Nageur de combat

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Nageurs de combat du commando Hubert (France) en exercice de déploiement amphibie
Un plongeur SEAL (USA) fait surface avec son arme dégainée durant un exercice

Un nageur de combat ou plongeur de combat ou parfois homme-grenouille est un plongeur militaire des forces spéciales entrainé pour des missions offensives de plongée sous-marine incluant le combat.

Types de missions[modifier | modifier le code]

Le terme « nageur de combat » se réfère spécifiquement à des missions offensives ou de combat. A l'inverse, un plongeur militaire peut être entrainé pour d'autres types de missions, comme le sauvetage, les travaux sous-marins (réparation, génie) ou le déminage.

Les missions offensives du nageur de combat comprennent notamment :

  • Les assauts amphibies où le nageur de combat est capable d'aborder de manière discrète une côte ou un bateau.
  • Le sabotage : notamment le dépôt de mine sur des bateaux
  • La reconnaissance des côtes ou l'exploration des fonds de manière clandestine

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 1918, le major Rosetti et le lieutenant Paolucci de l'armée italienne coulent le Viribus Unitis dans le port de Pola (aujourd'hui en Croatie, mais à cette époque-là en Autriche-Hongrie) avec un propulseur de plongée Mignatta actionné par de l'air comprimé.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Italiens[modifier | modifier le code]

Un SLC, ou maiale, avec ses deux places pour nageurs de combat
Maiale italien
nageur de combat groupe Gamma

En 1936, deux jeunes ingénieurs, Tesei et Toschi, officiers de la Regia Marina améliorent l'engin du major Rosetti. La démonstration s'avère convaincante et la construction de quelques engins est autorisée. Ils reçoivent le nom officiel de SLC mais seront surnommés par la suite « maiali » (cochon). Ce surnom vient du fait que lors d'une plongée d'essai, l'engin, qui avait à bord son inventeur de perfectionnement et un ingénieur des services de la marine, ayant des difficultés à conserver son cap de plongée, échappa à son pilote, et celui-ci, très contrarié lors du retour à la surface, prononça ces mots : "Ce cochon m'a encore échappé" ce qui en italien se traduit "Questo Maiali ma Scapato". Il s'agit, en fait, d'une torpille de 6,7 m de long et 53 cm de diamètre propulsée par un moteur électrique, chevauchée par deux nageurs de combat équipés d'appareils respiratoires à oxygène. La vitesse maximale est de 3 nœuds (5,5 km/h) et le rayon d'action est de 15 milles (28 km). La tête détachable contient 250 kg d'explosif ; elle est accrochée sous le navire à couler. Le « maiale », sans sa tête, assure le transport retour des deux hommes.

Lors de la déclaration de guerre, l'Italie ouvre le recrutement de nageurs de combat et une école est installée à San Leopoldo. Après quelques tâtonnements, on crée la 10e flottille légère, basée à La Spezia et composée de :

  • la division sous-marine comprenant les propulseurs et le groupe Gamma (nageurs de combat) ;
  • la division surface avec des « barchini » (bateaux d'assaut chargés d'explosif, lancés sur l'objectif par leur pilote qui s'éjecte).

La flottille devient célèbre sous le nom de Xe Flottiglia MAS. Ce sont les initiales de "Motobarca Armata SNAV", les bateaux d'assaut utilisés par les Italiens pendant la Première Guerre mondiale. Ce sont aussi celles de la devise de l'unité empruntée à D'Annunzio : Memento audere semper (Souviens-toi d'oser toujours). Le commandement de la flottille est assuré par Ernesto Forza et plus tard par le prince Valerio Borghese. Ce dernier, officier dans l'arme sous-marine, fut séduit très tôt par le concept. Il commande le sous-marin Scirè qui a été spécialement aménagé pour transporter des nageurs de combat et leurs « maiali ».

Au cours de la guerre, l'unité mène diverses opérations dans la Méditerranée :

En octobre 1940, le Sciré dépose trois équipes de deux hommes avec « maiali » mais l'opération échoue à la suite de pannes mécaniques. Deux équipes sont récupérées par des agents en Espagne mais l'une est capturée par les Britanniques.
Le 10 septembre 1941, le Sciré dépose à nouveau trois équipes qui parviennent cette fois à couler trois navires : le Fiona Shell (2 500 tonnes), le Durham (11 000 tonnes) et le Denby Dole (16 000 tonnes).
De juillet 1942 à septembre 1943, le cargo italien Olterra échoué, près de Gibraltar, à Algésiras (Espagne), sert de base de départ aux nageurs de combat. Une ouverture sous le niveau de l'eau permet aux « maiali » d'effectuer leurs sorties et rentrées. De nombreux navires sont coulés lors de plusieurs sorties. Les Britanniques n'apprendront la ruse qu'en septembre 43, après la reddition de l'Italie.
Le port de La Valette fait l'objet de plusieurs tentatives d'attaque en 1941 notamment le 26 juillet.
Un raid de 6 vedettes suicides, bourrées d’explosifs, contre des navires britanniques eut lieu dans la baie de La Sude le 26 mars1941.
Bilan des pertes britanniques:
1 croiseur et 1 pétrolier très sévèrement endommagés et 3 autres navires également touchés.
Article détaillé : Raid de la rade d'Alexandrie.
Plusieurs raids de nageurs de combat italiens ont été menés contre la base navale britannique d'Alexandrie. Après plusieurs échecs, une nouvelle attaque est lancée le 18 décembre 1941. Trois « maiali » sont mis en place à 10 km du port par le sous-marin Scirè commandé par Borghese. Ils attaquent les HMS Queen Elizabeth et le HMS Valiant et un pétrolier complètement chargé. Le lieutenant de vaisseau de la Penne qui chevauche le cochon de tête mène l'opération. Des filets protègent l'accès au port mais, quand les Britanniques les ouvrent pour laisser passer trois de leurs destroyers, les Italiens profitent de cette chance inouïe pour s'infiltrer. Après avoir placé sa charge avec de nombreuses difficultés, de la Penne et son coéquipier doivent faire surface et sont capturés. Interrogés, ils refusent de parler. De la Penne constate qu'il est enfermé dans la soute du HMS Valiant au-dessus de l'endroit où la bombe va exploser. Quinze minutes avant l'explosion, il demande à parler au capitaine britannique, l'informe de l'explosion imminente mais refuse de donner d'autres informations. Il est ramené dans la cale. Miraculeusement, il n'est pas tué par l'explosion. Il est heureux de constater que la charge placée sur le HMS Queen Elisabeth par la deuxième équipe explose également. Cette équipe sera également capturée.
  • Autres
Avec l'amiral Dönitz, Borghese imaginera d'attaquer New York avec des sous-marins de poche (type CA de 12 T) pilotés par des nageurs de combat.

Allemands[modifier | modifier le code]

Depuis 1942, Wurzian, plongeur amateur, teste des appareils respiratoires pour l'armée allemande.

En 1943, le Grand Amiral Dönitz charge le Vice-amiral H. Heyes de créer une unité spéciale. On lui donne le nom de Kleinkampf Mittel Verband mais elle est plus connue sous le nom de Force K. L'entraînement des premiers éléments, dont Von Wurzian, est confié aux Italiens qui ont déjà acquis une belle expérience. Les premiers éléments sont opérationnels à partir de juin 1944. Trois MEK (Marine Einsatz Kommando) sont créés comprenant chacun 1 officier et 22 hommes.

Les Allemands mettent au point le Linse. Il s'agit d'un bateau rapide et silencieux portant 300 kg d'explosif. Le pilote dirige l'engin puis saute à l'eau et est recueilli par un autre bateau.

Ils développent également un propulseur sous-marin copié sur celui des Britanniques qui était copié sur celui des Italiens. Curieusement, les Italiens n'ont jamais transmis aux Allemands les plans de leur « Maiale ».

Finalement, les Allemands créent le Neger, une torpille monoplace naviguant en affleurement à la vitesse de 4 nœuds et lançant une torpille portée en dessous. C'est toutefois dans la création de véritables sous-marins de poche (mono et biplace) que les Allemands se montreront les plus astucieux.

  • Attaques dans la Manche et l'Escaut
En juillet 1944, plusieurs attaques par Neger ont lieu au départ de Villers-sur-Mer. Le 6 juin, ils n'étaient pas prêts ! Les résultats assez moyens comportent la destruction du croiseur Dragon et du destroyer Isis. Des attaques par bateaux d'assaut dans l'embouchure de l'Orne coulent 12 bateaux.
En 1945, des attaques ont lieu dans la Manche au départ de Fécamp et, plus tard, dans l'Escaut à partir de Rotterdam.
Les sous-marins de poche furent également utilisés pour ravitailler la garnison de Dunkerque encerclée.
  • Les ponts de l'Orne
Le 23 juin 1944, les nageurs de combat parviennent à faire sauter deux ponts sur l'Orne grâce à deux torpilles de 800 kg.
  • L'écluse principale d'Anvers
Le 16 septembre 1944, deux équipes de 5 hommes quittent Rotterdam sur deux bateaux d'assaut. Lorsque la progression est arrêtée par des filets de protection, les équipes continuent à la nage ; chacune remorquant une torpille de 1 t d'explosif. Une équipe parviendra à poser sa torpille et l'écluse sera hors d'usage pendant une période de 3 mois.
  • Les ponts de Nimègue et du Moerdijk
Le pont route et le pont rail étaient tombés intacts aux mains des Britanniques qui y avaient installé immédiatement une forte défense anti-aérienne. Dans la nuit du 28 au 29 septembre 1944, trois groupes de quatre hommes sont mis à l'eau à 10 km en amont des ponts. Ils devaient placer des charges sous les ponts et ensuite continuer avec le courant pour rentrer dans les lignes 24 km plus loin. Le pont rail sauta ; le pont route ne fut que faiblement endommagé car la mine avait été mal placée. Sur les 12 hommes, 3 furent tués, 7 prisonniers et 2 parvinrent à rentrer dans les lignes.
  • Opérations en Italie
De nombreux raids furent exécutés par le MEK 71 stationné en Yougoslavie sur des objectifs en Italie libérée. L'approche était réalisée en kayaks biplaces.
  • Opérations sur le front de l'Est
Des opérations ont été menées sur la Vistule en décembre 1944 et sur l'Oder en février 1945.
  • Opérations en projet
Les Allemands avaient imaginé de s'attaquer à PLUTO, le pipe-line qui reliait la Grande-Bretagne à la France. Le premier plan consistait à le détruire, cependant on pensa par la suite qu'il serait plus efficace d'en contaminer l'essence avec un produit qui abîmerait les moteurs des véhicules.
Il fut également imaginé de couler des bateaux dans le canal de Suez pour le bloquer.

Britanniques[modifier | modifier le code]

Nageur de combat britannique 1945

En janvier 1942, à la suite des succès des nageurs de combat italiens, Churchill incite la Royal Navy à étudier ce concept. Trois types de nageurs de combat seront utilisés par les Britanniques dans la Special Boat Section (renommée en 1977 Special Boat Squadron et en 1987 Special Boat Service) :

  • des équipages de torpilles copiées sur celles des Italiens que les Britanniques appellent Chariot
  • des plongeurs chargés de la démolition d'obstacles en mer avant les débarquements : « clearance divers »
  • des SBS (Special Boat Section) : plongeurs équipés de kayaks
  • Gironde
Le 7 décembre 1942, après la tombée de la nuit, 10 nageurs de combat britanniques quittent un sous-marin à bord de 5 kayaks biplace. L'opération Frankton vient de débuter. Ces hommes doivent remonter la Gironde. L'objectif est de saboter des navires dans le port de Bordeaux en plaçant des charges explosives sous la ligne de flottaison. La nuit du 11 au 12 décembre, deux bateaux seront coulés et trois sérieusement endommagés. Malheureusement, seuls 2 hommes parviendront à rejoindre le Royaume-Uni. Les autres seront soit pris directement, soit dénoncés par des Français et finalement fusillés par les Allemands.
  • Méditerranée
Plusieurs opérations auront lieu en Méditerranée. Le 3 janvier 1943, des nageurs de combat sur leurs « chariots » coulent le croiseur italien « Ulpio Traiano » et plusieurs autres bateaux près de Palerme en Sicile.
  • Normandie
Des « chariots » sont utilisés pour effectuer des reconnaissances des fonds marins devant les futures plages de débarquement. Le jour J, des nageurs de combat démolissent de nombreux obstacles sous-marins avant l'arrivée des troupes.
  • Nettoyage des ports
Pour nettoyer les ports de leurs mines et de leurs épaves, les nageurs de combat utiliseront souvent leurs « chariots »
  • Pacifique
En Australie est créée la Z Special Unit qui effectuera 81 missions.

Américains[modifier | modifier le code]

En s'aidant de l'expérience des Britanniques, ils créent diverses unités orientées essentiellement sur la reconnaissance et la destruction des obstacles de plage : Observer Group, Scouts & Raiders, Underwater Demolition Team, OSS Operational Swimmers.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Matériels spécifiques[modifier | modifier le code]

Appareil respiratoire à circuit fermé[modifier | modifier le code]

Nageur de combat équipé d'un appareil respiratoire à circuit fermé Oxygers 57
Article détaillé : recycleur.

Pour s'infiltrer sous l'eau sans être repérés, les nageurs de combat utilisent des appareils respiratoires à circuit fermé, un des divers types de recycleurs. Ces appareils ne génèrent pas de bulles repérables en surface. Ils emploient de l'oxygène pur. Le gaz expiré par le plongeur est récupéré en totalité, et passe à travers un filtre de chaux sodée afin d'absorber le gaz carbonique produit par le plongeur. Ces appareils ont une grande autonomie (3 à 4 heures) mais restent limités, en ce qui concerne la profondeur, par le danger de l'hyperoxie, puisque l'oxygène devient toxique au-delà d'une pression partielle de 1,7 bar, soit une profondeur de 7 m. Il faut veiller également à ne jamais laisser entrer d'eau par l'embout car la chaux sodée mouillée n'absorbera plus correctement le gaz carbonique. Mouillée à de l'eau de mer, la chaux sodée peut même provoquer des brûlures. En opération, en cas d'entrée accidentelle d'eau, il n'y a qu'une solution, il faut boire la tasse.

Planchette de navigation[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un petit rectangle en matériau amagnétique, d'une quinzaine de centimètres de long, sur lequel sont fixés une boussole et un profondimètre. La planchette est tenue en main, à hauteur des yeux, par le nageur de tête.

Propulseur de plongée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Propulseur de plongée.

Il s'agit au départ d'un long cylindre ressemblant à une torpille. Il transporte généralement deux nageurs de combat assis à califourchon l'un derrière l'autre ainsi que leur matériel et la ou les charges explosives prévues.

Le premier engin de ce type fut inventé par les Italiens en 1918 (Mignata) qui améliorèrent en 1936. Les Britanniques développèrent par la suite un engin similaire copié sur un modèle italien qu'ils avaient pu capturer.

L'unité SEAL américaine utilise le SDV (Swimmer Delivery Vehicle) dont il existe plusieurs types.

Kayak[modifier | modifier le code]

Pour s'infiltrer sur des distances de 10 à 30 km, de manière discrète et silencieuse, les nageurs de combat utilisent souvent des kayaks. Ces bateaux sont très manœuvrables et leur profil donne un rapport énergie/propulsion favorable.

Ils ont été utilisés notamment lors de l'opération Frankton à Bordeaux.

Les nageurs de combat britanniques (SBS : Special Boat Service) utilisent un kayak Klepper biplace démontable de 5m20.

Canot pneumatique[modifier | modifier le code]

Le Gemini est le canot pneumatique utilisé par les SBS (Royaume-Uni).

Les SEAL (États-Unis) ont beaucoup utilisé l'IBS (inflatable boat small) pendant la guerre du Viêt Nam. Ce petit bateau léger mais très solide permettait de transporter 7 hommes avec leur équipement ; une plaque arrière permettait la fixation éventuelle d'un petit moteur hors bord de 7,5 ch.

Le Zodiac est aussi utilisé par SBS etc. Il peut être mis en œuvre à partir d'un sous-marin en surface.

Mines-ventouses[modifier | modifier le code]

Il s'agit de mines que l'on place sur la coque des navires.

La plus célèbre est la mine magnétique « limpet ». Cette charge explosive est munie d'aimants et d'un système de retardement. La charge est aussi munie d'un système anti-enlèvement provoquant l'explosion immédiate si la mine est arrachée soit par des plongeurs ennemis, soit par l'explosion d'autres charges. Les « limpets » utilisés par les Britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale ne contenaient que 4 kg d'explosif mais, placés à 1,5 mètre sous la ligne de flottaison, ils provoquaient un trou de presque un mètre de diamètre dans le flanc d'un navire.

Afin que les navires coulés ne puissent être renfloués, on utilisait parfois des mines à retardement. Elles étaient munies d'une petite hélice qui sous l'effet du courant se dévissait lorsque le navire naviguait et activait ainsi la mise à feu. Le navire coulait alors en haute-mer et non à quai et était donc irrécupérable.

Armes silencieuses[modifier | modifier le code]

Pistolet mitrailleur équipé de silencieux.

Unités actuelles de nageurs de combat[modifier | modifier le code]

Représentation d'un nageur de combat russe contemporain; Système de respiration IDA71, engin de propulsion individuelle Protei-5, fusil d'assaut sous-marin APS.

Danemark[modifier | modifier le code]

Frømandskorpset, unité « d'hommes-grenouilles »[1]

États-Unis[modifier | modifier le code]

L'unité SEAL (Sea-Air-Land) rassemble des nageurs de combat de la Navy américaine. Les Seals, créés en janvier 1962, ont été engagés pour la première fois au Viêt Nam dans le delta du Mékong.

France[modifier | modifier le code]

Les nageurs de combat français font partie des commandos marine, notamment le commando Hubert. Le service Action de la DGSE possède également des nageurs de combat qui sont formés avec leurs homologues marins.

En dehors des nageurs de combat, l'armée de Terre et la gendarmerie disposent également de personnels ayant subi une formation qui leur permet de plonger avec des équipements de plongée identiques. On les trouve ainsi au sein des unités d'intervention du GIGN ainsi que dans des régiments aux capacités "spéciales" tels le 1er RPIMa (action commando), le 13e RDP et 2e RH (renseignement), ou "classiques" tel que le 2e REP. La plupart du temps ils sont répertoriés comme "plongeurs offensifs" pouvant mener des missions d'assaut, de sabotage, de renseignement, de reconnaissance de berges, etc.

Les plongeurs du Génie disposent en outre de capacités de travaux sous-marins et d'appuis de sécurité à des troupes conventionnelles, leur désignation militaire dans ces cas là est "PAF" plongeur d'aide au franchissement. Leurs zones opérationnelles concernent les cours d'eau intérieurs (lacs, rivières...) et les façades maritimes (ports...).

Inde[modifier | modifier le code]

Depuis 1987, la marine indienne dispose d'une unité de nageurs de combat MARCOS, sur le modèle des commandos des Navy Seals et des Royal Marines.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Depuis 1975, l'unité regroupant les nageurs de combat britanniques s'appelle SBS (Special Boat Service). Des éléments de cette unité ont été mis en œuvre lors de la guerre des Falklands pour localiser les positions ennemies sur les Malouines et en Géorgie du Sud.

À l'issue de leur formation, les candidats pour les SBS, qui proviennent exclusivement des Royal Marines, obtiennent le brevet SC3.

Bibliographie indicative[modifier | modifier le code]

  • Duncan Falconer, En première ligne, éd. Nimrod, Paris, 2007 (édition originale en anglais : "First into action")
  • Alain Mafart, Carnets secrets d'un nageur de combat : du "Rainbow Warrior" aux glaces de l'Arctique, Paris, Albin Michel, 1999
  • Yvon FLOC'HLAY, Les nageurs de l'ombre, Quimper, Alain Bargain, 1992
  • Patrick du Morne Vert, Mission Oxygène, Paris, Filipacchi, 1987
  • Georges Fleury et Bob Maloubier, Nageurs de combat, La Table Ronde, Paris 1989
  • Cajus Bekker, les hommes grenouilles [Achtung : K-Männer], Presses de la cité, Paris, 1955

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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