Geheime Feldpolizei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Geheime Feldpolizei ou GFP était, pendant la Seconde Guerre mondiale, l'équivalent allemand de la sûreté française aux armées.

La GFP (sûreté) et la Feldgendarmerie (prévôté) sont les bras séculiers de l’Abwehr dans son rôle de contre-espionnage. Chargée d'assurer la sécurité des forces armées, la GFP est spécialisée dans la lutte contre la Résistance intérieure et extérieure. Jusqu’en 1942, la Geheime Feldpolizei, composée de plusieurs "Gruppen" d’une centaine d'hommes chacun, est sous l'autorité de la Wehrmacht qui assure sa propre sécurité.

Implantation[modifier | modifier le code]

Le chef de la GFP pour Paris se tient à l'hôtel Lutetia, PC de l'Abwehr (renseignement et contre-espionnage) en zone occupée, ce qui facilite les liaisons. Plusieurs commissariats sont installés dans la capitale. On peut citer ceux de l'hôtel Terrasse, avenue de la Grande-Armée, celui de l'hôtel Cayré, boulevard Raspail, etc. Autre commissariat très important, celui de Dijon, siège d'un poste Abwehr dont la compétence s'étend jusqu'en Suisse et en Belgique. Pour le Nord de la France (Départements du Nord et du Pas de Calais), le siège de la GFP se trouvait à Bruxelles, rue de la Traversière.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Les cadres sont des policiers de métier (Kripo, Gestapo) mobilisés dans la Wehrmacht. Également mobilisés, les agents allemands de base ont été choisis pour leur connaissance du pays et de la langue. Enfin, la GFP recrute sur place des enquêteurs indigènes fort bien payés qui pénètrent les mouvements de résistance.

Quelques membres[modifier | modifier le code]

Réorganisations[modifier | modifier le code]

En mai 1942, le Höherer der SS und Polizeiführer pour la zone occupée, Karl Oberg, procède à plusieurs réorganisations, afin de renforcer la répression contre la Résistance. Les chefs et les agents de la GFP passent en majorité sous le contrôle global du Sipo-SD où ils sont intégrés, avec des grades SS, dans le cadre des KdS (états-majors régionaux). Dans certains cas, exemple à Dijon, les officiers de la GFP, avec leur grade SS tout neuf, prennent le commandement du détachement local de Sipo-SD.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives Nationales
  • Service Historique de la Défense
  • Archives départementales de la Côte d'Or

Liens externes[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • 1940-1942 Les Dossiers Secrets De La Police Allemande En Belgique - Tome 1 et 2 de Charles Jean-Léon (La Geheime Feldpolizei en Belgique et dans le nord de la France).
  • The Senior Leadership Cadre of the Geheime Feldpolizei, 1939-1945 Brown Holocaut Genocide studies, 2003.