Léon Geismar

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Léon Geismar

Description de cette image, également commentée ci-après

Léon Geismar en uniforme de gouverneur général.

Naissance 15 juillet 1895
Dambach-la-Ville
Alsace-Lorraine
Décès 11 mai 1944 (à 49 ans)
Casablanca
Nationalité Drapeau de France France
Profession Administrateur colonial
Formation École coloniale

Léon Geismar (1895-1944) est un administrateur colonial français, gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF).

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Jeunesse

Léon Geismar dans sa jeunesse.
  • Son père Félix Geismar, né à Dambach-la-Ville en 1858, descend, comme tous les Geismar de Dambach, des Geismar de Grussenheim (Haut-Rhin) où ils étaient établis depuis le XVII siècle. Il est décédé en 1919.
  • Sa mère Céline Weyl (1865-1941) est originaire de Benfeld,(Bas-Rhin).
  • Léon Geismar est né le 15 juillet 1895 à Dambach-la-Ville, il est décédé à Casablanca le 11 mai 1944.
  • Sa fille Martine Doucet (1927-1974).
  • Paul Geismar[1], son frère aîné, engagé volontaire dans l'armée française a été tué près d'Arras le 30 juin 1915, il a été décoré de la Médaille militaire à titre posthume.
  • Il était le neveu du général de brigade Gédéon Geismar, et le cousin germain de Max Hymans, Président d'Air France.

Il étudie la médecine à Strasbourg. Le 1er avril 1914, il est enrôlé dans un régiment allemand, le 132e Régiment d'Infanterie, l'Alsace faisait alors partie de l'Empire allemand. En septembre 1914, il déserte l'armée allemande à Sarrebourg pour rejoindre l'armée française. Il est envoyé dans un camp de prisonniers à Clermont-Ferrand, puis il s'engage dans l'armée française.

L'armée française se méfiait des déserteurs alsaciens en qui elle voyait de possibles espions, c'est pourquoi il fera toute la guerre en Orient. Il participera ainsi à la Bataille des Dardanelles, comme médecin auxiliaire, puis comme médecin-major. Il y obtiendra la médaille militaire avec deux citations, car, bien que gravement blessé lui-même, il refusera d'être évacué avant l'ensemble des blessés.

[modifier] Carrière dans l'administration coloniale

Marguerite Mouneyres.

Après la guerre, Léon Geismar ne reprend pas ses études de médecine et entre à l'École coloniale le 1er novembre  1919. Licencié en droit, il gravit rapidement les échelons de l'administration coloniale. Sa première affectation est Bamako en 1921.

  • Il parlait couramment le français, l'allemand, et l'anglais, il comprenait le portugais, le néerlandais, et l'italien. Plus tard il apprendra le haoussa.
  • Le 9 août 1926, il épouse Marguerite Mouneyres (1907-1980). Marguerite Mouneyres était la fille de Léopold Mouneyres, polytechnicien, membre du cabinet civil du général Galliéni, et de son épouse la nièce de la dernière reine malgache, la reine Ranavalona III. De cette union naîtra en 1927 une fille Martine, qui épousa le professeur de médecine Jean Doucet, spécialiste des maladies tropicales à Dakar. Elle est décédée en 1974.
  • Léon Geismar fut l'organisateur, en qualité d'administrateur général, de l'Exposition coloniale de 1931, sous la présidence du maréchal Lyautey. Cette exposition atypique par son emplacement à l'est de Paris, contrairement à toutes les expositions universelles, reçut du 15 mai au 15 novembre trente cinq millions de visiteurs[2],[3].
  • De 1933 à 1936, il effectue différentes missions pour le compte du gouvernement afin d'étudier les améliorations à apporter dans les colonies françaises, le gouvernement lui demande de réfléchir sur l'avenir des colonies, ce problème n'était donc pas ignoré des hommes politiques, mais il y avait toujours une question plus urgente à traiter.

[modifier] Rôle durant la Seconde Guerre mondiale

Réunion de gouverneurs au Musée des Colonies, à Paris.
Le gouverneur général Léon Geismar accueillant le général de Gaulle à sa descente d'avion lors de sa première visite à Dakar, en 1943.

Révoqué par le Gouvernement de Vichy, Léon Geismar est emprisonné à Casablanca. Lorsqu'en mars 1943 l'AOF fut libérée, il retrouve son grade de gouverneur des colonies le 7 avril 1943, puis son poste de secrétaire général de l’AOF le 20 juillet 1943, faisant fonction de gouverneur général.

Il reçut le général de Gaulle à Dakar en 1943, lors du premier voyage de celui-ci en Afrique noire.

Il assiste, du 30 janvier au 8 février 1944, à la demande du général de Gaulle, à la conférence de Brazzaville avec 40 autres gouverneurs des colonies. En effet, il était considéré comme un spécialiste des conditions d'évolution des colonies, compte tenu des missions d'étude qui lui avaient confiées sur ces questions.

Le 23 mars 1944, son poste a été pourvu d’un intérimaire, en raison de ses problèmes de santé, dus aux très graves sévices subis lors de son incarcération. Il meurt à Casablanca le 11 mai 1944 à l'âge de 49 ans[5].

Il a été inhumé à Casablanca en présence de René Pleven, Commissaire aux Colonies du Comité français de la Libération nationale (CFLN), et de son cousin Max Hymans, alors directeur des transports aériens du Comité français de la Libération nationale (CFLN).

[modifier] Décorations

[modifier] Écrits

  • Colonie du Sénégal : Recueil des coutumes civiles des races au Sénégal, Imprimerie du Gouvernement du Sénégal, Saint-Louis, 1933
  • « L'action gouvernementale et les coutumes indigènes en AOF », Outre-Mer, année 1934, 2e trimestre, p. 157-166

[modifier] Notes et références

  1. C'est la raison pour laquelle son cousin germain, Max Hymans donnera à tous ses fils, comme deuxième prénom, celui de Paul.
  2. Il s'agit du chiffre officiel donné à l'époque par le gouvernement français, il est actuellement mis en doute par des historiens qui l'estime plutot à cinq millions de visiteurs
  3. Il en reste le magnifique bâtiment, de style art déco, devenu aujourd'hui la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
  4. Robert Cornevin, Histoire du Togo, Berger-Levrault, Paris, 1962, p. 349
  5. Ses conditions de détention ont été épouvantables, bien qu'il ne se soit pas plaint, la conséquence en a été une mort prématurée à l'age de 49 ans. Sa fille a été violée, durant son internement et n'a jamais pu retrouver un équilibre total. Source : Eva Doucet, son arrière-petite-fille.

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Françoise Job, « Léon Geismar, gouverneur des colonies », Archives juives, février 2005, vol. 38

[modifier] Liens externes

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