Galeries Lafayette Haussmann

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48° 52′ 24″ N 2° 19′ 56″ E / 48.8733, 2.33222 ()

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Balcons et coupole des Galeries Lafayette, à Noël 2009.

Les Galeries Lafayette est un grand magasin de Paris situé boulevard Haussmann dans le neuvième arrondissement. En 2009, il a réalisé plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires[1], devançant Harrod's à Londres, Bloomingdale's à New York et Isetan à Tokyo[1]. Il appartient à la branche Galeries Lafayette/Nouvelles Galeries du Groupe Galeries Lafayette.

Au cours de l'année 2009, les Galeries Lafayette ont reçu environ 25 millions de visiteurs, soit 100 000 clients quotidiens, sur une surface de vente de 70 000 m²[1].

(M) Ce site est desservi par les stations de métro Chaussée d'Antin - La Fayette et Havre - Caumartin.
(RER) La station Auber du (RER)(A) dessert également les Galeries Lafayette Haussmann.

Historique[modifier | modifier le code]

Sapin de Noël 2012.

Les débuts[modifier | modifier le code]

En 1893, Théophile Bader et Alphonse Kahn, deux cousins alsaciens, s'associent et reprennent un commerce de Nouveautés.

En 1894 ils ouvrent le magasin Les Galeries Lafayette à l'angle de la rue La Fayette et de la rue de la Chaussée-d'Antin, plus de quarante ans après Le Bon Marché. Le magasin est idéalement placé à proximité de l'Opéra Garnier, des grands boulevards et de la gare Saint-Lazare. Très vite, il attire les employées de bureaux et la petite et moyenne bourgeoisie.

En 1896, la société achète la totalité de l'immeuble du 1, rue La Fayette et, en 1903, les immeubles des 38, 40 et 42, boulevard Haussmann ainsi que le 15, rue de la Chaussée-d'Antin. Georges Chedanne puis Ferdinand Chanut sont chargés de l'agencement de ces nouvelles acquisitions. En 1912, la coupole art-nouveau des Galeries Lafayette est terminée comme l'explique l'exposition « 100 ans sous la Coupole » sous la direction de Florence Brachet Champsaur célébrant le centenaire de cet ouvrage en novembre 2012.

Un magasin de luxe[modifier | modifier le code]

En 1900, la marque Aux Galeries Lafayette est déposée.

En 1908, le premier magasin situé sur le boulevard Haussmann est ouvert.

En , le nouveau magasin est inauguré. Il est composé de 96 rayons, d'un salon de thé, d'une bibliothèque et d'un salon de coiffure. Il a cinq étages, des balcons et une grande coupole. Celle-ci, inspirée par le style byzantin, a 33 mètres de hauteur, est constituée de dix faisceaux de vitraux peints, enserrés dans une armature métallique richement sculptée de motifs floraux. Les balustres des étages inférieurs, ornées de feuillages, sont signées Louis Majorelle, à qui l'on doit également la rampe d'escalier. Selon les vœux de Théophile Bader, une lumière dorée, venant de la coupole, inonde le grand hall, avec son escalier d'honneur, et fait scintiller la marchandise. Au sommet du bâtiment, une terrasse permet de découvrir Paris et sa nouvelle Tour Eiffel. Les vitrines jouent un grand rôle dans cette mise en scène : elles doivent éveiller toutes les envies et tous les désirs. Tout est fait pour que le client se sente bien et ait envie d'acheter.

Les Galeries Lafayette décorées pour la visite des souverains britanniques à Paris en avril 1914.

Le magasin est tout entier dévoué à la nouveauté et à la mode. La démocratisation de la mode est en marche et le succès est au rendez-vous. Puis le magasin diversifie son offre : aux rayons traditionnels sont ajoutés la confection pour homme, l'ameublement, les jouets, les arts de la table.

Le 19 janvier 1919, Jules Védrines pose son avion, un Caudron G III, sur la terrasse.

L’après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la grande dépression qui suivit la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, les années 1950 voient la reprise.

De nombreuses opérations commerciales apparaissaient, comme la venue d'Édith Piaf, qui accepte de venir chanter en 1950 alors qu'elle est la star préférée des Français. En 1953, les Galeries Lafayette inaugurent une nouvelle conception du commerce en lançant la première d'une longue série d'expositions. En 1958 sont lancés « les 3J », des articles d'actualité et de bonne qualité mis en vente à des prix exceptionnellement bas pendant trois jours.

Entre 1952 et 1956, les premiers escalators sont installés, les halls intérieurs sont supprimés et deux étages sont ajoutés.

Des années 1960 à 2000[modifier | modifier le code]

En 1969, un nouveau magasin, réservé à la mode masculine, est construit de l'autre côté de la rue de Mogador.

Les Galeries Lafayette s'imposent comme un acteur important dans la création et révèlent à chaque saison de nouveaux talents en mettant à leur disposition de petites boutiques dans le magasin. C'est le cas de Daniel Hechter, Pierre Cardin, Cacharel, Yves Saint Laurent, entre autres.

En 1974, on démonte l'escalier d'honneur et, en 1984, le rez-de-chaussée central est modifié afin d'ouvrir des boutiques de prestige.

À partir de 1975, les Galeries Lafayette Haussmann, avec leurs 47 800 m2 de surface de vente, occupent la première place française en réalisant un chiffre d'affaires supérieur à celui du Printemps, du BHV Rivoli, de la Samaritaine et du Bon Marché.

En 1980, le magasin affirme encore davantage sa vocation pour la mode en créant le Festival de la Mode qui rencontre un franc succès.

Les Galeries pendant Noël 2004.

En 1996, les Galeries Lafayette fêtent leur centième anniversaire. Pour l'occasion, quelques grandes marques rééditent un de leurs grands classiques.

En 2009, une surface de vente dédiée aux chaussures pour femmes est ouverte au 1er sous-sol, sur une superficie de 3 000 m2. Cela en fait le second plus grand magasin du monde en matière de chaussures, derrière le magasin Selfridges de Londres.

En 2010, ouvre une Bordeauxthèque, plus grande cave de Bordeaux au monde (1 500 références)[2].

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

De nos jours, le magasin est en permanente évolution et modernisation[3].

Les Chinois arrivent aujourd'hui en tête de la clientèle étrangère des Galeries Lafayette Haussmann, devançant les Américains et les Japonais. Depuis le 1er septembre 2009, elles ont doublé leur chiffre d'affaires réalisé par la clientèle chinoise. Celle-ci, selon le magasin, achète principalement des parfums et des accessoires et affectionne tout particulièrement le luxe et le savoir-faire à la française. Pour les accueillir, le magasin a mis en place une équipe composée d'une douzaine de collaborateurs parlant mandarin et cantonais. Des plans en chinois et des trousses d'accueil spéciales ont été conçus pour faciliter la découverte du magasin par les Chinois.

En 2005 :

  • Chiffre d'affaires HT : 1 621 7 millions d'euros
  • Effectifs: 12 022
  • Nombre de magasins: 63, dont 10 affiliés

L'enseigne compte 5 magasins hors de France : Berlin, Casablanca, Dubaï, Jakarta et, depuis 2013, Pékin.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film Les Chinois à Paris de Jean Yanne, sorti en 1974, une armée d’occupation chinoise investit les Galeries Lafayette : « Le quartier général des forces chinoises sera donc installé dans un grand magasin de la capitale, sur la rive droite. La situation centrale de l’établissement, ses dimensions et son absence de cloisonnement ont joué en faveur de ce choix. Cette structure, a déclaré le haut-commissaire chinois, a le double avantage de favoriser la vie communautaire et de permettre une surveillance plus facile. Tout le matériel et les marchandises contenus dans le magasin seront déménagés par les troupes chinoises ».

Dans le film Peur sur la ville avec Jean-Paul Belmondo une scène de poursuite mémorable s'effectue sur les toits et à l'intérieur du magasin. pendant que des coups de feu retentissent, un message sonore en forme de leitmotiv est entendu : « Il se passe toujours quelque chose aux Galeries Lafayette ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galeries Lafayette Hausmann Art Nouveau.jpg
Galeries lafayette 2012, le toit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Galeries Lafayette. Dans les coulisses d'une machine à vendre », Le Monde Magazine, 19 décembre 2009, p. 29
  2. Christian Seguin, « La Bordeauxthèque, l'ambassade de tous les vins de Bordeaux », sur sudouest.fr,‎ 8 mai 2010
  3. les secrets d'un succès lesechos.fr 21 juin 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Candice Asseraf, La Fonction achats dans les grands magasins : les Galeries Lafayette, mémoire de DESS de Gestion des entreprises, Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1, 2004, 41 p.
  • Mylène Bouteville, Galeries Lafayette : une étude Eurostaf, Eurostaf, Paris, 2002, 65 p. (ISBN 2-7484-0222-7)
  • Galeries Lafayette, DAFSA, Paris, 1986, 49 p.
  • Carole Garlet, Le Match des grands magasins Galeries Lafayette-Printemps Haussmann : 1965-2001, mémoire de maîtrise d'histoire économique et sociale, Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1, 2002, 88-[15]-93 f.
  • Max Heilbronn, avec Jacques Varin, Galeries Lafayette, Buchenwald, Galeries Lafayette, Economica, Paris, 1990, 170 p. (ISBN 2-7178-1805-7)
  • Stéphane Lauer, « Galeries Lafayette. Dans les coulisses d'une machine à vendre », Le Monde Magazine, 19 décembre 2009, p. 28-35
  • Philippe Verheyde, Les Galeries Lafayette 1899-1955 : histoire économique d'un grand magasin, mémoire de maîtrise d'histoire, Université de Paris 8, 1990, 164 p.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Bienvenue au grand magasin, film documentaire réalisé par Julie Bertuccelli, ADAM, 1999, 2 x 52' (VHS)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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