Mehmed III
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| Mehmed III | |
Le sultan Mehmed III |
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| Titre | |
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| 13e Sultan Ottoman | |
| 16 janvier 1595 – 22 décembre 1603 8 ans, 11 mois et 6 jours |
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| Prédécesseur | Murad III |
| Successeur | Ahmet Ier |
| Biographie | |
| Dynastie | Dynastie ottomane |
| Date de naissance | 26 mai 1566 |
| Lieu de naissance | Manisa |
| Date de décès | 22 décembre 1603 (à 37 ans) |
| Lieu de décès | Constantinople |
| Père | Murad III |
| Mère | Safiye Sultan |
| Conjoint | 3 épouses |
| Enfants | 2 enfants |
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| Dynastie ottomane | |
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Mehmed III (ou Mehmet III) (né le 26 mai 1566 à Manisa et mort le 22 décembre 1603 à Istanbul) est le 13e sultan ottoman. Fils et successeur de Mourad III, il régna de 1595 à 1603.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Son règne est marqué par des difficultés croissantes en politique extérieure, notamment par la guerre menée contre les Habsbourg. L'évenement majeur du règne fut d'ailleurs la guerre de Hongrie (1596-1605), au cours de laquelle il vainquit les Habsbourg à la bataille de Mezokeresztes.
En recherche d'alliés, il renoue les relations commerciales avec la France en signant de nouvelles Capitulations à Istanbul (1597), après avoir reçu l'ambassadeur d'Henri IV, François Savary de Brèves. Les liens entre la France et les Échelles du Levant s'étaient quelque peu distendus en raison des guerres de religion en France d'une part, et de l'essor de la piraterie en Méditerranée d'autre part.
Le règne de Mehmed III a mauvaise réputation. Même à l’aune violente des traditions fratricides ottomanes, il marque l’histoire en faisant assassiner dix-neuf de ses frères et demi-frères pour asseoir son pouvoir[1],[2], ainsi que plus de vingt de ses sœurs. Après lui la pratique du fratricide pour asseoir le pouvoir du sultan disparut, ses successeurs se contentant d'enfermer les autres prétendants dans divers sérails[3]. Ils sont tous morts étranglés par ses sourds-muets. Sa mère, la Sultane validé, Safiye Sultan, originaire de la noblesse vénitienne, assure une sorte de régence du pouvoir[4]. Mehmed lui délaisse les affaires de l’État pour s'occuper de son harem en y donnant des fêtes somptueuses. À sa mort son fils, Ahmet Ier (1603-1617), prend sa succession.
Voir aussi[modifier]
Notes et références[modifier]
- Donald Quataert, The Ottoman Empire, 1700-1922, p.90. Cambridge University Press, 2000. ISBN 0-521-63328-1
- John Patrick Kinross, Ottoman Centuries, p.288. William Morrow & Co., 1977. ISBN 0-688-03093-9
- Jean-Michel Sallmann, Géopolitique du XVIe siècle (1490-1618), (Nouvelle histoire des relations internationales, tome 1) , Paris, Le Seuil, "Points histoire", 2003 p.92
- Kinross, p.288
Bibliographie[modifier]
- François Bluche, Dictionnaire du Grand Siècle, Paris, Fayard, 1990, réed. 2005, p. 1546-1547.
- Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, Paris, 1978, rééd.1996, 5 vol., tome 3, p. 3433.
- L’Encyclopédie de l’Islam, XI volumes, Paris, Maisonneuve et Larose, 1991
- Jean-Claude Garcin, et autres, États, sociétés et cultures du monde musulman médiéval, Xe-XVe siècle, Paris, 2 vol., PUF, coll. Nouvelle-Clio, tome 1, p. 371-397.