Arabe classique

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Versets du Coran en arabe classique, en écriture arabe cursive.

L’arabe classique[1] et l'arabe standard moderne constituent ensemble l'arabe littéral. La diglossie de la langue arabe fournit en effet deux registres de langue, l'arabe littéral et l'arabe dialectal. L'arabe classique évolue au fil du temps en arabe précoranique, arabe coranique, et arabe post-coranique auquel est parfois réservé l'appellation « arabe classique ».

Histoire de la langue arabe[modifier | modifier le code]

L'histoire de la langue arabe accompagne la naissance et l'évolution de registres de langues progressivement diversifiés par effet de diglossie. La linguistique distingue un registre littéraire de l'arabe et un registre vernaculaire regroupant de nombreux dialectes arabes souvent non-écrits.

Arabe littéraire[modifier | modifier le code]

L'arabe littéraire évolue au sein de l'arabe classique, pour aboutir à l'arabe littéral utilisé aujourd'hui dans les médias et la toile (internet).

Arabe littéraire pré-coranique[modifier | modifier le code]

L’arabe classique pré-coranique tire ses origines du centre et du nord de la Péninsule arabe et se distingue de l’arabe yéménite[2].

La plus vieille inscription retrouvée en arabe classique pré-coranique date de 328 de l'ère courante, connue comme « inscription de Namarah » en alphabet nabatéen, découverte en Syrie méridionale en avril 1901 par deux archéologues français René Dussaud et Frédéric Macler[3].

Arabe littéraire coranique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coran.

Le Coran est écrit dans une langue arabe dite coranique très proche de l’arabe classique ancien, même si à la date de la mise en écrit du texte sacré au début du règne des Omeyyades, l’on peut encore percevoir des traces d’arabe plus ancien datant de l’Antiquité.

La conquête musulmane au VIIe siècle permet à cette langue de se diffuser dans tout le sud de la Méditerranée notamment comme langue du Coran et de l’administration[4].

Arabe littéraire post-coranique[modifier | modifier le code]

L’arabe littéraire classique post-coranique est une des formes de l’arabe utilisée au Moyen Âge dans les textes littéraires pendant le califat omeyyade et abbasside (entre les VIIe et IXe siècles). Cette langue se fonde sur les dialectes médiévaux des Tribus arabes.

Arabe littéraire contemporain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arabe standard moderne.

L’arabe standard moderne est la forme modernisée de l’arabe classique, son descendant direct, utilisée dans les médias et discours officiels[5]. Alors que le lexique et la stylistique diffèrent entre l'arabe classique et l'arabe standard moderne, la morphologie et la syntaxe de la langue ont peu changé[6].

Dialectes arabes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arabe dialectal.

Les « arabes dialectaux » ont énormément évolué par rapport à l'arabe classique[4].

Linguistique[modifier | modifier le code]

Cette section ne prétend pas dupliquer celle relative à la linguistique dans l'article principal consacré à la langue arabe. Ne sont traités ici que les spécificités grammaticales (et celles de la prononciation et de l'écriture) de l'arabe classique dans ses trois versions pré-coranique, coranique, et post-coranique.

Prononciation de l'arabe classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prononciation de l'arabe.

La prononciation de l'arabe est étudiée par trois sciences linguistiques complémentaires qu'il convient de ne pas confondre, la phonétique, la phonologie, et l'orthophonie. Cette dernière est normative et comprend l'étude de la cantillation des textes arabes liturgiques.

Écriture de l'arabe classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Écriture de l'arabe.

Grammaire de l'arabe classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grammaire arabe.

La grammaire arabe étudie la formation des mots, la morphologie, et leur composition en phrases, la syntaxe.

Morphologie de l'arabe classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues sémitiques.

L’arabe classique est une langue sémitique comme l’hébreu, l’araméen ou l’akkadien. La particularité des langues sémitiques sont les racines de mots à base de trilitères consonnantiques.

Exemples :

  • ktb : écrire
  • kataba, il écrivit
  • yaktubu, il écrit
  • kitāb, livre
  • maktaba, bibliothèque
  • maktub, ce qui est écrit

Ces mots contiennent tous les trois consonnes k-t-b, qui forment la racine du mot.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Consulter le Wiktionnaire rédigé en arabe.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Classement par date d'édition des ouvrages :

  • T. F. Mitchell, Professeur de langue anglaise et de linguistique générale à l'Université de Leeds, Colloquial Arabic, collection « Teach Yourself Books », Hodder and Stoughton Ltd, London 1962, dixième impression 1980, (ISBN 0-340-26519-1)
  • Boutros Hallaq, Agrégé de l'Université, L'arabe pour tous, collection « les langues pour tous », Presses Pocket, 1984, (ISBN 978-2-266-01340-6)
  • Michel Neyreneuf et Ghalib Al-Hakkak, Grammaire active de l'arabe, collection « les langues modernes », Le Livre de Poche, Paris 1996.
  • Thomas Bauer, Arabic Writing, article paru dans The World's Writing Systems, ouvrage collectif sous la direction de Peter T. Daniels et William Bright, Oxford University Press, 1996.
  • Toufic Fahd, Études d'histoire et de civilisation arabes, Éditions Isis, 1997, (ISBN 975-428-106-8) version en ligne
  • Mathieu Guidère, Arabe grammaticalement correct ! Grammaire alphabétique de l'arabe, Éditions Ellipses, Paris 2001, (ISBN 2-72980923-6)
  • Ghani Alani, L'Écriture de l'écriture : Traité de calligraphie arabo-musulmane, éd. Dervy, 2002.
  • Régis Blachère et Maurice Gaudefroy-Demombynes, Grammaire de l'arabe classique, Maisonneuve et Larose, cinquième édition, 2004.
  • Kristen Brustad, Mahmoud Al-Batal, Abbas Al-Tonsi, A Textbook for Arabic: Part Two. Georgetown University, Washington, DC, 2005 (ISBN 978-1589010963), 1re édition 1997, (ISBN 0-87840-350-7)
  • Boutros Hallaq, Agrégé de l'Université, Professeur à l'université de la Sorbonne nouvelle Paris III, Quarante leçons pour parler arabe, collection « langues pour tous », Univers Poche, Pocket, Paris 2009, (ISBN 978-2-266-18910-1)
  • Dictionnaire Mounged de poche (français arabe ─ فرنسيّ عربيّ), éditions Dar el-Machreq, dixième édition, Beyrouth.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les sources de cet article comprennent :
    • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Classical Arabic » (voir la liste des auteurs)
      * Boutros Hallaq, Agrégé de l'Université, Professeur à l'université de la Sorbonne nouvelle Paris III, Quarante leçons pour parler arabe, voir bibliographie.
      * Régis Blachère et Maurice Gaudefroy-Demombynes, Grammaire de l'arabe classique, voir bibliographie.
      * Toufic Fahd, Études d'histoire et de civilisation arabes, voir bibliographie.
  2. « "The Collapse of the Marib Dam and the Origin of the Arabs" » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-06, March 30, 2005, http://web.archive.org/web/20080209193302/http://www.arabia-felix.com/printer_20.html, February 9, 2008
  3. A New Reading of the Namārah Inscription, James A. Bellamy, 1985, issu du Journal of the American Oriental Society, volume 105, issue 1, pages=31 to 51, published by American Oriental Society, url: http://www.jstor.org/stable/601538
  4. a et b Harv, Watson, 2002, p. 8
  5. Harv, Bin-Muqbil, 2006, p. 14
  6. Harv, Bin-Muqbil, 2006, p. 15