Mouvement rastafari

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le mouvement rastafari (ou « rasta »[1]) est un mouvement de pensée messianique originaire des Caraïbes. Son nom vient du ras Tafari Mekonnen (de l'amharique ras qui signifie tête mais désigne aussi un haut responsable politique), qui est couronné en 1930 negus d'Éthiopie, roi des rois, lion conquérant de la tribu de Juda, sous le nom d'Haïlé Sélassié.

Le mouvement rastafari est assimilé par certains[Qui ?] à une religion, par d'autres[Qui ?] à une philosophie ou un syncrétisme pour ses références à la Bible.

Les rastafaris conçoivent leur mouvement comme la révélation d'un mode de vie fondé sur leur loi et non comme une religion.[réf. nécessaire]

L'utilisation du terme « rastafarisme » est considéré comme dépréciatif par ses membres qui y voient une tentative des « médias de Babylone » de déprécier un mouvement dont le message mettrait en danger les institutions « corrompues » qu'ils soutiennent.[réf. nécessaire]

Historique du mouvement[modifier | modifier le code]

De nombreuses églises chrétiennes (anglicane, méthodiste, baptiste, catholique romaine, Église de Dieu[2]) sont présentes en Jamaïque, où elles regroupent plus de 80 % de la population. Environ 10 % des Jamaïcains se revendiqueraient du rastafarisme[3], mouvement apparu dans les années 1930.

La Jamaïque est une colonie britannique de 1670 à 1962. L'esclavage y est aboli en 1833. À la fin du XIXe siècle, apparaissent des mouvements éthiopianistes basés sur des lectures et interprétations de la Bible.

Marcus Garvey[modifier | modifier le code]

Le jamaïcain Marcus Garvey (né en 1887), émigré à Harlem, devient un des premiers meneurs importants de la « cause noire ». Il fait souvent allusion à l'Éthiopie dans ses discours. Il écrit par exemple  :

« Laissons le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d'Isaac et de Jacob. Nous, les Noirs, croyons au Dieu d'Éthiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges.
C'est le Dieu auquel nous croyons, et nous l'adorerons à travers les lunettes de l'Éthiopie. »[4]

Marcus Garvey est considéré comme le premier animateur du mouvement rastafari. Il annonce la « fin des souffrances du peuple africain » en mettant en avant la reconnexion des Africains outre-Atlantique avec leur racines par le double retour à la Terre promise, à la fois spirituel (rédemption biblique) et physique (rapatriement en Afrique). Mais il n'est pas le seul. En 1924, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : « Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance » (cf. Psaume 68:31)

Leonard Percival Howell[modifier | modifier le code]

Le 2 novembre 1930, Tafari Makonnen, corégent d'Éthiopie depuis 1916, est couronné negus sous le nom de Hailé Sélassié (« Puissance de la Trinité »). S'appuyant sur les chroniques du Kebra Nagast (Gloire des Rois), il revendique une filiation qui remonte au roi Salomon par la reine de Saba.

Ce couronnement est perçu par une communauté d'agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque) – Pinacle créé en 1940 dirigé par Leonard Percival Howell (né en 1898) – comme étant l'accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey. Howell serait le véritable fondateur du mouvement rastafari[réf. nécessaire]. Puisant dans le communalisme, le christianisme et une interprétation de la culture éthiopienne, Howell considère Haile Sélassié comme le « Messie ». Cultivant et diffusant du cannabis, qu'il considère comme un sacrement, Howell est emprisonné en 1934, puis est interné en 1938[3]. Pinacle est détruit par la police coloniale en 1958 et les Rastas s'installent alors à Kingston, dans le quartier de Back-o-Wall. Le nom de ce ghetto provient de sa situation géographique : il est attenant au mur d'un cimetière, et nombre de Jamaïcains craignent de s'y installer par peur des fantômes.

Au même moment différents mouvements éthiopianistes, comme le mouvement Bobo de Charles Edwards (dit Prince Emmanuel), se développent en Jamaïque. Ils affirment notamment que les ancêtres juifs (Moïse, Jésus, etc.) de Haile Sélassié étaient, comme lui, noirs et sont identifiés peu à peu sous le nom générique de rastafari.

Haile Sélassié à la Jamaïque[modifier | modifier le code]

Hailé Selassié ne s'est jamais revendiqué du rastafarisme[5]. Il effectue une visite officielle en Jamaïque en avril 1966. À son arrivée, des milliers de fidèles lui réservent un accueil triomphal. Les autorités jamaïcaines sont débordées et il a fallu chercher un médiateur : Mortimer Planno, connu pour ses enseignements. Il sera ensuite présent à chaque sortie d'Hailé Sélassié durant ce voyage. Cette visite a été pour beaucoup de Jamaïcains l'occasion de se confronter aux différentes croyances véhiculées par le mouvement, et de s'en faire sa propre idée. Ainsi, lors de cette visite, Rita Marley observant la main d'Hailé Sélassié est persuadée d'y voir les stigmates du Christ[6]. Bob Marley devient rasta cette même année 1966.

À l'occasion de ce voyage Haile Sélassié concède des terres à Shashamane, à 300 kilomètres au sud d'Addis-Abeba, aux rastafaris par le biais de l'Ethiopian World Federation (EWF) dont il est le fondateur, pour remercier les Afro-américains et Caribéens qui essayèrent de sensibiliser l'opinion au sort de l’Éthiopie après son invasion par l'Italie de Mussolini. Ce terrain est devenu pour certains rastafaris le symbole de l'unité africaine[réf. nécessaire]. Cependant, seuls quelques centaines de rastafaris (principalement de la communauté des Twelwes Tribes Of Israel) s'installeront en Éthiopie[7].

Hailé Sélassié Ier, le 1er octobre 1963 à Washington.

Développement du mouvement après la fin des années 1960[modifier | modifier le code]

Back-o-Wall est rasé le 12 juillet 1966. Un certain nombre de rastafaris[Combien ?], s'installent alors dans les ghettos de Kingston, comme Trenchtown.

Des musiciens[Qui ?] de rocksteady puis de reggae, jusque-là généralement proches de la soul américaine et des églises, tentent de transmettre le message rastafari dans leurs chansons. Par le biais du reggae, jusqu'alors méprisé par les producteurs et distributeurs de l'île, l'industrie musicale commence à diffuser le message rastafari. Le style des trois tambours nyahbinghi, joué lors des cérémonies rastafaries, se répand (Bob Marley en tire une chanson, Selassie Is The Chapel). À partir de 1970, le rastafarisme devient dominant dans le reggae que Bob Marley fait découvrir au monde. Les rastafaris commencent alors à être reconnus en Jamaïque[réf. nécessaire], malgré la répression qui frappe la détention de chanvre, punie du bagne en Jamaïque[réf. nécessaire].

Évolutions récentes[modifier | modifier le code]

Si les rastafaris perdent de l'influence chez les jeunes Jamaïcains après la disparition de Marley en 1981, ils restent très présents et semblent faire un retour dans le reggae à partir de 1994 avec Garnett Silk, Buju Banton, Tony Rebel, Mutabaruka, Sizzlaetc. De nombreuses et différentes tendances rasta cohabitent en Jamaïque et sont parfois contradictoires. Les Bobo Ashanti, les Emmanuelites, les Ites, notamment, ainsi que des courants chrétiens plus traditionnels.

L'organisation des Douze Tribus d'Israël tente de fédérer les rastafari, mais sans réel succès. En 1997, un parti d'obédience rastafari cherche même à se présenter aux élections[Où ?].

Le mouvement rastafari permet à des Jamaïcains pauvres de retrouver une dignité et de donner un sens à leur vie difficile. Cela peut s'affirmer à travers une volonté de retour à une identité africaine par-delà la période coloniale.

Croyances, culture et pratiques rastafaries[modifier | modifier le code]

Influence biblique[modifier | modifier le code]

La culture rastafari est marquée par diverses influences bibliques, comme le concept de Babylone.

Les rastafari utilisent la King James Bible des Anglicans, mais remettent en question certains passages[réf. nécessaire] qu'ils considèrent réécrits à l'avantage des «Blancs». Ils utilisent aussi le Livre aux sept sceaux, texte éthiopien de 1961[réf. nécessaire].

Les fondements de la culture rastafari entendent se trouver dans la Bible, dans laquelle ils se reconnaissent. Ainsi, la coutume veut que la première occupation d'un rastafari au lever soit la lecture d'un chapitre de la Bible, selon l'adage : «'A chapter a day keeps the devil away » (un chapitre par jour tient le diable éloigné).

Certains passages de la Bible sont très importants dans les croyances rastafaries. Ainsi, le deuxième exode à Babylone et la première destruction du temple de Jérusalem sont pour les rastafaris la représentation de leur exil d'Afrique, esclaves des Européens, modernes Babyloniens. Ainsi s'explique le concept de Babylone. qui s'étend à tous les aspects de la société, comme le matérialisme, l'argent, le capitalisme, la police...

Pratiques[modifier | modifier le code]

Progressivement, beaucoup de rastafaris ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (comme les peyotes chez les juifs européens orthodoxes[réf. nécessaire]). Des « locks » (nattes) ou «dreadlocks» (de dread, crainte) se forment lorsque les cheveux non peignés ou non brossés sont lavés avec des produits naturels.

Les rastafaris suivent en principe un régime strict composé de graines germées, de noix, de légumes et de fruits qui exclut toute nourriture animale. L'ensemble forme le style de vie livity.

Leurs couleurs sont celles de l'Éthiopie impériale (rouge, jaune et vert frappées du Lion de Juda).

Vœu de Nazarite[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2010). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Un exemple de l'influence biblique est le vœu de nazarite (Nombres 6:1-21) auquel les Rastafaris se réfèrent souvent[8]. Ce sont en particulier :

  • ne pas se couper, ni se coiffer les cheveux, ce qui entraîne l'apparition de dreadlocks ;
  • ne pas consommer de viande (végétarisme) ;
  • ne pas consommer de produit de la vigne ni aucun alcool.
Communauté des Douze tribus d'Israël à Shashamané en Éthiopie

Le texte des Nombres précise quand et comment le vœu doit s'achever, en particulier, si un Nazarite croise un homme mort. On retrouve cette idée dans un certain nombre de chansons, illustrée par cette phrase : « rasta don't go to no funeral » (le rasta n’assiste à aucune funérailles).

L'application stricte de ce vœu au mode de vie rasta n'est pas sans être discuté. En effet, les démarches à effectuer pour rompre le vœu montrent qu'il ne saurait s'appliquer identiquement de nos jours[9]. Ensuite, ce vœu est bien censé être temporaire (sept ans), alors que le mode de vie rasta lui devrait pouvoir se pratiquer toute sa vie durant.

Ainsi, un autre point caractéristique des Nazarites est le port des dreads, port qui est source de beaucoup de polémiques.[réf. nécessaire] Le débat de savoir si les dreads sont nécessaires à un rasta est encore important de nos jours. Ainsi, certains rastas pensent qu'un rasta sans dreads n'en est pas un, d'autres, comme les membres des Twelve Tribes of Israël ou les Morgan Heritage (notamment avec le titre Don't Haffi Dread To Be Rasta) pensent le contraire. Le port des dreads est une mode installée dans les ghettos de Kingston par une génération de rastas apparue après la destruction du Pinacle. Le port des dreads n'était pas initialement la marque des adeptes de rasta, qui étaient alors les barbus car ils se laissaient pousser la barbe. De nombreux rastas[Qui ?] pensent que cette coiffure ne codifie plus l'appartenance à leur mouvement.

Régime Ital[modifier | modifier le code]

Les rastafaris suivent en général un régime appelé Ital, et dont la norme est végétarienne ou végétalienne/végane, afin de ne pas faire du corps un « cimetière » [10]; ils évitent aussi d'absorber de la nourriture qui a été artificiellement préservée, aromatisée ou altérée chimiquement. Cette pratique dans le rastafarisme se réfère à des écrits bibliques:

« Dieu ajouta : « Or, je vous accorde tout herbage portant graine, sur toute la face de la terre, et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbres par le développement du germe. Ils serviront à votre nourriture. » »

— La Genèse 1:29 [11].

« « Et aux animaux sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre et possède un principe de vie, j'assigne toute verdure végétale pour nourriture. » Et il en fut ainsi. »

— La Genèse 1:30 [11].

Cannabis[modifier | modifier le code]

Pour les rastafaris, le cannabis (aussi appelé ganja, herb, sinsemilia, kaya, beuh ou weed) est une herbe sacrée dont la consommation permet à l'âme de s'élever. Ils le jugent inoffensif [12] et demandent sa légalisation.

Concepts et pensées[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucune doctrine rasta écrite, ni même de synthèse générale. Les concepts de la spiritualité rasta sont plutôt variés et de tradition orale.

Les Rastas estiment que leurs racines sont en Afrique, dont ils auraient été arrachés pour être mis en esclavage dans la Babylone moderne. Ainsi, l'accomplissement des Écritures impliquerait le retour à la terre promise qu'est pour eux l’Éthiopie. Cette référence à l’Éthiopie, et non Israël, comme terre promise est justifiée par la tradition selon laquelle la Reine de Saba serait une souveraine éthiopienne, nommée Makeda, qui aurait rencontré à Jérusalem le roi Salomon dont elle aurait eu un fils, Menelik. Selon les mêmes traditions, l'Arche d'alliance qui contiendrait les tables de la loi et le bâton d'Aaron, se trouverait aujourd'hui dans une chapelle de l'Église orthodoxe éthiopienne.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Le chanteur et guitariste de reggae Bob Marley, en concert à Zurich (Suisse) en 1980. Par sa célébrité internationale, il attira l'attention du public et des médias sur le mouvement rastafari.

Le mouvement rasta se veut de rébellion et de libération des consciences. Ainsi, le vocabulaire et le parler font intimement partie des champs de bataille du mouvement. C'est ainsi que les rastas ont développé un nombre important de jeux de mots plus ou moins évidents qui ont autant de façons de marquer et de frapper les esprits sur les concepts qu'ils soutiennent. Ceci tend à créer un patois propre à la culture rasta, permettant aux différents initiés de se reconnaître et de communiquer entre eux. On peut en proposer une liste non exhaustive:

  • Les rastas rejettent tout le vocabulaire en -isme, comme capitalisme, communisme, christianisme, etc. Ces mots sont vus comme inspirés par «Babylone».
  • L'usage du pronom I et surtout du pronom I n I pour désigner le locuteur est une habitude extrêmement répandue parmi les rastas qui considèrent chaque personne comme étant l'élément d'un tout. Dans la tradition, la moitié de la Bible n'a pas été écrite, et réside dans le cœur de l'Homme. Les deux I représentent ainsi le soi commun pour le premier, et, pour le second, le soi divin, en connexion avec Jah. Beaucoup d'autres expressions rastas font ainsi référence à ce concept, comme « each and everyone », et le fameux « stick a bush », qui a inspiré un titre homonyme des Gladiators, littéralement : every hoe has its stick in the bush (chaque feuille a sa place sur le buisson).
  • Inity au lieu de Unity (unité), le pronom « you » marquant l'exclusion. Mais aussi « I » comme « high », élevé, subtil : « Car le I est droit, et le U est tordu » (Barry Chevannes).
  • Overstand au lieu d’Understand (comprendre), understand signifiant littéralement « se tenir en dessous » et donc « se soumettre ».
  • Shitstem au lieu de system (système).
  • Politricks pour politic (politique).
  • Iration pour creation (création).
  • Ital pour vital (vital).
  • Selassie I, pour Selassie.
  • How high you? pour How are you? (comment vas-tu?)

En français aussi,on peut avoir ce genre de déformation:

  • RéincarnaSion au lieu de réincarnation. Sion est le nom de la Terre Promise et serait le Paradis sur Terre (pour les rastas, il s'agit de l'Éthiopie).

Musique[modifier | modifier le code]

Le message rastafari s'est diffusé en partie à travers la musique reggae, pourtant bannie de certaines communautés.

La présence de jeunes ruraux dans les ghettos de la Jamaïque a joué un rôle. On est ainsi progressivement passé du ska, au rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggae[réf. nécessaire]. On constate ce changement avec des artistes comme Ken Boothe, Wailers ou encore Max Romeo. Enfin, Bob Marley et ses suivants ont permis la diffusion du reggae et des principes rastas dans le monde entier.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Le roman graphique Dispersés dans Babylone, scénario et dessin de Jérémie Dres, 183 pages, Gallimard, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'au milieu du XXe siècle, rasta était l'abréviation de rastaquouère. Ce sens tend à se perdre avec la montée du mouvement rastafari, mais une certaine confusion entre les deux sens persiste parfois de nos jours, par exemple quand on qualifie de rasta l'apparence d'une personne.
  2. Ainsi que l’Église éthiopienne orthodoxe depuis 1997.
  3. a et b D'après, ce compte rendu en lien.
  4. Voir en ligne une compilation des textes de Marcus Garvey.
  5. http://en.wikisource.org/wiki/Haile_Selassie_Christmas_Interview_with_Dr._Oswald_Hoffman
  6. Marley (film).
  7. Sur ce sujet, voir de Giulia Bonacci [2010].
  8. (en) James Chimpweya, « The Rasta and the Nazarite Vow », Nation on Dunday,‎ 5 novembre 2010 (lire en ligne)
  9. Nombres 6 (lire en ligne), versets 13-21
  10. http://books.google.com.br/books?id=BSxNwCzMZ3wC&pg=PA81&lpg=PA81&dq=%22Ital+food%22&source=web&ots=b7pkbu-ZR1&sig=bByHO5ikAljrqBpUT8yNh7SRPiI&hl=en&sa=X&oi=book_result&resnum=8&ct=result#v=onepage&q=%22Ital%20food%22&f=false
  11. a et b http://www.sefarim.fr/
  12. Selon plusieurs études, le cannabis ne serait pas plus nocif que le tabac pour les adultes, mais désastreux pour le développement neuronal des adolescents, voir cet article dans Le Monde.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giulia Bonacci, «Le “rapatriement” des rastafaris en Éthiopie. Éthiopianisme et retour en Afrique, Annales d'Ethiopie, 2002, en ligne sur Persée.
  • Giulia Bonacci, Exodus! L'histoire du retour des rastafariens en Éthiopie, préface de Elikia M'Bokolo, Paris, L’Harmattan, 2010, 538 p.
  • Horace Campbell, Rasta et résistance: de Marcus Garvey à Walter Rodney, préface de Jérémie Kroubo Dagnini, Camion Blanc, 2014, 580p.
  • Lloyd Bradley, Bass Culture, quand le reggae était roi, 2000
  • Barry Chevannes, Rastafari: Roots and Ideology, Syracuse University Press, 1994, 298 p.
  • Jérémie Kroubo Dagnini, «Rastafari: Alternative Religion and Resistance against "White" Christianity», Etudes caribéennes, n°12, 2009, en ligne.
  • Jérémie Kroubo Dagnini, «Entretien avec Barry Chevannes : Remembering Rasta Pioneers», Journal of Pan African Studies, vol.3, n°4, 2009, en ligne.
  • Jérémie Kroubo Dagnini, Vibrations jamaïcaines. L'Histoire des musiques populaires jamaïcaines au XXe siècle, Camion Blanc, 2011, pp. 251-326
  • Boris Lutanie, Introduction au mouvement rasrafari, Paris, L'Esprit frappeur, 2003, 53 p.
  • Boris Lutanie, Jah Rastafari - Abécédaire du mouvement rasta, Poitiers, Le Chat noir, 2007, 95 p.
  • Laurent Lavige, Carine Bernardi, Tendance rasta, 10/18, 2003, compte rendu de l'ouvrage en ligne.
  • Moise Culture, Zion : la foi des rastas, L'Harmattan, 2003, 194 p.
  • Youmin Ho-Sing-Ming, Le mouvement rasta à la Jamaïque. Approche sociologique, maîtrise de sociologie, Université de Bordeaux II, 1983. 231 p. ouvrage disponible sur ce lien.
  • Youmin Ho-Sing-Ming, "Le mouvement rasta à la Jamaïque : de sa naissance à nos jours", DEA de sociologie, Université de Bordeaux II, 1984. Ouvrage disponible à partir de ce lien

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]