Khemisti (Tissemsilt)

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Khemisti
Vue générale de Khemisti
Vue générale de Khemisti
Noms
Nom algérien خميستى
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Tissemsilt
Président de l'APC Mabrouk Bouzaatar (FLN)
2012-2017
Code postal 38100
Code ONS 3811
Démographie
Population 22 900 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 35° 40′ 00″ N 1° 57′ 00″ E / 35.6667, 1.95 ()35° 40′ 00″ Nord 1° 57′ 00″ Est / 35.6667, 1.95 ()  
Localisation
Localisation de Khemisti
Localisation de Khemisti

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Khemisti

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Khemisti

Khemisti (anciennement Bourbaki lors de la colonisation) est une commune de la wilaya de Tissemsilt, en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

À 925 m d'altitude, Khemisti est située, dans le Sersou, à 17 km au nord de Tissemsilt à la lisière méridionale des monts de l'Ouarsenis.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine il s'agit d'une cité berbère qui se nommerait Aghoud qui fut occupée au IVe siècle av. J.-C. par les Phéniciens. D'abord intégrée au royaume de Numidie, elle passe sous le contrôle de la Maurétanie après la chute de Jugurtha en -105[réf. nécessaire].

L'ancien village colonial, créé vers la fin du XIXe siècle sur le site d'un village berbère supposé se nommer Ain Aghoud[évasif], signifie "la montagne de Taureau". Des vestiges de cette source[Laquelle ?] sont toujours visibles.

La ville fut nommée Bourbaki lors de la colonisation française puis reprit ensuite son ancien nom, d'origine berbère, après l'indépendance de l'Algérie.

Il subsiste encore des vestiges de remparts et de thermes du IIIe siècle datant du passage des Romains qui la nommèrent Columnata. Là on a trouvé une pierre de grès sur laquelle figurait une dédicace à Mithra, le dieu du soleil, actuellement au musée des antiquités à Alger[2].


Antiquité[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (avril 2011)
Statue équestre (fragmentaire) d'Octavien Auguste
Buste de Juba II

Le fils de Juba Ier, prénommé Juba II est pris à Rome où il reçoit une éducation très poussée qui lui permettra de maîtriser parfaitement plusieurs langues à la fois. Il épouse par la suite Cléopâtre Selênê, elle aussi retenue à Rome. Cléopâtre Selênê était la fille de Cléopâtre VII d'Égypte et de Marc Antoine, général et ami de Jules César. En 30 avant JC, Auguste dissout la province d'Africa Nova et place le fils de Juba Ier sur le trône sous le nom de Juba II, en espérant de cette façon obtenir une nouvelle coopération entre la Numidie et Rome. Juba II gouverne avec sa femme Cléopâtre Selênê la Numidie orientale ainsi durant 5 ans. Toutefois, étant trop Romain pour les Numides, Juba II abdique suite à des troubles politiques grandissants, et quitte la Numidie avec sa femme, mettant fin ainsi à la dynastie numide après plus de deux siècles de règne. La Numidie orientale revient alors à son statut de province romaine sous le nom d'Africa Nova. Juba II est alors placé sur le trône de la Maurétanie, qui conserve les territoires de la Numidie occidentale et il y règne jusqu'en l'an 23. En -30, les Romains conquirent la ville et lui donnèrent le nom de Columnata. Auguste en fit une colonie militaire formée essentiellement de soldats de la 2e Légion. Beaucoup de vestiges datant de cette époque ont été retrouvés, notamment des mosaïques portant des inscriptions romaines, diverses coupes et autres ustensiles en argent etc...

Elle devint ensuite une zone militaire et un centre de contrôle des productions agricoles (céréales, légumes secs, olives, raisins mais aussi bois)

Les royaumes Berbères et Arabes[modifier | modifier le code]

La région fut conquise entre 655 et 700 par les chefs militaires arabes, sous le contrôle de Abou El Mouhajir Dinar. Elle fut gouvernée par différents États : les Rostémides, les Idrissides, les Mérinides (berbères), les Almoravides (berbères), les Almohades (berbères) et les Zianides (berbères).

La période ottomane[modifier | modifier le code]

Les Espagnols occupaient la région depuis 1500 mais en furent chassés par les Turcs en 1515. La région restera sous domination Turque jusqu'à la colonisation française.

La colonisation française[modifier | modifier le code]

En 1894, la ville est nommée Bourbaki et fait partie du département d'Alger[3]. Elle est ensuite rattachée au département d'Orléansville (actuellement Chlef) puis, en 1958, au département de Tiaret.

Administration[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, la commune est rattachée à la wilaya de Tissemsilt et est érigée en daïra. Pour se faire elle reçoit les zones semi-montagneuse qui gardent l'axe entre les deux autres parties : les montagnes de Ouarsnise et El Medad et la partie de la région du Sersou, riche en sources d'eaux, fruits, céréales et légumes secs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Tissemsilt : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Algérie, les guides bleus, Hachette, Paris, 1974, p. 244.
  3. Atlas de l'Algérie 1830-1960, [Archives & Culture],‎ février 2011, 80 p. (ISBN 978-2-35077-157-1, présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]