Vidéo sous-marine

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Exemple d'utilisation de la vidéo sous-marine dans le cadre d'un inventaire faunistique.

La pratique de la vidéo sous-marine consiste à enregistrer des images animées sur un support électronique en condition d'immersion subaquatique. Le mot vidéo vient du latin video qui signifie « je vois ». C'est l'apocope de vidéophonie ou vidéogramme.

Elle est caractérisée par des contraintes liées à l'immersion dans l'eau qui induit des conséquences optiques (indice de réfraction, absorption des couleurs, faible luminosité).

Enjeux[modifier | modifier le code]

Ce mode d'imagerie permet un accès à des images, données et informations présentes dans des milieux subaquatique, aux conditions d'accès toujours plus ou moins difficiles.

Par rapport à la photographie sous-marine, la vidéo donne accès au mouvement et au temps. Elle permet d'accroître la durée d'observation d'un phénomène ou de rendre accessibles la vision d'un phénomène sans nécessiter d'immersion pour le spectateur. La caméra peut être également portée par un robot sous-marin[1] et leur définition et sensibilité à la faible lumière ne cessent d'être améliorées[2]

Équipement spécifique[modifier | modifier le code]

L'immersion dans l'eau nécessite l'utilisation d'équipements spécifiques étanches et résistants à la pression.

Ces équipements, nommés caissons, en plus d'être parfaitement étanches doivent comporter un système de commande permettant l'accès aux fonctions d'enregistrement et de réglages de la caméra. Le caisson doit comporter également un hublot parfaitement transparent, le plus souvent en plexiglas, permettant une vision parfaite des objets filmés. Du fait des propriétés optiques de l'eau, il est nécessaire d'apporter des corrections de réglages de la distance, et des compensations de la perte du spectre de couleur par l'utilisation d'un éclairage d'appoint (phares).

Domaines de pratiques ou utilisation[modifier | modifier le code]

La recours à la vidéo sous marine se fait dans de nombreuses discipline : que ce soit pour les activités de loisir ou dans le cadre professionnel pour le relevés de phénomènes scientifiques ou techniques.

Notamment, la vidéo sous-marine est couramment utilisée dans le cadre d'études faunistiques ou floristiques dans le cadre d'inventaire ou de recensement d'espèces. La vidéos sous-marine est également utilisée dans le cadre d'inspection de structures immergées (équipements nautiques, équipements aquacoles, ...).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Legris, M., Lebart, K., Fohanno, F., & Zerr, B. (2003) Les capteurs d’imagerie en robotique sous-marine: tendances actuelles et futures. Traitement du signal, 20(2), 137-164.
  2. Pelletier, D., Mallet, D., Roman, W., & Loubersac, L. (2014). Observer, évaluer et suivre la biodiversité sous marine des lagons: Intérêt des techniques vidéo rotatives en haute définition. Où en est-on en Nouvelle-Calédonie?. Tai Kona, (6), 12-26.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bazeille, S. (2008). Vision sous-marine monoculaire pour la reconnaissance d'objets (Doctoral dissertation, Brest).
  • Davis, D. L., & Pilskaln, C. H. (1992). Measurements with underwater video: camera flield width calibration and structured lighting. Marine Technology Society Journal, 26(4), 13-19.
  • Bourgoin, A., Guillou, M., & Morvan, C. (1985). Etude préliminaire de l'épifaune des sédiments meubles de la rade de Brest (Finistère, France) à l'aide d'une caméra vidéo sous-marine. In Annales de l'Institut océanographique (Vol. 61, No. 1, pp. 39-50). Institut océanographique.