Excalibur (film)

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Excalibur

Réalisation John Boorman
Scénario Rospo Pallenberg
John Boorman
Acteurs principaux
Sociétés de production Orion Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre fantasy
Sortie 1981
Durée 140 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Excalibur est un film américano-britannique, d'aventures fantastiques et de chevalerie, réalisé par John Boorman et sorti sur les écrans en 1981.

Basé sur Le Morte d'Arthur (1485) de Thomas Malory, il raconte la légende du roi Arthur, interprété par Nigel Terry, et de son épée Excalibur, qui a donné son titre au film. L'histoire commence avec les origines d'Arthur, se poursuit par ses débuts en tant que roi sous l'égide de son conseiller Merlin l'Enchanteur (joué par Nicol Williamson), la création de la Table ronde, la quête du Graal, et se termine avec l'affrontement final entre Arthur et Mordred, fruit de sa relation incestueuse avec sa demi-sœur, Morgane (interprétée par Helen Mirren).

Le film a été entièrement tourné en Irlande et a contribué à lancer les carrières d'acteurs tels que Liam Neeson, Patrick Stewart et Gabriel Byrne, qui jouent dans des rôles secondaires. Il a été en compétition officielle au festival de Cannes 1981 et a été plutôt bien accueilli par le public à sa sortie mais de façon plus mitigée par la critique. Il est désormais considéré, pour son aspect visuel, sa bande originale et sa symbolique, comme un film culte des années 1980.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roi Uther Pendragon, avec l'aide de Merlin l'Enchanteur, reçoit l'épée Excalibur des mains de la Dame du Lac. L'épée doit lui permettre d'unifier le pays. Mais sa passion pour Ygraine, l'épouse du duc de Cornouailles, ruine les espoirs de paix de Merlin. Car Uther fait le siège du château du duc pour s'emparer d'elle. Mais le siège est un échec et Uther demande à l'enchanteur de lui venir en aide. Merlin accepte, et, utilisant sa magie, donne l'apparence du duc de Cornouailles au roi. Uther se faufile alors de nuit dans le château pendant l'absence du duc et s'unit à Ygraine. En échange de son aide, Merlin réclame à Uther l'enfant qui naîtra de cette union, Arthur. Il espère que celui-ci sera l'élu capable d'unifier le pays, au contraire d'Uther qui a perdu la confiance de ses vassaux. Peu après la naissance d'Arthur, Uther, nouvel époux de Ygraine, est pris dans une embuscade et, sentant la mort approcher, il fige Excalibur dans un rocher afin que personne ne puisse la lui prendre. L'épée ne pourra être libérée que par la main de son fils, Arthur, placé dans une famille, par les soins de Merlin, sans que personne ne connaisse sa véritable identité.

Bien des années plus tard, Arthur, devenu écuyer, assiste à un tournoi avec son père adoptif et Kay, le fils de celui-ci. Le vainqueur des joutes est autorisé à tenter de retirer Excalibur du rocher. Alors que Kay s'apprête à combattre, son père s'aperçoit qu'il n'a pas son épée. Arthur court la chercher dans leur tente mais il se rend vite compte qu'elle a été dérobée. En tentant d'en trouver une autre, il se retrouve face au rocher où est fichée Excalibur. Après un instant d'hésitation, il s'empare de l'épée pour la donner à Kay. Mais son acte n'est pas passé inaperçu et la foule qui se presse autour de lui l'acclame comme le nouveau Roi de Bretagne, destiné à mettre fin à de longues années de guerre. Seulement, tous les seigneurs ne sont pas d'accord pour accepter un simple écuyer comme Roi. Arthur, grâce à sa grandeur d'âme, réussit toutefois à créer une alliance autour de lui, et avec le soutien de ses chevaliers et de Merlin, il parvient à unifier le royaume.

Quelques années plus tard, il épouse Guenièvre, établit la paix dans son royaume, et crée la confrérie des Chevaliers de la Table ronde. Sa rencontre avec Lancelot, le meilleur des chevaliers, signifie la fin de cette toute nouvelle harmonie. Lancelot et Guenièvre tombent en effet amoureux l'un de l'autre, et leur trahison envers Arthur entraîne le chaos. Arthur, de rage, plante Excalibur entre les corps emmêlés des amants endormis et abandonne là son épée. À son réveil, Lancelot, apercevant l'épée du Roi, devient fou et s'enfuit. Quant à Guenièvre, effondrée, elle se retire dans un couvent. Au même moment, Morgane, la fille d'Ygraine, s'empare des secrets de Merlin, profitant d'un instant de faiblesse de celui-ci au moment où Arthur plante Excalibur dans la terre. Elle utilise alors ses touts nouveaux pouvoirs pour enfermer l'enchanteur dans une prison de diamants. Elle réussit ensuite, toujours grâce à la magie, à séduire son demi-frère Arthur pour engendrer un enfant incestueux, Mordred, pour qui elle nourrit de grandes ambitions. Avec ce fils, elle se dresse contre le roi et amène la désolation sur la terre désunie. Arthur, affaibli, envoie tous ses chevaliers à la recherche du Saint Graal, ultime espoir de rédemption du royaume. Beaucoup échouent et sont tués, mais c'est finalement Perceval qui, réalisant que le Roi et la terre ne font qu'un, parvient à trouver le Graal et à le rapporter au Roi.

Arthur, qui a retrouvé ses forces, part alors en guerre contre Mordred et Morgane avec les quelques chevaliers qui lui sont restés fidèles. Avant son départ, le Roi rend visite à Guenièvre pour lui pardonner. Celle-ci lui rend Excalibur qu'elle avait précieusement conservée depuis sa nuit d'amour avec Lancelot. Arthur en appelle ensuite à Merlin, ce qui libère en partie l'enchanteur de sa prison. Devenu un spectre, il ne peut agir sur le monde physique mais sa ruse lui permet de forcer Morgane à utiliser sa magie. Ce faisant, elle provoque un immense brouillard qui noie l'ensemble de son campement. Mais le sort, trop puissant, l'affaiblit et la prive de sa jeunesse artificielle. Mordred, étonné de voir le brouillard se lever alors que sa mère lui avait certifié que sa magie assurerait un temps clair pour les combats, la rejoint sous sa tente. Mais en voyant cette vieille femme à la place de sa mère, il la tue. Profitant du brouillard, Arthur et son armée attaquent Mordred en faisant croire à leur sur-nombre. Mais la bataille fait rage, et ils sont toutefois vite débordés ; seuls restent debout Perceval et Arthur. C'est alors que revient Lancelot, et sa hargne permet d'inverser le cours de la bataille. Finalement, Arthur et Mordred s'affrontent en combat singulier et se blessent mortellement l'un l'autre.

Le Roi, sentant sa mort arriver, demande à Perceval de jeter Excalibur dans un lac proche. Perceval hésite, revient vers Arthur, et celui-ci lui dit qu'un jour un Roi viendra à nouveau, et que l'épée réapparaîtra alors. Il finit donc par jeter l'épée et une main sortant de l'eau la saisit au vol. À son retour, Perceval aperçoit Arthur étendu sur un navire, entouré par trois femmes vêtues de blanc, naviguant vers Avalon.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (VF) sur AlloDoublage[3]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1981 Festival de Cannes Prix de la contribution artistique[4] John Boorman
1982
Saturn Awards Meilleurs costumes[5] Bob Ringwood

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Nommé(es)
1981
Festival de Cannes Compétition officielle pour la Palme d'or[4]
1982
Oscars du cinéma Meilleure photographie[6] Alex Thomson
BAFTA Awards Meilleurs costumes[7] Bob Ringwood
Prix Hugo Meilleur film[8]
Saturn Awards Meilleur film de fantasy[9]
Meilleure réalisation[9] John Boorman
Meilleur acteur dans un second rôle[9] Nicol Williamson
Meilleure actrice dans un second rôle[9] Helen Mirren
Meilleur maquillage[9] Basil Newall et Anna Dryhurst

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[10].

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Ressorties principales[modifier | modifier le code]

  • France : 19 novembre 2008

Production[modifier | modifier le code]

Photographie du réalisateur John Boorman.
Le réalisateur John Boorman en 2005.

Origines[modifier | modifier le code]

Le thème du mythe, et de la légende arthurienne en particulier, est présent chez Boorman dès l'enfance. Il envisage de réaliser une adaptation de la légende dès 1969 mais se voit offrir par United Artists de réaliser à la place une adaptation du Seigneur des anneaux (1954-1955) de J. R. R. Tolkien. Boorman et Rospo Pallenberg élaborent un script de trois heures, passablement éloigné de l'œuvre d'origine[11], qui est refusé par United Artists au motif que le film serait trop coûteux. Comme aucun autre studio de production ne veut du projet, Boorman retourne à son idée originale de film sur la légende arthurienne et utilise ses repérages et l'esthétique développée pour ce projet d'adaptation dans la réalisation d'Excalibur[12]. Lors de l'élaboration du scénario, il se base principalement sur Le Morte d'Arthur (1485) de Thomas Malory[13] et écoute beaucoup les œuvres de Wagner[14]. Finalement, en 1975, il propose à la Warner Bros. un script correspondant à un film de quatre heures trente, qui paraît trop long pour les producteurs[15]. Rospo Pallenberg aide alors Boorman à raccourcir le film, en insérant des bonds dans le temps, comme entre la naissance d'Arthur et la fin de son adolescence, ou entre l'enfance de Mordred et sa maturité[15]. Certains personnages prévus pour être distincts sont aussi fusionnés, comme Morgane et Viviane[15].

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Les comédiens incarnant les rôles principaux sont choisis non pas pour leur expérience (la plupart sont alors presque inconnus au cinéma) mais pour leur proximité avec le personnage qu'ils vont incarner. En effet, résumer une grande partie de la légende arthurienne en 140 minutes impose aux acteurs de faire rapidement ressortir les traits principaux de leurs personnages[16]. John Boorman choisit Helen Mirren et Nicol Williamson pour interpréter respectivement la fée Morgane et Merlin l'Enchanteur, sachant que tous deux ne s'apprécient guère depuis qu'ils ont joué ensemble dans la pièce Macbeth[17] en 1974 et 1975 lorsqu'ils faisaient partie de la Royal Shakespeare Company[18],[19]. Boorman compte ainsi que la tension régnant entre eux deux se ressente dans leurs scènes communes[17].

Certains des seconds rôles, dont ce sont les premiers pas au cinéma, ont connu une carrière riche après Excalibur, comme Patrick Stewart (Star Trek : La Nouvelle Génération, X-Men), Liam Neeson (La Liste de Schindler, Michael Collins), ou Gabriel Byrne (Usual Suspects, Stigmata)[20],[21],[22]. Plusieurs comédiens sont des membres de la famille de Boorman. Sa fille Kathrine interprète Ygraine[23], son fils Charley joue Mordred enfant[24] et son autre fille Telsche incarne la dame du lac[25].

Tournage[modifier | modifier le code]

La photographie montre un château-fort surplombant un cours d'eau. Les murs sont surmontés d'un chemin de ronde avec créneaux, et plusieurs tours sont visibles ainsi que le donjon.
Plusieurs scènes du films ont été tournées au château de Cahir.

Le film est tourné en vingt semaines[16] avec un budget très limité (entre 11 et 12 millions de dollars)[2]. Boorman choisit de filmer en Irlande dans les comtés de Wicklow (aux studios Ardmore), Tipperary et Kerry. Plusieurs scènes sont tournées au château de Cahir, et la scène de la rencontre et du combat entre Lancelot et Arthur est quant à elle tournée sur le domaine de Powerscourt, près d'Enniskerry[23],[26].

Selon le chef-opérateur Alex Thompson, « Excalibur était le genre de film où chacun sentait, pendant le tournage, que ce serait une réussite ; où chacun était fier d'y contribuer ». Il remarque que Boorman est très attentif aux problèmes de cadres et de composition[27]. Le décorateur Anthony Pratt confirme ce propos : « Je pense qu'il fait partie de ce petit nombre de metteurs en scène, où se retrouvent Kubrick, Fellini et Lean, qui portent une très grande attention à tous les aspects techniques de la production »[28]. Selon lui, c'est ce qui amène toute l'équipe de tournage à donner le meilleur d'elle-même, ce qui explique, par exemple, la scène d'amour dans la forêt entre Lancelot et Guenièvre, qui est filmée par une nuit très froide ; Nicholas Clay et Cherie Lunghi tiennent cependant à tourner la scène nus[17].

Le tournage voit les débuts au cinéma du réalisateur Neil Jordan, engagé par Boorman en tant que consultant sur le scénario. Il représente également une véritable manne pour l'économie locale car Boorman insiste pour recruter des travailleurs locaux dans les différentes équipes du film, ce qui crée beaucoup d'emplois[1].

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale a été composée par Trevor Jones et inclut des extraits d'œuvres de musique classique. O Fortuna, tiré de la cantate Carmina Burana de Carl Orff, est utilisé lors des scènes héroïques, comme lorsque le jeune roi Arthur part délivrer Léodegrance, assiégé, ou lorsque, une fois le Graal retrouvé, Arthur part pour sa dernière bataille[29]. Pour composer Carmina Burana, Orff s'est appuyé sur des chansons du Moyen Âge retrouvées dans un couvent. Certains des thèmes de ces chansons sont communs avec Excalibur, comme l'impossibilité d'échapper au destin[30]. O Fortuna, qui constitue à la fois l'introduction et la conclusion de Carmina Burana, est un hommage à la déesse du destin romaine. Orff y utilise différentes techniques comme la répétition des enchaînements d'accords parfaits parallèles, une simplicité mélodique et rythmique, le refus de la dissymétrie ou encore la domination des chœurs, ce qui permet de « recréer l’esprit « païen » des genres dramatiques primitifs »[30].

La musique de Richard Wagner, qui était lui-même passionné par les légendes, arthurienne entre autres[31], est utilisée à plusieurs reprises. Sa Marche funèbre de Siegfried, tirée du Crépuscule des Dieux, est jouée lors des génériques de début et de fin, ainsi qu'à chaque passage où l'épée Excalibur est mise en avant : lorsque Uther Pendragon la plante dans le rocher, lorsqu'Arthur la retire, puis lorsqu'il est adoubé ou encore quand il fonde les chevaliers de la Table Ronde[29]. Le prélude de Tristan et Isolde, également de Wagner, est utilisé autour de l'amour entre Lancelot et Guenièvre ; le prélude de Parsifal, toujours de Wagner, peut être entendu lors de la quête du Graal de Perceval : lorsqu'il se débarrasse de son armure sous l'eau et lorsqu'il trouve le Graal[29].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film est présenté en compétition officielle au festival de Cannes 1981[32]. Il rapporte 34 967 437 $ au box-office américain[33]. En France, il réalise 2 368 167 entrées[34]. Il recueille 80 % de critiques positives, avec une note de 7,3/10 et sur la base de 25 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[35].

Au moment de la sortie, les critiques sont mitigées. Le critique Vincent Canby, du New-York Times, reproche au film son manque d'élan ainsi que le manque de présence des acteurs (hormis Merlin et Morgane). Il compare Excalibur à Star Wars, sorti deux ans plus tôt, mais sans les effets spéciaux ni l'humour. Canby écrit que « Excalibur est dépourvu d'humour, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il est sérieux. »[36] Il applaudit cependant l'esthétique du film, tout comme un autre critique, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times. Ebert trouve que le film est magnifique, mais que le fil rouge n'est pas toujours clair. Selon lui, le thème le plus intéressant est la relation entre Merlin et Morgane. Il reproche aussi au film, mais aussi à tous les films du genre « épées et sorcellerie », l'aspect fataliste de l'histoire, le fait que les personnages n'aient aucun choix possible car leur légende est déjà écrite[37]. Dans le magazine Variety, on lit que le film « est exquis ; c'est un mélange presque parfait d'action, de romance, de fantastique et de philosophie ». Malgré la scène de recherche du Graal jugée trop longue, le magazine estime qu’Excalibur est une belle réussite[38]. Pour Richard Corliss, du Time Magazine, « on peut aimer ou détester Excalibur, mais il faut donner du crédit à Boorman pour sa vision et son imagination, pour cette douce odeur d'excès, pour son pari héroïque d'avoir osé faire un film au-dessus de ses prétentions, et réussir tout de même à le faire voler »[39].

Olivier Assayas, critique des Cahiers du cinéma, y voit à l'époque une « renaissance du goût pompier » ; il estime que le film est un « fourre-tout » prônant le « n'importe-quoi-pourvu-que-ce-soit-joli »[40], un « bric à brac d'utopies écologiques ou d'itinéraires alchimico-initiatiques »[41]. Selon lui, Boorman mélange le préraphaélisme, la peinture de Klimt et le style néo-byzantin, à l'opposé des œuvres de Bresson (Lancelot du Lac) et Rohmer (Perceval le Gallois), selon lui plus significatives[40]. Il applaudit tout de même l'« imagination visuelle » du cinéaste ainsi que le fait que le film sache « recréer les rêves d'enfance »[40]. Pour Max Tessier, de la Revue du cinéma, le film est « épique »[42] et « impressionne d'abord par sa force superbe et triomphante, par une fascination esthétique assez rare de nos jours »[2]. Il trouve l'œuvre « anti-réaliste et à la stylisation avouée », un « enchantement visuel de tous les instants »[2]. Selon lui, l'épisode final de Mordred est « longuement traité, dans une tonalité au fantastique médiéval qui [lui] paraît être la plus envoûtante du film »[42].

Les critiques plus récentes sont plus favorables. Le critique et écrivain John Kenneth Muir écrit que l'univers décrit par Boorman est plus réaliste et tangible que les autres adaptations cinématographiques de la légende arthurienne, de Lancelot, le premier chevalier - en 1995 avec Sean Connery et Richard Gere - à Le Roi Arthur - sorti en 2004 avec Clive Owen[43]. Pour Aurélien Ferenczi, de Télérama, le film est une réussite notamment esthétique, bien que la thématique soit confuse[44].

Sortie vidéo[modifier | modifier le code]

La version VHS du film sort en septembre 1993[45], puis en DVD en février 2000[46]. La version Blu-ray est sortie le 8 mars 2011 aux États-Unis et le 8 juin 2011 en France[47]. Les seuls bonus sur les versions DVD et Blu-ray sont un commentaire audio par John Boorman et la bande-annonce.

Analyse[modifier | modifier le code]

Excalibur au sein de l'œuvre de Boorman[modifier | modifier le code]

Excalibur est le huitième film de John Boorman[48]. Le réalisateur, après quinze ans de carrière, a déjà connu plusieurs succès, avec Léo le dernier, qui lui vaut le prix de la meilleure mise en scène au Festival de Cannes de 1970[49], ou Délivrance en 1972, avec Jon Voight et Burt Reynolds, pour lequel il décroche deux nominations, aux Oscars[50] et aux Golden Globes[51]. Zardoz, sorti en 1974, est en revanche considéré comme un échec, tant au niveau commercial que par les critiques, tout comme L'Exorciste 2 : L'Hérétique, en 1977[52].

Plusieurs thèmes sont présents tout au long de la carrière de Boorman. Le principe de la quête est déjà présent dans son premier film, Sauve qui peut, et se retrouve dans Excalibur, puis dans La Forêt d'émeraude (1985), où la quête initiatique permet au héros (incarné par Charley Boorman, fils du réalisateur et qui déjà joue le jeune Mordred) d'évoluer et de se connaître[53]. Le thème de la quête est encore au centre du film Hope and Glory, un film basé sur l'enfance du réalisateur[53]. La relation entre l'homme et la nature est aussi primordiale chez Boorman : dès Duel dans le Pacifique, Boorman effectue un travail dans ce sens sur l'image et le son[53]. Par la suite, les liens et les conflits entre le monde rural et urbain est au centre de Délivrance ainsi que La Forêt d'émeraude, qui traite entre autres d'écologie et de la destruction de la forêt amazonienne[52]. Enfin, Boorman s'est inspiré de l'œuvre de Carl Gustav Jung, en particulier dans son analyse de l'archétype du Saint Graal[54],[55].

Époque[modifier | modifier le code]

Les romans traditionnels sur la légende arthurienne datent du XIIe siècle, avec les écrits de Geoffroy de Monmouth et Chrétien de Troyes, au XVe siècle avec Thomas Malory[56]. Dans tous ces romans, l'action se situe au VIe siècle, mais dans un cadre qui correspond à l'environnement contemporain des auteurs. Ainsi, le principe de chevalerie, les tournois et les joutes n'existaient pas au VIe siècle, et les armures décrites dans les romans, entièrement en métal, ne sont créées que plus tard[57]. Boorman ne déroge donc pas à la règle, et les anachronismes, notamment au niveau des armures, qu'on peut noter dans le film sont présents dans le reste de la légende arthurienne[58],[23].

Fusion de personnages[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la longueur de l'ouvrage de référence, Boorman et Pallenberg sont contraints, outre des raccourcis chronologiques, de fusionner des personnages : selon le réalisateur, c'est « une solution à un problème dramatique »[15]. Dans le roman, c'est sur l'armure de Pellinore et non celle de Lancelot qu'Arthur brise Excalibur. Les personnages de Perceval et Galahad, le réel vainqueur du Graal selon Malory, sont aussi mélangés[58].

Par ailleurs, dans Le Morte d'Arthur, Malory raconte l'histoire du Roi pêcheur qui, à la suite d'une blessure, voit son royaume dépérir et devenir infertile avant que Galahad ne vienne le sauver. Boorman l'associe au personnage du roi Arthur[58], qui est sauvé par Perceval.

Photographie et travail visuel[modifier | modifier le code]

Le travail des couleurs réalisé dans Excalibur a permis au film d'avoir une évolution visuelle. Dans la première partie, l'atmosphère est sombre, les armures sont ternes, et beaucoup de scènes se déroulent dans la forêt. Selon Boorman, il s'agit d'exprimer la « nature reptilienne de l'homme »[14]. Après l'arrivée de Lancelot, les couleurs sont plus claires, les armures étincellent, alors qu'à partir de la chute de Camelot et l'arrivée de Mordred, les couleurs retournent vers le sombre, notamment pendant les batailles finales qui se déroulent la nuit[59]. Selon Claudine Glot, historienne et spécialiste de la légende arthurienne, ces transitions représentent l'évolution du Soleil pendant une journée[58]. Pour le critique Jean-Marc Elsholz, il s'agit surtout d'un travail des états du métal et du reflet métallique[60].

Un autre effet visuel notable du film est l'utilisation fréquente de filtres vert vif, notamment lorsqu'on voit l'épée Excalibur ou lors des scènes en forêt. Selon Boorman, ces filtres ont deux fonctions : tout d'abord, ils renforcent le lien avec la nature dans les scènes en extérieur, en faisant ressortir les feuilles et la mousse. D'autre part, la teinte choisie rend la scène plutôt irréelle, ce qui donne un aspect magique au rendu[23]. Dans une interview donnée à Michel Ciment, il explique que son but, avec le décorateur Tony Pratt, était de créer une sorte de « Terre du Milieu » au sens de Tolkien, c'est-à-dire « un monde contigu, semblable au nôtre, mais en même temps différent, situé dans une époque en dehors du temps »[61].

L'épée Excalibur[modifier | modifier le code]

La photographie montre la statue d'une épée dans une main émergeant d'un lac.
Sculpture d'Excalibur dans la main de la Dame du Lac, au lac du domaine de Kingston Maurward, à l'est de Dorchester, en Angleterre.

Excalibur apparaît dès les premières minutes du film lorsque Merlin l'obtient de la Dame du Lac pour la transmettre à Uther Pendragon. Selon Michael Open, du magazine Film Directions, Excalibur n'a pas un rôle bon ni mauvais, tout dépend de l'usage que les personnages en font ; sa symbolique varie ainsi suivant les situations. Au début du film, elle est dressée vers le haut, lorsque Uther la brandit, en symbole d'espoir. À sa mort, il la fiche dans le roc, vers le bas. L'espoir renaît avec Arthur qui la pointe vers le ciel immédiatement ; plus tard, elle est à nouveau tournée vers le sol lorsque l'amour de Lancelot et Guenièvre est découvert ou lorsque Mordred est tué[62].

La façon dont Excalibur apparaît et est transmise à Arthur est une originalité apportée par Boorman. Dans les différentes versions de la légende, et notamment dans Le Morte d'Arthur, l'épée apparaît par magie le soir de Noël, déjà plantée dans un rocher. Dans Excalibur, c'est la Dame du Lac qui la donne à Merlin, et c'est ensuite Uther Pendragon qui la plante dans le rocher avant de mourir[58].

Merlin[modifier | modifier le code]

Tout comme dans les différentes légendes écrites, Merlin est un personnage central dans Excalibur. C'est lui qui guide Arthur, qui l'aide à reconstruire le royaume. Il est à l'origine des principales actions de l'histoire, comme la naissance d'Arthur ou la défaite de Mordred ; Boorman souhaitait d'ailleurs que le titre du film soit « Merlin Lives! » (« Merlin est vivant ! »), avant que les producteurs ne choisissent le titre définitif, jugé plus graphique[63],[58].

Malgré le fait que Merlin soit omniscient dans les légendes, il échoue à apporter la paix au royaume. Selon Claudine Glot, cela vient du fait que Merlin ne comprend pas les instincts et les sentiments humains, comme l'amour et la haine ; Boorman met cela en avant dans diverses scènes, par exemple quand Arthur combat Lancelot et qu'Excalibur est brisée : Merlin est étonné qu'une haine puisse aboutir à cette destruction. De même, Merlin n'avait pas prévu l'adoubement surprise d'Arthur[42], et ne comprend pas pourquoi il tombe amoureux de Guenièvre[58]. Boorman explique que Merlin « est à la fois moins humain et plus humain que les gens ordinaires. Il a un savoir et des pouvoirs extraordinaires, et pourtant il y a des choses simples qu'il ne saisit pas »[23]. C'est ce décalage qui fait que le personnage apporte un peu d'humour au film, mais il reste finalement assez proche du Merlin de Malory[58].

Un des points mis en avant par Boorman est que Merlin, représentant les anciennes religions païennes, est en train de disparaître, laissant place au christianisme, représenté par le Graal. Le dialogue entre Merlin et Morgane lors du mariage d'Arthur accentue cette impression, lorsqu'il dit : « Pour notre espèce, les jours sont comptés. Le Dieu Unique chasse les dieux multiples[64]. »

« Anál nathrach, orth' bháis's bethad, do chél dénmha », l'incantation de Merlin, reprise plus tard par Morgane, nommée « Charme suprême » tire ses origines du vieil irlandais et pourrait être traduite en français par « Souffle du dragon, charme de mort et de vie, ton sort de création »[65]. Le linguiste Michael Everson ajoute qu'il n'est pas étonnant que Boorman, irlandais, ait choisi cette langue, mais, si cette traduction est la plus plausible, il reste quelques différences avec du vieil irlandais traditionnel[66].

Le dragon[modifier | modifier le code]

Peinture médiévale représentant deux dragons blanc et rouge se battant dans une fosse. Plusieurs personnages assistent à la scène. Au fond se dresse un château.
Symboles de la Terre, les dragons ennemis blancs et rouges sont présents dans plusieurs légendes arthuriennes.

Le concept du « dragon » apparaît à plusieurs reprises dans Excalibur. Toujours lié à Merlin, il est le support de ses pouvoirs magiques, comme lors de la transformation d'Uther. Arthur comprend qu'Excalibur « fait partie du dragon »[64]. Merlin explique plus tard à Morgane lorsqu'il lui fait découvrir le dragon : « Ici, toutes les choses sont possibles, et chaque chose rencontre son opposé »[64].

La spécialiste en littérature arthurienne Claudine Glot explique que dans les légendes, les dragons sont présents sous deux aspects : d'un côté, il s'agit du monstre que les chevaliers combattent dans leurs quêtes, et de l'autre, il représente la Terre, la force du sol. Le dragon de Boorman est plus proche du second aspect. Dans plusieurs légendes, comme dans Historia regum Britanniae de Monmouth, le roi Vortigern ne parvient pas à construire un château car deux dragons, un blanc et un rouge, se battent sous le sol[67]. En plantant l'épée dans la terre, Arthur provoque une scission avec le dragon, et donc son lien avec la terre : c'est cela qui provoque l'infertilité du royaume[58].

La chevalerie[modifier | modifier le code]

La chevalerie apparaît tout d'abord sous la forme du tournoi auquel participe Kay, puis lorsqu'Arthur est adoubé par Urien. C'est alors une version « prototypique » de la chevalerie : le rituel est effectué sans préparatif, ni témoin religieux, et aucune épée ni éperon ne lui est donné ; il ne s'agit pas d'une chevalerie institutionnelle[68]. Le héros chevalier n'est introduit qu'avec Lancelot, qui, suivant les règles du récit merveilleux, apparaît sans explication, tout comme Perceval dans la forêt, quelques scènes plus tard. Boorman, en n'expliquant pas les origines de Perceval, montre que le statut de chevalier n'est pas lié à la naissance, et revient à l'idée que la chevalerie est un moyen de promotion sociale, le héros accédant ainsi au statut mythique[69]. Néanmoins, dans Excalibur, tous les chevaliers savent monter à cheval, même Perceval, ce qui montre que le changement de statut est tout de même lié à certaines conditions[70].

Une fois la Table Ronde créée par Merlin, ses membres ne sont plus des chevaliers errants en quête d'aventure, mais sont à la recherche de l'unité. Paradoxalement, c'est ce qui va amener un déséquilibre, et, si l'idée de quête et d'aventure resurgit avec le Graal, il est trop tard : l'amour de Guenièvre et Lancelot est découvert, Merlin est enfermé sous terre et Mordred est conçu. Les chevaliers échouent un à un, et seul Perceval s'en sort[71].

Adaptations[modifier | modifier le code]

En 1992, l'auteur de BD belge Jean-Claude Servais publie l'album Pour l'amour de Guenièvre qui reprend de nombreux éléments du film et de sa mise en scène (jusqu'à des dialogues au mot près) au point qu'il s'agit presque d'une adaptation en bande dessinée[72].

En 2006, le réalisateur de films pornographiques Pierre Woodman tourne le remake Xcalibur avec un budget de 800 000 euros et 75 acteurs[73], une première dans ce milieu.

En 2009, le réalisateur Bryan Singer (X-Men) annonce qu'il souhaite réaliser un remake d’Excalibur. La société de production Warner Bros. a acquis les droits la même année[74],[75]. Ce projet est néanmoins abandonné en 2011[76]. En 2010, Guy Ritchie (Snatch, Sherlock Holmes) annonce lui-aussi vouloir réaliser un remake du film en partenariat avec Warner Bros. Deux scénaristes sont présents sur ce projet : Warren Ellis et John Hodge[77],[78]. Ritchie finit par abandonner le projet pour réaliser l'adaptation de la série télévisée Des agents très spéciaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Rónán Doyle, « Boorman honoured as Excalibur hits 30 », sur filmireland.net (consulté le 4 mai 2011)
  2. a, b, c et d Tessier, p. 22
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Michel Ciment, Boorman : Un visionnaire en son temps, Calmann-Lévy,‎ 1er avril 1994, 271 p. (ISBN 9-782702-113486) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) John Boorman, Adventures of a Suburban Boy, Faber & Faber,‎ 1er novembre 2003, 384 p. (ISBN 9-780571-216956) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • François Amy de la Bretèque, « La figure du chevalier errant dans l'imaginaire cinématographique », Cahiers de l'AIEF, Association Internationale des Études Françaises, no 47,‎ 1995, p. 49-78 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Danièle Heymann, « Entretien avec John Boorman », L'Express,‎ 22 mai 1981
  • (en) Michael Open, « The dynamic principle of fantasy », Film Directions, vol. 2, no 15,‎ 1981
  • (en) Philip Strick, « John Boorman's Merlin », Sight and Sound,‎ été 1980
  • Olivier Assayas, « Graal pompier », Les Cahiers du Cinéma, no 326,‎ juillet-août 1981 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Markal, « Excalibur ou l'impossible grand-œuvre », Positif, no 247,‎ octobre 1981
  • Max Tessier, « Excalibur », La Revue du cinéma, no 362,‎ juin 1981 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]