Zardoz

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Zardoz

Réalisation John Boorman
Scénario John Boorman
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre science-fiction
Sortie 1974
Durée 107 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Zardoz est un film de science-fiction, réalisé par John Boorman, sorti en 1974.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un futur post-apocalyptique (2293), la population humaine est divisée entre les Éternels (Eternals), des humains ayant atteint l'immortalité grâce à la technologie, et les Brutes (Brutals). Les Brutes vivent dans une terre ravagée et fournissent de la nourriture aux Éternels. Ces derniers vivent dans des régions isolées du reste du monde par un mur invisible et appelées « Vortex » et passent une existence luxueuse mais apathique. Arthur Frayn (Niall Buggy), l'Éternel chargé de gérer les « terres extérieures », se fait passer auprès des Brutes pour un dieu nommé Zardoz, qui se manifeste sous la forme d'un énorme masque de pierre volant. Il a constitué un groupe d'exterminateurs, chargé de réduire en esclavage les autres humains, et auxquels il fournit des armes en échange de la nourriture qu'ils collectent.

Zed (Sean Connery) est un de ces exterminateurs. Il se cache à bord du masque de pierre lors d'un voyage et tue son chef Arthur Frayn.

Arrivé au Vortex no 4, Zed est étudié en tant que spécimen : les Éternels n'ayant pas eu de contact depuis des siècles avec l'extérieur du vortex, ils essaient de comprendre comment les Brutes ont évolué. Il se retrouve au cœur d'une dissension entre deux Éternelles, Consuella (Charlotte Rampling) et May (Sara Kestleman), et doit effectuer des tâches pour Friend (John Alderton).

Il découvre au fur et à mesure que cette société en apparence lissée et idéale est en fait violente et désespérée. Les Éternels sont dirigés et protégés de la mort par une intelligence artificielle appelée « le Tabernacle », un gros cristal qui est relié à l'esprit de tous les Éternels et qui conserve leur mémoire dans ses réflexions lumineuses. Du fait de leur immortalité, les Éternels ont arrêté de procréer et les hommes sont devenus impuissants. Certains sont victimes d'une maladie, l’apathie, qui les plonge en catatonie. Les dissidents, ceux qui refusent le système ou bien introduisent la discorde, sont vieillis, voire sont exclus et sont délibérément rendus séniles.

Loin d'être le primitif que les Éternels croient, Zed se révèle être un mutant qui s'est éduqué dans une bibliothèque en ruine à l'extérieur du Vortex. Parmi les livres, il avait découvert Le Magicien d'Oz, ce qui lui avait permis de s'apercevoir de la supercherie de Zardoz (Zardoz est la contraction de Wizard of Oz, et le roman met en scène un manipulateur caché derrière un masque volant) ; c'est ce qui avait motivé son intrusion dans le Vortex. Zed est en fait issu d'une lignée contrôlée par Frayn, qui a soigneusement sélectionné les géniteurs au cours des siècles, avec le but de détruire le Vortex et rendre leur mortalité aux Éternels. Zed trouve une faille dans le Tabernacle et le détruit, puis amène les Brutes à assiéger les Éternels ; le bain de sang final est accueilli comme une libération par les Éternels.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Comme l'indique l'une des scènes du film, le nom Zardoz est en fait un morceau du titre The Wizard of Oz (Le Magicien d'Oz).
  • La dernière scène du film obligea Sean Connery et Charlotte Rampling à subir de longues heures de maquillage. Il fallut recommencer deux fois d'abord parce que le film avait été endommagé et ensuite parce qu'un stagiaire l'avait par mégarde exposé à la lumière. Ce dernier incident a provoqué la colère de Connery qui a même menacé de frapper le stagiaire s'il le croisait.
  • Ce film est parfois considéré à tort comme un navet ou un nanar. Ainsi, le critique de cinéma Forestier y fait référence dans son livre 101 nanars[1]. Bien que le film ait été un échec commercial et critique à sa sortie, il eu un grand succès en vidéo, devenant même un film culte pour les adeptes de films de science-fiction.
  • Certains pourraient trouver un clin d'œil à la série des films James Bond au moment où Sean Connery tire un coup de révolver Webley en direction de la caméra dans les premières minutes du film.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Forestier, Le Retour des 101 nanars : Une nouvelle anthologie du cinéma navrant (mais désopilant), Denoël,‎ 31 mai 1997