Alcoy

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Alcoi
Alcoy
Blason de AlcoiAlcoy
Héraldique
Drapeau de AlcoiAlcoy
Drapeau
Vue d'Alcoi.
Vue d'Alcoi.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Communauté valencienne Communauté valencienne
Province Alicante (provincia).svg Province d'Alicante
Comarque Alcoià
District judic. Alcoy
Maire
Mandat
Antonio Francés Pérez (PSPV-PSOE)
Depuis 2011
Code postal 03801-03804
Démographie
Gentilé Alcoià/Alcoiana (ca)
Alcoyano/a (es)
Population 60 105 hab. (2013)
Densité 463 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 41′ 00″ N 0° 28′ 00″ O / 38.6833333333, -0.466666738° 41′ 00″ Nord 0° 28′ 00″ Ouest / 38.6833333333, -0.4666667  
Altitude 562 m
Superficie 12 986 ha = 129,86 km2
Localisation

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Alcoi
Alcoy
Liens
Site web www.ajualcoi.org
Pont de Sant Jordi.

Alcoi, en valencien[1] ou Alcoy, en castillan (dénomination officielle bilingue depuis le 25 juillet 1989[2]) est une commune de la province d'Alicante, dans la Communauté valencienne, en Espagne. Elle est le chef-lieu de la comarque de l'Alcoià. La ville compte plus de 60 000 habitants. Alcoi est une ville avec une importante tradition industrielle, particulièrement centrée sur l'industrie textile. C'est dans cette ville que s'est produite la première contestation ouvrière en Espagne. Elle se trouve dans la zone à prédominance linguistique valencienne[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le noyau urbain est situé dans une vallée entourée par la Serra de Mariola, Biscoi, L'Ombria, la Serreta, le Carrascal de la Font Roja, la Carrasqueta et Els Plans. La cité est traversée par les rivières Riquer, Benisaidó et Molinar, affluents du Serpis. Pour cette raison, la ville est parfois appelée la ville aux trois rivières ou la ville aux ponts vu leur nombre.

La végétation a conservé d'importants restes de la forêt autochtone méditerranéenne, principalement dans le Carrascal de la Font Roja, avec des exemplaires de chênes, ifs et d'espèces à feuilles caduques. Dans les massifs forestiers replantés prédominent les pins, qui composent 85 % des forêts.

Les communications ont été conditionnées depuis toujours pour une topographie accidentée, ce qui a obligé de grands travaux publics. La route N-340 (Barcelone-Cadix), fait communiquer la cité avec Alicante au Sud et avec Xàtiva-Valence au Nord, avec des embranchements vers la N-III. Le réseau routier est complété par la voie ferrée Alcoi-Xàtiva-Valence.

District ruraux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes voisines : Banyeres de Mariola, Benifallim, Bocairent, Cocentaina, Ibi, Xixona, Onil, Penàguila et La Torre de les Maçanes.

Histoire[modifier | modifier le code]

À proximité de la Sarga existent des abris avec des peintures rupestres préhistoriques où l'on trouve des scènes de chasse, ainsi qu'un ensemble de motifs figuratifs et schématiques qui complètent la séquence pictographique post-paléolithique de la Méditerranée péninsulaire (Ve-IIIe millénaire avant J.C.). D'autres restes de l'époque Néolithique et de l'âge des Métaux, témoignent de l'occupation préhistorique du territoire municipal.

Le peuplement durant l'époque ibérique (IVe ‑ IIIe siècle av. J.-C.), dans les zones de la Serreta et el Puig, constitue un exemple unique de l'urbanisme ibérique.

Les restes de la romanisation, bien que rares, ont été trouvés dans de petits noyaux de peuplement (aujourd'hui appelés en espagnol : alquerías), dont les toponymes persistent actuellement (Uixola, Benisaidó, Polop, Barxell, etc.), qui dépendaient - entre les Xe et XIIIe siècles - de la fortification de el Castellar.

La naissance du noyau urbain remonte à l'année 1256 et résulte du désir de coloniser et rendre sûre la frontière méridionale du Royaume de Valence, après la conquête chrétienne conduite par Jacques Ier d'Aragon. Les dernières révoltes du chef arabe Al-Azraq, en 1276, furent finalement étouffées. Al-Azraq mourut alors qu'il assiégeait Alcoi. Le pouvoir chrétien sur l'actuelle province d'Alicante fut définitivement établi.

En 1291 le roi Jacques II d'Aragon a fait donation de la ville à l'amiral Roger de Lauria, la ville ne retrouvant le pouvoir des rois qu'en 1430. Cette année-là, à la suite du soulèvement du seigneur d'Alcoi d'alors, Federico de Aragón, Comte de Luna, la villa passa sous le pouvoir royal, et depuis 1447 le roi Alphonse le Magnanime lui confirma le privilège d'avoir une représentation aux Cortes valenciennes.

Durant la Guerre de Succession (1705-1707) les alcoyanos défendirent la cause de l'Archiduc Charles, à la suite de quoi, la ville dut subir un siège et des attaques. Elle dut accepter l'abolition des privilèges locaux; elle dut payer des amendes, etc.. tout cela entraina une diminution de sa population et de sa richesse. Quelques années plus tard le roi Philippe V lui accorda la suppression des charges et donna des privilèges à la Real Fábrica de Paños.

Un chapitre important de son histoire se joua durant la Révolution Cantonale en 1873. Le maire républicain, Agustí Albors, surnommé Pelletes, ordonna d'ouvrir le feu sur les ouvriers fabriles qui se concentraient devant la mairie pendant une grève. Ceux-ci, rendus furieux, prirent d'assaut l'édifice, tuant le maire et mutilant son cadavre. Alcoi se déclara indépendant et fut gouverné par un Comité de Salut Public entre le 9 et le 13 juillet, jusqu'à l'arrivée des troupes fédérales. Cet épisode est connu sous le nom de Revolució del Petroli.

Durant la Guerre Civile Espagnole, la cité est devenue une place forte de l'anarcho-syndicalisme, en devenant le siège de la AIT.

Entrée des Moros

Démographie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Fêtes[modifier | modifier le code]

Il faut souligner que ses fêtes de Moros i cristians (Maures et chrétiens) sont les plus importantes et les plus anciennes dans toute la Communauté valencienne.

Sports[modifier | modifier le code]

Arrivées du Tour d'Espagne

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ca) Empar Minguet i Tomàs, Els processos de normalització lingüística en l'àmbit municipal valencià, Valence, Universitat de València,‎ 2005, 1 199 p. (ISBN 84-370-6368-X), p. 386
  2. (es) Varaciones de los municipios de España desde 1842, Ministerio de administraciones públicas,‎ octobre 2008, 364 p. (lire en ligne)
  3. Loi 4/1983 du 23 novembre 1983 relative à l'utilisation et l'enseignement du valencien

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]