Jamie Dimon

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Jamie Dimon

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Dimon à la conférence sur l'investissement dans le secteur de la santé JPMorgan, 8 janvier 2013

Alias
Super Jamie[1]
Naissance 13 mars 1956 (58 ans)
New York
Pays de résidence Upper East Side, Manhattan, États-Unis
Diplôme
Activité principale
Ascendants
Theodore Dimon
Themis Kalos
Conjoint
Judith Kent
Descendants
Julia Dimon
Laura Dimon
Kara Leigh Dimon

James « Jamie » Dimon, né le 13 mars 1956 à New York, est une personnalité de la finance américaine. Président-directeur de Bank One de mars 2000 à juin 2004, il devient directeur des opérations chez JPMorgan Chase Co. à la suite de la fusion de ces deux banques. Depuis janvier 2005, il est président-directeur général de JPMorgan Chase Co[2].

Connu pour avoir été le protégé de Sandy Weill, au côté duquel il a participé au développement de Citigroup, il est contraint de partir à la suite d'un différend avec ce dernier en novembre 1998.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Dimon est né à Long Island (New York)[1]. Il est issu de la haute bourgeoisie grecque de Smyrne[1].Il est démocrate[1].Il est à la tête de JPMorgan depuis 2005[1]. Jamie Dimon est membre du comité exécutif la Business Roundtable.

Jeunesse et ascension[modifier | modifier le code]

Une réputation de financier prudent durant la crise[modifier | modifier le code]

Avant la crise, sa rémunération annuelle totale est de 41,2 millions de $[3]. Il avait une réputation de financier se mefiant des produits spéculatifs suspects et avait débarrassé sa banque des subprimes début 2007[1]. Cela rejoint le concept de la Fortress Balance sheet dont il se voulait le promoteur. Sa banque n'avait en effet présenté aucun bilan négatif sur 2008-2010[4] et il était surnommé « Monsieur Parfait »[5]. Duff McDonald le décrit dans le livre Last Man Standing, Simon & Schuster, 2009 comme « une boussole morale et managériale » [4]

À la faveur de la crise, il lance le rachat de Bear Sterns et Washington Mutual[1].

Montée des critiques à son égard[modifier | modifier le code]

Le cumul des fonctions[modifier | modifier le code]

Il s'oppose de manière répétée, perdant petit à petit le soutien de ses actionnaires, à la séparation des postes de président et de directeur général, qu'il cumule[4]

La baleine de Londres[modifier | modifier le code]

Selon un rapport du Senat Américain publié en mars 2013 après 9 mois d'investigation[6], Dimon a induit en erreur les investisseurs et les régulateurs alors que les pertes montaient dangereusement jusqu'à 6,2 milliards de dollars sur un pari « monstrueux » fait sur des produits dérivés CDS par le trader Bruno Iksil, surnommé la « baleine de Londres. »

Selon Carl Levin, président de cette commission d’enquête, JP Morgan avait « une opération de trading qui accumulait les risques, ignorait les limites de prise de risque, cachait les pertes, esquivait la surveillance et désinformait le public. » Dimon a rejeté les informations de la presse de possible pertes par Iksil en les qualifiant de « tempête dans une théière » le 13 avril 2012 alors qu'il savait qu'Iksil avait déjà perdu un milliard de dollars. Ceci a amené Levin à affirmer « Aucune des affirmations faites le 13 avril au public, aux investisseurs et aux analystes n'était vraie », et « la banque a aussi négligé de révéler ce jour-là que le portefeuille avait des positions massives qu'il était difficile de liquider, et qui violaient massivement les chiffres clés de limites de risques. » [7],[8]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Sur la régulation[modifier | modifier le code]

Il prend position sur la règle Volcker interdisant les paris sur fonds propres, la jugeant « puérile » et « antiaméricaine[1]. »

Relations avec l'administration Obama[modifier | modifier le code]

Rémunérations[modifier | modifier le code]

En 2013, le conseil d'administration de JPMorgan Chase a accordé à Jamie Dimon 20 millions de dollars (14,6 millions d'euros) de rémunérations vs 11,5 millions en 2012 [9].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il se marie en 1983 avec Judith Kent, qu'il avait rencontrée à la Harvard Business School. Ils sont mariés par un rabbin, Kent étant de confession juive[10]. Ils ont trois filles : Julia, Laura, et Kara Leigh[11].

Représentation dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dimon est interprété par Bill Pullman dans le film de 2011 Too Big to Fail diffusé par HBO et par Michael Brandon dans le film The Last Days of Lehman Brothers (en) diffusé par la BBC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/16/jpmorgan-chase-super-jamie-descend-de-son-piedestal_3462335_3234.html
  2. a et b Éric Desrosiers, « Perspectives - Querelle de banquiers », Le Devoir,‎ 3 octobre 2011
  3. http://money.cnn.com/galleries/2007/fortune/0709/gallery.women_men_highest_pay.fortune/19.html
  4. a, b et c http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/20/jamie-dimon-le-banquier-star-de-jpmorgan-au-c-ur-de-la-tourmente_3380704_3234.html
  5. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/18/super-jamie-l-homme-qui-valait-des-milliards_3316770_3234.html?
  6. Senate report "JPMORGAN CHASE WHALE TRADES: A CASE HISTORY OF DERIVATIVES RISKS AND ABUSES", MAJORITY AND MINORITY STAFF REPORT, PERMANENT SUBCOMMITTEE ON INVESTIGATIONS, UNITED STATES SENATE, RELEASED IN CONJUNCTION WITH THE PERMANENT SUBCOMMITTEE ON INVESTIGATIONS MARCH 15, 2013 HEARING, http://media.bloomberg.com/bb/avfile/rJ5Q_k_NsIk8
  7. (en) Dawn Kopecki, « JPMorgan Report Piles Pressure on Dimon in Too-Big Debate », Bloomberg LP,‎ 16 mars 2013 (lire en ligne)
  8. (en) Dawn Kopecki, « JPMorgan Misled Investors, Dodged Regulators, Senate Report Says », Bloomberg LP,‎ 14 mars 2013 (lire en ligne)
  9. La rémunération du PDG de JPMorgan a presque doublé en 2013, Le Monde, 25 janvier 2014
  10. McDonald, Duff. Last Man Standing: The Ascent of Jamie Dimon and JPMorgan Chase p. 23
  11. Last Man Standing, p. 22

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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