Blienschwiller

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Blienschwiller
Blienschwiller et son vignoble en automne. Derrière le village, le grand cru Winzenberg.
Blienschwiller et son vignoble en automne. Derrière le village, le grand cru Winzenberg.
Blason de Blienschwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Barr
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Jean-Marie Sohler
2014-2020
Code postal 67650
Code commune 67051
Démographie
Gentilé Blienschwillerois, Blienschwilleroises
Population
municipale
338 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 32″ N 7° 25′ 09″ E / 48.342222, 7.419167 ()48° 20′ 32″ Nord 7° 25′ 09″ Est / 48.342222, 7.419167 ()  
Altitude Min. 189 m – Max. 411 m
Superficie 3,07 km2
Localisation

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Blienschwiller (alsacien Bleschwiller, allemand Blienschweiler) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Elle fait partie de la communauté de communes Barr-Bernstein, créée en 2013 par la fusion de la communauté de communes du Piémont de Barr et de celle du Bernstein et de l'Ungersberg.

Ses habitants sont appelés les Blienschwilleroises et Blienschwillerois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blienschwiller est un petit village viticole du Piémont des Vosges alsacien. Il est situé sur la route des vins d’Alsace, à mi-chemin entre Strasbourg et Colmar, à dix kilomètres de Sélestat.

C'est un village-tas groupé autour de la placette de la Fontaine et des bâtiments communs. L'église domine le village au sud sur un petit épaulement.

Le bâti est resté très stable. Il comprend notamment une belle série de maisons à colombages du XVIIIe siècle. En 1911, un quartier a brûlé au centre du village sans être jamais reconstruit.

Aujourd'hui, le village s'est étendu de quelques maisons à l'ouest, rue du Bernstein, et d'un lotissement à l'est, les Muhrmatten.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Blienschwiller
Nothalten Epfig
Hohwarth Blienschwiller Kogenheim
Saint-Pierre-Bois Dambach-la-Ville Ebersmunster
Ebersheim

Blienschwiller est situé au cœur d’un triangle, à dix kilomètres de Barr (son chef-lieu de canton), Sélestat (sous-préfecture) et Villé (vers les Vosges à l’ouest). Le village est aussi à mi-chemin entre Strasbourg et Colmar, les deux préfectures du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. A l’ouest, un petit col permet d’accéder à la vallée de Villé. Le vallon du Blienschbach débouche sur le village qui se trouve à l’ombre de l’Ungersberg (sommet gréseux des Vosges moyennes qui culmine à 901 mètres) et s’appuie, au nord, sur le Winzenberg, une colline granitique. Au sud se trouve Dambach-la-Ville et le massif du Bernstein et à l’est Epfig, deux bourgs plus importants.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Blienschwiller se trouve à un ancien carrefour : celui de la RD (route départementale) 35, la Route des Vins d’Alsace, et de la RD 203. La première suit peu ou prou l’ancienne voie romaine du Piémont des Vosges. La deuxième est une voie d’accès secondaire à la vallée de Villé par le Blienschbachthal. Blienschwiller n’a pas de gare. La plus proche est à Dambach-la-Ville, sur la ligne Strasbourg-Molsheim-Sélestat. Le village est desservi six jours sur sept par la ligne 501 du Réseau 67 du Département du Bas-Rhin qui permet de se rendre jusqu’à Sélestat. Trois aéroports ne sont pas trop éloignés du village : l'aéroport de Strasbourg Entzheim (30 kilomètres au nord), l'aéroport de Lahr-Forêt-Noire (à 70 kilomètres, dans le Bade-Wurtemberg) et l’aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg (90 kilomètres au sud). Par ailleurs, la Véloroute du vignoble d'Alsace (EuroVelo 5) traverse le village.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le Piémont des Vosges est situé sur une série de micro-failles en marge du fossé d'effondrement du bassin rhénan. A Blienschwiller, la roche dominante des collines sous-vosgiennes est un granite à deux micas - celui qu'on retrouve pour le grand cru Winzenberg. Il s'agit d'un terroir granitique avec une excellente exposition sud-sud-est (cépage de référence : le riesling mais on trouve aussi de très beaux gewurztraminers et pinots gris). En contrebas, on retrouve principalement des colluvions issues des arènes granitiques. Le ban de la commune fait 307 hectares, plus d'un tiers est couvert de vignes qui produisent des vins AOC. Blienschwiller bénéficie notamment d'une appellation communale pour le sylvaner.

Le territoire communal a connu une exploitation de houille au XIXe siècle[1].

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Mairie-école de Blienschwiller, construite au XIXe siècle.
Fontaine octogonale.
Maison du XVIIe siècle dite Metzig.
Maison à colombages magnifiquement fleurie.
Maison du XVIIe siècle avec deux arcades(à droite) dite Metzig, à côté d'une maison à colombages construite en 1759 par Jean Jacques Meyer.
Puits du XVIIIe siècle.
Maison à colombages.
Maison où habita dans sa jeunesse monseigneur Charles Emile Freppel (1827-1891) professeur à la Sorbonne et député
La partie haute du village ou Ewerdärfel.
Le château ou Schlessel
  • Winzenberg
  • Oberberg
  • Pflintz

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Blienschwiller est traversé d’ouest en est par un petit ruisseau partiellement canalisé et couvert dans le village, le Blienschbach, encore appelé Schernetz par certains habitants. Son écoulement est continu avec un étiage à la fin de l'été. C’est un affluent de la Schernetz. Des sources existent également comme dans le Winzenberg.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat de Blienschwiller est à l’image de celui du Piémont des Vosges : semi-continental d’abri. Le village est protégé des pluies par un effet de foehn : l’Ungersberg et le massif du Bernstein notamment jouent un rôle de rempart face aux vents dominants qui viennent de l’ouest et apportent la pluie. C’est d’ailleurs cet effet de foehn qui crée le microclimat propice à la culture de la vigne.

Sentiers de découverte[modifier | modifier le code]

  • Un sentier viticole ou "Sentier du cep au verre" part de la fontaine, au milieu du village.
  • Un sentier des poètes Dìchterwaj a vu le jour en 2010. Il propose une promenade dans le vignoble et la découverte de quelques grands poètes alsaciens qui ont écrit dans leurs dialectes alsaciens respectifs ou en allemand.
  • Blienschwiller est aussi au coeur d'un réseau de sentiers balisés par le Club vosgien. Le village se trouve à proximité immédiate du GR 5, un sentier de grande randonnée qui conduit de la mer du Nord à la mer Méditerranée.
  • Le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Blienschwiller est un petit village très ancien. Des princes mérovingiens ont pu le fonder sur l'emplacement d'une ancienne villa romaine. Il est situé sur l'ancienne voie romaine du Piémont des Vosges. La chapelle Saint-Erasme (voir infra) serait un ancien petit temple (fanulum) à la déesse de la Fécondité. Il ne faut pas confondre Blienschwiller avec le village homonyme disparu non loin de Sainte-Croix-en-Plaine (Haut-Rhin).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Blienschwiller est de 823. Elle mentionne un échange de terres, sans doute déjà des vignes, entre le duc d’Alsace de l’époque et l’évêque de Strasbourg, qui a eu une influence considérable dans le village tout au long de son histoire. Le village porte, en ce début de IXe siècle, deux noms : bodolesvillare et pleanungovillare[réf. nécessaire]. Voici le texte :

« dedit igitur praedictus bernoldus episcopus ex ratione praedictae ecclesiae suae eidem erkingario ad suum proprium ad habendum in pago alsacense in villa et marcha quae dicitur bodolesvillare sive pleanungovillare omnes res quantumcumque in ipsa villa ex ratione episcopatus sui habere videbatur cum mancipiis duodecim his nominibus ello, fridalind, hildim, willaram, engilbert, odalgart, antbert, amalgart, adalgart, ragigart, regingart, adalatrud, willigart. »

[réf. nécessaire]

Le premier nom, bodolesvillare, la villa de Bodolus, fait référence à un personnage historique[réf. nécessaire]. Bodol aurait été un membre de la famille des Etichonides, les puissants ducs d'Alsace : Bodol, fils du comte Hugues, fils du duc Etichon.

Bodol (Bodolus) serait donc un neveu de sainte Odile, patronne de l'Alsace. Il aurait avec son frère Bléo (Bleonus) possédé ce qui était à l’époque la villa de Blienschwiller. Mais l’a-t-il fondée ?

Le nom de Pleanungovillare serait plus ancien[réf. nécessaire]. C’est lui qui est vraiment à l’origine de Blienschwiller, par déformation. D’après Michel Paul Urban, la première partie, pleanungo, viendrait de la racine paléo-européenne Plin/Blin, renflement, vallonnement, suivie du suffixe paléo-européen ink, auquel s’est ajouté villare.

Autre origine, pour Michel Paul Urban, in Lieux-dits, « possibilité de supposer un étymon Belenincum formé sur Belenos, nom du dieu gaulois du soleil ».

Le village aurait donc été fondé avant les Etichonides, sans doute sous les Mérovingiens, ce que confirmeraient les trouvailles archéologiques sur le site d'une ancienne villa gallo-romaine. Il est alors plausible que Blienschwiller, au départ possession des rois mérovingiens, ait été légué aux évêques de Strasbourg ; ces derniers auraient eux-mêmes cédé une partie de ces biens à Niedermünster, une autre aux Etichonides. Où l’on retrouve l’appellation Bodolesvillare (villa de Bodol).

En 823, l’évêque aurait échangé le reste de ses possessions blienschwilleroises avec Erchangar, l’héritier des princes alamans. Le prénom de Bodol disparaît d’ailleurs par la suite, pour être définitivement remplacé par le nom originel de Pleanungovillare.

Bodolesvillare ne réapparaît pas dans les archives ultérieures. Pleanungovillare évoluera au fil des siècles jusqu'à donner Blienswilre au XIIe siècle.

On peut noter un "Pluenhame" dans un texte de 720 qui recense des possessions de l'abbaye de Wissembourg mais des historiens locaux (comme Eschenbrenner) pensent que Pluenhame ne se rapporte pas à Blienschwiller et notent que Wissembourg n'apparaît jamais, ultérieurement, dans l'histoire du village.

XVe et XVIe siècles : soif de liberté[modifier | modifier le code]

À la fin du Moyen Age, Blienschwiller est partagé entre quatre coseigneurs : l'Evêque de Strasbourg, les seigneurs de Villé, les familles d'Andlau et de Hohenstein. Le village, Reichsdorf ou village d'empire, appartenait au bailliage épiscopal de Benfeld. La Ville de Strasbourg y exerçait le droit de haute justice.

La paroisse, qui relevait de l'abbaye d'Andlau, comprenait deux annexes: Nothalten et Zell (village aujourd'hui englobé dans Nothalten). L'église paroissiale était à Blienschwiller. Les trois villages ont formé une seule communauté presque jusqu'à la Révolution française.

Blienschwiller, notamment, est à l'origine et s'est le plus engagé dans le premier Bundschuh de l'histoire avec le serment de l'Ungersberg le 23 mars 1493. Les deux principaux meneurs étaient un ancien bourgmestre de Sélestat et Jacob Hanser, schultheiss de Blienschwiller.

Le complot a échoué mais ses idées révolutionnaires ne sont pas mortes. D'autres Bundschuh ont éclaté dans plusieurs endroits en Allemagne. En 1517, dans la Forêt-Noire, nombreux sont les insurgés originaires d'Alsace. Parmi eux (est-ce une preuve de la filiation entre les différents mouvements ?) plusieurs habitants de Blienschwiller sont cités.

La grande Guerre des Paysans, qui arrive en Alsace en 1525, n'a pas épargné le village. En un mois, partant d'Obernai, toutes les campagnes de la région était gagnée à la cause paysanne. Blienschwiller a fourni des partisans à la bande d'Ebersmunster. Un des chefs qui ont décidé d'affronter le duc de Lorraine à la bataille de Scherwiller, Rauler, était de Blienschwiller. Leur défaite a été sanglante. Parmi les 13 000 paysans, dit la légende, qui ont été massacrés lors de cette bataille, un certain nombre de Blienschwillerois, sans doute, avait suivi Rauler...

Terrible XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Blienschwiller n’a pas eu trop à souffrir de la guerre de Trente Ans, qui a été terrible en Alsace. Certains habitants sont morts dans les murs de Dambach-la-Ville dans les années 1630, sans doute à cause d’épidémies. Mais le village a été préservé, notamment grâce à deux Salvegardia payées à la République de Strasbourg, alliée des Suédois protestants. Le village, quoique catholique, a donc été préservé alors que, partout aux alentours, notamment dans la vallée de Villé, les campagnes alsaciennes ont été mises à feu et à sang. La population de Blienschwiller et de ses annexes Nothalten et Zell a plutôt augmenté durant la première moitié du XVIIe siècle, d’après le nombre d’hosties distribuées par les curés, alors que l’Alsace a perdu jusqu’à un tiers de sa population. Notons que les archives du village, mises en sûreté dans un couvent à Sélestat, ont été détruites dans l’incendie qui a ravagé ce dernier. La vie locale n’a pas été bouleversée par le Traité de Westphalie qui a rattaché le village à la France. Le XVIIe siècle n’était cependant pas fini pour une Alsace exsangue. Blienschwiller a souffert du passage des armées françaises, notamment de Turenne. Le curé Constantin Held, en 1681, a simplement accroché la bannière fleur-de-lysée des rois de France à la chaire : c'était lors de l'annexion de Strasbourg à la France.

Au XVIIIe siècle, le village grandit[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle n’a pas été différent des précédents même si une certaine aisance a permis aux habitants de Blienschwiller de mieux se porter, ainsi que l’attestent les nombreuses belles maisons à colombages construites ou agrandies entre 1720 et 1780. Les quatre seigneuries se partageaient toujours le village : communautés épiscopale, de Villé (les seigneurs zur Lauben), d’Andlau et de Hohenstein. L’ancienne cour colongère de Niedermünster subsistait et l’ombre de l’abbesse d’Andlau planait encore sur l’église paroissiale comme elle le faisait depuis 1352. Le tribunal local fonctionnait comme il le faisait depuis le XVe siècle et la haute justice relevait toujours de la Ville de Strasbourg. D’après un plan dressé en 1716 sur ordre de la Ville de Strasbourg, le village se divisait en trois parties. L’Oberdorf, le haut du village, avec son extension du Geissengassel, Auf der Gass avec la mairie, le corps de garde, la Metzig, le château, l’église, le presbytère, et la maison de la Raith, tout comme le relais. Enfin l’Unterdorf, le bas village. L’Oberdorf était séparé de la Gass par une porte, une seconde se trouvait à l’entrée de l’Unterdorf au début de l’Epfiger Weg (route d’Epfig). Église et château étaient ceints d’un mur et formaient un petit complexe défensif qui devait servir de refuge à la population en temps de guerre. A l’entrée sud du village, vers Dambach-la-Ville, un ouvrage défensif avec une porte servait de protection à la partie Auf der Gass.

Dans la première moitié du XVIIIe siècle encore, le village a gagné des terres cultivées vers l'ouest. Le Kuhrain a été défriché vers 1730. D'autres terres appartenaient alors à Blienschwiller : Lattenrain, Stiermatten, Rothe Hecken – qui ont été perdues depuis pour le ban communal.

Paupérisation au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le village de Nothalten, avec son annexe Zell, a existé comme commune à part entière dès avant la Révolution française, en 1787. Durant la Révolution, les habitants de Blienschwiller ont élu Jacques Gerber comme premier maire. Le village a échappé aux « punitions révolutionnaires » mais ses habitants étaient des partisans plutôt tièdes des changements. Ils ont abrité le curé réfractaire et laissé l’église vide au prêtre constitutionnel. Quand les autorités leur ont demandé la création d’une garde nationale, en 1793, les volontaires ont disparu comme par enchantement. A force de menaces, le maire s’est vu contraint de payer une très forte amende. Mais la garde, elle, n’a jamais existé que sur le papier. Toujours en 1793, le charpentier Werli, mandaté pour descendre les cloches destinées à être fondues pour faire des canons, est condamné aux travaux forcés parce qu'il traîne les pieds. Plusieurs familles ont aussi émigré, leurs biens furent vendus aux enchères.

De nombreux Blienschwillerois ont par contre participé à l’aventure napoléonienne. Parmi eux, François Joseph Bohn a fait une remarquable carrière. Héritier d’une vieille famille, il a débuté dans l’armée royale puis, sous l’Empire, a gravi tous les échelons jusqu’à commander, avec le grade de colonel, le 7e régiment de chasseurs. Il a été tué en chargeant à la tête de ses hommes le 14 juin 1809 à la bataille de Raab contre les Autrichiens qui ont été contraints de se replier.

Au XIXe siècle, Blienschwiller a d’abord connu une croissance démographique importante qui a entraîné un appauvrissement de la population. La barre des 1 000 habitants a été franchie vers 1830. Plusieurs épidémies ont marqué les esprits jusque dans la mémoire collective : fièvre milliaire ou variole. La dernière, en 1871, a fait une cinquantaine de morts (surtout des jeunes adultes) sur une population de 900 habitants.

Plusieurs boulangeries, épiceries, boucheries existaient alors dans un village qui vivait toujours essentiellement de la viticulture (qu’il faut comprendre au sens de polyculture dominée par la vigne). Les cafés occupaient une place importante : il y en avait plusieurs. Le marché du vin et la viticulture ont connu leurs heures les plus sombres à la fin du XIXe et au début du XXe siècle : annexion à l'Empire allemand, pertes de marchés, maladies de la vigne comme le phylloxéra

Toutes ces causes (pauvreté, épidémies, manque de terres viticoles), auxquelles il faut ajouter l’annexion à l'Empire allemand et les nombreux « optants » qui ont choisi la France et l’exil, ont conduit à un important exode rural entre les années 1860 et 1910. Des dizaines de familles ont quitté le village pour ne plus revenir. Les destinations : la France et Paris, la Lorraine et son bassin industriel, mais aussi l’Algérie ou les États-Unis.

XXe siècle : l'horreur des deux guerres, les promesses de l'Europe[modifier | modifier le code]

La Grande Guerre n’a laissé que peu de souvenirs – en dehors de la saignée parmi les jeunes hommes du village. 16 sont tombés.

Après le retour à la France, le monde viticole s’est organisé. Le greffage a été le remède au fléau du phylloxéra. Les vignerons se sont organisés en syndicat pour faire avancer la législation (une démarche qui n’a abouti qu’en 1962 avec la reconnaissance de l’AOC, Appellation d’origine contrôlée, pour les vins d’Alsace).

Blienschwiller a encore perdu dix hommes durant la Deuxième Guerre mondiale, des malgré-nous obligés de se battre sous l’uniforme nazi. Les combats n’ont eu lieu dans les abords immédiats du village que pour sa Libération par les Américains, le 1er décembre 1944. Anecdote qui aurait pu être tragique : le 19 octobre 1944, deux déserteurs engagés pour les vendanges tuent deux gendarmes allemands. Tous les hommes du village sont rassemblés sur la place de la Fontaine. Les responsables de la Gestapo ont menacé de tous les faire fusiller et d’incendier le village. Par miracle, il n’en a rien été.

La première Fête de la Libération n’a eu lieu qu’en 1946. Après le retour des malgré-nous prisonniers, dont certains ont vécu l’enfer des camps russes comme Tambov. Certains sont d’ailleurs morts en captivité.

Après la guerre, les vignerons de Blienschwiller ont travaillé à retrouver la qualité perdue. La reconnaissance des différentes AOC a été autant d’étapes sur ce difficile chemin : AOC Alsace en 1962, AOC crémant d'Alsace en 1976, grand cru Winzenberg en 1992. Au XXIe siècle, leur travail paie et Blienschwiller retrouve un âge d’or au cœur d'une Europe pacifiée

Généalogie[modifier | modifier le code]

Parmi les plus anciennes familles vigneronnes du village, certaines ont pu traverser les siècles. Ainsi, dans la communauté villageoise formée par Blienschwiller, Nothalten et Zell, les Bohn, Gerber, Heisch, Kieffer, Kientz, Meyer ou Straub sont cités depuis le XVe siècle. On retrouve des Kobloth, des Steinbach, des Wassler, des With vers 1550.

D'autres grandes familles : les Schwendt, originaires de Strasbourg et présents à Blienschwiller jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Certaines branches sont retournées à Strasbourg. François Etienne Schwendt a été député de Strasbourg aux États Généraux en 1789. Les Schlosser, famille de notaires elle aussi originaire de Strasbourg. Elle est restée à Blienschwiller jusqu'au début du XIXe siècle, en donnant un maire au village, puis un maire et un député au bourg voisin de Dambach-la-Ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Blienschwiller

Les armes de Blienschwiller se blasonnent ainsi :
« D'azur à la bande d'or. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1790 François Antoine Baltzer   chirurgien
1790 1793 Jacques Gerber, premier maire élu   musicien
1793 1801 François Antoine Uhrich   vigneron
1801 1820 Jean Baptiste Schlosser   notaire
1820 1846 Jean Georges Wilhelm   officier supérieur, vigneron
1846 1865 Antoine Hirth   vigneron
1865 1868 Jacques Sohler   vigneron
1868 1879 Joseph Ruhlmann   vigneron
1879 1900 Jacques Kieffer   vigneron
1900 1914 Albert Uhrich   vigneron
1914 1940 Alphonse Gerber   vigneron
1940 1945 René Metz   vigneron
1945 1953 Ernest Geiger   vigneron
1953 1977 René Bohn   vigneron
1977 2008 Jean Sperry   vigneron
mars 2008 en cours Jean-Marie Sohler[3]   Vigneron
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis Rome peut-être, le Moyen Âge assurément, l’économie de Blienschwiller est entièrement tournée vers la vigne et le vin. Les vins de Blienschwiller, à la réputation déjà solidement établie, étaient distribués dans tout le Nord de l’Europe grâce au réseau hanséatique, via l’Ill et le Rhin. Des négociants venaient des grandes villes allemandes, Cologne ou Nuremberg notamment, pour les acheter. On en retrouvait jusqu’à la cour d’Angleterre.

Aujourd’hui, plus de trente familles de vignerons produisent du vin en exploitant les vignes sur le ban du village mais aussi dans les communes voisines. Les deux tiers environ sont des vignerons indépendants qui élèvent leurs vins de propre récolte et en assurent la commercialisation mais il y a aussi des négociants et des coopérateurs. Avec les années, le tourisme est devenu une ressource importante pour le village, situé sur la route des vins d’Alsace. Il dispose d’un hôtel et d’un restaurant pour accueillir les visiteurs ainsi que de nombreux gîtes et chambres d’hôtes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
804 713 856 998 941 965 913 940 908
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
859 836 871 830 792 771 760 719 669
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635 564 509 408 426 438 432 400 379
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
386 365 350 304 292 288 286 293 333
2011 - - - - - - - -
338 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Blienschwiller a connu dans la deuxième moitié du XIXe siècle et jusqu'au début du XXIe siècle un déclin démographique d'abord rapide (épidémie de variole au début des années 1870, optants pour la France après la défaite face à l'Empire allemand, exode rural, émigration vers les États-Unis d'Amérique ou l'Algérie entre 1880 et 1910), puis plus lent. La tendance s'est inversée très récemment avec le réaménagement de vieilles demeures au centre du village et la construction de quelques maisons neuves (lotissement des Muhrmatten par exemple).

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'établissement de soin ou de santé à Blienschwiller. Les médecins, dentistes et pharmacies les plus proches se trouvent à Dambach-la-Ville ou à Epfig, deux bourgs distants de 2,5 et 5 kilomètres.

Le centre hospitalier le plus proche est celui de Sélestat, 23, avenue Pasteur.

Il existe à Blienschwiller un corps de sapeurs-pompiers. Il forme un CPI, centre de première intervention, qui dépend de l'UT (unité territoriale) 52.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Blienschwiller dépend de l'Académie de Strasbourg. La commune a créé un SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) pour la gestion du regroupement pédagogique avec le village voisin de Nothalten. Les enfants des deux villages vont à l'école maternelle à Blienschwiller et à l'école primaire à Nothalten.

Le collège le plus proche est le collège du Bernstein, à Dambach-la-Ville. Construit en 1972, rénové en 1998, baptisé en 1999, du nom du château qui surplombe Dambach-la-Ville, il compte environ 430 élèves venus de dix villages, dont Blienschwiller.

Les lycées d'enseignement général que fréquentent les Blienschwillerois sont le lycée Edouard-Schuré de Barr et le lycée Docteur-Koeberlé de Sélestat.

De nombreux fils et filles de vignerons, pour compléter le savoir-faire hérité de leurs ancêtres, suivent une formation au Lycée d'enseignement général et technologique agricole (LEGTA) de Rouffach.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les habitants de Blienschwiller sont pour la plupart catholiques. La Réforme n'a pu s'étendre au village au XVIe siècle. Même si la ville de Strasbourg, gagnée à la Réforme, y avait une grande influence, l'abbesse d'Andlau, dont la paroisse dépendait, l'a fermement conservé dans le giron catholique.

La paroisse des Saints-Innocents (Blienschwiller est la seule paroisse d'Alsace à les avoir pour saints patrons) est rattachée à la communauté de paroisses Saint-Erasme (du nom de la chapelle du village, voir infra) reconnue lors d'une célébration par monseigneur Kratz, le 22 février 2009.

Une ancienne tradition perdure à Blienschwiller : un pèlerinage est organisé pour les Rogations. La procession va du village à la chapelle Saint-Sébastien de Dambach-la-Ville.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiatives
  • Chorale Sainte-Cécile
  • Amis des orgues et de la culture
  • Amicale des sapeurs-pompiers
  • Syndicat viticole
  • Club 77 - club des jeunes du village

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église des Saints Innocents, XIIe ‑ XXe siècles.
Le mont des Oliviers, œuvre de la fin du XVIIe siècle accolée à l'église portant des statues en bois polychrome.
Chapelle Saint-Érasme (XIIe ‑ XVe siècle)
Intérieur de la chapelle d'abord dédiée à Notre Dame de la Délivrande puis à Saint Erasme.

Église des Saints-Innocents[modifier | modifier le code]

Elle aurait été construite au XIIe siècle sur le modèle de l'abbatiale de l'abbaye de Niedermunster. Subsiste de cette époque la base romane du clocher et une frise lombarde. Elle a été remaniée à la fin du XVe siècle (après avoir été incendiée en 1444 par les Armagnacs) en style gothique, au milieu du XVIIIe siècle en style baroque, au début du XXe siècle avec adjonction d'un chœur néo-roman qui comporte une magnifique fresque Art nouveau. À noter la chaire, l'orgue Rohrer de 1734 dont le buffet est classé, le Mont des Oliviers du XVIIe siècle, et une rare cloche fondue en 1474 et offerte par le curé Jean Meyer, sur laquelle figure un Christ en croix et l'inscription "S.LUCAS, S.MARCUS, S.MATHEUS, S.IOHANNES, O, REX, GLORIE, XPE, VENI, CUM, PACE, AVE, MARIA".

Chapelle Saint-Erasme[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIIe siècle, la chapelle Saint-Erasme était nommée Notre-Dame-de-la-Délivrande. Les femmes venaient s'y soigner, notamment après des accouchements difficiles, en se baignant dans l'eau d'une source aujourd'hui tarie. La chapelle a sans doute été construite au XIIIe siècle par les cisterciens de l'abbaye de Baumgarten. Elle comportait plusieurs couches de fresques hélas détruites dans les années soixante lors d'une rénovation malheureuse. Y figuraient notamment une Totentanz ou danse macabre sans doute du XIVe siècle et une couche encore plus ancienne. La chapelle prétend à une haute antiquité : elle serait bâtie sur un ancien temple à la déesse de la Fécondité. Une voie romaine passe en tous cas tout à côté.

La chapelle Saint-Erasme a donné son nom à la communauté de paroisses à laquelle appartient aujourd'hui Blienschwiller, communauté de paroisses reconnue lors d'une célébration par monseigneur Kratz, le 22 février 2009, à Dambach-la-Ville. La communauté comprend les paroisses de Blienschwiller, Dambach-la-Ville, Epfig et Nothalten.

Château ou Schlessel[modifier | modifier le code]

Blienschwiller n'a jamais eu d'enceinte fortifiée. Il y a eu quelques éléments de défense ; une porte est par exemple citée dans l'Unterdorf vers Epfig. Mais une demeure que certains datent du XIIIe siècle subsiste en contrebas de l'église : le Schlessel, petit château en alsacien. Il aurait été construit par les chevaliers de Berckheim, a passé aux Andlau, puis a été vendu à des bourgeois strasbourgeois. En 1544, le château flanqué de tours d'angle se composait de la maison, de la cour, du pressoir, des étables et des jardins. Au début du XVIIe siècle, il est acheté pour la première fois par des bourgeois du village, en l'occurrence la famille Kehr ; en 1787, il a été remanié : ses quatre tours et le chemin de ronde ont été détruits, le millésime 1787 subsiste sur une fenêtre du deuxième étage ; dans l'ancienne cour du château, une maison de 1506, qui porte un écu bûche, serait une ancienne dépendance prolongée en 1715. Un mur d'enceinte peu élevé comprend encore des meurtrières. Une couleuvrinière est encore visible. C'est aujourd'hui une maison d'habitation à la très belle cave voûtée.

Presbytère[modifier | modifier le code]

Le presbytère ou Pfàrrhüss se trouve à côté de l'église. C'est un bâtiment du tout début du XVIIIe siècle, un des plus beaux du village, qui remplace celui construit en 1585 par l'abbaye d'Andlau, de laquelle dépendait la paroisse de Blienschwiller.

Metzig[modifier | modifier le code]

Grande maison centrale qui présente un rez-de-chaussée percé d'arcades de grès. Elle date du début du XVIIe siècle : la date 1602 est gravée dans la pierre. L'ensemble est flanqué d'un porche équipé d'une porte pour piétons. Il se tenait sans doute aussi un petit marché sous les arcades. L'ancienne mairie, détruite dans la deuxième moitié du XIXe siècle, était construite sur le même modèle. Elle abritait sans doute la Laub et la Gemeindestube, citées au XVIIe siècle.

Fontaine octogonale[modifier | modifier le code]

La fontaine ou Stockbùrne se situe sur la placette de la Metzig. Elle est datée de la deuxième moitié du XVIe siècle. Elle est décorée de motifs de style gothique tardif. Au centre, le fût torsadé est surmonté d'une fleur de lys sculptée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bodol, fils de Hugo et neveu de sainte Odile, de la famille des ducs d'Alsace, qui a vécu au début du VIIIe siècle et aurait été cité dans la première mention écrite de Blienschwiller en 823, "pleanungovillare sive bodolesvillare".
  • Henricus de Blienschwiller, moine peut-être originaire du village, ou issu d'une famille noble de Haute Alsace, qui a écrit au milieu du XIIIe siècle un recueil de sermons : Sermones de tempore et de sanctis.
  • Jakob Hanser, schultheiss (prévôt) de Blienschwiller et instigateur du premier Bundschuh (serment de l'Ungersberg, 23 mars 1493). Contrairement aux autres chefs du mouvement, il a réussi à échapper aux troubles liés à l'échec du complot et a disparu, sans doute protégé par des relations au sein de la République de Strasbourg. C'est un des personnages principaux du roman d'Antoine Beck, "Le soulier lacé/La terre qui saigne".
  • Le prêtre Jean Meyer, humaniste, a été l'artisan principal de la reconstruction de l'église paroissiale dans la deuxième moitié du XVe siècle. Cet ami de Jean Geiler de Kaysersberg a appartenu au même milieu que le Leutpriester Müller de Dambach-la-Ville, l’un des maîtres de Sébastien Brant. Jean Meyger est cité en 1473, puis le 23 avril 1477, quand il a réuni quelques paroissiens pour instaurer la célébration d'un salve regina à la Saint-Martin, aux six fêtes de la Vierge et aux Quatre Temps. Il était encore curé lors de l'achèvement de la reconstruction de l'église et en 1484. Il est mort à la Trinité 1490.
  • Paul Hemmerlin (ca. 1460-1527), humaniste né à Blienschwiller. La traduction de son nom est « petit marteau », ce qui correspond à son pseudonyme latin Paulus Malleolus. Ce Blienschwillerois de naissance a fréquenté l’université d’Erfurt en 1482 avant d’acquérir ses grades universitaires de bachelier, licencié et maître ès Arts à Paris, en 1487-1488. Ami des humanistes, notamment du français Robert Gaguin, il est archiprêtre d’Andlau en 1511 jusqu'à sa mort en 1527. Il a notamment publié une édition de Térence en 1499, à Paris, sous son pseudonyme Paulus Mallealus, en reproduisant le commentaire latin du philologue italien Pierre Marsus et en ajoutant des précisions qu’Erasme a trouvés « élégantes ». Des rééditions avec ces notes ont été imprimées durant toute la première moitié du XVIe siècle.
  • Philipp Plenel ou Blauärmel, tisserand sans doute originaire de Blienschwiller, qui a donné son nom aux Philippites, un mouvement anabaptiste d'Europe centrale entre 1527 et 1540 environ.
  • Monseigneur Charles Emile Freppel (1827-1891), évêque d'Angers, où il a créé l'Université Catholique de l'Ouest, député à l'Assemblée nationale en 1880. Il s'éleva notamment contre l'instruction laïque qu'il jugeait "inutile, inefficace, et tendant au socialisme d'État", et combattit le rétablissement du divorce. Il fut réélu député du Finistère, le 14 octobre 1885, et il s'opposa notamment aux poursuites contre le général Boulanger. Économiste, il fut un défenseur du catholicisme social et influença fortement la rédaction de l'Encyclique sociale Rerum Novarum par le Pape Léon XIII. Sa famille maternelle, les Schlosser, était originaire de Blienschwiller où il a donné sa première messe, en 1849 - et a failli perdre la vie à cause d'une pierre tombée du clocher à la sortie de l'église. Église pour laquelle il a obtenu de Napoléon III une subvention impériale de 300 francs-or, en 1859. Il a participé aux travaux du premier concile du Vatican (décembre 1869-juillet 1870) et a envoyé de Rome les reliques authentifiées de saint Érasme. Sa maison natale porte une plaque commémorative.
  • L'abbé Charles Hamm (1850-1911). Nommé vicaire à Thann en 1877, il a été chargé dès son arrivée d’animer l’orgue et de réorganiser la chorale de la collégiale. Passionné par la renaissance grégorienne, il a composé lui-même de nombreux motets. C’est naturellement qu'il a eu l'idée, à Thann, après sa rencontre avec Joseph Erb, de créer l’Union Sainte-Cécile des Chorales du diocèse de Strasbourg. La première réunion a eu lieu le 21 septembre 1882 à Châtenois.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Eschenbrenner, Blienschwiller, manuscrit en allemand disponible à la mairie.
  • Jean-Marie Ernst, Blienschwiller au coeur du vignoble, éditions Coprur, 1988.
  • Anne-Marie Hickel, Blienschwiller autrefois, 1983.
  • Le patrimoine des communes du Bas-Rhin, FLOHIC éditions, 1999. 2 volumes.
  • Encyclopédie de l'Alsace, Publitotal, 1982-1986. 12 volumes.
  • Michel Paul Urban, Lieux-dits, dictionnaire étymologique et historique des noms et lieux en Alsace, Editions du Rhin, 2003.
  • Albert Rosenkranz, Der Bundschuh, die Erhebungen des südwestdeutschen Bauernstandes in den Jahren 1493–1517, éditions Winter, 1927.
  • Société d'histoire de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, Annuaires, depuis 1967.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Baquol,Ristelhuber, L'Alsace ancienne et moderne ou dictionnaire géographique, historique et statistique du Bas-Rhin,‎ 1865 (lire en ligne), p. 357.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011