Fortún de Navarre

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Fortún de Navarre ou Fortún Garcés (830 - 906), dit el Tuerto (le Borgne) ou el Monje (le Moine), fut le troisième roi de Navarre et le dernier de la dynastie des Íñiguez (aussi appelée Arista). Son règne débuta en 882 et prit fin à son abdication en 905.

Parenté et biographie[modifier | modifier le code]

Il était le fils de García Ier de Navarre et d’Urraca, et donc le petit-fils d'Eneko Arista, premier roi de Navarre, et le petit-neveu de Musa ibn Musa dit « le Grand » ou « le troisième roi d'Espagne », wali de Saragosse de la famille des Banu Qasi et demi-frère du précédent.

En 845, Fortún de Navarre épousa Aurea (Oria)[1], dont les origines sont discutées, peut-être une princesse musulmane de la famille des Banu Qasi. Il est fait prisonnier en 860 lors d'une invasion menée par l'émir de Cordoue Muhammad Ier et reste prisonnier pendant 20 ans à Cordoue, où sa fille Oneca épousa l'émir Abd Allah ben Muhammad avant de rentrer avec son père en Navarre en 880. Lorsque Fortun revient dans son royaume il est détrôné en 905 par son parent Sanche et se retire au monastère de Leyre [2]

De l'union de Fortún et d'Aurea naîtront cinq enfants :

Origines possibles d’Aurea[modifier | modifier le code]

Christian Settipani suggère trois origines possibles pour Aurea :

Transmission du prénom Fortún[modifier | modifier le code]

Le prénom Fortún étant très fréquent chez les Banu Qasi et les alliances nombreuses entre ceux-ci et la famille de Fortún Garcés (dynastie Arista), on pourrait penser que sa mère Urraca était une Banu Qasi. Cependant, Christian Settipani la rattache au royaume des Asturies[6] et mentionne qu’Eneko Arista avait un frère nommé Fortún, grand-oncle de Fortún Garcés[7].

Cette situation suggère que les Arista et les Banu Qasi étaient déjà étroitement apparentés avant la conversion de ces derniers à l’islam. De ce fait, les deux maris de la dame Oneca ou Iñiga, mère d’Eneko Arista et de Musa ibn Musa, pouvaient être cousins ou proches parents.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce prénom peut venir du latin aurea : dorée ou de l'arabe Hûriyya : houri ou Hurriyya : liberté. Cependant, la transcription arabe Awriya fait pencher en faveur de la première solution
  2. Béatrice Leroy Histoire du Pays Basque éditions Jean-Paul Gisserot 2005 p. 19 .
  3. Christian Settipani, La Noblesse du Midi Carolingien, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica »,‎ 2004, 388 p. (ISBN 1-900934-04-3), p. 114
  4. Christian Settipani, Ibid, page 114
  5. Christian Settipani, Ibid, page 115
  6. Christian Settipani, Ibid, page 112
  7. Christian Settipani, Ibid, page 99

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Évariste Lévi-Provençal. « Du nouveau sur le royaume de Pampelune au IXe siècle ». Dans: Bulletin Hispanique. Tome 55, N°1, 1953. p. 5-22.