Mitacq

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Mitacq

Nom de naissance Michel Tacq
Alias
Mitak, M.Tacq, Mitacq
Naissance 10 juin 1927
Uccle Bruxelles Drapeau de la Belgique Belgique
Décès 22 mai 1994 (à 66 ans)
Loverval
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Profession
Distinctions
Décoré du titre de 'chevalier de l'ordre de la couronne' et Prix 'Géant de la BD' pour l'ensemble de son œuvre.
Famille

Simonne Erpicum, son épouse et

six enfants

Michel Tacq, né le 10 juin 1927 à Uccle (Belgique) et mort à Loverval (Belgique) le 22 mai 1994, est un scénariste et dessinateur francophone belge de bandes dessinées, dont les héros les plus connus sont les scouts composant La Patrouille des Castors et Jacques Le Gall.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Michel Tacq, second d'une famille de quatre enfants[1], naît à Uccle, commune de Bruxelles, en 1927, d'une mère qui manie déjà le pinceau et qui se consacre aux arts appliqués[2] et d'un père fondeur. Petit garçon, il crayonne sur les marges de ses cahiers[3]. Comme de nombreux enfants, certains futurs dessinateurs, il lit les aventures de Tintin et Milou dessinées par Hergé[4]. Plutôt que de jouer avec les autres enfants, Michel préfère dessiner en s'isolant dans une cabane qu'il a construite dans les arbres de la grand-mère maternelle, à Farciennes, près de Charleroi, où la famille passe ses vacances. Ce lieu a beaucoup d'importance pour Michel car il représente la stabilité dans une enfance marquée par de nombreux déménagements.<Tout Mitacq t.12/ Les premiers pas> Ses condisciples, souvent, l'écoutent raconter des histoires sur le chemin de l'école de l'Institut Sainte-Marie de Schaerbeek[3].

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Après un séjour au Bourget en France pour le travail de leur père pendant l'occupation allemande, les enfants et leur maman, épuisée par les bombardements de l'aéroport de Paris, rentrent en Belgique. Ils sont suivis, après quelques mois, par le papa qui choisit de renoncer à son emploi chez Duralumin pour retrouver sa famille.<Tout Mitacq t.12/Les premiers pas> Michel se met, alors, à suivre des cours techniques de dessin industriel aux « Aumôniers du Travail », à Charleroi. Il est âgé de 16 ans. Pendant cette période mouvementée, il dessine quelques planches pour le patronage de Farciennes où la famille séjourne dans la maison familiale maternelle[2]. Là, se trouve un grand verger où les jeunes gens se réunissent clandestinement après le couvre-feu, les allemands interdisant les activités des mouvements de jeunesse. À d' autres moments, ceux-ci ramassaient les blessés dans les maisons détruites par les obus.<Tout Mitacq t.12/Les premiers pas>

Sa première histoire, Les voyages de Tam-Tam, inspirée par Les Aventures de Tintin et Milou qui paraissait dans Le Petit Vingtième, est tirée à 20 000 exemplaires grâce à un éditeur local[2]. Elle est signée du pseudonyme Mitak. Michel a alors dix-sept ans ; la Seconde Guerre mondiale s'achève. À la libération, il rentre à l'Académie des Beaux-arts de Saint-Luc à Bruxelles qu'il doit rapidement quitter pour travailler avec son père et ses deux frères dans l'entreprise familiale de peinture et décoration de bâtiment, métier qu'il a en horreur[3]… Il dessine, parallèlement, pour les éditions scoutes Plein Jeu et Piste[2]. C'est pour ces journaux qu'il dessine pour la première fois une bande de scouts au complet. Pour se perfectionner, il passe trois semaines dans l'atelier de Pierre Joubert, dessinateur attitré des scouts de France. C'est le fils de ce dernier qui lui inspire le physique du personnage de Mouche, le premier scout de la patrouille qu'il imagine. Il réalise d'ailleurs un premier essai de bande dessinée avec Mouche seul; mais il abandonne rapidement le projet, trouvant que le thème offrait peu de possibilité[5]. Pendant ses loisirs, Michel devient scout - routier de 1944 à 1949 ; puis, chef - louveteaux (Baloo) à la troupe Saint-Alène, près de Bruxelles. Il se voit totémisé Toucan, benevole.<Tout Mitacq t.12/Les premiers pas>

Inspiré par le scoutisme, Michel Tacq propose déjà La Patrouille des Castors chez Dupuis, en 1948 ; mais elle est, dans un premier temps, refusée par l'éditeur. Il illustre malgré tout une brochure pour les campeurs dans cette même maison d' édition[2].

Comme professionnel[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Sa première publication dans le journal Spirou a lieu dans le numéro 549 du 14 octobre 1948[6] sous le pseudonyme de « Mitak », il s'agit d'une nouvelle intitulée Les trois chances[7]. Il opte l'année suivante pour le pseudonyme de « Mitacq »[7]. Par la suite, il fera à plusieurs reprises des illustrations pour Spirou[8]. À côté de cette collaboration, il scénarise une histoire publiée dans l'Hebdomadaire des grands récits et dessinée par M. Mimme, intitulée Louis Bellejoie[4], ainsi que plusieurs histoires scouts dans les journaux Plein-Jeu et Carrefour[3].

Il entre à la World's Press en 1951[3], une agence dirigée par Georges Troisfontaines qui fournit de nombreuses histoires et rubriques au journal Spirou[4]. Il va alors dessiner, jusqu'en 1954, une vingtaine d'histoires de la série Les Belles Histoires de l'oncle Paul, avec les conseils d'Eddy Paape et des scénarios d'Octave Joly[4], ainsi que des planches éducatives de la rubrique Le Coin des petits curieux dans le journal Spirou. Parallèlement, il fait des illustrations pour La Libre junior et un illustre seul le no 3 de Marabout-Junior pour son ami scout Jean-Jacques Schellens[3].

La Patrouille des Castors[modifier | modifier le code]

Il se bat au sein de la World's Press pour pouvoir dessiner une série sur les scouts. Jean-Jacques Schellens lui écrit un scénario regroupant une quarantaine de brèves séquences où la patrouille, au nombre de quatre, part dans différentes explorations. Une première demi-planche d'essai est envoyée à la World's Press et, après une année d'attente, la série est acceptée[5]. En 1953, Charles Dupuis accepte finalement lui aussi ses personnages[2]. Puis, tout en poursuivant son travail de peintre en bâtiments dans l'entreprise familiale la journée, Michel décide de se lancer comme professionnel en bandes dessinées, sa passion de toujours. Il suit les cours du soir de dessin et peinture au chevalet à l'Académie de Saint-Gilles à Bruxelles, en 1954. C'est alors qu'il découvre Joseph Gillain (alias Jijé) et Sirius.[réf. souhaitée]

Le 25 novembre 1954[9] débute dans les pages du journal Spirou no 867 « Le Mystère de Grosbois », première aventure de la Patrouille des Castors (De Beverpatroelje, en néerlandais), un récit scénarisé par Jean-Michel Charlier[7]. Jean-Jacques Schellens avait été écarté du projet par Georges Troisfontaines, patron de la World's Press, qui souhaite s'appuyer sur un scénariste connu plutôt qu'un débutant[5]. Remodelés par Charlier, les personnages deviennent une patrouille de six composée de : Poulain (chef de patrouille), Tapir (le faire-valoir et personnage préféré de Mitacq), Mouche (le benjamin, inventé par Mitacq à la fin des années quarante), Chat (second de patrouille), Faucon (l'intellectuel) et Lapin (qui apparait seulement dans cette première histoire, personnage abandonné car manquant de caractère propre). Un trop grand nombre de personnages étant difficile à manipuler - tant au niveau du dessin que du scénario - dans des cases, Michel Tacq décide, au troisième épisode, de limiter le nombre de scouts à cinq. Le succès est immédiat[5] et la première aventure des Castors, paraît sous forme d'album en 1955 (1957 pour la France), signé M. Tacq puis Mitacq[10].

Pour le second épisode de La Patrouille des Castors qui paraît à partir du no 902 du 28 juillet 1955, il n'hésite pas à multiplier les essais graphiques pour se démarquer de l'influence de Pierre Joubert. De plus, des consignes ont été données par la direction de Dupuis pour que les histoires se situent désormais en France, les lecteurs français étant devenus majoritaires à la lecture du journal. C'est pourquoi ce second épisode se déroule en Bretagne, une région que ne connaît pas du tout Mitacq ce qui est d'autant plus difficile à dessiner. Le dessin est tout de même encore un peu confus et alterne par moment entre le réalisme et la caricature[11]. C'est dans la troisième histoire des Castors qu'il trouvera définitivement son style en s'éloignant de l'influence graphique de Pierre Joubert[12]. Mitacq ne fait pas que dessiner les Castors, il suggère des idées d'histoire, des ambiances et rassemble des documents sur les sujets traités. C'est notamment lui qui a l'idée de se servir du héros de Rudyard Kipling, l'enfant sauvage Mowgli[13].

En 1957, Mitacq est invité au jamboree de Sutton Coldfield, en Angleterre. Il y rencontre des scouts du monde entier, y compris des pays de l'Est, en pleine guerre froide. C'est à la suite de ce voyage qu'il demande à Charlier d'envoyer les Castors derrière le rideau de fer. Un pays imaginaire, l'Esturie, est créé pour l'occasion, mélange entre un pays de l'Est et la Belgique, pour contourner la censure française qui empêchait de publier des bandes dessinées évoquant l'actualité[14]. Il collabore aussi avec le journal Risque-Tout, qui appartient aussi aux éditions Dupuis, où il fournit trois récits de quatre planches de la Patrouille des Castors. Pour maintenir son rythme de publication, il fait appel pour l'épisode no 6 à l'aide d'un viel ami, Eddy Paape, qu'il connaît depuis son arrivée à la World's Press. Ce dernier réalise l'encrage et les décors des planches 4 à 11, mais cette collaboration prend fin rapidement, Paape étant trop occupé avec ses propres séries[15]. Autre rencontre, celle avec des scouts africains, il en profite pour faire des croquis de leur uniforme qu'il réutilise pour l'épisode suivant, Le secret des Monts Tabou. Pour cette histoire, Mitacq utilise pour la première fois, à partir de la planche 39, un stylo à encre de Chine pour les décors, délaissant le pinceau qu'il utilisait auparavant depuis le début de sa carrière[16].

Frappé par la tragédie de Tignes en France, où, en 1952, des habitants avaient été expulsés par des CRS pour la construction d'un barrage à l'emplacement de leur village, Mitacq reprend cette idée pour l'album Le hameau englouti. Ce qui lui permet de parler d'un sujet qui lui tient à cœur : le déracinement obligatoire[17].

Chez Pilote[modifier | modifier le code]

Sa collaboration avec Jean-Michel Charlier se poursuit aussi dans le journal Pilote où il dessine les aventures de Jacques Le Gall, dès le premier numéro[18] le 29 octobre 1959[19], avec la technique du lavis, pour certains épisodes, dans laquelle Mitacq excelle. Ce grand frère de la Patrouille des Castors est grand adolescent roux à qui il arrive diverses aventures rocambolesques ou fantastiques[20]. Malgré de bonnes critiques, cette série s'arrête au bout de six épisodes pour cause de bataille éditoriale[4].

Un professionnel accompli[modifier | modifier le code]

À cette époque, Michel voyage dans toute l'Europe occidentale : France, Angleterre, Écosse, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Allemagne, Grand-Duché de Luxembourg, Italie, Danemark…, souvent à moto. Conscientisé, sa bande dessinée d'aventures devient engagée avec des valeurs de démocratie, de solidarité et de justice et, plus tard, de défense de l'environnement. La censure, encore bien active à cette époque, exercera cependant, son contrôle sur certains textes ou dessins concernant les armes à feu, les filles, la critique de certaines dictatures… obligeant Mitacq à masquer ses idées [21].

Mitacq se rendait régulièrement aux musées pour se documenter : Musée d'histoire naturelle à Bruxelles, Musée de l'Afrique à Tervueren… ou en situations réelles : championnat de motocross, terrains d'aviation, exploration de grottes… [22] Un carnet avec des croquis de personnes dont la tête l'inspirait ou de paysages rencontrés, des maquettes d'avions, de motos, de 2CV… complétaient une documentation (articles, images, photos) imposante. Il aimait dédicacer les albums lors des foires du livre et recevoir du courrier des petits lecteurs des cinq continents, qui l'arrachait au travail. Sensibilisé à l'écologie très tôt, Mitacq recyclait le papier et le carton dès les années 1980.

Dès 1960, Mitacq n'hésite pas à s'auto-parodier en lançant une courte série humoristique La Patrouille des Zom qui paraitra le temps de trois courts mini-récit[23] sur scénario d'Yvan Delporte, rédacteur en chef du journal Spirou[4]. Le premier récit est réalisé en un jour et une nuit. Mitacq ayant été prévenu à la dernière minute il mit sa famille à contribution, ainsi son frère se chargea du lettrage et sa sœur des indications de couleurs[24]. À partir de 1965, les cinq scouts de la Patrouille des Castors deviennent scouts-pionniers[25] et changent progressivement d' uniforme.

En 1968, suite au retard pris par son scénariste pour La Patrouille des Castors[4], il crée sur des scénarios de Jacques Stoquart, Beckers, Maurice Tillieux et André-Paul Duchâteau, la série Stany Derval, un journaliste-reporter, entouré de jolies femmes que Michel aime spécialement dessiner et passionné, comme lui, de motos, de spéléologie et d'alpinisme[3]. Cette série publiée pour la première fois dans le journal Spirou no 1561[26] du 14 mars 1968[27] sera animé épisodiquement jusqu'en 1979 avec près de trois cents planches[3]. Dans les années septante, Michel s' engage un peu plus politiquement au sein d'une commission tiers-monde à Waterloo mais il la délaissera rapidement : " ce n'est pas son truc ".

En 1985 et en 1986, il forme de jeunes dessinateurs en République de Centre Afrique et au Ruanda[28]. Fin des années 80, Michel a aussi l'occasion de visiter Israël où choqué par le formalisme de certains gardiens de lieux religieux, des amis ont témoigné qu'il se déshabilla devant l'un d'entre eux pour remplacer son short par un pantalon. Idéaliste et généreux, il mettra, par ailleurs, souvent son talent au service d'associations et de causes humanistes.

Dès 1987, il collabore avec Wasterlain dont il appréciait la finesse et la pertinence comme scénariste.

MiTacq, dessinateur réaliste, aime le dessin de Gillain, Giraud, Hermann et des Espagnols Victor de la Fuente, Gimenez, Marotto, Blasco. Il admire Franquin qui lui fera quelques croquis et les illustrateurs : René Follet et René Hausman. ref> Farouchement indépendant, Mitacq fait partie communément de l'école belge de dessinateurs de B.D. nommée École de Marcinelle, avec comme chef de file : Jije (voir 'La maison de la bande dessinée' à Bruxelles).

Il découvre, enfin, l'Europe de l'Est, à travers un voyage à Prague, en 1992, après la chute du mur de Berlin.

En 1994, Michel meurt à l'âge de 66 ans ; Simonne, son épouse, un an plus tard, à 59 ans.

Mitacq travaillait sur sa table de dessinateur devant un miroir-triptyque sur lequel on pouvait lire ces phrases du petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry : « Je n'ai pas besoin de te voir pour t'aimer » et « On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux ».

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1960, Michel épouse Simonne avec laquelle il aura six enfants. Dès 1966, la famille s'installe à Waterloo, au sud de la capitale belge. De tempérament solitaire et peu bavard, Michel s'exprime par le dessin en écoutant la radio. Cependant, de temps en temps, il travaille avec son ami René Follet, dans son atelier. À l'occasion, ce dernier lui fera des crayonnés dont Michel respectera toujours volontairement le « coup de crayon » lors de l'encrage.

Influences[modifier | modifier le code]

Les ruines de la première histoire Le Mystère de Grosbois s'inspirent de celles de l'abbaye d'Orval (Gaume ou Lorraine belge) et de Villers-la-Ville (Brabant Wallon). Le bréviaire dessiné dans cette première histoire est un authentique livre de prière du XVIIe siècle. Le décor de L'inconnu de la Villa Mystère est repris d'une villa située dans le parc Parmentier à Woluwe-Saint-Pierre, en région bruxelloise.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Œuvres_de_Mitacq#Albums.

Le premier album de Mitacq parait en 1944 aux éditions José Hénin, un éditeur local. Il s'intitule Les voyages de Tam-Tam: broché, il contient 32 pages et est tiré à 20 000 exemplaires. C'est un pastiche des Aventures de Tintin[29]. Un deuxième album broché suit l'année suivante avec Tam-Tam fait la guerre. Deux autres albums, Bataille d'Afrique et Combats à l'Ouest… Libération ! sont prévus pour la même année, mais ne verront jamais le jour. Ce qui n'empêche pas en 1946 la sortie d'un cinquième et dernier album broché Allo… étoile du matin ? aux éditions Beiaard[30].

L'album suivant est de la série La Patrouille des Castors en 1955 et s'intitule Le Mystère de Gros-Bois. Il sort exclusivement en Belgique aux éditions Dupuis en format broché avec Jean-Michel Charlier au scénario. L'album sort en France deux ans plus tard en 1957[10]. C'est aussi en 1957 que sort en France le deuxième album broché de la série intitulé Le Disparu de Ker-Aven, cet album contient 64 pages. L'année suivante, il sort en Belgique. À partir du troisième album, L'Inconnu de la villa mystère qui sort en 1958, les albums de la série sortent en même temps en France et en Belgique. Ce troisième album contient 44 pages. En 1959 sort le quatrième Sur la piste de Mowgli et cinquième La Bouteille à la mer. Les deux albums contiennent 46 pages chacun[10].

En 1960, La patrouille des Zom, une parodie de La Patrouille des Castors avec Yvan Delporte au scénario est offert avec le journal Spirou no 1134 du 7 janvier 1960 sous forme de mini-récit, il contient 46 pages. Cette même année sort Le Trophée de Rochecombe, le sixième album de La Patrouille des Castors qui contient 46 pages. Les années suivantes, les albums de La Patrouille des Castors sortent régulièrement : le septième album Le secret des Monts Tabou et le huitième album Le Hameau englouti sortent en 1961, Le Traitre sans visage le neuvième album sort en 1962. En 1963, sort le dixième album, Le Signe indien. Suivi l'année suivante, en 1964, par le onzième : Les Loups écarlates[10].

En 1965, sort le douzième album de la série, Menace en Camargue, Mitacq ayant engagé son frère Adolphe Tacq comme assistant dessinateur. La même année sort le treizième album, La couronne cachée. Son frère l'aide aussi pour le quatorzième album, Le chaudron du Diable, qui sort l'année suivante, en1966. Puis Mitacq est seul au dessin pour L'autobus Hanté, le quinzième album, qui sort en 1967. Il faut attendre deux ans avant le prochain album, Le Fantôme, qui sort en 1969, puis trois années pour la sortie du dix-septième album, Le Pays de la mort, publié en 1972. Les sorties redeviennent plus constantes et l'album suivant, Les Démons de la nuit, sort l'année suivante en 1973 et le dix-neuvième, Vingt Milliards sous la terre, en 1974. Mais il faut attendre 1977 pour la sortie d El Demonio le vingtième album et 1979 pour Passeport pour le néant, le vingt et unième album de cette série [10].

En 1980, sort, dans la collection Péchés de jeunesse des éditions Dupuis, L'œil de Kali, le premier album de la série Jacques Le Gall publiée dans le journal Pilote entre 1959 et 1967 ; puis, reprise dans le journal Spirou, toujours avec son compère Jean-Michel Charlier au scénario[31]. La même année sort Prisonniers du large le vingt-deuxième album de la série La Patrouille des Castors[10]. En 1981, sort La déesse noire le deuxième album de Jacques Le Gall[31], ainsi que Les galops de l'enfer et Les deux trésors de Montorgueil premier et deuxième album de Stany Derval aux éditions Magic Strip, une série parue dans Spirou à partir de 1968. Le premier est scénarisé par Jacques Stoquart, le deuxième par Mitacq lui-même[32].

Le vingt-troisième album de La Patrouille des Castors intitulé L'Envers du décor sort en 1983. Séparé de Jean-Michel Charlier, Mitacq écrit désormais lui-même les scénarios de la série. L'année suivante, en 1984, sortent deux albums de La Patrouille des Castors : le vingt-quatrième Souvenirs d'Elcasino et le vingt-cinquième L'Empreinte (sous titré + 6 autres aventures) ce dernier comprend six courts récits dont certains de Charlier[10]. Cette même année sort un hors-série de Jacques Le Gall qui a pour titre Premières aventures, chez Dupuis, qui regroupe les trois premières aventures du héros. En 1985, sort le troisième et dernier album de Jacques Le Gall intitulé Les naufrageurs[31]. En 1986, sort L'Ile du crabe, le vingt-sixième album de La Patrouille des Castors et l'année suivante, en 1987, le vingt-septième album intitulé Blocus[10]. La même année, Aventures à la une, le troisième et dernier album de Stany Derval est édité chez Dupuis : il comprend l'histoire publiée dans le no 1 plus 5 autres histoires[32]. En 1989, paraît le vingt-huitième album de la Patrouille des Castors : Le calvaire du mort pendu, sur un scénario de Wasterlain. En 1990, Dupuis publie le vingt-neuvième album de la Patrouille des Castors : Torrents sur Mesin, une nouvelle collaboration avec Wasterlain comme scénariste. Et, en 1993, Dupuis édite le trentième et dernier album de la Patrouille des Castors, dessiné et scénarisé par Mitacq : La pierre de foudre, qu'il dédie à son épouse, Sissi. Il laisse inachevé "Les Naufragés de la Marie-Jolie", un ultime récit de la Patrouille de Castors[33]

Périodiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Œuvres_de_Mitacq#Périodiques.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Trésors de la bande dessinée : BDM, Villorba, Editions de l'Amateur,‎ octobre 2008, 1295 p. (ISBN 978-2-859-17491-0)
  • Jean-Michel Charlier et Mitacq, Tout Mitacq : Les castors : Par monts et par vaux, Dupuis, 3e éd.
  • Jean-Michel Charlier et Mitacq, Tout Mitacq : Les castors : Face aux ombres mystérieuses, Dupuis
  • Jean-Michel Charlier et Mitacq, Tout Mitacq : Les castors : Sur des pistes incertaines, Dupuis, 2e éd.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tout Mitacq t.12/ Les premiers pas
  2. a, b, c, d, e et f « Mitacq », sur Bdparadisio.com (consulté le 31 mars 2010)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « MiTacq », sur Dupuis.com (consulté le 31 mars 2010)
  4. a, b, c, d, e, f et g Patrick Gaumer, Dictionnaire mondial de la bande dessinée, Larousse,‎ janvier 2001, 880 p. (ISBN 2-035-05162-2), p. 548
  5. a, b, c et d Face aux ombres mystérieuses, A la recherche d'une patrouille
  6. « Le journal de Spirou en 1948 », sur bdoubliees.com (consulté le 31 mars 2010)
  7. a, b et c « Michel Tacq (MiTacq, Mitak) dans le journal de Spirou », sur bdoubliees.com (consulté le 31 mars 2010)
  8. (en) « MiTacq », sur Lambiek.net (consulté le 4 mai 2010)
  9. « Le journal de Spirou en 1954 », sur bdoubliees.com (consulté le 6 mai 2010)
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Trésors de la bande dessinée : BDM, p. 625
  11. Face aux ombres mystérieuses, Le disparu de Ker-Aven
  12. Face aux ombres mystérieuses, L'inconnu de la villa mystère
  13. Sur des pistes incertaines, Sur la piste de Mowgli
  14. Sur des pistes incertaines, La bouteille à la mer
  15. Sur des pistes incertaines, Le Trophée de Rochecombe
  16. Par monts et par vaux, Le secret des Monts Tabou
  17. Par monts et par vaux, Le hameau englouti
  18. « Jacques Le Gall », sur bdoubliees.com (consulté le 6 mai 2010)
  19. « Le journal Pilote en 1959 », sur bdoubliees.com (consulté le 6 mai 2010)
  20. Patrick Gaumer, Les années Pilote, Pantin, Dargaud,‎ février 1996, 303 p. (ISBN 2-205-04382-X), p. 67
  21. Tout Mitacq t.1/Le Mystère de Grosbois
  22. Tout Mitacq t.2/Sur la piste de Mowgli
  23. « La patrouille des Zom dans le journal de Spirou », sur bdoubliees.com (consulté le 6 mai 2010)
  24. Face aux ombres mystérieuses, La Patrouille des Zom
  25. Tout Mitacq t.5 /L'autobus Hanté
  26. « Stany Derval dans le journal de Spirou », sur bdoubliees.com (consulté le 6 mai 2010)
  27. « Le journal de Spirou en 1968 », sur bdoubliees.com (consulté le 6 mai 2010)
  28. Tout Mitacq t.6 /Le pays de la mort
  29. « Tam Tam (Les voyages de) », sur Bedetheque.com (consulté le 6 mai 2010)
  30. Trésors de la bande dessinée : BDM, p. 781
  31. a, b et c Trésors de la bande dessinée : BDM, p. 453
  32. a et b Trésors de la bande dessinée : BDM, p. 764
  33. Tout Mitacq Volume 12 - Les castors sur l'île du Crabe- Dupuis 1996