Abd al-Rahman III

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abd al-Rahman et An-Nasir.
Abd al-Rahman III
Abd Al-Rahman III
Abd Al-Rahman III
Titre
Émir de Cordoue
Prédécesseur `Abd Allah
Successeur lui-même
Calife de Cordoue
Prédécesseur lui-même
Successeur Al-Hakam II
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Cordoue
Date de décès
Lieu de décès Madinat al-Zahra

Abû al-Mutarraf al-Nâsir li-Dîn Allah `Abd ar-Rahman ben Muhammad[1], Abd al-Rahman III ou `Abd ar-Rahman III dont le nom est parfois francisé en Abdérame III, surnommé An-Nâsir[2] (Cordoue, 7 janvier 891[3]Madinat al-Zahra, 15 octobre 961) est émir puis calife omeyyade de Cordoue.

Il est le fils de Muhammad, prince omeyyade mort avant son père `Abd Allah. Il succède à son grand-père `Abd Allah comme émir omeyyade de Cordoue en 912. Il reconstitue un état unifié dès 917 et représentant de l'orthodoxie musulmane, il décide de s'affranchir définitivement de l'autorité politique et religieuse de Bagdad en s'attribuant les titres de calife (929), Amir al-Mu'minin (« commandeur des croyants ») et al-Nasir li-din Allah (« le partisan de la religion de Dieu »). Son fils Al-Hakam II lui succède.

Sa grand-mère paternelle est Oneca Fortúnez, fille du roi de Navarre Fortún Garcés et l'une des épouses d'Abd Allah ben Muhammad. Sa mère, Muzna ou Muzayna, est elle-même une concubine chrétienne de Muhammad.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Orphelin dès sa jeunesse, Abd Al-Rahman qui est né en 891 est élevé par son aïeul, jusqu'à son accession au trône à l'âge de 21 ans. L’intronisation du nouvel émir est bien acceptée et aucune contestation ne se fait entendre. Bien que poursuivant l'œuvre de pacification de son prédécesseur, il change radicalement de politique et souhaite se montrer plus ferme vis-à-vis des gouverneurs rebelles[4]. Contrairement à Abd Allah qui se satisfaisait d'un tribut annuel face aux gouverneurs de province dissidents, Abd Al-Rahman prévient qu'à présent, en cas de rébellion il n'hésitera pas reconquérir les terres perdues et à punir durement les meneurs. En contrepartie il annonce qu'il pardonnerait à tout personne qui se soumettrait à son autorité[4]. Bien qu'en apparence terrifiante cette proposition est plutôt bien accueillie ; les années de guerre durant le règne d'Abd Allah ont épuisés les Andalous, les antagonismes nationaux se sont éteints avec la mort de leurs instigateurs et les nouvelles générations n'aspirent qu'à retrouver la paix.

Accession au trône[modifier | modifier le code]

En 913, la ville de Jaén qui est sortie de l'autorité du sultan depuis plus de vingt-ans est reprise[5], les autres forteresses se rendent sans difficulté. Rapidement les provinces d'Elvira et de Jaén sont pacifiées et les regards se tournent dès lors vers les régions du centre de la péninsule, moins imprégnées par la religion musulmane et plus farouches. Le comportement d'Abd Al-Rahman III, qui se montre équitable aussi bien envers les musulmans qu'envers les chrétiens qui déposaient les armes, l'aide dans sa reconquête et prouve sa volonté de pacifier le pays tout entier. Cependant, comme il l'a promis, il est intraitable avec ceux qui lui résistent. La forteresse de Tolox en fera l'amère expérience puisqu'une partie de sa population est exécutée, en réponse aux longs mois de siège qu'Abd Al-Rahman a dû mener. Séville et la famille d'Ibrahim banu Hadjadj qui avait proclamé l'indépendance se rendent le 20 septembre 913. Abd Al-Rahman reprend Carmona en 914 mais en 915 une terrible famine frappe Cordoue, ce qui l'oblige à interrompre ses campagnes. Ce contretemps n'empêche pas toutefois la pacification de la région que ses prédécesseurs craignaient et dont sont issus les plus farouches opposants au sultan, comme Ibn Marwan. Ces victoires impressionnent les ennemis du sultan qui déposent les armes les uns après les autres sans combattre[6]. La pacification du pays et la destruction des poches de résistance va durer près de dix ans. Le dernier défi d'Abd Al-Rahman est la ville de Tolède, qui résiste farouchement à l'autorité du sultan depuis plus de vingt-quatre ans et qui n'est toujours pas décidée à déposer les armes. Furieux, Abd Al-Rahman rassemble une grande armée qui siège dès le mois de juin 930, mais les chefs de la cité comprenant qu'ils ne pourraient s'opposer, fuient et laissent la cité sans dirigeants[7]. Abd al-Rahman, comprenant que le siège risque de durer longtemps, bâtit une cité près de Tolède pour son armée. Affamés et délaissés par le roi de Léon, les habitants capitulent finalement. Abd Al-Rahman est parvenu en quelques années à soumettre l'ensemble du pays et éliminer toutes les poches de résistance qui avaient si longtemps menacé l'émirat[8].

L'Espagne à l'avènement d'Abd al-Rahman III

La victoire d'Abd Al-Rahman n'est pas sans conséquence puisque celui-ci, dans sa volonté d'unir le pays, met au même plan les différentes ethnies de la société, ce qui déplaît à la noblesse arabe qui voit ses pouvoirs réduits, mais qui satisfait les wisigoths qui voient là le fruit de leur longue résistance[9].

Sur le plan international, l'émirat est tout aussi menacé. Au nord par le royaume de Léon et au sud par un royaume d'obédience chiite, le califat fatimide. En 914, le roi de León Ordoño II prend les armes contre Abd Al-Rahman et saccage le territoire de Mérida, puis prend la forteresse d'Alanje après en avoir massacré sa population et accumulé ses richesses[10]. Abd Al-Rahman comprenant qu'il avait là une occasion de montrer sa valeur décide de riposter, malgré le fait que le district de Mérida n'ait pas encore été pacifié. En 916 le sultan envoie son commandant Ibn Abi-Abda piller la région. En 917, une nouvelle tentative est soldée par un échec et Ibn Abi-Abda y trouve la mort[11]. Abd Al-Rahman souhaite laver l'affront mais il est menacé au sud par les fatimides et souhaite donc, dans un premier temps ne pas s'exposer tant que le pays n'est pas pacifié et que le royaume de León ne soit pas défait. Il n'hésite pas en sous-main à soutenir les princes arabes d'Afrique du Nord qui avaient le même ennemi que lui. Les plans d'Abd Al-Rahman s'accélèrent en 918, lorsque Ordono et son allié, Sancho de Navarre ravagent les environs de Nájera et de Tudèle[12]. Pour les arrêter, Abd Al-Rahman confie le commandement de son armée au hâdjib Badr et encourage son peuple à le soutenir afin de laver l'humiliation des défaites de l'année précédente. Le 7 juillet 918, l'armée musulmane part de Cordoue et le 13 et 15 août les deux armées s'affrontent près d'un lieu nommé Mutonia où Abd Al-Rahman remporte une victoire éclatante et venge la mort d'Abi-Abda un an plus tôt[13].

Ordono défait, Abd Al-Rahman prend la route d'Osma en juin 920 qu'il capture sans effusion de sang grâce à une ruse[13]. Après avoir pillé la ville, Abd Al-Rahman se lance vers San Esteban de Gormaz qu'il conquiert sans difficultés encore une fois puis vers Clunia qui a été désertée par la population, mais aussi par les armées espagnoles[14]. Face à cette série de succès, Abd Al-Rahman entreprend d'attaquer Sancho de Navarre (Sanche Ier de Navarre) sur ses propres terres, ce dernier préférant s'enfuir dans les montagnes après un court combat[15]. Cette retraite forcée aurait pu être avantageuse pour les armées chrétiennes qui cachées dans les forêts pouvaient attaquer l'armée d'Abd Al-Rahman, mais ayant fait l'erreur de redescendre et d'attaquer l'armée musulmane face à face, Sancho et ses hommes subissent une terrible défaite. Plusieurs de ses chefs sont capturés et la forteresse de Muez, où près d'un millier de ses soldats se sont cachés, est capturée et détruite[16]. Cette victoire considérable permet à Abd Al-Rahman de récolter de grandes richesses notamment en vivres mais aussi de récompenser généreusement les soldats des frontières nord de l'émirat qui autrefois étaient continuellement en lutte contre le sultan. Après trois mois d'absence, Abd Al-Rahman rentre à Cordoue victorieux[16] mais cette paix est d’une courte durée, Ordono lance une nouvelle razzia en territoire musulman dès 921[17] et vers 923 il prend Nájera, tandis que son allié (et oncle par alliance du calife) Sancho de Navarre capture Viguera et y massacre parmi les plus illustres familles arabes d'Al-Andalous[18].

Furieux, Abd Al-Rahman n'attend pas la saison habituelle pour les combats et lance une campagne dès le mois d'avril 924 et atteint le territoire navarrais dès le 10 juillet[18]. Le souvenir de sa précédente campagne inspirait une telle peur dans ces contrées, que plusieurs forteresses sont abandonnées sans combats. Il passe par Cárcar, Peralta, Falces et Carcastillo puis se dirige vers la capitale de Navarre, Pampelune[18]. Sancho tente bien de l'arrêter mais à chaque fois il est repoussé si bien qu'Abd Al-Rahman arrive rapidement à Pampelune, qui est vidée de ses habitants. La ville est pillée et ses maisons détruites, quant à Sancho, il en ressort humilié et son pouvoir réduit[19]. Du côté de Léon, le risque s'éloignait aussi; Ordono II mort, ses fils se disputaient le pouvoir au prix d'une longue et meurtrière guerre fratricide qui verra en 929 la mort de Sancho, puis après une paix relative, la reprise des combats deux ans plus tard. Abd Al-Rahmane se garde bien de s'en mêler, laissant ses ennemis s'entretuer. Profitant de l'accalmie, il écrase les foyers d'insurrection à l'intérieur de son pays et souhaite hisser l'émirat au premier rang européen en bâtissant un nouvel état sur les fondations de l’émirat[20].

Fondation du califat de Cordoue[modifier | modifier le code]

Depuis la chute des Omeyades à Damas, les émirs d'Al-Andalous ont laissé aux Abbassides de Baghdâd le titre de calife, se contentant jusque là de celui de sultan, d'émir ou de fils des califes[20]. Mais à présent Abd Al-Rahman souhaite faire changer la situation. Les Abbassides, bien que souverains d'un gigantesque empire, ne dirigeaient pas plus loin que la région autour de Bagdad, les gouverneurs de province s'étant rendus quasiment indépendants vis-à-vis de leur calife. Plus aucune raison n'empêche les Omeyades de reprendre la qualification qui était la leur deux siècles auparavant, d'autant plus qu'avec le titre de calife, Abd Al-Rahman est conscient du respect qu'il allait acquérir auprès des peuplades africaines. C'est chose faite dès le 16 janvier 929 lorsqu'il ordonne qu'on lui attribue le titre de calife, de commandeur des croyants et de défenseur de la foi an-nâcir lidîni'llâh[21].

Dans le même temps, Abd Al-Rahmane continue de soutenir les chefs d'Afrique du Nord dans leur guerre contre les Fatimides et notamment avec Mohamed Ibn-Khazer, chef de la tribu berbère de Maghrâwa. Cette alliance permet à Mohamed Ibn-Khazer d'expulser les Fatimides du Maghreb central (aujourd'hui la région entre Alger et Oran) et leur inflige de lourdes pertes humaines, permettant par conséquent au califat d’Abd Al-Rahman de desserrer l’étau au sud[22].

Au nord la situation change rapidement aussi. Après quasiment une décennie de guerre civile, le royaume de Léon parvient enfin à désigner un chef dénommé Ramire[23]. Belliqueux et brave, Ramire nourrit une profonde haine contre les musulmans ce qui oblige de nouveau Abd Al-Rahmane à se préoccuper de cette région qu'il avait délaissée. La première campagne de Ramire consiste à reprendre Tolède mais malgré un échec il parvient à prendre Madrid[23]. En 933, informé par Ferdinand Gonzalez que l'armée califale menace Osma, il se met en route et parvient à vaincre l'armée musulmane[23] mais l'année suivante Abd Al-Rahman prend sa revanche et rase Burgos, la capitale castillane, de même qu'un grand nombre de forteresses[24] mais la trahison de Mohamed ibn-Hâchim, gouverneur de Saragosse complique la tâche. Ce dernier conclut un traité avec Ramire et conquiert certaines forteresses du calife. Le danger qui s'était dissipé grâce aux victoires d'Abd Al-Rahmane est de nouveau pesant au nord[25] mais grâce à la fidélité de plusieurs de ses généraux, Abd Al-Rahmane parvient à dompter la rébellion.

Sur le plan intérieur Abd Al-Rahman qui à présent se fait appeler calife, est convaincu qu'en octroyant trop de pouvoirs envers la noblesse il encourage leur esprit de révolte. Par conséquent Abd Al-Rahmane concentre tous les pouvoirs (depuis 932 il n'a ni hadjib, ni premier ministre)[26] et tous les postes qu'il octroie sont attribués à des hommes de basse condition et notamment aux sujets Slaves dont le nombre multiplié par cinq sous le règne d'Abd Al-Rahman. Cette politique ne manque pas de provoquer la colère des grands du califat[26]. En nommant Najda, un slave, comme général en chef des armées, il franchit les limites que la noblesse arabe pouvait accepter mais la guerre civile au sein des états chrétiens facilite la tâche d'Abd Al-Rahman et lui permet d'infliger de sévères défaites aux armées de Castille et de Léon[27]. Son médecin personnel et proche conseiller Hasdaï ibn Shaprut est juif.

L'année 939 est le tournant puisqu'il subit, à la Bataille de Simancas, une terrible et humiliante défaite. En effet, les troupes chrétiennes coalisées des rois de León Ramire II et de Pampelune García II et celles du calife Abd al-Rahman III s'affrontent, sous les murailles de la cité de Simancas, proche de Valladolid, sur la frontière séparant le califat de Cordoue du royaume de León. L'issue de cette bataille, favorables aux armées chrétiennes, leur donne le contrôle des territoires du Duero. Abd El Rahman laisse 84 000 mille de ses soldats sur le terrain, et doit abandonner son coran sacré et doré dans son camp enlevé par les armées chrétiennes, coran que le roi chrétien lui rendra magnanimement un peu plus tard. Abd El Rahman ne se relèvera pas vraiment de ce désastre militaire, qu'une autre défaite, celle de Talavera, parachèvera un peu plus tard.

En Afrique, la situation semble tout aussi favorable. La région dominée par les chiites fâtimides voit surgir un chef berbère charismatique dénommé Abou-Yézid de la tribu d'Iforen qui se fixe le but d'unir les tribus africaines. En 944, il reprend même Kairouan et expulse les chiites à l'est ou ils choisiront une nouvelle capitale, le Caire. Abou-Yézid va plus loin, il reconnaît Abd Al-Rahman comme chef spirituel des peuples d'Afrique du Nord mais quelques années plus tard la situation se renverse au profit des fâtimides.

Décès et héritage[modifier | modifier le code]

À la fin de sa vie, Abd Al-Rahman III laisse son fils Al-Hakam II prendre les grandes décisions tout en se concentrant sur sa lutte contre les fâtimides[28] mais en 957 Ordoño III décède et Sanche Ier de León (Sancho), son successeur, renie les traités de paix avec les musulmans et relance la guerre. Le nouveau roi de León contrarie les projets d'Abd Al-Rahman qui est obligé d'envoyer Ahmad ibn-Yila gouverneur de Tolède et dont la victoire bien qu'éclatante est une maigre consolation pour le calife qui ne voulait pas de cette guerre inattendue. La situation empire même pour Sancho qui suite à un coup d'état est chassé du trône et qui sur les conseils de sa grand-mère Toda de Navarre, tante du calife, est contraint de demander l'aide du calife de Cordoue. Abd Al-Rahman accepte d'aider son vieil ennemi en échange de la cession d'une dizaine de forteresses[29].

Quelque temps après, l'armée musulmane accompagnée de Sancho marche contre le royaume de Léon et grâce aux médecins d'Abd Al-Rahman il avait même perdu son embonpoint qui lui valait de nombreuses moqueries. Zamora est rapidement prise, en avril 959 l'autorité de Sancho est reconnue dans une grande partie du royaume[30] et en 960, Ordoño IV s'enfuit dans les Asturies et laisse la capitale de Léon.

À la même période, Abd Al-Rahman déjà âgé de près de soixante-dix ans tombe gravement malade et meurt le 16 octobre 961 après quarante-neuf ans de règne[31]. De tous les gouverneurs d'Al-Andalus, Abd Al-Rahman est celui-ci qui a le plus contribué à la puissance du pays. À son arrivée sur le trône, le pays est divisé, en proie à l'anarchie et aux mains des nobles. Sans cesse victime des attaques et des pillages des rois chrétiens au nord avant l'arrivée d'Abd Al-Rahman, Al-Andalus était aussi menacé au sud par les fâtimides. Abd Al-Rahman a su surmonter toutes ces difficultés et donner une puissance jusque là inégalée. En 951, soit dix ans avant sa mort, le trésor national comptait plus de 20 millions de pièces d'or, soit trois fois plus que ses prédécesseurs et beaucoup de narrateurs arabes n'hésitaient pas à qualifier Abd Al-Rahman d'homme le plus riche du monde au côté du roi de Mésopotamie[32].

Les sciences, l'art, le commerce, l'agriculture florissaient. Cordoue qui aurait possédé six cent mosquées, neuf cent bains publics[33] et vingt-huit faubourgs, comptait probablement près d'un million d'habitants, soit une des plus grandes villes du monde au côté de Byzance et de Bagdad. La capitale andalouse avait une réputation solide jusqu'en Germanie où la religieuse saxonne Hrotsvita de Gandersheim l'appelait "l'ornement du monde"[34].

En mer, le califat était tout aussi victorieux en tenant toutes les routes en Méditerranée. Son armée nombreuse et disciplinée tenait tête sur les fronts nord et sud, et tous les souverains souhaitaient obtenir une alliance avec Al Andalus[35].

Madinat Al-Zahra[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Madinat Al-Zahra.

En 936, Abd Al-Rahman construisit en l'honneur de son épouse Zahra le palais de Madinat Al-Zahra autour d'une ville nouvelle. Durant vingt-cinq ans, dix mille ouvriers s’attelaient à sa construction. Afin d'attirer la population, on promettait à toute personne venant s'y installer, une prime de quatre-cent dinars, ce qui ne manqua pas de faire venir une foule d'habitants.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Arabe : abū al-muṭarraf ʿabd ar-raḥman ben muḥammad, أبو المطرف "الناصر لدين الله" عبد الرحمن بن محمد
  2. Arabe : an-nāṣir li-dīn allah, الناصر لدين الله,Défenseur de la religion de Dieu
  3. 22 ramadan 297 H
  4. a et b Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.321
  5. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.330
  6. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.347
  7. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.349
  8. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.350
  9. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.352
  10. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.34
  11. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.36
  12. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.40 volume III
  13. a et b Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.41 volume III
  14. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.42 volume III
  15. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.43 volume III
  16. a et b Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.44 volume III
  17. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.45 volume III
  18. a, b et c Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.46 volume III
  19. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.47 volume III
  20. a et b Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.48 volume III
  21. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.49 volume III
  22. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.50 volume III
  23. a, b et c Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.51 volume III
  24. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.52 volume III
  25. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.53 volume III
  26. a et b Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.59 volume III
  27. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.64 volume III
  28. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.76 volume III
  29. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.84 volume III
  30. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.88 volume III
  31. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.89 volume III
  32. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.90 volume III
  33. Émile Lefranc, Histoire du moyen age, Jacques Lecoffre,‎ 1850 (présentation en ligne)
  34. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.9& volume III
  35. Dozy Reinhart Pieter Anne op. cit.p.93 volume III

Documentation externe[modifier | modifier le code]