Silent Hill (jeu vidéo)

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Silent Hill
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Éditeur Konami
Développeur Konami CE Tokyo
Concepteur Keiichiro Toyama

Date de sortie Icons-flag-jp.png 4 mars 1999
Icons-flag-us.png 31 janvier 1999
Icons-flag-eu.png 1er août 1999
[1]
Genre Survival horror
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme PlayStation
Média CD-ROM
Langue Anglais sous-titré
Contrôle DualShock

Évaluation SELL : 16+

Silent Hill est un jeu vidéo de type survival horror développé par Konami CE Tokyo et édité par Konami en 1999 sur PlayStation. Réputé pour avoir révolutionné le jeu d'horreur par son approche psychologique de la peur, le titre de Keiichiro Toyama a connu un succès international. Il marque les débuts d'une longue série de jeux qui s'est poursuivie jusqu'en 2008. Christophe Gans en a réalisé l'adaptation cinématographique en 2006.

Silent Hill possède une identité souvent jugée plus aboutie que d'autres titres de l'époque, comme ceux de la série concurrente Resident Evil[réf. nécessaire]. Les idées originales de gameplay, la mise en scène ingénieuse (positionnement des caméras, expressivité des personnages...), la bande-son maîtrisée d'Akira Yamaoka[2] et le scénario recherché (rappelant L'Échelle de Jacob d'Adrian Lyne auquel le jeu emprunte un bon nombre d'éléments visuels, certains films de David Lynch ou encore l'univers de H. P. Lovecraft[réf. nécessaire]) font de cette production une œuvre notoire de la cinquième génération de console.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Depuis que le développement économique de Silent Hill, station balnéaire reculée, a atteint sa maturité, la population est en proie à une triste apathie. Sentiment d'autant plus fort que le tragique incendie survenu sept ans auparavant hante toujours les mémoires. C'est la fin de l'été et la majorité des touristes a quitté la station. On pourrait presque croire à une ville fantôme. Harry Mason, veuf, est le père de Cheryl, petite fille aux cheveux d'un noir profond, discrète et réservée, qu'il a trouvé environ 7 années auparavant sur le bord d'une route menant à Silent Hill... Les vacances d'été étant arrivées, Harry en bon père, tient à faire plaisir à sa petite fille en l'emmenant en vacances, rien qu'elle et lui. Il cède aux supplications de Cheryl quant au lieu de destination; à savoir l'emmener à Silent Hill. Le plus troublant dans tout cela, c'est que Harry ne lui a jamais parlé de cette ville...

Le trajet vers Silent Hill est long, les routes, sinueuses et escarpées, sont un supplice pour les voitures. Harry conduit prudemment mais un pépin mécanique le contraint à s'arrêter dans une petite station service d'où il ne repart qu'à la nuit tombée. Cheryl s'est endormie, un livre d'image sur les genoux. Harry pose un doux regard sur sa fille, anticipant l'agréable séjour qui les attend. Soudain le vrombissement d'un moteur déchire la nuit, un motard de la police les rattrape, les dépasse et disparaît aussitôt, au loin, dans les ténèbres de la nuit. Harry secoue la tête et jette un bref regard vers sa fille. Elle ne s'est pas réveillée. Un timide sourire se dessine sur son visage. Tout à ses pensées, il ne voit que trop tard la moto couchée sur le bas côté. À peine tourne-t-il la tête vers elle que les phares de son véhicule illuminent une silhouette devant lui. Comprenant avec horreur qu'il n'aura pas le temps de freiner il tourne violemment le volant pour se déporter sur la droite. Mais sa manœuvre est trop brusque. Dans un crissement de pneu il quitte la route. Avec l'énergie du désespoir, il tente de redresser sa voiture, sans succès. Il plonge dans l'épaisse végétation qui borde la chaussée. Le choc est violent. Lorsque la voiture s'arrête, Harry a depuis longtemps perdu connaissance...

Quand il reprend ses esprits, son premier regard est pour le siège du passager. Vide, Cheryl a disparu. Submergé par la panique Harry s'extirpe de la carcasse de son véhicule avec une seule idée en tête : retrouver Cheryl. À l'extérieur, il est frappé par un froid glacial. Un épais brouillard, traversé par de gros flocons de neige, recouvre la ville. La ville ? Harry tente de se remémorer l'accident, en vain. Pourtant, il est certain de n'être jamais arrivé à Silent Hill. Il appelle désespérément Cheryl, mais son cri résonne dans la ville sans la moindre réponse. Harry cherche de l'aide des yeux mais la ville semble déserte. Où sont les habitants, que se passe-t-il et où est partie Cheryl ?

Un nouveau courant du jeu d'horreur[modifier | modifier le code]

L'arrivée de Silent Hill marque une nouvelle approche du genre. Jusqu'à présent, le survival horror était surtout représenté par Resident Evil de Shinji Mikami, le jeu qui a popularisé le genre[2]. Alors que ce dernier est davantage tourné vers l'action et la peur panique, Silent Hill a apporté une dimension plus psychologique qui mise sur les émotions et la psychanalyse. L'atmosphère oppressante repose beaucoup sur la mise en scène (bande-son, cadrages, 3D temps réel) et sur les aspirations ésotériques du scénario. Néanmoins Resident Evil marque avec Raccoon City melant enigme et horreur le nouveau best-seller du genre survival-horror

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Contrairement à Resident Evil, Silent Hill s'axe essentiellement sur la fuite. Il en résulte donc une manière de jouer radicalement différente. Les armes ne sont qu'accessoires et ne sont pas l'unique moyen pour progresser. En effet, la plupart du temps vous devrez mener les combats au corps à corps, avec des armes de contact le plus souvent. Le personnage principal, Harry, n'est d'ailleurs pas très doué dans le maniement des armes, très loin des techniques musclées des protagonistes de Resident Evil. Des énigmes parsèment aussi l'aventure.

Le personnage évolue constamment dans un brouillard opaque, dans la pénombre ou dans le noir (dans le Silent Hill du passé dont les monstres sont plus présents et plus forts), qui ne lui permettent pas d'appréhender ce qui va survenir. Au début de l'aventure, Harry trouve et emmène avec lui un récepteur radio. L'appareil est utile pour détecter la présence des monstres (son grésillement se fait plus important au fur et à mesure qu'une créature se rapproche) mais il tend aussi à rendre la progression plus stressante. Harry dispose également d'une lampe de poche, elle-aussi à double tranchant, car si elle permet d'éclairer le décor ou de visualiser la carte des lieux, elle attire aussi les créatures.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Harry Mason
  • Cheryl Mason
  • Cybil Bennett
  • Alessa Gillespie
  • Dahlia Gillespie
  • Dr. Michael Kaufmann
  • Lisa Garland

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Les versions américaines présentent une petite différence avec les versions japonaise et européenne. On peut y affronter des enfants-zombies dans l'école, ce qui n'est pas le cas dans les autres versions. Cette censure s'explique en grande partie par le problème de la moralité car ces scènes sont très choquantes et parmi les plus violentes psychologiquement puisqu'il vous faut frapper ces écoliers-zombies. Ces enfants-zombies ont toutefois été intégrés dans l'adaptation cinématographique du jeu.
  • Le slogan du jeu : « Quand même la mort n'est plus une issue. »

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Silent Hill est une adaptation cinématographique du jeu réalisée par Christophe Gans, admirateur de la série[réf. nécessaire]. Sorti le 26 avril 2006 en France, le film se base sur l'histoire de Silent Hill tout en empruntant des éléments à Silent Hill 2 (esthétique, personnages), à Silent Hill 3 héros de sexe féminin et à Silent Hill 4: The Room (angles de vue).

Équipe de développement[modifier | modifier le code]

Akira Yamaoka compose les musiques et dirige l'environnement sonore du jeu.
  • Doublage :
    • Harry Mason : Michael G
    • Cybil Bennett : Susan Papa
    • Dahlia Gillespie : Liz Mamorsky
    • Dr. Michael Kaufmann : Jarion Monroe
    • Cheryl Mason/Alessa Gillespie : Sandra Wane
    • Lisa Garland : Thessaly Lerner

Revue de presse[modifier | modifier le code]

« Comment un jeu truffé d'énigmes bancales aux graphismes plutôt moyens parvient-il à dégager une ambiance aussi flippante ? »
« Silent Hill est une petite perle de l'aventure/action. Ce jeu possède un vrai style et regorge de trouvailles. »
« Un titre aussi fantastique que dérangeant. À ne pas mettre entre toutes les mains. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SCEE Press office, consulté le 5 mai 2008.
  2. a et b Silent Hill: la peur virtuelle porte son nom., Francois Bliss de la Boissiere, Overgame, 13 juillet 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]