ZooParc de Beauval

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ZooParc de Beauval

Image illustrative de l'article ZooParc de Beauval
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Enseigne à l'entrée.

Date d'ouverture 1980
Situation Saint-Aignan (Drapeau de la France France)
Superficie 35 hectares
Latitude
Longitude
47° 14′ 51″ N 1° 21′ 12″ E / 47.2475, 1.35333347° 14′ 51″ Nord 1° 21′ 12″ Est / 47.2475, 1.353333
Nombre d'animaux 8 000[1]
Nombre d'espèces 600 revendiquées[1]
Accréditations EAZA
À voir okapis, koalas, pandas géants, rhinocéros indiens, lamantins des Caraïbes, bongos
Site web https://www.zoobeauval.com

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ZooParc de Beauval

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ZooParc de Beauval

Le ZooParc de Beauval, plus couramment appelé le zoo de Beauval ou, plus simplement, Beauval, est un parc zoologique privé situé à Saint-Aignan dans le département de Loir-et-Cher, en France. Avec plus de 8 000 animaux sur 35 hectares, c'est l'un des plus importants parcs zoologiques d'Europe, et celui qui aurait la plus grande collection animalière de France. Avec plus de 900 000 visiteurs annuels depuis 2012, il est aussi l'un des parcs zoologiques les plus visités de France et le plus fréquenté des zoos privés. Créé en 1980 par Françoise Delord, il est actuellement toujours géré par sa famille.

Beauval fut souvent l'un des premiers à présenter certains animaux en France ou en Europe, il a notamment été le premier en Europe à présenter des fauves leuciques, tigres blancs et lions blancs, dans les années 1990. Aujourd'hui encore plusieurs des espèces présentées sont uniques en France tels les koalas, les okapis et les pandas géants.

Quatre serres accueillent oiseaux, paresseux, grands singes, reptiles, lamantins et animaux australasiens, tandis que trois plaines permettent de présenter des herbivores de la savane africaine (girafes, rhinocéros blancs, gnous, antilopes…), des éléphants d'Afrique et des animaux asiatiques (rhinocéros indiens, tapirs de Malaisie, antilopes...). Les autres installations importantes du parc sont la zone chinoise intitulée Sur les hauteurs de Chine, et les deux espaces dédiés aux spectacles : le bassin des otaries et le théâtre en plein air du spectacle d'oiseaux en vol libre.

Le zooparc de Beauval propose également une offre hôtelière conséquente avec trois structures d'hébergement : une résidence hôtelière et deux hôtels 3 étoiles.

Le zoo comptabilise environ 500 naissances par an et s'engage dans la sauvegarde des espèces en soutenant de nombreux programmes dans le monde mais aussi en collaborant avec des parcs européens et français.

En 2013, le ZooParc de Beauval employait 170 salariés permanents, en 2014 il avait un chiffre d'affaires de 30,1 millions d'euros et un résultat net de 1,8 million d'euros.

Histoire[modifier | modifier le code]

Parc ornithologique[modifier | modifier le code]

En 1970, Françoise Delord, étudiante au conservatoire d'art dramatique de Paris et présentatrice des spectacles du music-hall Bobino[2], reçoit en cadeau un couple de capucins bec-d'argent, une espèce de passereau d'Afrique. La semaine suivante, elle fait l'acquisition de diamants mandarins. Sa collection d'oiseaux grandit jusqu'à atteindre 400 individus.

En 1980, devant l'impossibilité de tous les loger à Paris, elle déménage avec son mari Jacques Delord et leurs deux enfants, Delphine et Rodolphe, à Saint-Aignan-sur-Cher[3], où elle ouvre un parc ornithologique. Quelque 1 500 puis 2 000 oiseaux sont présents dans les volières de Beauval.

Parc zoologique[modifier | modifier le code]

En 1989, Beauval devient un parc zoologique en accueillant des fauves[3] et des singes.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Un des tigres blancs du zoo

En 1991, Beauval accueille ses premiers tigres blancs, Gorby et Raïssa, en provenance d'un élevage de Floride, aux États-Unis[4]. Ils sont alors uniques en Europe, leur arrivée va faire connaître le zoo et attirer de nombreux visiteurs, cette année là le nombre d'entrées passe ainsi de 70 000 à 150 000[5]. La famille Delord aura dû dépenser 100 000 dollars pour les acquérir[6].

En 1992, la Serre tropicale des grands singes est créée. À l’intérieur, orangs-outans de Bornéo et chimpanzés disposent de deux îles de 2 000 m2. Françoise Delord fait cette année là l'acquisition d'une femelle chimpanzé provenant d'un cirque, pour 10 000 francs[6].

En 1993, un vivarium est ouvert. Il est situé dans la serre tropicale des grands singes et accueille une centaine de serpents, des caïmans et alligators.

En 1994, une serre des oiseaux est construite pour accueillir 600 oiseaux exotiques.

En 1995, une piscine à otaries est ouverte, couplée avec un spectacle qui combine rapaces en vol libre et otaries.

En 1996, une nurserie, destinée à l'élevage des bébés, est créée. Les soigneurs de la nurserie élèvent tous les ans près d'une centaine de bébés. Le zoo accueille aussi de nouveaux animaux : loutres asiatiques, pandas roux et ratons laveurs.

En 1997, une serre tropicale est créée, accueillant des gorilles et des lamantins des Caraïbes. Un bassin de 40 mètres de long et de 10 mètres de large contenant 1 million de litres d'eau, y est essentiellement consacré aux lamantins.

En 1998, deux nouvelles structures accueillent des hyènes et des lycaons.

En 1999, une plaine africaine est créée sur 3 hectares avec 80 animaux de plusieurs espèces : springboks, hippotragues noirs, gnous bleus, zèbres de Grévy, girafes, autruches, marabouts et ouettes d'Égypte. L'une des girafes, le mâle Joseph, est importé du zoo de Marwell en Angleterre, tandis que les cobes de Lechwe proviennent de République tchèque[6]. Cette année là, la famille Delord achète deux lions blancs originaires de Timbavati, en Afrique du Sud, mais le lieu d'élevage et le prix seront gardés secrets[6]. Comme l'achat des tigres blancs en 1991, cette acquisition n'a pas d'intérêt zoologique mais confère un avantage commercial au zoo, car ils sont uniques en Europe[6].

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2000, trois rhinocéros blancs rejoignent la plaine africaine.

En 2001, une nouvelle nurserie est créée pour l’élevage à la main des bébés.

En 2002, la serre australienne est créée, accueillant un couple de koalas, des kangourous arboricoles et aquarium marin. La mini-ferme déménage et s’agrandit.

En 2003, le zoo s'agrandit de cinq hectares pour accueillir une famille de cinq éléphants d’Afrique. Il s'agit d'une des plus grandes installations de France consacrée aux éléphants. Ils profitent de deux hectares de parc sableux, de trois hectares herbeux, d'un bassin de 4 mètres de profondeur qui les immergent totalement et d'un bâtiment de plus de 1 500 m².

En 2004, le vivarium s'agrandit sur une surface de 400 m2, qui sont rapidement occupés par plus de 250 reptiles : serpents, tortues, crocodiles, iguanesetc.

En 2005, des okapis arrivent dans le parc, c'est une espèce unique en France depuis la fermeture du zoo de Vincennes.

En 2006, le zoo accueille de nouveaux animaux : ânes sauvages d'Afrique, langurs de Java, panthères longibandes, le lagon aux piranhas dans la serre des lamantins et un couple de varan malais.

En 2007, un bassin pour les manchots de Humboldt est créé, d'une taille de 600 m3, avec une plage arborée de 400 m2. La plaine sud-américaine est également créée avec tapirs terrestres, capybaras et maras.

En 2008, un hôtel est créé sur le site[7]. Des fourmiliers géants et tigres de Sumatra sont installés dans le parc et un nouvel aquarium est construit, le récif corallien.

En 2009, une femelle koala nommée Alkoomie et un mâle rhinocéros blanc nommé Kanty naissent.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, la plaine asiatique est agrandie sur 2,5 hectares. Elle accueille notamment des tapir de Malaisie, rhinocéros indiens, muntjacs, grues à cou blanc, cerfs axis, antilopes cervicapres, nilgauts et chats pêcheurs. Deux koalas naissent dans le parc.

En 2011, une nouvelle zone sur près de 3 hectares nommée « Sur les hauteurs de Chine » ouvre, avec takins, panthère des neiges, panda roux, langurs d'Hanuman et aigles de mer de Steller. Le 18 février, une femelle rhinocéros indien arrive dans le parc, le 24 et 25 mars ce sont un couple de tigres de Sumatra et une femelle lamantin qui y font leur arrivée. Un bébé rhinocéros blanc et un sixième bébé gorille naissent.

En 2012, après huit ans de négociation, Yuan Zi et Huan Huan, un couple de pandas géants arrivent dans le parc après un accord signé le 3 décembre 2011[8]. Ils sont installés dans une zone intitulée « Sur les hauteurs de Chine »[9]. Le 20 juillet 2012, un éléphant d'Afrique naît par insémination artificielle, une première en France[10], grâce à la semence d'un mâle sauvage d'Afrique du Sud[11].

En 2013, la serre des oiseaux connaît un lifting complet pour la réouverture en avril. Pour l'occasion, elle accueille de nouveaux pensionnaires parmi lesquels des paresseux et des chevrotains malais, les deux espèces de tatous présentes sur le parc depuis 2012 y sont déplacées. De plus, dromadaires et watusis sont déplacés dans un nouvel enclos au sud du parc afin de construire à leur place une nouvelle île de gorilles des plaines de l'ouest uniquement composée de mâles, dans le but d’accueillir Yangu, déjà présent dans le parc depuis plus de dix ans, et deux autres primates, Kumi et Banjoko, provenant d'Allemagne et du Royaume-Uni. Le 27 juin 2013, un bébé okapi naît, c'est le premier depuis 25 ans en France[12].

En 2014, Le zoo s'agrandit de trois hectares. Un espace d'envergure, où sont érigés un restaurant à vision panoramique et un amphithéâtre de 3 000 places, pour la présentation d'un spectacle d'oiseaux inédit : Les Maîtres des Airs. En 2014, le zoo de Beauval est devenu le premier site touristique du Loir-et-Cher et le zoo privé le plus visité de France avec 900 000 visiteurs[3].

Hall d'accueil de l'hôtel Les Pagodes de Beauval.

En 2015, la piscine à otaries est réaménagée pour la présentation d'un spectacle inédit : L'Odyssée des Lions de Mer[13]. Le zoo ouvre également une nouvelle structure hôtelière d'inspiration chinoise nommée Les Pagodes de Beauval, et un groupe de rares bongos, antilope originaire d'Afrique, sont installés au pied du restaurant Kilimanjaro. Dans la nuit du 9 au 10 mai, le zoo est victime d'un vol : sept tamarins-lions dorés et dix ouistitis argentés sont dérobés[14],[15]. Pour fêter les 35 ans du parc, François Hollande y fait une visite le , en tant que président de la République française avec la présence des ministres Marisol Touraine et Stéphane Le Foll, et y prononce un discours[16],[17].

Pour 2016, le zoo annonce l'ouverture en mars d'un marais africain. Les visiteurs pourront y voir plusieurs hippopotames dans une infrastructure avec vision subaquatique. Le pavillon principal où se trouve leur bassin abritera plusieurs espèces d'oiseaux africains, dont les spatules d'Afrique, les tantales ibis, les cigognes d'Abdim et les ibis sacrés, maintenus dans un filet de 27 mètres de haut dont les poteaux seront dissimulés dans des baobabs artificiels. Après quoi, une passerelle permettra de découvrir l'évolution terrestre des hippopotames. Des nyalas et une famille de potamochères roux vivront dans un enclos distinct[18],[19].

Pour les années à venir, le parc a fait une demande d'ouverture d'un delphinarium à la ministre de l’Écologie Ségolène Royal[20].

Installations et faune hébergée[modifier | modifier le code]

Le zoo possède aujourd'hui plusieurs serres (ornithologique, australienne, tropicale), un vivarium, une piscine à otaries et une mini-ferme. Un spectacle d'otaries et de rapaces en vol libre se déroule tous les jours de mars à novembre.

Serre des grands singes et vivarium[modifier | modifier le code]

Il s'agit du plus ancien complexe tropical créé au ZooParc de Beauval. En 1992, la première des serres de Beauval sort de terre[21]. Elle accueille des grands singes tels que les chimpanzés, les orangs-outans de Bornéo et les gibbons (hybrides), leur laissant libre accès à deux îles extérieures de 2 000 m2 bordant la serre de part et d'autre.

Cette serre héberge également les ouistitis pygmées, les sakis à face blanche, les ouistitis argentés, les tamarins lions dorés, les pythons, les anacondas, les alligators et les iguanes.

Le vivarium inauguré en 1993[21], a entièrement été remis à neuf en 2004. Les 400 m2 d'installations ont été élaborés pour le bien-être des reptiles, dans une ambiance tropicale proche des jungles d'Amérique du Sud et d'Asie, ainsi que des déserts d'Afrique et d'Amérique.

Serre des oiseaux[modifier | modifier le code]

Pigeon de Nicobar (Caloenas nicobarica) au ZooParc de Beauval.

Plus de 1 500 oiseaux du monde entier colorent les allées du ZooParc de Beauval depuis la mise en place de la grande serre en 1994[21]. On y trouve loriquets, tangaras, merles métalliques, colious, ibis rouges, goura couronné, colombes diamant, calaos rhinocéros de Java, toucans, paresseux, chauves-souris et tatous.

Serre tropicale des gorilles et des lamantins[modifier | modifier le code]

Ce complexe tropical inauguré en 1997[21] entretient une chaleur humide où se développent bananiers, lianes, et fleurs exotiques sur 13 mètres de hauteur. Dans un bassin sont présentés des lamantins des Caraïbes, des tortues d'eau et des gros poissons d'eau douce sud-américains (arapaïmas et pacus). Y sont également présenté d'autres animaux propres à ce milieu : ouistitis et iguanes verts.

Des animaux ouest-africains y sont aussi présentés : les gorilles des plaines de l'ouest et les singes patas. Les gorilles ont accès à une île extérieure jouxtant la serre.

Un deuxième enclos dédié aux gorilles existe hors de cette installation, entre les chimpanzés et les pélicans[22].

Bassin des otaries[modifier | modifier le code]

Otarie de Californie (Zalophus californianus) du spectacle des otaries.

Le bassin des otaries existe depuis 1995, mais en 2015, elle a complètement été rénovée avec l'ajout d'un toboggan et d'un plongeoir. Cette même année, le zoo à présenté un nouveau spectacle avec des jeunes otaries.

Plaine africaine[modifier | modifier le code]

Une plaine de trois hectares a été construite en 1999[21] afin d'héberger plus d'une soixantaine d'individus répartis en une dizaine d'espèces herbivores différentes : springboks, marabouts, oies d’Égypte, hippotragues noirs, girafes de Rothschild et girafes réticulées, rhinocéros blancs, zèbres, gnous et autruches.

Serre australasienne[modifier | modifier le code]

La serre australasienne permet de découvrir depuis 2002[21] la faune et la flore typique de cette région lointaine : entre la forêt d'eucalyptus et le décor océanique sont hébergées des espèces telles que les kangourous arboricoles, les koalas ou les iguanes des Fidji. On y trouve aussi : coraux, poissons multicolores des mers du Sud, anémones et autres oursins, hippocampes.

Plaine panoramique des éléphants[modifier | modifier le code]

D'une surface totale de 5 hectares, il s'agit d'une des plus grandes installations de France dédiées aux éléphants d'Afrique. Conçue en 2003[21], elle se compose de 2 hectares de parc sableux, 3 hectares de plaine en herbe et un bassin de 4 mètres de profondeur permettant d'immerger totalement les animaux. En août 2012, le parc a vu naître le premier éléphanteau de Beauval, un mâle prénommé Rungwe.

Plaine asiatique[modifier | modifier le code]

En 2010, pour ses 30 ans, le ZooParc a créé une plaine asiatique de 2,5 hectares, avec une passerelle en bois sur pilotis et une cascade glissant sur les rochers, et hébergeant une petite dizaine d'espèces : tapir de Malaisie, rhinocéros indiens, muntjacs, grues à cou blanc, cerfs axis, antilopes cervicapres, nilgauts et chats pêcheurs

Sur les hauteurs de Chine[modifier | modifier le code]

Ce domaine de 2,5 hectares, consacré à la Chine, est parsemé d'éléments décoratifs typiques de ce pays. La faune qui le peuple , à savoir les takins, panthères des neiges, pandas roux, langurs d'Hanuman et aigles de mer de Steller, en est tout aussi typique. Depuis 2012, le domaine accueille enfin un couple de pandas géants, après huit ans de négociation.

Hébergements[modifier | modifier le code]

Le zooparc de Beauval propose une offre hôtelière conséquente avec trois structures d'hébergement : une résidence hôtelière, les Hameaux de Beauval et deux hôtels 3 étoiles, les Jardins de Beauval et les Pagodes de Beauval.

Protection de la nature[modifier | modifier le code]

Conservation des espèces[modifier | modifier le code]

Pour défendre le développement durable du zoo de Beauval, il y a l’association Beauval Nature qui a été créée en 2009 pour développer et soutenir des actions de conservation pour préserver la biodiversité. Il est également possible pour les visiteurs de soutenir le zoo grâce aux parrainages d'animaux.

En 2015 : il existe 30 programmes de récoltes de fonds maintenus dont 5 nouveaux programmes. Grâce à ces récoltes de fonds, l’association Beauval Nature réintroduit des animaux en Afrique[23] mais elle défend aussi les animaux, par exemple, elle est intervenue en juin 2012 avec « Urgence Okapis » (attaque d’une réserve d’okapis, 14 okapis morts et 6 personnes de l’association), Beauval a reçu 2 157 € de dons[24].

Le service conservation est composé de trois personnes : le directeur science et conservation et deux assistants. Ce service défend trois grandes missions : la gestion de la collection animale, la gestion de l’association Beauval Nature et l’organisation de conférences et des événements.

Reproductions[modifier | modifier le code]

Beauval collabore à plusieurs programmes d'élevage européens (EEP) : gypaète barbu[25], tapirs terrestres, tapirs de Malaisie, cacatoès des Philippines, microglosses noirs, grues à cou blanc, rhinocéros indiens, et lamantins des Caraïbes notamment.

  • 1re banque de sperme d’éléphant en Europe
  • 15 programmes de conservation en milieu naturel[24].

Réintroductions[modifier | modifier le code]

Le zoo a réintroduit sept ânes sauvages de Somalie, deux zèbres de Grévy et deux oryx beïsa en 2009 ainsi que deux oryx beïsa femelles en 2015, dans un sanctuaire à Djibouti[23],[26].

En hébergeant des gypaètes barbus participant au programme d'élevage, de reproduction et de réintroduction de l'espèce coordonné par la Vulture Conservation Foundation[27] il agit pour la réintroduction de nombreux individus[28], même si ceux-ci ne sont pas élevés par ce zoo.

Développement durable[modifier | modifier le code]

Le zoo parc de Beauval entreprend des actions écologiques dans l’enceinte du parc. Le zoo fait des économies d’énergies grâce à l’installation de panneaux solaires sur la maison des éléphants, la préservation de l’eau, le tri des déchets et leur valorisation.

Énergie[modifier | modifier le code]

Le zoo de Beauval a pour objectifs de réduire les émissions de gaz à effet de serre, produire une énergie renouvelable locale et diminuer le cout de l’énergie. Il utilise actuellement du gaz naturel pour ses besoins thermiques.

Une usine de méthanisation permet la production d'énergie et de fertilisant pour l’agriculture (digestat). Cette énergie est produite à partir du fumier des animaux hébergés, des résidus de tonte et de coupe des arbres, des reliquats céréaliers et de lisier porcin et bovin d'agriculteurs voisins, d'eau vinaigrée issue d'une usine de cornichons et des préparations ratées d'une usine de fabrication de biscuits du voisinage[29]. Une partie du biogaz qui est dégagé par la combustion, permet de produire de l’électricité qui est ensuite revendue à EDF, l'autre partie se substitue en partie au gaz naturel qui sert à chauffer la serre des gorilles, le bassin des lamantins et la maison des éléphants[29]. Le digestat est remis gratuitement aux partenaires agricoles[29]. Les eaux usées du bassin des hippopotames devraient être à terme filtrées et refoulées vers l'usine de méthanisation pour l'alimenter[29].

Par ailleurs, en 2011, Beauval a installé près de 300 m2 de panneaux solaires photovoltaïques sur le toit de la maison des éléphants, générant environ 40 000 kW par an[24].

Empreinte écologique[modifier | modifier le code]

Le zoo utilise de la vaisselle jetable biodégradable dans le restaurant du zoo, l’impression des documents se fait sur du papier recyclé[24]. Pour l'entretien des espaces verts, le désherbage est fait à la main sans produit chimique de synthèse, les déchets végétaux sont compostés et des produits d’entretien non polluants sont utilisés[24].

Économie et gestion[modifier | modifier le code]

La fondatrice du parc, Françoise Delord, est actuellement présidente de la structure. Son fils Rodolphe Delord est directeur général, sa fille Delphine Ardant (née Delord) est directrice de la communication, sa belle-fille Sophie Delord est directrice des ressources humaines[7].

En 2013, le ZooParc de Beauval employait 170 salariés permanents, avait un chiffre d'affaires de 31 millions d'euros et un résultat net de 2 millions d'euros[3]. En 2014, ce chiffre d'affaires s'élevait à 30,1 millions d'euros avec un résultat net de 1,8 million d'euros[30].

Depuis les années 2010, 12% du capital est détenu par une banque, le reste est exclusivement détenu par la famille Delord[5].

Le ZooParc de Beauval accueil le plus de visiteurs parmi les sites touristiques et monuments dans le Loir et Cher. Sa fréquentation a bondi en 2012, après l'arrivée des pandas géants.

Fréquentation du ZooParc de Beauval de 1995 à 2014
en nombre de visiteurs annuels
[31],[32]
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
1995 260 000 2000 400 000 2005 450 000 2010 530 000
1996 280 000 2001 400 000 2006 450 889 2011 600 000
1997 380 000 2002 420 000 2007 450 000 2012 1 001 889
1998 390 000 2003 420 000 2008 450 000 2013 910 000
1999 400 000 2004 450 000 2009 520 000 2014 912 000

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Animaux », sur www.zoobeauval.com (consulté le 31 octobre 2015)
  2. « Françoise Delord, de "Mademoiselle Bobino" au zoo de Beauval », sur lexpress.fr,‎
  3. a, b, c et d Charlotte Simoni, « Zoo de Beauval : Une famille qui n'a pas froid aux yeux », Capital, no 273,‎ , p. 52-53
  4. La-Croix.com, « La nouvelle vocation des zoos éprouvettes », sur La Croix (consulté le 26 janvier 2016)
  5. a et b lefigaro.fr, « Le succès familial de Beauval, plus grand zoo de France », sur Le Figaro (consulté le 26 janvier 2016)
  6. a, b, c, d et e « Zoo échangerait vieux lion contre varan », sur lexpansion.lexpress.fr (consulté le 26 janvier 2016)
  7. a et b Stéphane de Laage, « Beauval : la planète est son espace », Le Petit Solognot, no 44,‎ , p. 28-39
  8. Jean-François Arnaud, « Beauval assoit sa griffe grâce aux pandas », Challenges, no 288,‎ , p. 50 (ISSN 0751-4417, lire en ligne)
  9. Morgane Bertrand, « Première sortie pour les pandas de Beauval », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎
  10. « Zoo de Beauval: naissance du premier éléphant issu d'une insémination artificielle », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎
  11. (fr) « Espèces menacées - La fécondation in vitro à la rescousse », sur ParisMatch.com (consulté le 26 janvier 2016)
  12. « Un bébé okapi nait au zoo de Beauval », sur 20minutes.fr,‎
  13. « Nouveautés 2015 », sur zoobeauval.com
  14. « Vol de singes protégés au zoo de Beauval », sur liberation.fr,‎
  15. Caroline Piquet, « Une semaine après le vol des 17 singes du zoo de Beauval, le mystère reste entier », sur lefigaro.fr,‎
  16. « Pandas, pélicans et François Hollande au zoo de Beauval », sur L'express,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  17. « François Hollande salue la France qui gagne », sur La nouvelle république,‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  18. « Beauval, dès l'origine une passion », OCentre ma région, no 25,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  19. « Construction d'un biotope africain autour des hippopotames pour 2016 », sur actuzoo.forumactif.com,‎
  20. « Séance du 22 janvier 2016 (compte rendu intégral des débats) », sur senat.fr,‎
  21. a, b, c, d, e, f et g Françoise Delord, Instinct,‎ , p. 108-177
  22. « Plan de visite », sur www.zoobeauval.com
  23. a et b « Djibouti, programme PICODE », sur beauvalnature.com
  24. a, b, c, d et e « Quand Beauval rime avec durable », sur zoobeauval.com (consulté le 12 juillet 2015)
  25. « France, Gypaète barbu », sur beauvalnature.com
  26. « Djibouti, le retour au pays », sur zoobeauval.com,‎
  27. « Programme Life Nature 03NATF/000100, Gypaète barbu dans les Alpes »,‎ , p. 6
  28. « Deux gypaètes barbus lâchés dans les Alpes », sur lemonde.fr,‎
  29. a, b, c et d Justine Wallaert, « Ça chauffe à Beauval ! », TGV Magazine, no 171,‎ , p. 30-31 (lire en ligne)
  30. Hélène Meziani et Cathy Alegria, « Les parcs de loisirs en France », sur xerfi.com,‎ , p. 61
  31. « Statistiques », sur Coeur de Val de Loire (consulté le 26 août 2015)
  32. D’après source : Enquête Observatoire/ADT/CRT : « Fréquentation du ZooParc de Beauval », sur www.pilote41.fr (consulté le 5 septembre 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « ZooParc de Beauval : Bien plus qu'un zoo... », Terre sauvage Vivre la Nature!, n° spécial 315, avril 2015, 84 p.
  • Instinct, Françoise Delord, Tours, 2010, 215 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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