les droits du nom. Le juge fédéral a finalement refusé l'interdiction. Ainsi, en octobre 1991, le premier modèle de la nouvelle Sony Play Station a été révélé ; en théorie, environ 200 machines de ce type furent seulement produites.

À la fin de l'année 1992, Sony et Nintendo trouvèrent un accord pour que la Sony PlayStation puisse avoir une connectique spécifique pour les jeux SNES, mais Nintendo voulut garder les droits de ses jeux pour garder les profits issus de leur ventes. Cependant, à ce moment-là, Sony réalisa que la technologie de la SNES commençait à montrer ses limites, et que la nouvelle génération de consoles était sur le point de voir le jour : les travaux commencèrent début 1993 pour renouveler le concept de la Play Station pour cibler la nouvelle génération de logiciels et de matériel. Sony eu alors des discussions avec Commodore afin de racheter la technologie de leur Amiga CD32, mais elles n'aboutirent pas[8]. Au final, le port SNES fut retiré, l'espace entre les deux mots fut enlevé, et la PlayStation était née. Le logo PlayStation a été créé par Manabu Sakamoto, qui a aussi dessiné le logo des ordinateurs Sony VAIO.

Lancement[modifier | modifier le code]

La PlayStation est lancée au Japon le 3 décembre 1994, le 9 septembre 1995 aux États-Unis, le 29 septembre 1995 en Europe, et en Océanie en novembre 1995. En Amérique, Sony profita d'un lancement réussi avec des titres de tous les genres mais pas forcément de grande qualité comme Battle Arena Toshinden, Twisted Metal, Warhawk, Philosoma, Wipeout et Ridge Racer. Presque tous les titres de lancement de Sony et Namco ont donné lieu à des suites. Teiyu Goto, le designer de la manette explique le choix de symboles plutôt que de lettre pour les boutons : « Le Triangle se réfère au point de vue : il représente la tête de tout un chacun ou une direction, et je l'ai voulu de couleur verte. Le Carré symbolise une feuille de papier : il représente les menus ou les documents, le tout de couleur rose. Le Rond et la Croix représentent le "oui" et le "non". Je les ai faits respectivement en rouge et en bleu[9]. »

Au lancement, la console est proposée à 299 $[10] aux États-Unis (un prix atteint par son successeur) et 2099 FF (397 de 2009[11]) en France.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Les titres les plus populaires sur PlayStation sont, Crash Bandicoot, Dragon Quest, Final Fantasy VII, Driver, Gran Turismo, Metal Gear Solid, Parasite Eve, Silent Hill, Spyro the Dragon, Tony Hawk's Pro Skater, Tekken, Tomb Raider , Castlevania: Symphony of the Night, Resident Evil et WipEout (ces quatre derniers jeux sont sortis également sur Sega Saturn)[réf. nécessaire].

Le record de vente revient au jeu de course Gran Turismo[4] avec 10,85 millions d'unités distribuées[12]. Tekken est le premier jeu PlayStation à dépasser la barre du million d'unités écoulées[13]. Le dernier jeu produit sur la console est FIFA Football 2005. Au 30 juin 2008, 4 944 titres ont été commercialisés au Japon, 1 335 en Amérique du Nord et 1 639 en Europe[14] avec des ventes cumulées de jeux s'élevant à 962 millions d'unités[7]. Depuis 2006, des jeux PlayStation sont réédités en téléchargement sur PlayStation 3, PlayStation Portable et PlayStation Vita (cf. liste de jeux PlayStation téléchargeables).

Variantes[modifier | modifier le code]

Le bloc laser (bloc optique) se situe en haut à gauche sous le couvercle CD, près de l'alimentation. Une première nouvelle version de la partie matérielle de la console est lancée début 1996. Elle fut produite en réponse des plaintes concernant la surchauffe des consoles[réf. nécessaire]. Sony a revu légèrement la carte mère de la console : celle-ci passe du modèle PU-7 à PU-8, la firme n'a pas changé les spécifications techniques finales ni esthétiques. Les composants montés en surface sont implantés sur les deux faces de la carte. L'alimentation possède une connectique 7 broches et a tendance à chauffer anormalement tant que celle-ci est reliée au secteur, y compris lorsque la console n'est pas utilisée.

À partir des modèles 5000, Sony a retiré les prises Cinch/RCA ainsi que l'alimentation du modulateur RF antenne (prise RF DC OUT pour l'accessoire SCPH-10070). L'alimentation est différente : simplifiée, elle ne chauffe plus de manière excessive et le brochage vers la carte mère est différent en passant à 5 broches. Le bloc optique est déporté sur la droite au centre du couvercle CD. La console embarque une nouvelle carte mère plus compacte : la PU-18. Aucun changement sur la connectique externe. La carte mère est encore modifiée : PU-20. Les composants sont dorénavant implantés uniquement sur la partie supérieure de la carte mère. Le port parallèle (qui fut rarement utilisé par Sony) a été retiré pour réduire les coûts de production. Nouveau modèle de carte mère toujours plus compacte : PU-23. Dernière version de carte mère produite pour les PlayStation grises, dites "fat".

Modèles consommateurs[modifier | modifier le code]

Numéro de modèle1 Révision Version du BIOS Date approximative du BIOS Région Commentaire Sortie audio et vidéo séparées Sortie S-Video séparée Port parallèle Port série
SCPH-1000 Rév. A 1.0 (cette version du BIOS est la plus ancienne de la PlayStation) 22/09/94 (bleu sur les premières puis gris) Japon (NTSC-J) Lecteur CD-ROM de faible qualité, pas de détecteurs de fermeture de capot[réf. souhaitée], sortie uniquement au Japon Oui Oui Oui Oui
SCPH-1001 Rév. B 2.2 (correction du problème "disque non détecté")[réf. nécessaire] 04/12/95 ("gris") États-Unis (NTSC) Lecteur CD-ROM de faible qualité, pas de détecteurs de fermeture de capot[réf. souhaitée], sortie uniquement aux États-Unis Oui Non (Oui sur certaines consoles) Oui Oui
SCPH-1002 Rév. B 2.0 (correction d'un problème de lecture des cinématiques)[réf. nécessaire] 10/05/95 ("gris") Europe (PAL) Lecteur CD-ROM de faible qualité, pas de détecteurs de fermeture de capot[réf. souhaitée], possibilité de déjouer les protections avec un CD swap[réf. nécessaire] Oui Non Oui Oui
SCPH-3000 Rév. B 1.1 22/01/95 ("gris") Japon (NTSC-J) Oui Non Oui Oui
SCPH-3500 Rév. B 2.1 17/07/95 ("gris") Japon (NTSC-J) Oui Non Oui Oui
SCPH-5000 Rév. C 2.2 04/12/95 ("gris") Japon (NTSC-J) Non Non Oui Oui
SCPH-5001 Rév. C Inconnue Inconnue États-Unis (NTSC) Non Non Oui Oui
SCPH-5002 Rév. C 2.2 Inconnue ("gris") Europe (PAL) Non Non Oui Oui
SCPH-5500 Rév. C 3.0 09/09/96 ("gris") Japon (NTSC-J) Non Non Oui Oui
SCPH-5501 Rév. C 3.0 18/11/96 ("gris") États-Unis (NTSC) Non Non Oui Oui
SCPH-5502 Rév. C 3.0 06/01/97 ("gris") Europe (PAL) Non Non Oui Oui
SCPH-5552 Rév. C 3.0 06/01/97 ("gris") Europe (PAL) Idem modèle 5502 mais issues d'un value pack 2 manettes et une carte mémoire Non Non Oui Oui
SCPH-7000 Rév. C 4.0 18/08/97 ("gris") Japon (NTSC) Non Non Oui Oui
SCPH-7001 Rév. C 4.1 16/12/97 ("gris") États-Unis (NTSC) Non Non Oui Oui
SCPH-7002 Rév. C 4.1 16/12/97 ("gris") Europe (PAL) Non Non Oui Oui
SCPH-7003 Rév. C 3.0 18/11/96 ("gris") Japon (NTSC-J) Non Non Oui Oui
SCPH-7501 Rév. C 4.1 16/12/97 ("gris") États-Unis (NTSC) Non Non Oui Oui
SCPH-7502 Rév. C 4.1 16/12/97 ("gris") Europe (PAL) Non Non Oui Oui
SCPH-9001 Rév. C 4.1 16/12/97 ("bleu") États-Unis (NTSC) De très rares modèles avaient un BIOS permettant de jouer à des jeux PAL (en 60HZ) et même les jeux copiés, mais ce "bug" a été corrigé quelques semaines après son lancement. [réf. nécessaire] Non Non Non Oui
SCPH-9002 Rév. C 4.1 16/12/97 ("bleu") Europe (PAL) Non Non Non Oui
SCPH-100 Ps One 4.3 11/03/00 ("blanc") Japon (NTSC-J) Version redesignée de la PlayStation, plus petite. Ports manettes et cartes mémoires intégrés à la carte mère. Non Non Non Non
SCPH-101 Ps One 4.5 25/05/00 ("blanc") États-Unis (NTSC) Zonée mais il était possible de jouer avec des jeux copiés sans puce en court-circuitant un chipset de la carte mère mais cette technique est "secrète" car peu de personnes savent de quel chipset il s'agit. [réf. nécessaire] Non Non Non Non
SCPH-102 Ps One 4.4 24/03/00 ("blanc") Europe (PAL) Non Non Non Non
SCPH-103 Ps One Inconnue Inconnue ("blanc") Japon (NTSC-J) Non Non Non Non

Modèles spéciaux[modifier | modifier le code]

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Numéro de modèle1 Apparence Version du BIOS Date approximative du BIOS Région Commentaire Sortie audio et vidéo séparées Sortie S-Video séparée Port parallèle Port série
DTL-H3000 Originale, en plastique brossé noir Japon (NTSC) Il s'agit d'un des trois modèles de Net Yaroze. Oui Non Oui Oui
DTL-H3001 Originale, en plastique brossé noir États-Unis (NTSC) Il s'agit d'un des trois modèles de Net Yaroze. Oui Non Oui Oui
DTL-H3002 Originale, en plastique brossé noir Europe (PAL) Il s'agit d'un des trois modèles de Net Yaroze. Oui Non Oui Oui

1 Le dernier chiffre du numéro de modèle SCPH de chaque console correspond à la version la région (une sorte de zonage). Les pays utilisant le système PAL (Europe, Australie et Nouvelle-Zélande) ont pour code région "2". Donc les consoles vendues en France (et plus généralement en Europe) ont pour numéro de modèle par exemple SCPH-7502. Les pays dans lesquels on utilise le système NTSC (Japon et Amérique) sont vendues des consoles dont le numéro de modèle se termine par "0" (Japon), "1" (États-Unis) et "3" (Asie).

2 Les textes des boutons "Power" et "Open" sont remplacés par des symboles à partir du modèle SCPH-5002 (et suivantes) pour la région Europe (2). Les modèles NTSC n'ont pas de symboles mais ont toujours conservé les indications "Power" et "Open".

3 L'emplacement du bloc laser (bloc optique) a changé de place sous le couvercle CD. Sur les séries 1000 et 3000 il se situe en haut à gauche, près de l'alimentation. À partir des séries 5000 il est déplacé au centre sur la droite.

Version de test[modifier | modifier le code]

Une autre version était une PlayStation bleue, ou, plus tard, verte (différente des consoles habituelles qui étaient grises), qui était uniquement destinée aux développeurs et à la presse. Contrairement à l'opinion générale, la RAM n'était pas de 4 mégaoctets mais bien des 2 mégaoctets standards. La console incluait un émulateur de CD-ROM connecté à un PC. Il était ainsi possible de faire fonctionner des jeux encore en développement sans l'utilisation d'un code régional (qui seraient rejetés par une PlayStation normale, à l'instar des jeux contrefaits). Certaines de ces consoles furent mises en vente sur des réseaux douteux, à des prix très élevés.

Net Yaroze[modifier | modifier le code]

Une version de la PlayStation nommée Net Yaroze a également été produite. Elle était plus onéreuse que la première PlayStation, noire au lieu du gris habituel, et le plus important est qu'elle était livrée avec des outils et guides qui permettaient de programmer des jeux et applications pour PlayStation sans posséder une suite complète de développeur, qui coûtait bien plus cher (et qui était disponible uniquement pour les développeurs certifiés). La Net Yaroze n'inclut pas les mêmes outils qu'une suite complète : par exemple, les bibliothèques fournies ne permettent pas d'utiliser la fonctionnalité vibreur, le multitap ou le décodeur MPEG. La Net Yaroze est la seule PlayStation commercialisée à ne pas être zonée.

PSone[modifier | modifier le code]

PSone

La PSone est une version redessinée de la PlayStation. Elle est environ un tiers plus petite que le premier modèle (38 mm × 193 mm × 144 mm contre 45 mm × 260 mm × 185 mm). Elle est sortie fin septembre 2000 (au prix de 790 FF), peu avant le lancement de la PlayStation 2 (elle servira de PlayStation d'entrée de gamme pendant cette période, et ce jusqu'en 2006). La PSone est entièrement compatible avec les jeux de la PlayStation, elle est fournie avec un pad Dual Shock. Le modèle a été distribué à 28,15 millions d'exemplaires[2].

Il existait trois différences entre la PSone et l'originale, la première étant une nouvelle esthétique, la deuxième un changement de l'interface du menu d'accueil, et la troisième l'ajout d'une protection contre les modchips en changeant les circuits internes et en rendant les modchips d'anciennes générations inutilisables. La PSone n'intègre plus non plus le port série original au PlayStation, qui permettait à plusieurs consoles d'être connectées pour un jeu multijoueur sur plusieurs téléviseurs, ou encore pour une modchip externe. Sony a également sorti un écran LCD et un adaptateur allume-cigare pour utiliser ce modèle en voiture. La production est arrêtée en 2006[réf. nécessaire].

Autres versions spéciales[modifier | modifier le code]

Une version blanche a aussi été produite pour lire les VCD, modèle unique SCPH-5903, distribué qu'en Asie là où les Vidéo-CD sont très populaires. D'autres versions produites en édition spéciale ont été lancées un peu partout dans le monde, comme une console noire pour la sortie du film Men In Black[réf. nécessaire].

Accessoires[modifier | modifier le code]

Le premier modèle de manette pour la PlayStation. Ce modèle sera remplacé par la manette Dual Analog, puis la DualShock.

Contrefaçons[modifier | modifier le code]

La PlayStation fait partie des toutes premières consoles à avoir été contrefaite en masse : sa popularité, les jeux sur support CD, l'arrivée d'Internet et la banalisation des graveurs CD dans les ordinateurs à la fin des années 1990 y ont grandement participé.

L'installation d'un modchip permettait aux PlayStation d'avoir des fonctionnalités avancées, et beaucoup d'options étaient disponibles. Vers la période de fin de vie de la console, presque n'importe qui pouvait, avec une simple soudure, réaliser une modification de la console. Ces modifications permettaient de jouer à des jeux NTSC sur une console PAL (donc d'outrepasser la restriction du code régional), ou alors de pouvoir jouer à des copies de jeux illégales sans problème. Les modchips permettaient de jouer à des jeux gravés sur des CD-ROM vierges. Cela a généré une vague de jeux créés avec des compilateurs GNU, ainsi que la reproduction illégale de jeux originaux. Avec l'introduction de tels dispositifs, la console devint très attrayante à la fois aux yeux des programmeurs et aux yeux des hackers.

Les individus qui ont insisté à copier des jeux auxquels ils voulaient jouer comme les versions originales ont rencontré plusieurs problèmes à la fois, vu que les disques fabriqués par Sony n'étaient pas facilement copiables. Non seulement les disques originaux Sony ont une couleur noire spécifique, mais ils contenaient également des secteurs vides de données qui interdisaient leur copie. La console était supposée ne pas lire les disques sans cette couleur noire[réf. nécessaire], et sans ces espaces de mémoire volontairement vierges. Parfois, les disques à face noire contenant des secteurs vides étaient impossibles à recopier avec les logiciels habituels, et les copies étaient inutiles sans modification de la console. Les logiciels de copies de CD ont bénéficié de nouvelles fonctions comme "Ignorer les mauvais secteurs", et combinés avec les modifications de consoles ont résolu les problèmes, et ont permis au grand public d'utiliser tous les disques voulus, à partir du moment où la puce de modification était installée dans leur console. La création et la production en masse de ces puces à très bas prix (12C508), couplées avec leur facilité d'installation (de 4 à 8 fils à souder), marquèrent véritablement le début de la contrefaçon des jeux vidéo[réf. nécessaire].

Successeurs[modifier | modifier le code]

Trois générations de PlayStation.

Le premier successeur de la PlayStation est la PlayStation 2, qui est rétrocompatible avec son prédécesseur, dans le sens où elle peut lire presque tous les jeux PlayStation. Cela a été possible en intégrant la majorité des composants de la première PlayStation dans la seconde. Contrairement aux émulateurs sur PC, la PlayStation 2 contient le processeur original de la PlayStation, permettant aux jeux de fonctionner exactement comme sur la première PlayStation. Pour les jeux PlayStation 2, ce processeur, appelé IOP, est utilisé pour les entrées et les sorties (les cartes mémoires, le lecteur DVD, l'adaptateur réseau, et le disque dur). Comme son prédécesseur, la PlayStation 2 est basée sur des composants fabriqués par Sony. La PlayStation Portable (PSP) est une console portable sortie en décembre 2004 au Japon, en mars 2005 aux États-Unis et en septembre 2005 en Europe. Elle utilise le format UMD. Une partie du catalogue de jeux PlayStation est réédité sur la console en téléchargement sur le PlayStation Network. Depuis fin décembre 2006, un firmware spécial permet aussi aux utilisateurs de convertir leurs jeux PlayStation au format PSP EBOOT.

La nouvelle génération de console de salon, la PlayStation 3 (PS3), est lancée en novembre 2006 aux États-Unis et au Japon, et le 23 mars 2007 en Europe. La plupart des jeux PlayStation fonctionnent sur les modèles 40 et 60 Go de la PlayStation 3 (la rétrocompatibilité avec les jeux PlayStation 2 est dépendante du modèle). Les jeux PlayStation et PlayStation 2 restent zonés. À l'instar de la PSP, une partie du catalogue de jeux PlayStation est réédité sur la console en téléchargement sur le PlayStation Network.

En 2011 fut annoncée la PlayStation Vita, qui succède à la PlayStation Portable. Dotée d'un écran tactile et d'un trackpad à l'arrière, de deux sticks analogiques et de composants plus puissants, sa sortie est prévue pour la fin d'année 2011 ou le début d'année 2012 selon les régions.

En 2013, la PlayStation 4 est annoncée, elle succède à la PlayStation 3.

Publicité[modifier | modifier le code]

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La PlayStation était capable de générer un intérêt avec des campagnes publicitaires uniques. Nombreuses furent les publicités du lancement qui étaient remplies de contenus mystérieux et parfois de mauvais goût. Ceci fit que les joueurs cherchaient leur signification. La campagne la plus célèbre fut la "Enos Lives" (en français "Enos vit") et les publicités "U R Not E" (en français "vous n'êtes pas E"). Le "E" dans "U R Not E" était toujours coloré en rouge (red en anglais) pour symboliser le mot "ready". Le "Enos" voulait dire "ready Ninth Of September", en français "Prêt pour le 9 septembre", la date de sortie américaine. La publicité Enos peut également être lue avec le bruit phonétique du "E" anglais remplaçant le "y" anglais (ce qui donne red E, qui après donne ready). On estime que ces publicités étaient une tentative de passer outre les soupçons du public, afin de considérer Sony comme une entité inconnue et jamais vue sur le marché du jeu vidéo.

Le slogan américain de la PlayStation 3, "PLAY B3YOND" ("Au-delà du jeu"), ressemble au slogan original, car le 3 est rouge. Pour célébrer les dix ans d'existence de la PlayStation en 2005, Sony Italie a créé une publicité montrant un jeune homme portant une couronne à pics (les pics étaient faits de triangles, de carrés, de ronds et de croix, les symboles des manettes PlayStation), sur sa tête. La publicité fut accompagnée du message "Dieci anni di passione" (En français "Dix ans de passion"). Cette publicité, faisant penser au film très controversé de Mel Gibson La Passion du Christ, a été reçue comme un outrage au Vatican. Sony a présenté ses excuses et a immédiatement stoppé sa diffusion.

Qualité de fabrication[modifier | modifier le code]

Le bloc laser du lecteur CD intégré aux premières unités produites (notamment la série des 1000 avec le KSM-440AAM) était construit autour d'une structure en plastique qui glissait sur des rails eux aussi en plastique. Avec le temps, la friction provoquée par les déplacements répétés durant les accès au disque rongeait le plastique sur la partie la plus lourde du bloc optique. S'ensuit au bout de quelques mois, voire années, une inclinaison horizontale souvent inégale du bloc optique. Visuellement, on peut s'apercevoir qu'il penche d'un côté. Le laser ne pointe plus ainsi perpendiculairement sur le CD mais légèrement de biais. Par conséquent les disques ne pouvaient plus être lus correctement. Sony a résolu le problème en changeant le matériau des patins de la partie mobile en contact avec les rails de translation/déplacement (sled) par du silicone/nylon plus robuste. Le corps du bloc optique n'est plus réalisé en plastique lui non plus mais en métal sur modèles suivants, à savoir les KSM-440ACM, ADM, AEM et BAM.

Une solution (seulement temporaire) pour résoudre le problème du laser était de mettre la PlayStation dans une position inhabituelle (sur le côté - alimentation vers le bas - ou carrément à l'envers). Cela suffisait au bloc optique pour se réaligner de manière perpendiculaire par rapport au CD, permettant à la console de lire à nouveau les disques. Malheureusement, la friction continuait à endommager le plateau en plastique, et finalement, la PlayStation ne lisait plus les disques sur le long terme. Certaines unités ne pouvaient pas lire les cinématiques correctement, avec des saccades (skipping), voire de charger tout ou partie d'un jeu correctement provoquant des plantages sévères. Dans certains cas, ces problèmes de lecture peuvent aussi survenir lorsque le moyeu central (spindle) est voilé ou mal positionné en hauteur (trop surélevé ou trop enfoncé).

Productions et ventes[modifier | modifier le code]

102,49 millions d'exemplaires de PlayStation ont été distribués en mars 2007[2]. La barre symbolique des 100 millions d'unités est franchie en mai 2004, neuf années et six mois après le lancement de la console[5],[6]. C'est alors un record dans l'histoire de consoles de salon (la PlayStation 2 fera mieux ensuite). La console est commercialisée dans plus de 120 pays et régions à travers le monde[5]. Les chiffres se répartissent comme suit selon les régions : 20.72 millions au Japon (et Asie), 39.67 millions en Amérique du Nord et 39.61 millions en Europe (et autres régions PAL)[5]. Au 1er janvier 1997, 12 millions de PlayStation se sont écoulées à travers le globe contre 7 millions de Saturn, sa principale concurrente de l'époque avec la Nintendo 64[15].) Au 1er janvier 1998, 28 millions de PlayStation se sont écoulées à travers le globe contre 9,5 millions de Saturn[16]. Au 1er janvier 1999, 43 millions de PlayStation se sont écoulées à travers le globe contre 15 millions de Nintendo 64[17].

L'arrêt de la production de la console est annoncé le 23 mars 2006[1], à sa onzième année (sa longévité est l'une des plus importantes avec l'Atari 2600 et la NES). Le succès de la PlayStation est aussi une des causes de la fin du support cartouche. Bien qu'elle ne soit pas la première console à utiliser un format de disque optique, ce fut la première à avoir du succès, et s'est retrouvée en face-à-face gagnant contre la dernière console de jeu de salon à utiliser le support cartouche, la Nintendo 64. Nintendo a longtemps attendu avant d'utiliser les supports CD et DVD comme support, en utilisant des arguments comme les temps de chargement plus longs et des problèmes de durabilité, et de contrefaçon.

Spécifications techniques[modifier | modifier le code]

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Processeur principal[modifier | modifier le code]

Une carte mère de PlayStation de première série.

Chip à architecture MIPS R3000A fabriqué par MIPS Technologies compatible (R3051) 32 bits RISC tournant à 33,8688 MHz. Le chip est fabriqué par LSI Logic avec des technologies appartenant à Silicon Graphics. Le chip contient le Geometry Transformation Engine (Moteur de transformation de géométrie) et le Data Decompression Engine (Moteur de décompression de données). Il inclut plusieurs fonctions :

Moteur de transformation de géométrie[modifier | modifier le code]

Ce moteur est inclus dans le processeur principal. Cela apporte des instructions mathématiques vectorielles utilisées pour les graphismes 3D. Il inclut plusieurs fonctions :

  • puissance de calcul de 66 MIPS ;
  • 360 000 polygones bruts par seconde ;
  • 180 000 polygones texturés et éclairés par seconde.

Sony a officiellement annoncé le compte des polygones à 1,5 million de polygones bruts par seconde et 500 000 polygones texturés et éclairés par seconde. Ces chiffres ont été donnés pour une utilisation dans des conditions optimales, et sont donc irréalistes dans des conditions normales.

Moteur de décompression de données[modifier | modifier le code]

Ce moteur est intégré dans le processeur. Il est chargé de décompresser les contenus audio et vidéo. Le dispositif peut décoder trois macroblocs encodés en RLE de taille 16×16, et peut faire tourner une TCD ainsi qu'assembler un macrobloc de taille 16×16 en RVB. Les données externes peuvent être transférées via un accès direct à la mémoire. Il est possible de réécrire une matrice en TCD et plusieurs paramètres additionnels, cependant le jeu d'instructions internes MDEC n'a jamais été documenté. Il inclut plusieurs fonctions :

  • compatibilité avec le MJPEG et les fichiers H.261 ;
  • puissance de calcul de 80 MIPS ;
  • directement connecté au Bus du processeur.

Processeur graphique[modifier | modifier le code]

Cette puce est séparée du processeur et se charge de tous les graphismes en 2D, qui incluent les transformations des polygones 3D. Il inclut plusieurs fonctions :

  • maximum de 16,7 millions de couleurs ;
  • résolutions de 256×224 à 640×480 pixels ;
  • frame buffer ajustable ;
  • tables illimitées de consultation de couleur ;
  • profondeur maximale de couleur de 24 bits ;
  • maximum de 4000 sprites 8×8 pixels avec échelle et rotation individuelle ;
  • émulation de fonds simultanés (pour le défilement) ;
  • ombrage plat ou Gouraud, et texture-mapping.

Processeur son[modifier | modifier le code]

Il inclut plusieurs fonctions :

  • 24 canaux ADPCM
  • Fréquence d'échantillonnage de 44,1 kHz, en 16 bits, stéréo.
  • Samples codés en ADPCM 4 bits (ratio de compression de 1/4. Équivalent de 2 Mio de son PCM 16 bits stockés dans une RAM de 512 kio)
  • Lecture de pistes CD-Audio

Mémoire[modifier | modifier le code]

Lecteur CD-ROM[modifier | modifier le code]

Il inclut plusieurs fonctions :

  • double vitesse, avec une vitesse de transfert de données de 300 kio/s (2x);
  • XA conforme au Mode 2 ;
  • CD-DA (CD-Digital Audio).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Sony stops making original PS, GameSpot, 26 mars 2006.
  2. a, b et c (en)PlayStation Cumulative Production Shipments of Hardware, Sony Computer Entertainment, 31 mars 2007.
  3. a, b et c http://www.vgchartz.com/analysis/platform_totals/
  4. a et b (en) Worldwide Million Selling Software (Shipments), VG Chartz. Consulté le 2 août 2008.
  5. a, b, c et d (en) PlayStation cumulative worldwide shipments, Sony Computer Entertainment, 19 mai 2004.
  6. a et b (en) 100 million PlayStations sold, GameSpot, 19 mai 2004.
  7. a et b (en) PlayStation Cumulative Production Shipments of Software, Sony Computer Entertainment, 31 mars 2007.
  8. Les Chroniques de Player One, Éd. Pika, 2010, p. 212
  9. http://www.1up.com/news/PlayStation-1-design
  10. (en) PlayStation 2 Timeline, GameSpy, 18 février 2004.
  11. http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&type=1&page=achatfranc.htm
  12. (en) Gran Turismo Series Shipment exceeds 50 million unit woldwide, Sony Computer Entertainment, 9 mai 2008.
  13. (en) SCEE History of Events as at 12 January 2006.doc, Sony Computer Entertainment. Consulté le 5 mai 2008.
  14. (en) Cumulative Software Titles, Sony Computer Entertainment, 30 juin 2008.
  15. Les Chroniques de Player One, Éd. Pika, 2010, p. 216
  16. Les Chroniques de Player One, Éd. Pika, 2010, p. 222
  17. La Saga des Jeux Vidéo, Éd. Pix'n Love, 2009, p. 360

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]