Palmah

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Le Palmah, Palmach ou encore Palmak (hébreu : פלמ"ח, acronyme de Plugot Maḥatz — littéralement, « unité de choc »), est le nom d'une des forces paramilitaires juives sionistes de Palestine mandataire. Elle mena ses activités sur une période s'étendant de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à l'indépendance de l'État d'Israël.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Palmah est créé en 1941 par Yitzhak Sadeh alors que la Palestine vit sous la menace d'une percée des forces nazies dirigées par Erwin Rommel, présentes alors sur le continent africain. Après accord entre l'état-major de la Haganah et celui de l'armée britannique, il est décidé de la création d'une force composée de Juifs enrôlés au sein de l'armée britannique, et qui aura pour mission de combattre les forces nazies. L'unité est armée et entraînée par les Anglais, qui leur inculquent les bases du combat militaire et du sabotage. Le Palmah est composé :

  • de neuf escadrons, dont la formation comprend entre autres des patrouilles, un entraînement physique et l'étude du terrain ;
  • d'un escadron, le Palyam, formé aux opérations en mer ;
  • d'unités de commandos, baptisées « Peter Haas », composées de volontaires Juifs originaires d'Allemagne et préparées aux infiltrations derrière les lignes ennemies ;
  • d'une unité de parachutistes dénommée « Balkan »

La première action du Palmah est menée en 1941 par 23 engagés commandés par un officier britannique. Le but de la mission est de saboter une usine d'armement installée en Syrie, alors sous la responsabilité de la France de Vichy. Les traces de l'ensemble du commando sont perdues jusqu'à nos jours.

Avec l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le Palmah joue un rôle primordial dans la lutte contre la politique du gouvernement mandataire britannique, hostile à la population juive. C'est le Palmah qui organise la libération du camp de réfugiés de Atlit. Suivent des actions de sabotage de ponts, de stations de radars, de véhicules policiers, de navires de patrouille et de bateaux de la marine royale britannique, dont le rôle est d'arraisonner les rafiots chargés d'immigrants illégaux. Le Palmah participe activement à l'immigration illégale et à l'accostage des bateaux sur les côtes de la Terre d'Israël.

Se développent au sein de l'unité de forts sentiments de fraternité entre les engagés et leurs officiers. Outre leur préparation militaire, les membres du Palmah sont aussi formés au travail de la terre en vue de futures implantations. Ils fondent d'ailleurs fin 1944 le kibboutz Beït-Keshet.

Dans la période comprise entre le 29 novembre 1947, date à laquelle l'ONU décide de la création d'un état juif, et le 14 mai 1948, jour de la Déclaration d'indépendance de l'État d'Israël, l'activité principale du Palmah tient dans la lutte pour la mainmise sur les routes, dans la protection des convois juifs, dans les assauts contre les bandes armées arabes et dans la prise des positions ennemies. Avec la naissance de Tsahal, l'Armée de Défense d'Israël, la Haganah et avec elle le Palmah sont intégrés au sein de la jeune armée. La majorité des officiers des unités spéciales de Tsahal sont de fait issus des rangs du Palmah. Le 7 novembre 1948, le gouvernement d'Israël décide du démantèlement de l'état-major du Palmah, en argumentant cette décision par le fait qu'avec la création du pays et de son armée, Tsahal et ses unités se doivent d'obéir à une seule et unique autorité supérieure, d'où l'inutilité d'un état-major parallèle.

Personnalités célèbres ayant servi dans Palmah[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Gatekeepers, Arte, 2013.