Sulayman ben al-Hakam

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sulayman et Al-Mustain.
Sulayman ben al-Hakam
Titre
Calife de Cordoue
5 novembre 100910 mai 1010
Prédécesseur Muhammad II
Successeur Muhammad II
Calife de Cordoue
18 mai 10131er juillet 1016
Prédécesseur Hichām II al-Mu'ayyad
Successeur `Alī ben Hammud al-Nāsir
Biographie
Date de décès 1er juillet 1016
Lieu de décès Cordoue

Al-Musta'în bi-llah Sulayman ben al-Hakam[1] ou Sulayman est calife omeyyade de Cordoue de 1009 à 1010 puis de 1013 à 1016. Il est mort le 1er juillet 1016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Muhammad II avait été porté au pouvoir dans un coup d'État mené par la famille omeyyade (1009). Ce coup d'État avait été provoqué par la nomination par Hichām II al-Mu'ayyad de son vizir `Abd ar-Rahmân Sanjûl (Abderramán Sanchuelo) fils d'Almanzor comme successeur. Sanchuelo est tué et Muhammad II qui prend le pouvoir en tant que hagib (vizir) et futur héritier du trône. Peu de temps après sa prise du pouvoir il jette Hichām II al-Mu'ayyad en prison et le fait passer pour mort, prenant ainsi le titre de calife.

Des partisans de Sanchuelo ont alors soulevé les troupes berbères engagées auparavant par Almanzor. Sulayman avec l'appui du Comte de castille Sanche bat les troupes de Muhammad à la bataille de Kantisch (5 novembre 1009) (près de Tolède)[2]. Sulayman prend alors Cordoue, mais préfère s'installer à Madinat al-Zahra, car il reste méfiant vis-àvis des cordouans. Il s'autoproclame calife et prend le titre de « Al-Musta'în bi-llah ». Muhammad doit se réfugier à Tolède dont le wali est son fils Al-Wahid.

Muhammad réussit à rallier les provinces de Murcie et de Valence et obtient l'aide du comte de Barcelone Raymond Borrell et du comte d'Urgel Ermengaud. Sulayman part de Cordoue avec uniquement ses troupes africaines et un petit contingent de Mérida à la rencontre des troupes coalisées. Une bataille s'engage alors au champ appelé Akat-al-Bakar (la colline des Bœufs) vers août 1010[3], où dans un premier temps, les berbères prennent l'avantage en enfonçant l'armée adverse, mais Muhammed réussit à rassembler ses troupes et avec l'aide des calatans, il prend l'avantage. Sulayman bat alors en retraite et se replie vers Cordoue, où il ne peut se maintenir longtemps. Il se réfugie alors à Algesiras, où il est plus en sûreté. Muhammad fait alors son entrée à Cordoue sous les acclamations du peuple.

Le départ de ses alliés catalans laisse Muhammad affaibli à Cordoue et une révolte des soldats esclaves berbères et esclavons destitue et tue ce dernier. Les insurgés remettent le faible Hichâm sur le trône (1010).

En 1013, Sulayman envisage de reconquérir Cordoue avec l'aide des berbères. Hichâm est déchu et tué. Néanmoins Sulayman ne peut reconstituer le califat dans son intégralité. Les Zirides forment une dynastie indépendante à Grenade. En 1016 il est à son tour démis et tué. C'est un membre de la famille hammudite, `Alī ben Hammud al-Nāsir, qui lui succède de 1016 à 1018.

Un omeyyade, `Abd ar-Rahmān IV, reviendra au pouvoir en 1018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arabe : al-mustaʿīn bi-llāh sulaymān ben al-ḥakam, المستعين بالله سليمان بن الحكم
  2. Ibn Hayyan
  3. Ibn Hayyan

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]