Gabriel-Vital Dubray

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Vital-Dubray

Nom de naissance Gabriel-Vital Dubray
Naissance 27 février 1813
Paris
Décès 1er octobre 1892 (à 79 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activité(s) sculpteur
Maître Jules Ramey
Récompenses Légion d'honneur
Statue de Jeanne Hachette sur la place de la mairie à Beauvais

Gabriel-Vital Dubray, dit Vital-Dubray, est un sculpteur français né le 27 février 1813 à Paris, mort le 1er octobre 1892 à Paris.

Sommaire

Biographie[modifier]

Vital Dubray avait étudié son art sous la direction de Jules Ramey. Il expose pour la première fois au salon de 1840[1]. L'année suivante, il expose une Sainte Philomène, et en 1842 un Saint Jean Baptiste[1]. En 1844, il obtint une médaille de troisième classe pour sa statue Le Joueur de trottala.

Depuis cette époque, il ne cessa de produire un grand nombre d'œuvres, qui sous l'Empire, lui valurent la croix de chevalier de la Légion d'honneur d'abord et la rosette d'officier ensuite. Il a exécuté notamment les statues de Sully, de Clodion, du Maréchal Lannes, de Jeanne Hachette (érigée à Beauvais).

Penthésilée, cour carrée du Louvre

Parmi les principales, citons les bas-reliefs de la statue de Jeanne d'Arc à Orléans qui sont connus du monde entier et ont été souvent reproduits par la gravure et la photographie[réf. nécessaire][2]; la statue de l'Impératrice Joséphine (un exemplaire figure sur la place des Savanes à Fort-de-France à la Martinique, l'autre se trouve à Versailles - après avoir été exposée avenue Marceau, ancienne avenue Joséphine jusqu'en 1870) ; la statue du cardinal Fesch à Ajaccio, le buste du général Abbatucci, la statue du patriote corse Sampiero Corso, la statue de l'évêque Casanelli d'Istria, le monument d'Auguste Perdonnet et la sépulture Salvage de Faverolles au cimetière du Père-Lachaise, la statue équestre de Napoléon Ier à Rouen érigée en 1865 ou le fronton du théâtre de la Gaîté.

La mort l'a surpris l'ébauchoir à la main au moment où il modelait un buste qu'il destinait à la mémoire de son vieil ami Alphonse Karr, buste destiné à orner la tombe de l'auteur des Guêpes et de Sous les tilleuls.

Quelques mois avant sa mort, il avait exposé au salon des Champs-Élysées la maquette d'un monument de Germain Pilon, dont l'allure magistrale attirait tous les regards. Cette année encore il avait fait une statue de la Justice qui orne la nouvelle mairie de Suresnes.

Vital Dubray, ancien capitaine commandant au 72e bataillon de volontaires où il s'était engagé à 57 ans en 1870, avait été porté à l'ordre du jour de l'armée pour sa belle conduite à la bataille de Buzenval, le 19 janvier 1871. Il fut fait Officier de la Légion d'honneur.

Sa fille, Charlotte Dubray, fut son élève et devint également sculptrice. Elle épousa le peintre Albert Besnard.

Œuvres[modifier]

Le Cardinal Fesch, cour du Musée Fesch, Ajaccio
La Sculpture - Parc de Procé, Nantes

Voir aussi[modifier]

Lien externe[modifier]

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Notes et références[modifier]

  • Compilation des coupures de presse annonçant le décès de l'artiste.[8]
  • Dictionnaire des sculpteurs
  1. a, b et c The New York Times, 6 octobre 1892, p. 5, chronique nécrologique
  2. série de cartes postales, éditées par les Galeries Orléanaises et imprimées par E. Le Deley, Paris
  3. Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout, 1994, 285 p. (ISBN 2-86743-219-7) (OCLC 466680895), p. 178-179 
  4. vente Schmitz-Laurent à Saint-Germain-en-Laye du 30 juin 2012
  5. Guide Insecula
  6. http://oll.libertyfund.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1568&Itemid=263
  7. http://bastiat.net/fr/images.html
  8. La Libre Parole, Le Petit Journal, Le Matin, Le Soleil du 4-10-1892 ; L'Éclair, La Paix, Le Figaro, L'Autorité, Le Gaulois, La France, L'Univers, Le Temps du 5-10-1892, etc.